**François Bayrou**
#91
Posté 25 avril 2007 à 11:23
François Bayrou ne prendra pas parti au second tour
François Bayrou devrait annoncer demain qu'il ne prendra pas parti pour le second tour. Fort de ses 18,57% au premier tour, il souhaite refonder un nouveau parti, dont le nom reste à trouver. L'UDF ne passera donc aucune alliance en vue des législatives.
Aux alentours de 16 heures, ce mardi, tous les parlementaires du groupe UDF se sont retrouvés pour une grande réunion au siège du parti, rue de l'Université, à Paris. Alors que PS et UMP multiplient les appels du pied en direction de son électorat, François Bayrou aurait décidé de risquer le tout pour le tout : pas d'alliance, aucun « marchandage » pour reprendre l'expression de Nicolas Sarkozy. Le leader centriste laissera son électorat libre de choisir au second tour pour qui il se prononce. Mercredi après-midi, il devrait annoncer officiellement sa neutralité. Forte de ses 18,57% au premier tour, soit près de 7 millions d'électeurs, l'UDF pourrait même changer de nom, pour marquer ce tournant historique de son histoire.
« On fait tapis ! »
« De toute façon, si on prend parti, on est foutu », résume un proche du député béarnais, « on va tenter le coup de poker : on fait tapis ! » Ségolène Royal, qui a envoyé aujourd'hui une lettre à François Bayrou, devrait en être pour ses frais. Avant cette décision radicale, l'UDF a fait les comptes : le candidat a réalisé plus de 20% dans 196 circonscriptions. Le risque est donc mesuré pour les élections législatives. Mais l'UMP est en embuscade. « Le problème, c'est tous les députés qui se sont reposés sur leurs acquis pendant cinq ans et qui ont peur de perdre leur fief sans le jeu des alliances», poursuit la même source. L'exode a déjà commencé : après Pierre-Christophe Baguet et André Santini, élus des Hauts-de-Seine, Gilles de Robien (Somme) et François Goulard (Morbihan), ministres du gouvernement UMP, Christian Blanc (Yvelines), les députés Michel Hunault (Loire-Atlantique), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin) et Claude Leteurtre (Manche) appellent aujourd'hui à voter pour Nicolas Sarkozy.
Trop fortes tentations
La grande énigme du jour s'appelle Pierre Albertini, député de Seine-Maritime. Ce matin, à l'UMP, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, a laissé entendre qu'il rejoignait sa cause. « Nicolas Sarkozy sera ce soir à Rouen, a-t-elle déclaré, il sera reçu par le maire, Pierre Albertini. Il est l'auteur du projet de François Bayrou, ce n'est pas un hasard. Cela démontre que les électeurs de François Bayrou sont plus proches du projet de Nicolas Sarkozy que de celui de Ségolène Royal. » L'intéressé, injoignable aujourd'hui, n'a pas confirmé. Demain, ce sera au tour de Jean Dionis du Séjour, député du Lot-et-Garonne, d'annoncer son choix sur son blog. A l'UDF, en tout cas, on ne s'étonnera d'aucune défection ces prochains jours…
http://www.marianne2...tour_a1222.html
VOUS.. pouvez penser ce que vous voulez de son attitude, MOI je ne peux que lui dire bravo car il s'en tient a sa ligne de conduite, ce qui n'est pas le cas des 'autres' et lisez un peu les débats dans d'autres forums pour voir les réactions des 'fans' du PS ou de L'UMP avant de 'critiquer', une autre voie était (est) possible et c'est pour ca que je suivrais cet homme au législatives et en 2012.
#92
Posté 25 avril 2007 à 12:29
http://www.sudouest....50407a24133.xml
Citation
« On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi ». C'était le 16 mars dernier dans les locaux de « Sud Ouest ». François Bayrou répondait aux questions de notre rédaction. Dans un moment de vérité, le leader de l'UDF a subitement avoué la fracture que les observateurs avaient décelée, sans en connaître la raison intime. « Je n'ai pas parlé avec Nicolas Sarkozy depuis trois ans. Il y a trois ans, c'est pas pour le raconter forcément, mais je vous le raconte , Nicolas Sarkozy est élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter par Jacques Chancel (NDLR : journaliste et homme de télévision) pour venir passer une après-midi avec lui. Donc, je prends ma voiture et je vais chez Jacques Chancel. Là, Sarkozy me dit : "Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac." Je lui dis : « Ca ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas." Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous... »
« Discussion amicale ». Jacques Chancel, contacté lundi par « Sud Ouest », confirme : « C'était en février 2004, dans ma maison d'Adast, en dessous de Cauterets. Nicolas était à la maison pour quelques jours, avec toute la famille, Cécilia et les enfants. Ce jour-là, nous avons beaucoup parlé des enfants. Nicolas a été très touché par le récit de François au sujet de sa fille anorexique. Après le café, je les ai installés dans notre bibliothèque. Nicolas souhaitait que je reste. J'ai refusé. Après deux heures de discussion, ils se sont quittés. » Des tensions auraient-elles émaillé cette rencontre ? « On avait l'impression que la discussion avait été de bonne qualité et amicale, s'étonne Jacques Chancel. Nicolas, qui est resté huit jours à la maison, ne m'a pas du tout parlé de ça... »
Propos publics. Ces propos, François Bayrou les a tenus devant une assemblée d'une quinzaine de personnes : cinq lecteurs, cinq journalistes, quelques observateurs invités. La veille de la publication de l'interview, vers 19 heures, François Bayrou a expressément demandé qu'ils ne soient pas utilisés, qu'il s'agissait selon lui de « propos off ». Nous avons choisi, ce jour-là, la voie de la conciliation.
