black31, le Dimanche 11 Mars 2007 12h50, dit :
sauf que les internationalistes ont un système de pensée différent des ultralibéraux et des "patriotes" (désolé je pourrais jamais les comprendre, avoir un amour pour un pays c'est un peu comme avoir de l'amour pour un vieux paillasson pourri qui vous a fait chuté 4000 fois). Car d'une part les internationalistes ne nient pas les différences culturelles des pays mais pensent qu'il ne devrait pas y avoir d'élite pour chaque pays ni de prison à ciel ouverte et que les classes sociales surpassent les frontières au delà des nationalités (l'exemple du soldat français face au soldat allemand pendant la première guerre mondiale), ce que ne veulent pas détruire les ultralibéraux qui sont mondialistes. C'est en cela que les internationalistes ne feront jamais le jeu des ultralibéraux ni de qui que ce soit d'ailleurs, bien au contraire c'est complètement à l'opposé et cela lutte contre les ultralibéraux.
Je préférerais personnellement toujours le pauvre chinois que le riche français, je n'aimerais jamais un pays, car un pays n'est qu'un vestige du passé construit par des élites sur une masse d'exploités qui n'en ont jamais rien eu à foutre, un pays c'est une prison à ciel ouverte inventé par les classes dominantes de tout temps pour contrôler les opprimés. C'est ça historiquement un pays. Pas besoin d'un pays pour respecter un mode de vie, une culture ou autre chose.
L'utopie c'est de croire que l'on pourra continuer sur un fonctionnement du "moins mal", non rodney l'Histoire ne fonctionne pas comme ça, l'Histoire fonctionne par la lutte, et la lutte dans la rue montre heureusement que de plus en plus de gens des jeunes générations sont de moins en moins NATIONALISTES et qu'elles s'accentuent. Une utopie c'est quand il n'y a pas de méthode ni d'exemple dans l'histoire. Or ce n'est pas le cas pour les internationalistes et l'extrême gauche en général, il y a des exemples (peut-etre pas ceux que vous croyez) et des méthodes pratiques et intellectuelles. Notre "monde moderne" n'a que 200 ans ... c'est quoi 200 ans sur l'échelle humaine ? Vous pouvez me le dire ? c'est rien du tout.
désolé de répondre si tard...
Pour les vrais patriotes (et non les nationalistes réacs genre Le Pen ou Villiers), la patrie, c'est comme une famille élargie, un clan. La patrie doit assurer la protection et la subsistance de l'individu comme la famille d'un de ses membres, en échange chaque membre défend la patrie en cas d'aggression et contrinue à sa pérénité. La Nation c'est comme la tribu de l'ancien temps, il y a une relation de symbiose et d'interdépendance entre l'individu et le groupe national. En fait sauf pour les vieux réacs, on aime pas le pays en lui même au fond, c'est plutot le pays au sens de famille qu'on aime, pas au sens d'Etat ou d'entitée politique.
Après y'a le cas particulier de la France. Moi j'adhère à la vision universaliste de la France, où on est Français car on vit en France, parle français, adhère aux valeurs de la République, sans distinctions de religion ou d'origine.
Après tu parles de la lutte des classes, le problème c'est que chez les internationalistes, comme tu dit la solidarité de classe est plus forte que la solidarité nationale. En soi je pense que la lutte des classes n'est pas vraiment une bosse chose vu que c'est un facteur de désunion, mais elle a son utilité pour le progrès social. En tant que gaulliste pur et dur je condamne la lutte des classes sur le papier car ça monte les Français les uns contre les autres, mais je suis trop réaliste pour croire que les classes supérieures accepteraient de lacher une parti de leurs privilèges pour améliorer la condition des pauvres. Normalement, dans une vision gaulliste c'est l'Etat qui est le moteur de progrès social et oblige la bourgeoisie à céder au profit du peuple, de gré ou de force, mais vu que depuis 1969 les gaullistes n'ont plus été au pouvoir, il faut bien qu'il y ai une lutte des classes pour plus de progrès social. Mais à condition que ça ne coule pas l'intéret de la Nation. Tu cites l'exemple de la WW1. Pourquoi le soldat français aurait du fraterniser avec le soldat allemand ? Parcqu'ils appartenaient à la même classe sociale ? Mais dans ce cas ça aurait été uen trahison de chaque coté : la "famille française" avait été aggressé par la "famille allemande", le devoir de chaque Français était donc de défendre sa famille, malgré les classes. Imaginons que t'es pauvre, que ton frère est riche, et qu'il se fait aggresser par un pauvre. Tu auras l'esprit de classe en défendant l'aggresseur de ton frère ou l'esprit de famille en défendant ton frère ? C'est pareil à l'échelle nationale.
Je suis pour une conception "romaine" de la lutte des classes : durant la République romaine, on avait une opposition entre la noblesse (patriciens + ordre équestre) et la plèbe (les prolétaires), les premiers exploitants les seconds. La plèbe luttait contre la noblesse, pour une meilleure égalité sociale, parfois à la limite de la guerre civile. Mais dès que Rome était menacé par un ennemi, tout les Romains, du plus riche sénateur au plus pauvre ouvrier, mettaient leurs querelles de classe entre parenthèse pour se serrer les coudes et repousser le danger, "pour la gloire de Rome" comme on disait à l'époque. D'ailleurs, l'une des raisons qui expliquent la chute de l'Empire, c'est la fin du sentiment patriotique romain (lui même provoqué par la féodalisation de la société romaine devenue monarchique, mais c'est une autre histoire)
Il faudrait tenir le même type de raisonnement aujourd'hui : si le gouvernement ne joue pas son rôle de moteur social, le peuple doit lutter contre la bourgeoisie, pour l'égalité. Mais dès qu'il y a problème, tout le monde doit se serrer les coudes...
Ensuite tu cites les déviances depays. Oui les pays ont souvent été monopolisé par des élites pour leur propres intêrets. Mais je pourrai te dire pareil du communisme. Tout les Etats communismes ont été parasités par leurs élites et sont devenues des dictatures totalitaires, c'est pas pour ça qu'il faut jetter le communisme à la poubelle

Faut séparer le bon grain de l'ivraie. Là tu raisonnes comme un mec qui rejetterait a priori toute forme de communisme et de socialisme à cause de Staline et de Mao..
C'est une histoire de lutte. Les classes supérieures auront toujours tendances, comme au temps de la République romaine, à vouloir accaparer le pouvoir, c'est aux classes inférieures de lutter par le vote et la lutte sociale pour que la Nation reste démocratique et au service de tous. Si la France devient oligarchique, c'est de notre faute, les citoyens. Il ne tient qu'a nous de reprendre le pouvoir pour restaurer la vraie France de la liberté, de l'égalité et de la fraternité...