astro climat en France ou l'orchestration par les astres d'une famine déclencheur de la révolution 1789
temoignage de l'époque du climat
Le difficile hiver 1783/1784 (Loiret)
"Le dernier jour de l’an de cette année le froid a été si excessif que le pain, le vin l’eau et la viande ont été gelés sur ma table en compagnie avec mes confrères. La neige en janvier et février d’après en 1784 de la hauteur de trois à quatre pieds sur terre a resté pendant sept semaines juges de la rigueur de la saison en ce tems la. Bernard chan.Curé"
Texte trouvé dans les registres paroissiaux (année 1783) de Notre Dame de Cléry
Le "grand hyver" 1709 (Loiret)
"Dans l’année 1709 sont gelés les bleds dans la racine, les vignes, les arbres tant gros fussent-ils ; entre autres tous les noyers. en sorte qu’on regarde comme une merveille si l’en est échappé quelqu’un. Le peu de bled qu’on a semés son ceux qui n’estant pas battus encor ont été resemés à cette fin dans cette mesme année. La Loyre a débordé deux fois au mois de May. En 3 semaines cette rivière a perdu 200 lieues de pays. Mais les orges ont si fort fructifiés uelles ont fait aisément subsister les peuples. Dans ce pays le boisseau a multiplié jusqu’à quarante boisseaux."
(Registre paroissial de Notre Dame de Cléry (45), A.D. du Loiret).
La rigueur du climat en 1788 (Loiret)
"Cette année 1788 a été désatreuse et telle qu’on n’en voit guère. Le 13 du mois de juillet jour de dimanche à huit heures du matin est venu un orage épouvantable suivi d’une grelle dont on a pesé les grains qui étaient très gros du poids de dix livres qui a dévasté depuis Vendome jusques au dela de la flandre la terre qui en était couverte n’a produit aucun fruit, j’ai parcouru la beauce à la fin du dit mois, on ne trouvait que des habitants consternés. La perte a été considérable. Le mois de décembre même année et janvier 1789 le froid a été si long et si rude qu’il a été a 18 degrés sous glace tous les fleuves et grandes rivières de la france ont été pris et notemment la loire qu’on a passé sur la glace pendant long tems et lorsque la débacle s’est faite plusieurs ponts au dessus d’Orléans ont été plus ou moins endommagés par la perte de plus ou moins d’arches, les glaçons amoncellés en ont arreté le cours ordinaire ce qui a occasionné vers la paroisse de St Denis en Val l’ouverture de la levée et la loire a pris son cours dans les champs fertiles de cette contrée, et est venue se jeter dans le Loiret ce qui a surpris tous les habitants (c’était pendant la nuit) qui se sont trouvés dans l’eau sans y penser. Olivet a beaucoup souffert ainsi que sept à huit autres paroisses et le portereau d’Orléans, on ne s’imaginera jamais dans les tems reculés que ceci soit possible et cependant elle n’est que trop vraie. les maisons emportées, les vignes ensablées, les moulins d’eau à farine et autres sur le Loiret renversés emportés on jugera de la perte qui s’est ensuivie. Le pont d’orléans et celui de Beaugency et celui de Blois ont résisté quoique endommagés ainsi que celui de St Mesmin mais le beau pont de Tours et autres ont été maltraités par la perte de plusieurs arches, je ne puis dire le dommage qu’on a souffert jusqu’à Nantes, on l’évalue cinq ou six millions Dieu nous préserve de pareil accident.
Ecrit à Cléry aujourdhuy vingt sept février 1789. Bernard chan.curé."
(Registre paroissial de Notre Dame de Cléry (45), A.D. du Loiret).
http://www.histoire-genealogie.com/article...?id_article=215
révolution 1789
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je poste tout l'article concernant se volcan pour qu'on en situe l'ampleur
Le Laki ou LAKAGIGAR (Islande)
Le système volcanique du Laki ou Lakagígar, est situé dans la zone principale du graben (qui correspond en fait à l'émmersion de la ride médio-atlantique, couplée avec la présence d'un point chaud) qui traverse l'ensemble de l'Islande. Ce graben présente dans sa moitié sud, une direction sud-ouest-nord-est, et dans sa moitié nord, une direction nord-sud.
Le Laki se trouve au sud-ouest du plus important glacier d'Islande, le Vatjanökull (ce dernier recouvre des volcans comme le Bardarbunga ou le Grimsvotn).
