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Les champs BIO se multiplient


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#1 naturelle

naturelle

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Posté 10 octobre 2006 à 20:11

La planète a consacré plus de 31 millions d'hectares à l'agriculture BIO en 2005, avec une hausse de 5 millions d'hectares par rapport à 2004 (d'après la fédération de l'agriculture BIO IFOAM, de l'institut suisse de recherche FIBL, et de la Fondation écologique et agricole SOEL).

Si l'Australie reste la terre de prédilection de la BIO avec 12,1 millions d'hectares, la Chine s'impose avec 3,5 millions d'ha, suivie par l'Argentine et ses 2,8 millions.

L'Europe précède l'Amérique du Sud, l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Afrique.

En Europe, la Suisse impose ce mode de production, lui consacrant plus de 10 % de sa surface agricole. Quant aux consommateurs, ils sont certes, plutôt Européens ou américains du nord, l'alimentation BIO étant encore considérée comme un privilège.

Avec 5,8 millions d'ha cultivés en bio, 140 000 fermes bio; l'Union européenne des 25 prouve que produire propre et sain est devenu une priorité. Face aux problèmes de pollution et de santé, avec le développement de nombreux cancers ou de maladies dégénératives, les européens commencent à s'interroger sur leurs habitudes et attachent de plus en plus d'importance à leur alimentation.

Si les surfaces consacrées à la bio ne représentent encore que 3,4 % du territoire agricole, la tendance de fond est à la hausse. Les pays du nord de l'Europe sont les plus sensibilisés, notamment : la Suède, la Finlande, le Danemark.
L'Autriche est le pays le plus impliqué : il consacre plus de 13,5 % de ses terres à la bio avec une demande très forte de consommation. Le marché allemand est l'un des plus dynamiques, et des plus innovants.

Au sud, l'Italie et l'Espagne, après avoir pofité de la vague des pays du nord et développé leur production et leurs ventes surtout vers l'export, commencent à toucher d'avantage leurs habitants soucieux de se tourner vers des produits de qualité.

Dans les pays de l'est, qui développent leur production, le pouvoir d'achat encore faible limite la consommation, alors que l'intérêt pour les produits bio ne cesse de croître.