Aujourd'hui, ces confidences prennent tout leur sens. Elles éclairent, avec intensité, le fossé qui sépare les deux hommes. « Il faut mettre l'Etat à l'abri des connivences », écrit François Bayrou dans son livre programme « Projet d'espoir ». Ses propos tenus à « Sud Ouest » le 16 mars nous offrent aujourd'hui un décryptage inédit.
#93
Posté 25 avril 2007 à 18:24
Cet electorat déborde de citoyenneté, d'humanisme, d'idées novatrices. Les gens qui se reconnaissent dans Bayrou ne pourront voter Sarkozy hormis peut être les chefs de PME ou petits actionnaires.
#94
Posté 25 avril 2007 à 18:34
Eclipse, le Mercredi 25 Avril 2007 11h56, dit :
Pauvre Bayrou... Un coup de pression et paf "Maman (UMP) j'ai mal....."
Citation
Alors la oui.. MDR, maman UMP a mal oulala..., ( Pas de consigne de vote de la part de Bayrou aux six, sept milions qui ont votés pour lui) Ca va ramer je sens pour certains.
Citation
Encore heureux, a toi il te faut encore quelqu'un pour... décider pour voter, étonnant ??. Moi bizarement j'ai pas suivis le vote utile, enfin utile surtout pour les autres.
François Bayrou ne donne pas de consigne de vote
François Bayrou choisit de ne pas choisir. Après un réquisitoire contre les 2 favoris particulièrement sévère envers Nicolas Sarkozy, le candidat UDF annonce la création d'un Parti démocrate
Ni l'un, ni l'autre. Comme on pouvait s'y attendre, François Bayrou a choisi de ne donner aucune consigne aux 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour. Le candidat UDF a annoncé son choix après un long réquisitoire contre ses deux concurrents. Plus sévère d'ailleurs envers Nicolas Sarkozy qu'envers sa rivale socialiste. Après avoir dressé le sombre portrait d'une France malade d'une crise de sa démocratie, de son tissu social et de son économie, François Bayrou a commencé par s'en prendre au candidat Sarkozy. Il a dénoncé sa proximité avec les milieux d'affaires, sa violence, le risque de concentration des pouvoirs, sa politique favorable aux plus riches. Il l'a même comparé à l'Italien Silvio Berlusconi. Avec Ségolène Royal il a été beaucoup plus clément, même s'il a violemment critiqué le volet économique d'un pacte présidentiel qui laisse trop de place au rôle de l'Etat. Le candidat UDF se dit prêt à la discussion que lui a proposée Ségolène Royal, et ajoute qu'il est prêt aussi à parler avec Sarkozy, bien que celui-ci ne lui ait fait pour l'instant aucun signe. Plus tard dans la conférence de presse, François Bayrou déclare qu'il ne sait pas encore pour qui il va voter, mais laisse entendre qu'il ne donnera pas son bulletin au candidat UMP. Son aventure ne s'arrête pas là, puisque François Bayrou annonce la création d'un Parti Démocrate, amené à être la 3eme force. On ignore combien de candidats il présentera aux législatives. (Dioranews)
J'allais oublié, suite a la déclaration de Bayrou, dans l'émission qui suivait ca commencait a grincer les dents parmis les invités politiques " C'est intolérable.. un autre partie '.
Ce message a été modifié par Uruk-Hai - 25 avril 2007 à 18:43.
#95
Posté 25 avril 2007 à 19:52
J'ai lu son discours de cet aprèm il a le mot juste et la critique bien vue, il a raison sur toute la ligne.
Je rejoins ce qui a été dit plus haut, les électeurs qui ont été attirés par Bayrou ne peuvent pas voter Sarko les 2 personnalités sont trop éloignées l'une de l'autre Sarko se radicalise alors que Bayrou est profondemment humain.
Une vision centriste me va bien et je suis persuadée qu'il va se tailler un boulevard avec son nouveau parti, et surtout EXIT Robien (et d'autres).
#96 Didier
Posté 25 avril 2007 à 21:26
#97
Posté 25 avril 2007 à 23:10
Citation
Je reviens de la conférence de presse où Bayrou a déclaré qu’il ne donnait pour l’instant aucune consigne à ses électeurs tout en évoquant ce qu’il ne ferait pas... Bayrou s’est également déclaré ouvert à débattre avec Ségolène Royal mais aussi Nicolas Sarkozy afin de prendre sa décision finale. Il en a profité pour annoncer la création du Parti démocrate qui aura lieu dans quelques jours.
Comme beaucoup de Français, j’étais très curieux de la posture qu’allait adopter Bayrou cet après-midi, vu qu’il dispose du potentiel pour faire basculer l’élection avec un réservoir de presque sept millions d’électeurs (18,5 % des voix).
