La pyrami
de du Louvre : à la croisée
des axes majeurs
lundi 26 juillet 2004 par Jacques Keystone
Le 24 septembre 1981, François Mitterrand tient sa première conférence
de presse
depuis son élection à la prési
dence
de la République. Il annonce plusieurs importants projets d’urbanisme culturel pour célébrer le bicentenaire
de la Révolution française (dont
deux
des principaux artisans,
Pierre Faure et Michel Baroin, disparurent, le second dans
des circonstances encore peu expliquées).
Ieoh Ming Pei, mandarin-architecte Feng-Shui ?
En juillet 1983, Ieoh Ming Pei, architecte américain d’origine chinoise, surnommé le « mandarin architecte », est choisi pour le Grand Louvre sans recours à la procédure du concours d’architecture. Pei a prétendu faire une pago
de d’or. Or la pago
de procè
de du même symbolisme initial, ascensionnel et funéraire que la pyrami
de. Il est intéressant
de constater que
des pago
des furent construites en France au siècle
des Lumières comme la fameuse pago
de d’Amboise. Pei a construit d’autres monuments au fort symbolisme religieux : un pour une secte bouddhiste au japon, un pour une communauté savante américaine, perdu dans les montagnes
de l’Ouest. Mieux qu’aucun autre, il a su réconcilier la religion traditionnelle et l’architecture
de verre mo
derne. Il a conçu une pyrami
de dans les année 60, qui n’a jamais été édifiée ; elle
devait orner la bibliothèque Kennedy, projet sulfureux qui n’a pas vu le jour. Son premier titre
de gloire exotérique est le bâtiment Est
de la National Gallery à Washington. Obsédé par la cour Napoléon, où il allait pouvoir célébrer la victoire
des Pyrami
des, le souriant mandarin brava toutes les oppositions.
Le Louvre est l’ancien palais
des rois
de France ; nous retombons là dans le mystère
de la royauté. Il est situé à la croisée du Cardo et du
Decumanus, les
deux lignes directrices
de Paris (sud-nord, orientocci
dent). Le Vau, en 1662,
devait réaliser un projet comprenant une coupole et douze colonnes. Peu après, Louis XIV choisit la colonna
de de Perrault. Il est à noter que le Louvre servit
de cadre à beaucoup d’expériences spiritistes au XIXe siècle. Le Louvre est également habité par
des fantômes tels que Belphégor et l’Homme Rouge...
Pour Jean Parvulesco, un écrivain ésotériste :
« C’est au Louvre que se cache mon salut et c’est du Louvre que doit venir ma délivrance. Le
dernier grand passage, c’est le passage du Louvre. Or, je tiens, moi,
de science certaine, que le Louvre s’est trouvé bâti à
dessein au cœur pacifié d’un immense tourbillon magnétique souterrain qui recouvre toute la région parisienne et dont l’action se répercute circulairement jusque sur la ligne
de Fontainebleau et au-
delà. Un tourbillon magnétique occulte dont l’épicentre d’activité se situe à cent cinquante-trois mètres environ au-
dessous d’un certain endroit, d’un certain nœud d’intégration idéale
des tensions architectoniques intérieures
de l’ensemble
des bâtiments du Louvre, nœud d’intégration idéale que l’on avait nommé l’Abeille. »
Maîtrise du tourbillon magnétique : comme les anciens dolmens - toujours là - et les cathédrales bâties à
dessein pour maîtriser le dragon. Ce nœud dispose
de trois points d’appui : Montebello, Ponthieu, la Tourelle (bois
de Boulogne), tous mués en caches royales.
La pyrami
de du Louvre - Nécropole royale - est symboliquement le lieu
de rencontre
de deux mon
des : un mon
de magique, lié aux rites funéraires
de retenue indéfinie
de la vie ou du passage à une vie supratemporelle ; un mon
de rationnel qu’évoquent la géométrie et le mo
de de construction. La pyrami
de est par ailleurs, autant qu’un tombeau, un observatoire et un symbole ascensionnel ; elle est aussi un catalyseur d’énergie qui favorise la conservation
des corps physiques.
Les dispositions intérieures
des pyrami
des permettaient au roi défunt
de monter au ciel et d’en re
descendre à son gré. La pyrami
de est chargée
de pouvoirs : en projetant concrètement le fruit
de sa synthèse interne, l’homme affermit sa tendance à la synthèse nationale. Les travaux du bicentenaire
de la Révolution avaient pour but
de célébrer la naissance
de la nation française mo
derne. « Transformer le Louvre exigeait d’exceptionnelles précautions. C’est le cœur
de la Cité, le cœur
de notre histoire. J’ai souhaité une architecture
de pureté et
de rigueur qui sût allier l’audace et le respect », déclarait en 1993 le bâtisseur Mitterrand.
