Aller au contenu


Le dauphin rose


  • Please log in to reply
5 réponses dans ce topic

#1 RomArt

RomArt

    Acolyte aéroporté

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Bretagne

Posté 27 août 2006 à 22:04

Image IPB

Avez-vous entendu parler des légendes sur ce dauphin rose nommé Boto qui a trouvé son havre de paix dans les eaux douces de l'Amazone ?

J'ai vu récemment un documentaire de Cousteau en Amazonie où il s'est intéressé à cet étrange dauphin. Selon les témoignages des pêcheurs locaux, il se transformerait...

Bon nombre de superstitions locales accompagnent cette légende... Les chamans locaux seraient même en relation avec cette entité...

Auriez-vous des témoignages ?

http://www.dauphinlibre.be/boto.htm

Ce message a été modifié par RomArt - 27 août 2006 à 22:06.


#2 Eudha

Eudha

    Expert

  • Membres
  • 236 Messages :
  • Localisation : Angers, France

Posté 27 août 2006 à 23:49

Hou là j'avais jamais entendu parler de ce genre de bête... pourquoi est-il rose ? De loin comme ça, on dirait qu'il est sujet à une espèce de maladie de peau, c'est strange...

#3 Mjo

Mjo

    Chercheur

  • Membres
  • 313 Messages :

Posté 28 août 2006 à 00:09

nan, ça doit etre le meme principe que pour les flamans-rose :bravo:

#4 RomArt

RomArt

    Acolyte aéroporté

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Bretagne

Posté 28 août 2006 à 00:23

Avant que Cousteau arrive en Amazonie et qu'il alerte les autorités, les labos pharmaceutiques et cie étaient sur un filon très lucratif avec la rétine de ces cétacés. En effet, des expériences ont montré qu'il y a une très grande proximité d'ordre oculaire entre nous et ce dauphin, autrement dit, leurs rétines étaient utililisées pour des greffes. Les botos sont aujourd'hui heureusement protégés grace à cette asso. : Omacha.org

Détail plutôt équivoque d'une hypothétique "parenté" non !

Ce message a été modifié par RomArt - 28 août 2006 à 00:27.


#5 Le_Celte

Le_Celte

    Chercheur

  • Membres
  • 538 Messages :
  • Localisation : BRETAGNE
  • Intérêts : divers

Posté 08 septembre 2006 à 15:11

J'ai pu approcher de près des "dauphins roses" en Thailande (peut etre une autre espèce?), et peut hélas vous dire qu'ils sont assez aggressifs et on de GRANDES DENTS.

On est assez loin du gentil "flipper" avec ceux la... :ptdrasrpt2:

Le Celte  :guerrier:

#6 RomArt

RomArt

    Acolyte aéroporté

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Bretagne

Posté 09 février 2007 à 11:59

:clap:

Un témoignage trouvé :

Le dauphin rose d’Amazonie (Inia geoffrensis) ou Boto est le plus grand des dauphins de rivière. Il existe plus d’une trentaine d’espèces de dauphins dont la grande majorité vit dans les océans, mais un groupe particulier, formant la famille des Platanistidés, constitue les dauphins de rivière ou d’eau douce.

Les dauphins font partie des baleines à dents (Odontocètes) comme les orques. Ils possèdent un corps fusiforme avec des nageoires pectorales, un aileron dorsal et la queue aplatie horizontalement. Le Boto peut mesurer jusqu’à 2.80 m de longueur pour un poids pouvant atteindre 160 kg. Sa coloration varie du gris léger au rose parfois assez éclatant. Cette coloration dépendant de son âge et de son état d’excitation. Il semble que cette coloration assez particulière soit due en partie au réseau sanguin dense et très superficiel et à l’absence d’autres pigments dans les cellules de l’épiderme. Cette espèce est remarquablement adaptée au milieu dans lequel elle vit, à savoir des rivières ou des fleuves dont le niveau change de manière importante au cours de la saison des pluies. C’est ainsi que l’aileron dorsal est surbaissé, mais les nageoires pectorales sont développées en palettes larges et souples lui permettant de se faufiler entre les entrelacs de racines ou même dans le feuillage des arbres lorsque le niveau de l’eau est à son maximum pour trouver ses proies. De plus, une caractéristique importante du Boto est son cou flexible qui lui permet de tourner la tête dans presque toutes les directions. Les yeux sont petits mais fonctionnels contrairement à son cousin du Gange qui est complètement aveugle. Au cours de ses plongées, qui n’excèdent pas deux minutes, il traque ses proies grâce à l’écholocation. Il se nourrit presque exclusivement de poissons qui abondent dans ces eaux tropicales, comme les poissons-chats ou encore les piranhas. Il est diurne et nocturne et vit en petits groupes de quelques individus seulement. Pour communiquer, il émet toute une série de cliquetis et sons que l’on peut entendre si l’on nage sous l’eau à proximité.

Le plus souvent nous étions surpris par le bruit qu’il faisait en venant respirer à la surface de l’eau, du genre éternuement un peu explosif. Mais il ne saute que rarement hors de l’eau et le plus souvent notre appareil de photo numérique est trop lent pour le fixer sur notre carte mémoire car seule une petite portion du dos émerge. En revanche, il n’est pas farouche et s’approche souvent des pirogues ou des bateaux, voire même des nageurs, qu’il suit en faisant des rideaux de bulles. Même si c’est un concurrent des pêcheurs vivant le long des rivières ou des fleuves comme l’Amazone ou le Rio Negro, il n’est pas chassé par les populations locales. Les gens lui attribuent différents pouvoirs magiques et le tout, entouré de quelques superstitions, lui assure provisoirement une certaine protection. En effet, le Boto est un ami des pêcheurs car il leur vient en aide s’ils tombent de leur pirogue ou les aident à récupérer un aviron. Mais le plus intéressant est le fait que le Boto peut se transformer en homme la nuit. Il arrive alors dans les villages où se tient une fête, tout habillé de blanc avec un chapeau sur la tête (selon les indigènes pour cacher son orifice respiratoire !) et va séduire la plus belle fille du village qui va se retrouver enceinte. Donc, lorsqu’une fille est enceinte et que l’on ne connaît pas le père, on dit que c’est le dauphin rose (ce qui est une manière d’éviter les tracasseries). Malheureusement aujourd’hui, le statut de cette espèce risque fort de changer rapidement, les nouveaux arrivants dans ces régions n’ayant aucune tradition, pratiquant dans certains cas la pêche à la dynamite ou encore chassant directement le Boto. Ainsi même si sa distribution est encore large, soit l’ensemble du bassin amazonien et celui de l’Orhénoque, il a récemment disparu du Rio Napo en Equateur, un affluent de l’Amazone. Un suivi des populations est donc indispensable.


Source : Musée zoologique de Lausanne.