En me rendant à cette conférence de presse j’étais sûr que Bayrou n’allait pas donner de consigne de vote claire. Car, d’une part, il est conscient que ces votes ne lui appartiennent pas et d’autre part, se prononcer clairement pour un camp ou pour l’autre équivalait à trahir un peu son positionnement initial. Voici en effet un extrait de son allocution :
« Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette (...) Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après de belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie. Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix. »
En me doutant de cette prise de position, j’avais préparé ma belle question : « A défaut de consigne de vote pouvez-vous nous dire pour qui vous allez voter ? ». John Paul Lepers a été plus rapide que moi et inspiré de la même manière. Il a donc posé la question en premier. Bayrou a répondu qu’il ne savait pas pour qui il allait voter et qu’il attendait de débattre avec Ségolène Royal pour se déterminer puisqu’elle l’avait invité. Il s’est également montré ouvert à une discussion avec Nicolas Sarkozy si ce dernier le lui proposait, chose qu’il n’a pas fait pour l’instant.
En même temps, à plusieurs reprises Bayrou a clairement exprimé qu’il savait très bien pour qui il ne voterait pas... Et quand des journalistes lui ont demandé d’être plus précis, il a répondu qu’ils étaient suffisamment grands pour bien comprendre ce qu’il voulait dire...
J’ai tenu à écrire ce témoignage quand j’ai commencé à voir que les articles qui viennent de paraître omettaient ou minimisaient cette prise de position de Bayrou - pourtant relativement claire et importante...
Par la suite, il a dit qu’il voyait d’importantes ressemblances entre Berlusconi et Sarkozy. Il faut rappeler que Bayrou est proche en Italie de Romano Prodi et de Francesco Rutelli qui viennent de créer eux aussi un Parti démocrate. Hasard du calendrier ou pas, Prodi et Bayrou ont bien été les initiateurs du Parti démocrate européen il y a quatre ans. Dans tous les cas, le nouveau Parti démocrate de Bayrou sera présent aux législatives dans toutes les circonscriptions au mois de juin.
J’ai été très étonné par cette conférence de presse où j’ai vu pour la première fois de ma vie des journalistes applaudir un homme politique, notamment quand il attaquait Sarkozy et ses relations avec les médias. Un moment j’ai pensé qu’il s’agissait de militants ; mais non, il s’agissait bien de journalistes... Vraiment étonnant.
Il faut dire que d’entrée de jeu, Bayrou est parti assez fort contre Sarkozy :
« Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage aux plus riches ».
En répondant à un journaliste, il a ajouté qu’avec Nicolas Sarkozy, les intimidations et les pressions étaient à craindre, car elles étaient représentatives du "système des Hauts-de-Seine"...
La salle a beaucoup ri quand Bayrou a évoqué les nombreux messages sur son répondeur qu’il a reçus de la part des deux candidats. Il a également déclaré qu’il n’avait pas répondu et qu’il attendait le débat public pour discuter avec eux. « Moi qui à 19h59 était infréquentable, à 20h01 je suis devenu extrêmement séduisant, sympathique et agréable » a-t-il ajouté avec un brin de malice et de satisfaction...
Il ne reste plus qu’à attendre ce débat que Ségolène Royal a demandé et que Bayrou vient d’accepter. Et de voir également si Sarkozy souhaitera lui aussi le débat d’idées.
Toujours d'Agoravox:
Citation
Les commentaires des observateurs politiques sur le premier tour de la présidentielle masquent l’événement politique majeur: la fin de la régression de la représentation politique des classes populaires et le début d’une refondation du côté des classes moyennes.
Nombreux sont les observateurs politiques qui se réjouissent des victoires apportées déjà par ce premier tour des élections présidentielles. Ils en comptent principalement deux : la forte mobilisation de l’électorat et le résultat clair, gauche-droite, contre les extrêmes et les contestataires, tout ce qui donnerait une forte légitimité au gagnant. Leur soulagement et leur enthousiasme sont à la hauteur de l’inquiétude qui, à la veille du scrutin, leur faisait craindre une surprise de dernière minute, un vote masqué. L’observateur est satisfait lorsqu’il croit retrouver les bonnes vieilles situations. Il aime projeter, extrapoler, toujours à partir de modèles anciens, pour vérifier qu’en fin de compte très peu de choses ont changé. Néanmoins, une première interrogation s’impose : si tout est si réussi, pourquoi faut-il alors que celui qui n’a pas été choisi détienne la clé du résultat final ?
Les observateurs interprètent la forte mobilisation des électeurs comme une saine réaction pour éviter un nouveau 21 avril. Ce point de vue est très discutable au moins pour deux raisons. D’abord parce que le 21 avril a été "payé" lors de la réélection massive de Jacques Chirac. Ensuite et surtout, parce qu’entre la présidentielle de 2002 et aujourd’hui, il y a eu le référendum constitutionnel européen. Or déjà, à cette occasion, tout était là : la forte participation, les débats passionnés, l’investissement personnel du vote.
On comprend méthodologiquement pourquoi les observateurs effacent les mauvais souvenirs lorsqu’il s’agit d’analyse électorale : ils jugent non pas dans le fil de l’évolution politique générale mais dans le cadre artificiel de la nature constitutionnelle particulière de chaque élection. Ils analysent une présidentielle à la lumière de la précédente élection de même type et non à la lumière d’une évolution plus profonde qui pourrait engager toutes les élections, quelle que soit leur nature, dans une continuité. On le voit bien : la nature de l’élection présidentielle s’est fortement écartée des textes depuis la cohabitation. La question brûlante d’un compromis avec le centre ne fait que poser, de manière encore plus structurée qu’avant, l’assimilation de fait de l’élection présidentielle à une élection législative. Elle remet en évidence la déformation que produit le désir de voir la diversité représentée par des alliances, alors que le cadre électoral le permet de moins en moins. C’est d’ailleurs la faiblesse immédiate de M. Bayrou que de porter, faute de force politique suffisante, un projet de législature plutôt qu’une image présidentielle personnelle.