Numérologie
On se souvient
de la polémique qui a entouré le nombre
de plaques
de verre
de la pyrami
de parfois assimilé au fameux 666, nombre
de la Bête, mais, aussi et surtout, nombre solaire. Nombre clé
de la vie selon Abellio, car c’est le résultat
de la somme
des nombres suivants : 123 + 231 + 312, série ordonnée, ou 132 + 321 + 213, série désordonnée. C’est la manifestation
des trois termes
de la Trinité, dans les trois plans : spirituel, animiste et matériel.
Tout monument religieux est un concentré
de la science
des nombres,
de l’arithmosophie. Goethe disait que l’architecture était
de la musique solidifiée ; et l’on sait la part que les mathématiques prennent à l’élaboration
de la musique comme
de l’architecture. Pour les pythagoriciens, le mon
de n’était-il pas gouverné par les nombres ?
Détaillons l’ouvrage : les proportions du chef d’œuvre sont rigoureusement celles
de Gizeh, et cela jusqu’à l’angle d’inclinaison
de 50,7°. La hauteur
de la pyrami
de du Louvre est
de 21,60 mètres. 21,6 est le 1/100
de l’ère
de 2 160 ans, pério
de très importante d’un point
de vue ésotérique et astrologique ; elle correspond à une ère, la douzième en l’occurrence
de la précession
des équinoxes. On sait que le christianisme correspond à l’ère
des Poissons à laquelle doit succé
der l’ère du Verseau (célébrée à la Gran
de Arche), promesse d’une civilisation flui
de, pacifique, féminine et démocratique.
La base
de l’édifice mesure 35 mètres
de côté. Ces dimensions, 21,6 et 35, entretiennent un rapport (0,618) qui est celui dit du nombre d’or. On appelle nombre d’or ou proportion dorée un rapport particulier tel que la plus petite partie par rapport à la plus gran
de soit comme la plus gran
de au tout. C’est ce que la géométrie classique appelle : partage d’une droite en moyenne raison. Le nombre d’or s’exprime sous la forme d’une équation du second
degré : 1 + racine
de 5 sur 2. 1,618 est considéré comme la valeur du nombre d’or. Si l’on divise 1 par 1,618, on obtient naturellement 0,618.
La pyrami
de est entourée
de trois petites pyrami
des (comme à Gizeh)
de 5 mètres
de haut pour 8 mètres
de côté, mesures qui sont aussi conformes au nombre d’or (5 par 8 ou 8 par 5). Chaque losange et triangle formant la face
de chaque pyrami
de forme la Tétraktys pythagoricienne : 1 + 2 + 3 + 4 = 10.
La pyrami
de comprend 673 losanges ou parties
de losange. On a beaucoup insisté à une époque sur le nombre 666, dit, selon saintjean, le « nombre
de la Bête ».
des esprits un peu excités ont ainsi fait
de la pyrami
de et
des Grands Travaux un hommage architectonique aux forces démoniaques, au prince
de ce mon
de. D’autres, plus goguenards, se sont trompés. En théorie, sans ouvertures, la pyrami
de comprendrait 684 (666 + 6 + 6 + 6) losanges, soit quatre côtés
de 171 : 171 est le nombre divin
de 18, c’est-à-dire la somme
de tous les chiffres qui vont
de 1 à 18. 18 vaut bien sûr en notation babylonienne 6 + 6 + 6. C’est le nombre du verbe créateur. Et 684 vaut également, comme 666, 18 (6 + 8 + 4).
Si la pyrami
de du Louvre valait 666 losanges (684 - 18), elle aurait besoin d’une face à 153 losanges, soit 18
de moins. 1 + 5 + 3 vaut 9, tout comme 1 + 7 + 1. 153 - somme
des 17 premiers nombres - est un nombre sacré ; il est le nombre
de la pêche miraculeuse dans l’Evangile selon saint Jean. Ce nombre sacré a servi à la construction d’édifices chrétiens : Cluny ou la place Royale, rebaptisée par la Révolution place
des Vosges (les Vosgeois avaient été les seuls à payer leurs impôts). Cette
dernière comprend en effet 144 arca
des et 153 lucarnes. Faut-il rappeler que l’Evangile
de saint jean est l’Evangile favori
des ésotéristes ? Si on convertit les losanges (ces doubles triangles) en triangles, on en compte 324 par face. Or 324 x 4 = 1 296 triangles. On retrouve 1296 en multipliant les 72 triangles
de la base
de la pyrami
de par 18 cieux. 1296 est un nombre passionnant : il exprime la durée en années
de la monarchie française
de Clovis à Louis XVI (
de 496 à 1792). 1296 divisé par 2 160 donne encore le nombre d’or...
Ce n’est pas tout : la pyrami
de est entourée
de sept bassins triangulaires en granit qui permettent au « ciel »
de se refléter. Ces sept bassins sont à relier aux sept cieux et aux sept planètes
de l’astrologie traditionnelle.
devant la pyrami
de sont rangés sept parallélépipè
des présentant chacun les mêmes caractéristiques : sur le sommet du bloc parfaitement poli est gravé un cercle. Au tiers
de la hauteur, sur les quatre faces, une ouverture carrée est pratiquée. Un cube surmonté d’une pyrami
de, c’est exactement la
description
de la
Pierre cubique à pointe censée représenter l’idéal maçonnique.