Le Laki, qui culmine à 500 m d'altitude, est un volcan très particulier, c'est, en effet, un système éruptif fissural, comme le Krafla au Nord de l'Islande, qui s'est mis en place lors d'une éruption phénoménale, en 1783.
L'éruption de 1783
Le 8 juin 1783
La semaine précédant l'éruption, de nombreux séismes sont ressentis par la population et le 8 juin 1783, à 9 heures locales, une gigantesque fissure s'ouvre. L'éruption débute par un dynamisme de nature phréatique due à la présence de lacs le long de la fissure. Ensuite, les premiers jours, le dynamisme éruptif est de nature hawaiienne avec d'énormes fontaines de lave. Cette lave très fluide et en relation avec le vent, toujours important dans cette région, produit une grande quantité de cheveux de Pelé (lave sous l’aspect de fil provenant d’un magma très fluide et que l’on trouve parfois près des bouches éruptives ; se sont des gouttes de lave très fluide qui sont étirées naturellement par le vent comme un verrier à Murano).
Certaine coulées de lave voient leur front de coulée qui atteint 60 km de longueur. Durant les cinquante premiers jours de l'éruption, cette fissure éruptive émet ainsi près de 10 km3 de lave, pour une surface de 370 km2. C'est un débit énorme, en effet, par comparaison l'éruption de l'Etna en 1983, connue pour ses tentatives de détournement émis 80 millions de m3, (0,08 km3) en 132 jours. Le débit moyen pour le Laki durant cette période est d'environ 2 200 m3 par seconde, sur l'Etna le débit moyen d'un point d'émission de ces dernières années est de l'ordre de 1 à 2 m3.
Le 29 juillet 1783
Le 29 juillet intervint une seconde phase éruptive. Une nouvelle fissure s'ouvre au nord-est du Laki, et des coulées de lave dévalent dans la vallée de Hverfisfljot. L'éruption s'acheva le 7 février 1784, et aura duré huit mois. La zone fissurale est longue de 25 km au total. Les coulées de lave ont recouvert une surface de 565 km2, pour un volume global, gigantesque, estimé à 12,3 km3.
L'éruption du Lakagigar est ainsi le plus important épanchement lavique des temps historiques dans le monde. En revanche, les cendres volcaniques si elles recouvrirent une surface de 8 000 km2, représentent un volume relativement faible, estimé à 0,3 km3.
Quatre phases principales d'activité se sont développées durant les deux périodes : il y a d'abord ouverture de la fissure, qui s'accompagne d'une phase explosive violente (projections de cendres) avec de hautes fontaines de lave, puis c'est l'émission de coulées de lave très fluide, avec la mise en place de petits édifices (de quelques mètres à 90 m de hauteur) le long de la fissure dû à l'accumulation des retombées de paquets de lave (genre spatter cone). C'est ainsi que l'on a 115 cratères et spatters cone (la plupart ont une hauteur de 40 à 70 m) alignés selon une direction sud-ouest nord-est. La lave émise au cours de cette éruption était une tholéiite pauvre en olivine.
Cette fissure n'a présenté qu'une seule éruption, comme d'ailleurs tous les autres systèmes volcaniques du même genre en Islande, avec apparemment une seule exception l'Hekla. Le Laki ou Lakagígar est en fait parallèle à un autre système du même genre, le système fissural de Vatnaöldur dont l'éruption, datée à environ 6 500 ans B.P., est à l'origine du plus important épanchement lavique des temps post-glaciaires connu sur la Terre.
Les effets de l'éruption du Laki
Cette éruption constitue la plus grande catastrophe historique survenue en Islande. Les dégâts matériels furent considérables au niveau de l'île. Mis à part quelques églises et fermes détruites ou endommagées par les coulées de lave, les effets les plus néfastes sont dus aux émissions de cendres et surtout les gaz magmatiques. En effet, c'est près de 24,5 millions de tonnes de soufre qui furent produit au cours de cet événement (SO2 principalement, en partie transformé en SO3). Cette valeur est sensiblement la même que celle avancée pour l'éruption du Tambora (Indonésie), en 1815 (26 x 106 t). Et l'on estime à 20 millions de tonnes de gaz carbonique émis. Cette pollution volcanique naturelle contamina, durant l'été 1783, les eaux de surface et l'essentiel des pâturages islandais. Ainsi, 11 000 bovins (50 %), 200 000 moutons (80 %), 28 000 chevaux (75 %) et les trois quarts des animaux sauvages périrent.