Les tensions médiatiques du théâtre politique ont effacé les diagnostics tardifs que les observateurs rappelaient quand même, au cas où, vendredi dernier : la fracture sociale doublée de la fracture démocratique. Le report dès le premier tour de nombreuses voix non convaincues dans la mécanique du vote utile montre déjà qu’au-delà de l’adhésion, il y a un effet d’entraînement prématuré des électeurs. Cette situation n’est envisageable que lorsque deux conditions sont réunies. Il faut d’abord que les gens veuillent voter. Il faut ensuite qu’ils ne trouvent pas, dans les forces présentes, ce que l’on pourrait appeler leur représentation politique naturelle, c’est-à-dire celle qui adoptera dans la société politique la représentation de leurs intérêts de base.
Cette notion de représentation naturelle est évidemment complexe. Les forces sociales sont déjà en relation naturellement dans la société. Et si elles ne se font pas représenter, les rapports de force sociaux opèrent aussi "naturellement". C’est d’ailleurs ce rapport de forces social "à nu" qui pousse au réalisme, tandis que la représentation politique transformatrice et critique comporte toujours une part non naturelle d’idéalisme.
Donc : là où les représentations politiques naturelles ont largement échoué (le PCF est l’exemple le plus flagrant) le vide se crée. Des représentations parasites tentent leur chance. Puis c’est au tour des représentations extérieures d’en profiter pour étendre leur influence au nom du réalisme, c’est-à-dire d’une évaluation des forces sociales et de leurs rapports à court terme. Le Pen a peut-être achevé son cycle lors de cette campagne qui fait revenir au giron de la droite dure un électorat qui mériterait une défense plus adaptée et plus directe de ses intérêts.
Maintenant, la stratégie logique des qualifiés est de s’adresser à ceux qui pourraient finir par les voter. Mais il y a là autre chose que du "rassemblement". Rassembler c’était préfigurer l’alliance des forces politiques naturelles voisines, c’était réunir consciemment et volontairement chacun des deux quarts gagnants avec chacun des deux quarts perdants, pour nuancer une politique partagée et produire, dans l’alternance, une représentation équitable. Or, ce rassemblement n’y est pas, les deux quarts perdants à rassembler ne sont pas structurés. Et les candidats s’adressent alors "directement" au peuple, reprenant un discours gaulliste qui est, en réalité, une manière de s’en sortir. Les deux qualifiés, à ce stade, ne rassemblent pas. Leur objectif est néanmoins de drainer, et qu’après le vote utile qui a conduit tant d’électeurs à choisir le moindre mal, ceux qui restent le fassent aussi.
Le problème est qu’il y a d’autres nouveautés. La baisse de l’extrême droite, la forte participation électorale et la mécanique du vote utile ou du vote tactique des électeurs masquent le fait majeur : la longue période, qui démarre en 1981 et qui se caractérise par la disparition progressive d’une représentation politique pour une moitié sociale de la France, notamment par la disparition du PCF et de l’UDF, touche à sa fin. Le cycle de détérioration de la représentation des couches populaires affectées par la crise (ouvriers, paysans et classe moyenne bloquée dans son avenir) est fini. Non parce que la tendance a été franchement renversée, mais simplement parce que les représentations naturelles ont atteint des niveaux proches de zéro. Et que la dynamique qui faisait que les classes populaires cessaient de reconnaître leurs élus naturels pour nourrir le flot du rejet s’est mécaniquement épuisée.
Notre constat est le suivant : ce sont aujourd’hui uniquement des secteurs dirigeants et moyens en réussite, du privé et de l’État, qui sont naturellement et directement représentés par les deux grands partis qualifiés. La fin des "rassemblements" (de l’un avec le PCF, de l’autre avec l’UDF) s’est produite en deux temps. Le premier a été celui de l’effondrement des bassins ouvriers et de l’appauvrissement des couches populaires pressées par le chômage. Le deuxième, plus récent, a été celui de la crise qui touche une moitié de la classe moyenne et qui bloque son avenir. Pour ces non-représentés, après le rejet, deux perspectives sont possibles : soit adhérer au projet des autres faute de disposer de ses propres avocats, soit commencer à produire de nouvelles représentations.
La dureté de l’affrontement entre Sarkozy et Bayrou vient de là. Pour le premier, il s’agit de faire en sorte que les classes moyennes et populaires le suivent en promettant le bénéfice indirect et périphérique de sa politique, un partage des résultats sans partage du pouvoir. Pour Bayrou, il s’agit de tracer une perspective différente, à la fois nouvelle et ancienne, qui consiste à souhaiter une représentation directe et diversifiée des catégories sociales et des principaux intérêts en jeu.