A la place du Sphinx
de Gizeh, se trouve la statue équestre en plomb
de Louis XIV. Ici on a un symbole alchimique : celui
de l’or, le Roi-Soleil Apollon personnification
de la Lumière, prisonnier du plomb (les ténèbres) attendant sa transmutation en or lumineux dans la pyrami
de.
Parcours
de la pyramide
Le pilier qui soutient la plate-forme est par analogie l’axis mundi, l’Arbre
de Vie, qui relie les Enfers aux Cieux. La symbolique
de l’escalier qui mène au souterrain musée prend alors tout son sens. Tel un Orphée, un Énée ou un Dionysos
descendant aux Enfers, l’initié (le simple visiteur)
descend dans l’intérieur
de la terre grâce à un escalier à vis qui s’enroule autour d’une énorme colonne. Ainsi lors
de sa
descente en spirale (que l’on pense aux ziggourat, aux tours mésopotamiennes), le visiteur effectue un constant retour sur lui-même tout en cheminant autour
de l’Arbre
de la connaissance du Bien et du Mal. Ce processus involutif
de descente au cœur
de la terre (magnifiquement illustré par le Frère jules Verne dans le Voyage au centre
de la Terre) peut être interprété à la lumière
de la fameuse formule maçonnique VITRIOL : visita interiora terme, rectificandoque invenies occultum lapi
dem, «
descends dans l’intérieur
de la terre, en rectifiant, tu trouveras la
Pierre occulte »,
Pierre philosophale
des alchimistes, élixir d’immortalité, symbole
de la connaissance transfigurée.
Entre la pyrami
de du Louvre et l’arc
de triomphe du Carrousel est construite une pyrami
de inversée qui parachève l’ouvrage
de Pei. Entre les
deux monuments, au niveau du sol, le piéton pressé ne verra qu’une place circulaire, avec en son centre un carré
de verre. Là se situe la base
de cette étrange construction. L’initié y verra l’union mystique
de la terre, représentée par le carré, et du ciel, représenté par le cercle. Au sous-sol, on aura la vision d’une pyrami
de inversée en verre, dont la pointe sera dans l’axe d’une petite pyrami
de construite juste en
dessous. Il y aura alors six pyrami
des. Six, nombre du verbe créateur.
La montagne et la caverne
Les
deux pyrami
des s’opposant symbolisent la montagne et la caverne dans le symbolisme maçonnique. Voici ce qu’en écrit René Guénon :
« La représentation du centre spirituel par la montagne correspond proprement à la pério
de originelle
de l’humanité terrestre... mais lorsque la vérité ne fut plus à la portée que d’une "élite" plus ou moins restreinte (ce qui coïnci
de avec le début
de l’initiation entendue dans son sens le plus strict)... la caverne fut un symbole plus approprié pour le centre spirituel. »
Les
deux triangles inversés peuvent aussi exprimer « le principe passif ou féminin... et le principe actif ou masculin ». Guénon ajoute, concernant cette complémentarité symbolique
de nos
deux pyrami
des céleste et caverneuse (ici celles du Louvre) :
« On rapproche ordinairement coelum du grec koilon, « creux », ce qui peut avoir un rapport avec la caverne, d’autant plus que Varron indiquait déjà ce rapprochement en ces termes : a cavo caelum. »
---------
L’axe majeur
de Cergy Saint Christophe et le tracé polaire
de la France
Le mandarin et le rabbin : la pyrami
de du Louvre et les douze tribus d’Israel.
L’ordre géographique
de l’Ile
de France est simple :
des ondulations parallèles au bassin
de la Seine entaillés par les principaux affluents du fleuve. Dans cette direction s’insèrent les grands tracés urbains, Champ Elysées et plaine
de Versailles. Le site
de Cergy-Pontoise s’inscrit dans ce système rectangulaire, en venant le fermer au nord-ouest. L’Axe majeur, tracé au centre
de la boucle
de l’Oise vient naturellement rejoindre le grand axe
de Paris sur une ile
de la Seine, à Carrières-sur-Seine. Cette rencontre n’est pas l’effet du hasard : c’est le point
de jonction avec l’axe Arche
de la Défense - Louvre et le point
de départ du grand axe polaire organisant la géographie secrète
de la France et son espace historique sacré.
--URL::6a729cfcf3742674dba37f03e6234
de9--
Au bout
de cet axe monumental figure en bonne place scellée dans le ciment une plaque avec le nom
de François Mitterrand : cet hommage n’était pas vain car pour inaugurer - avec le faste qu’il se doit - cet achèvement
de son oeuvre
de bâtisseur, François Mitterrand avait fait venir pour la célébration du bi-centaire
de la révolution 1.000 choristes qui avaient illuminé par leurs hymnes l’esplana
de de Cergy St-Christophe, le si bien nommé, sous la voûte constellée ce soir d’Août 1989
de mille étoiles ...
Jacques Keystone
-------------
une grandiose cérémonie rituel cette fête
de la révolution