Un autre effet de la pollution du Laki, apparaît dans l'assombrissement de l'atmosphère par les poussières volcaniques, comme cela se produisit au Pinatubo en 1991, au Krakatau, en 1883, et au Tambora en 1815. La visibilité était tellement mauvaise que toute l'activité de pêche fut interrompue. Aucune perte humaine ne fut causée directement par les coulées de lave, mais la population islandaise, à l'époque peu nombreuse, fut durement éprouvée. Entre 1783 et 1786, la mortalité fut de l'ordre de 22 % (environ 10 500 personnes) du fait d'une terrible famine, connue dans l'histoire islandaise sous la dénomination de « famine de la brume »,et des épidémies qui suivirent l'éruption. La même année une autre éruption se déroula dans l'hémisphère Nord, au Japon, celle du volcan Asama, le 5 août, qui accentua les effets de l'éruption du Laki.
En Ecosse, 1783 fut qualifié d' « année des cendres ». Les poussières volcaniques et les gaz causèrent une brume bleuâtre qui s'étendit, durant l'été et l'automne 1783, sur la plus grande partie de l'Europe et sur les régions adjacentes de l'Afrique et de l'Asie. Certains disent que les famines qui s'en suivirent dans toute l'Europe et plus particulièrement en France furent le ferment d'émeutes, et un élément à considérer dans l'origine de la Révolution française en 1789.
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Des manifestations rougeatres.
Dans son numéro 3, la lettre de Balugen mentionne des “manifestations solaires”en 1783. Il s’agit en fait des conséquences de l’éruption volcanique du Laki en Islande cette même année. A cause des fumées qui masquent en partie le rayonnement solaire, à l’origine de ces manifestations rougeatres, cette éruption apportera quelques années plus froides que la normale et conduira, à cause des famines qu’elle engendrera, à la révolte des paysans français en 1789...
Les irlandais eux débarqueront en masse pendant ces années là pour trouver un meilleur avenir aux états-unis naissants...
Des morts surnuméraires.
Comme déjà en 1783 après l’éruption, on retrouve un peu partout des morts en plus grand nombre dans le pays. Un fil de discussion sur fr.rec.genealogie a expliqué le sujet et ses conséquences : voir sur ce site de généalogie l'echange des posts entre internautes de leurs reflexions pour cette période
instructive
http://groups.google.fr/group/fr.rec.genea...9584b304bd8ce81
suite :
Un phénomène climatique pendant cette période, en 1786, est mentionné à Trucy dans l’Aisne. Il s’agit d’une innondation “causée par un orage si considérable que la plupart des vignes ont été déracinées, que dans la cour de la ferme située au milieu du village, il y avait au moins trois pieds d’eau”.
Le sinistre 13 juillet 1788 !
« 13 juillet 1788 : un terrible orage traverse la France, du Sud au Nord, et sème la désolation dans un pays déjà éprouvé par la sécheresse, la famine et les incuries de la Cour »
Le document ci-dessous extrait des archives de la ville de Fresnoy-le-Grand (Aisne) indique bien les conditions qui prévalent dans le pays un an avant la révolution, le 13 juillet 1788 !
pour en savoir plus sur cet orage et d'autres conivence de cause a effet voir ce lien époustouflant
http://metamiga.free...passe/orage.htm
conséquence :
« Au début de 1783, l’absence de vent immobilisa les moulins pendant plus de deux mois, puis la gelée bloqua les moulins à eau et les bateaux sur la Seine et les autres rivières, en même temps qu’elle rendait les routes impraticables. On manqua de blé, de farine et de bois. Il faut se souvenir que c’est le manque de farine et de pain qui est à l’origine de la révolution de 1789 et des journées d’octobre, quand les parisiens insurgés ramenèrent de Versailles à Paris "le boulanger, la boulangère et le petit mitron". » [8]
Le fait que "le prix du bled est venu excessif" et "le mauvais état des affaires du royaume" feront du 14 juillet 1789 la date que l’Histoire retiendra !
Le Laki se nomme donc le volcan de la révolution car il serait à l’origine des années au climat désastreux qui ont suivi son éruption et précédées la célèbre date.
voir ce lien
http://legoux.org/article118.html#so_6