La particularité exceptionnelle de ce premier tour est que l’électorat des classes moyennes affectées par la crise pousse vers cette deuxième option, et l’on assiste ainsi, après des années de rétraction politique, à un premier signe majeur d’expansion et de refondation, dont la durée et la solidité ne peuvent être évaluées que dans le cadre de cette dynamique nouvelle. Les adversaires de Bayrou hésitent encore. Ils se demandent si, étant donné l’énorme espace non représenté qui se remet en mouvement, le système ne va pas, cette fois-ci, les amener à refaire de la vraie politique.
Citation
Bayrou a suivi sa logique qui est de laisser ses électeurs choisir: c’est admettre que ses électeurs ont la liberté de penser. Mais d’un autre côté il met en avant les points positifs et négatifs qu’il décèle dans les 2 programmes. Remarque au passage: la critique bcp plus sévère de Sarko décrit comme un "danger pour la démocratie", alors que c’est principalement la politique économique du PS et les problèmes qu’ils peuvent entrainés, que Bayrou a mis en avant. Enfin quand il dit qu’il sait pour qui il ne votera pas, il déclare explicitement qu’il rejette Sarko, donc qu’il est plus proche de la gauche malgré les lacunes (car il y en a, et ce n’est pas en appelant à voter PS "pour faire barrage" (quel programme d’envergure !!) que nous construisons la démocratie).
Il y a cette double critique de Bayrou que l’on entend souvent: 1) le manque d’engagement parce qu’il n’est ni à droite, ni à gauche. Il ne se "positionne" pas, 2) Il est opportuniste. La première critique est biensûr non fondé ou plutôt fondé sur les vestiges représentationnels de la droite et de la gauche. La politique de ces dernières années s’est résumée à des représentations idéologiques qui obligeaient la gauche à bloquer la droite par principe, et qui amène à voter à gauche pour son image sociale sans prendre en considération ses propositions pratiques. Ce qui est intéressant chez Bayrou c’est en effet de dépasser ce clivage et d’amener une nouvelle possibilité de penser la politique non comme opposition-blocage mais idéalement comme opposition dialectique, c’est à dire comme débat constructif,libéré du carcan représentationnel. Les 2 quarts non représentés par la gauche ou la droite sont tellement habitués à prendre position pour ce qui ne les représente pas directement qu’ils n’ont pas conscience que ce centre c’est eux. Donc, à mon sens et à l’inverse de la première critique, Bayrou s’engage plus que les autres en voulant sortir des sentiers battus et en proposant une voie nouvelle qui est celle de restaurer un débat lié aux réalités. Montrer qu’il ne se laisse pas influencer par les menaces de Sarko lui donne une crédibilité et contredit la seconde critique.
Bayrou a accepté le dialogue avec Ségolène et a implicitement appeler à voter pour elle. Ca montre qu’il n’est pas attaché à la droite et qu’il est véritablement ouvert à la gauche, qu’il est possible de lier les forces, que son objectif est de faire une politique constructive. Le geste de Ségolène vers Bayrou, aussi arriviste soit il ouvre une porte. Ca apporterait du changement: une femme présidente travaillant en collaboration (et non en cohabitation: les anciens collocataires droite/gauche ayant montrer un hermétisme réciproque) avec le centre.
Je crois qu’il y a une "bayrouisation" des esprits, ou que les esprits qui ne se reconnaissent plus dans les débats stériles et stéréotypés droite/gauche ont trouvé une voie avec Bayrou. Donc Bayrou s’il n’apporte pas UNE réponse pose au moins DES questions.
#98
Posté 26 avril 2007 à 14:05
Dernières infos du Lot et Garonne : Jean Dionis du Séjour, Député centriste du Lot et Garonne, aurait dit qu'il voterait pour Sarko au 2ème tour mais n'a pas demandé aux électeurs de faire de même (source : radio RFM infos locales de ce matin).
La rumeur va bon train ici : certains disent qu'il y avait une alliance locale entre l'UMP et l'UDF. Je me présente là et je te laisse la place ici...
Côté PS, c'est la panique car 2 villages autour d'Agen, auparant socialistes patentés, ont voté Sarko (villages de Bon Encontre et Boé). Les législatives risquent d'être "hot" dans notre département.
Amicalement
#99
Posté 26 avril 2007 à 14:07
Didier, le Mercredi 25 Avril 2007 21h26, dit :
Ce que les députés UDF n'ont pas compris c'est que Bayrou va créer un nouveau parti, et que eux ne seront peut-être plus de la partie.... euh....
Je pense tout particulièrement à Robien de Douste, qu'ils choisissent leur camp zut ils se disent UDF et mangent à l'UMP.
Bayrou va s'imposer comme leader de ce nouveau parti, fort de 18,5% il peut ! Son parti va aller croissant parce que plein de nouveaux vont y adhérer, il a tout simplement la voie de la raison le uste équilibre entre l'extrémisme de Sarko et la légereté du PS. Ces 2 vieux partis ne sont pas profitables à la France ils la détruisent. D'ailleurs si le PS gagne ces élections ce sera sans doute leur dernier run.
J'ai autour de moi des gens qui n'ont pas voté Bayrou mais lui reconnaissent ce ton juste, et son prêts a voter pour lui et pour son nouveau parti dès les prochaines élections.
Certes pour les élections les gens ont leurs idées et leurs sympathies, il faut choisir en Mme Royal et Mr Sarkozy, entre le mal et le pire.
Il a au fond bien fait de ne pas adhérer ni à l'un ni à l'autre pour rester fidèle à son idée première, les électeurs s'en souviendront et ne peuvent qu'apprécier son honnêteté devant sa décision au sujet du deal foireux que Sarkozy lui a proposé (au sujet de Chirac) et qu'il a refusé. Encore un homme intègre, c'est très très rare en politique.
#100
Posté 26 avril 2007 à 15:44
reinecassiopee, le Jeudi 26 Avril 2007 14h07, dit :
Didier, le Mercredi 25 Avril 2007 21h26, dit :
Ce que les députés UDF n'ont pas compris c'est que Bayrou va créer un nouveau parti, et que eux ne seront peut-être plus de la partie.... euh....
Je pense tout particulièrement à Robien de Douste, qu'ils choisissent leur camp zut ils se disent UDF et mangent à l'UMP.
Bayrou va s'imposer comme leader de ce nouveau parti, fort de 18,5% il peut ! Son parti va aller croissant parce que plein de nouveaux vont y adhérer, il a tout simplement la voie de la raison le uste équilibre entre l'extrémisme de Sarko et la légereté du PS. Ces 2 vieux partis ne sont pas profitables à la France ils la détruisent. D'ailleurs si le PS gagne ces élections ce sera sans doute leur dernier run.
J'ai autour de moi des gens qui n'ont pas voté Bayrou mais lui reconnaissent ce ton juste, et son prêts a voter pour lui et pour son nouveau parti dès les prochaines élections.
Certes pour les élections les gens ont leurs idées et leurs sympathies, il faut choisir en Mme Royal et Mr Sarkozy, entre le mal et le pire.
Il a au fond bien fait de ne pas adhérer ni à l'un ni à l'autre pour rester fidèle à son idée première, les électeurs s'en souviendront et ne peuvent qu'apprécier son honnêteté devant sa décision au sujet du deal foireux que Sarkozy lui a proposé (au sujet de Chirac) et qu'il a refusé. Encore un homme intègre, c'est très très rare en politique.
ex -> Chez les inutes le foi d'un phoque est partagé entre tous les participents ( c'est bien ou mal , on s'en fout c'est sur le fait )
ump -> se sert et n'en laisse que s'il ne peut faire autrement
bayrou -> se sert mais en laisse une petite partie definie aux plus faibles
La gauche -> en prend une part et laisse la plus grosse part aux autres
c'est simpliste mais de bon sens , je crois
#101
Posté 27 avril 2007 à 12:23
Didier, le Jeudi 26 Avril 2007 21h11, dit :
je suis un peu déçu par cette analyse, je suis persuadé que tu peux faire beaucoup mieux.
Douste n'est plus UDF depuis la création de l'UMP.
C'est vrai Didier, Douste est un ancien UDF mais Robien en est encore un,
l y a d'autres actuels UDF qui actuellement rallient Sarkozy, eh bien qu'ils y restent !
Certes je ne me fais pas d'illusion, quelque part Bayrou profite des faiblesses de ses adversaires pour se faufiler au centre et adopter un parler juste et franc qui plait.
La droite et la gauche sont prisonnières de leurs extrêmes et au centre se dégage un boulevard qui va rassembler tous les modérés en un parti qui aura de l'avenir et va aller de l'avant.
NON ?? Pas d'ac. ?
#102 Didier
Posté 27 avril 2007 à 16:55
D'abord parce qu'elles ne pèsent rien dans les urnes.
Ensuite parce qu'en temps qu'organisations, elles n'ont d'influence que parce que certains leur font la courte échelle. Il n'y a pas plus de raison d'avoir un candidat LCR ou PT à la présidentielle (qui sont des organisations qui dépassent avec peine le millier de militants) plutôt qu'un candidat de la FEA, du parti blanc, du parti de la loi naturelle, du parti fédéraliste ou de n'importe quel petit parti inconnu.
Enfin, parce qu'elles ne sont extrêmes que parce qu'il est convenu de présenter Bayrou comme un "centriste". Mais Bové ou Besancenot sont des sociaux-démocrates comme pouvait l'être la SFIO d'après-guerre, et ce même s'ils s'en défendent.
J'aurais justement tendance à penser qu'il y a la place d'une feuille de papier à cigarette entre les positions du PS et celles de l'UMP (allons soyons charitables et mettons en deux !). Donc non, pas dac : il n'y a pas de boulevard.
Par contre, il est tout à fait possible que des gens croient sincèrement que Bayrou est une alternative à des partis noyautés par leurs extrêmes, que des soutiens arrivent de partout, que les politologues rationnalisent son ascension.
Objectivement, non, il n'a aucun espace. Mais la politique n'est pas une activité très objective...
#103
Posté 27 avril 2007 à 16:58
#104
Posté 29 avril 2007 à 08:05
http://www.kewego.fr...yROoaftcwI.html
ou
http://www.liberatio...7/250606.FR.php
Pour ce qui concerne les commentaires, Nicolas Sarkozy en se parant déjà des habits de président, garant de la constitution, a dit qu'il ne respectait pas les principes de la Ve République et qu'il rappelait les errements de la IVe République. On a aussi entendu qu'il est anti-démocratique et anticonstitutionnel selon André Santini.
Pour le reste, on ne peut rien dire. Il faut respecter les ordres de l'omerta imposée. Sur les télévisions étrangères entre autres belges et canadiennes, le débat est présenté comme montrant beaucoup de convergences de fond sur des principes démocratiques et de meilleur gouvernance et quelques divergences principalement dans l'économie et pour l'Europe et comme un débat historique qui a permis de montrer un débat courtois et pouvant aller jusqu'à montrer une possible alliance dans le futur sur les points convergents et les divergences pas trop importantes, un débat qui change des confrontations rudes que, je cite, les français n'aiment pas. Sur les télévisions françaises, le débat est présenté comme ayant montré de très grandes divergences avec seulement des extraits sur les divergences avec la réaction de l'UMP parlant de débat surréaliste et n'apportant absolument rien et de Nicolas Sarkozy parlant de combines ainsi que d'un conseiller en communication qui ne l'a pas trouvé passionnant car, je cite, les français préfèrent les débats plus animés et plus contradictoires et qu'ils se sont ennuyés à le regarder.
Je m'arrête sinon je brise un peut trop l'omerta imposée en France.
Ce message a été modifié par billou - 29 avril 2007 à 08:09.
#105
Posté 29 avril 2007 à 08:59
Ca montre que l'on peut ne pas être d'accord sur tout, et néanmoins se le dire sans véhémence. Ca montre que le président élu se devrait d'être le président de tous les français et pas seulement de tant de % (l'autre candidat n'a pas l'air de le comprendre)
Et pendant ce temps, NS fait son caca nerveux (
#106
Posté 30 avril 2007 à 21:05
Bzzz Couic, le Dimanche 29 Avril 2007 00h28, dit :
Je viens à l'instant d'entendre une autre vidéo qui mérite une intention : ICI
#107
Posté 30 avril 2007 à 22:08
remarque c'est déjà une belle avancée quand on voit un certain autre candidat qui fait TOUT pour éviter d'être confronté aux autres, il veut gouverner et gouverner seul....
Personnellement je serai pour une alliance UDF-PS histoire de barrer la route à NS et de préparer les législatives, parce que ce n'est pas tout d'être Présidente encore faut-il avoir la majorité.
Mais on ne peut pas gouverner avec une UDF qui rallie Sarkozy en masse, je parle bien sûr des élus (pas des électeurs).
Pour moi les 18,5% qui ont voté Bayrou ont voté l'homme et son programme et pas le parti, il peut donc se lancer et créer son nouveau parti il ne restera à l'UDF que des vestiges qui trouvent plus confortable d'habiter à l'UDF et de manger à l'UMP, ces vieux-là seront balayés.
Ségolène "ne s'interdit rien" en ce qui concerne le choix du 1er ministre, pourquoi pas Bayrou à ce poste ?
Il se disait bien en cas de (sa) victoire, prêt à prendre un 1er ministre socialiste, alors pourquoi pas le contraire ?
Qu'en pensez-vous ?
Je trouve qu'en ce moment Bayrou est dans une position inconfortable.
http://fr.news.yahoo...ecteurs-de.html
#108
Posté 01 mai 2007 à 10:48
reinecassiopee, le Lundi 30 Avril 2007 22h08, dit :
Il se disait bien en cas de (sa) victoire, prêt à prendre un 1er ministre socialiste, alors pourquoi pas le contraire ?
#109
Posté 03 mai 2007 à 10:10
Bayrou va "probablement" s'exprimer jeudi
François Bayrou, troisième du premier tour de la présidentielle avec 18,57%, va "probablement faire une déclaration" dans la journée, a indiqué jeudi matin le député européen UDF Jean-Marie Cavada.
Invité de RMC et BFM-TV, M. Cavada a refusé de dire son choix pour le second tour le 6 mai, en expliquant qu'il revient à François Bayrou, son "chef de file", de s'exprimer en premier après le débat télévisé Royal-Sarkozy.
François Bayrou "fera une déclaration assez probablement" jeudi, a-t-il dit.
Invité à commenter le face-à-face entre les deux finalistes de la présidentielle, Jean-Marie Cavada a indiqué qu'"objectivement, on avait l'impression que Nicolas Sarkozy était davantage préparé aux responsabilités". "On voit bien qu'il y a plus d'épaisseur chez Sarkozy que chez Royal", a-t-il dit.
M. Bayrou, dont les électeurs sont une des clés du second tour, n'a pas donné de consigne de vote à ses électeurs mais il a indiqué la semaine dernière qu'il se réservait la possibilité de faire part de son choix personnel avant le second tour.
Par ailleurs, la députée UDF du Rhône, Anne-Marie Comparini, a annoncé jeudi matin, au lendemain du débat entre la candidate PS Ségolène Royal et celui de l'UMP Nicolas Sarkozy, qu'elle voterait blanc dimanche, lors du second tour de l'élection présidentielle.
"Ce que j'ai entendu hier soir (mercredi) me confirme effectivement dans l'idée qu'il faut une troisième force libre et ni de droite, ni de gauche", a déclaré jeudi matin sur la radio RCF Lyon Mme Comparini, élue de la première circonscription du Rhône et proche de François Bayrou.
"Vous le savez, à l'UDF, nous n'avons pas de consigne de vote. Mon vote sera donc strictement personnel. C'est un vote blanc qui signifie que ce n'est pas dans l'affrontement mais dans le rassemblement que la France se remettra d'aplomb", a ajouté l'ex-présidente de la région Rhône-Alpes.
VOTE ORANGE
#110
Posté 03 mai 2007 à 17:26
Merci pour ta participation !
Et tu vois gagner qui ? (d'après les astres)
En effet mais cette alliance que je souhaitais tant apparemment a du mal à se faire ; je pense que Bayrou aurait été la solution pour le 2e tour mais les voix n'ont pas suffi et maintenant je déplore sa tiedeur ; lui qui pronait l'entente et la fin du clivage gauche-droite, lui qui voulait en cas de victoire prendre un 1er ministre socialiste devrait selon moi maintenant s'adapter et FAIRE UNE ALLIANCE avec le PS pour à la fois vaincre Sarkozy et gagner les Législatives. Parce que s'il ne fait pas d'alliance MAINTENANT que fera-t-il pour les Législatives ?
Déjà que ses élus se barrent chez Sarko, drôle de chef de parti !
Il n'a apparemment aucune autorité chez lui. Cependant ses 18,5% c'est lui qui les a récoltés lui et son programme et pas son parti. Il est fort de ces 18,5% et devrait les faire jouer maintenant, négocier avec le PS la présence de ministres UDF (mais lesquels ??) dans le gouvernement et renverser la vapeur.
Justement qui pourrait être minsitre ? Sûrement pas un de ceux qui viennent de prendre officiellement parti pour Sarko. Alors ?
Quel dommage qu'il ne fasse pas cette alliance avec le PS, il va donc abandonner le pays à Sarko qui va avoir le pouvoir et selon moi le garder contre vents et marées, personne ne le lui prendra aux élections suivantes ce sera un réel problème.
Bref je suis déçue de la frilosité du Centre qui refuse toute alliance alors qu'il prêchait l'entente et le dialogue.
Bayrou, juste un opportuniste ambitieux qui ne vit pas ses idées ?
#111
Posté 04 mai 2007 à 09:51
reinecassiopee, le Jeudi 03 Mai 2007 17h26, dit :
Merci pour ta participation !
Et tu vois gagner qui ? (d'après les astres)
Choisir entre Sarkozy et Royal , mon choix serais pour une femme Présidente avec premier ministre Bayrou qui est actuellement dans une position arbitraire très inconfortable dans les apparences mais dans les coulisses ? en dehors des caméras .
Ces éléctions ne sont que la conséquence de l'organisation planétaire que l'on subit qui nous renvois a un décor politique ou l'incertitude est présente dans l'esprit des électeurs
Pour moi Royal / Bayrou sont deux sensibilités qui ce complétes dont le combat politique droite / gauche peut s'unir pour créer une autre politique en marche vers un progrès humain ...
Tu peux aussi me lire dans le post de Ségolène Royal , une femme sensible puisque née au moment de la pleine lune . Consciente des problèmes que rencontrent le peuple dans notre société actuelle . Et le débat Sarkozy / Royal sous une Pleine lune , nous a montré une femme engagé à défendre les injustices sociales pour un avenir plus humain ....
#112
Posté 04 mai 2007 à 16:44
Ce nom a été déposé à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), précise le parti centriste.
Le conseil national de l'UDF doit se réunir la semaine prochaine, vraisemblablement jeudi, pour valider la décision de constituer ce nouveau parti.
Après avoir obtenu 18,57% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, François Bayrou a annoncé le 25 avril dernier la création de ce "parti démocrate", qui remplacera l'UDF. Ce "parti central, qui ira loin vers le centre gauche et qui ira aussi vers le centre droit", présentera des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives des 10 et 17 juin.
L'UDF n'a pas pour autant l'intention d'abandonner l'usage de son sigle à des tiers, a-t-on précisé de même source.
Elle "engagera des poursuites judiciaires contre ceux qui avaient déposé le nom de l'UDF, sans en avoir le droit", a-t-on ajouté en référence au député Hervé de Charette, ex-UDF qui a rejoint l'UMP en 2002.
Après son départ, l'ancien ministre des Affaires étrangères a déposé la marque "Union pour la démocratie française UDF" auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), en mars 2004.
Le candidat UMP Nicolas Sarkozy ayant annoncé son intention de former un "pôle centriste" au sein de sa majorité présidentielle, le risque existe donc que les centristes qui le soutiennent, comme le ministre Gilles de Robien et le député André Santini, et d'autres ayant rallié l'UMP en 2002 comme Jean-Louis Borloo, veuillent récupérer le nom UDF.
Ce message a été modifié par zazen - 04 mai 2007 à 16:45.
#113
Posté 04 mai 2007 à 18:36
ils ont qu'a y aller tout de suite à l'UMP, ils y sont déjà !
Sans doute encore une question de sous...
http://www.bayrou.fr...ate-040507.html
François Bayrou crée le "Mouvement démocrate"

Le Mouvement démocrate, c'est le nouveau nom que proposera François Bayrou à ses adhérents. Il doit les réunir jeudi prochain à Paris lors d'un conseil national de son mouvement pour avaliser les changements de structures de sa formation. Il lancera à son issue cette nouvelle formation démocrate dont il a annoncé la création après le premier tour de la présidentielle. Ce conseil national sera consacré au "bilan de l'élection présidentielle et à la préparation des élections législatives", a affirmé Marielle de Sarnez, vice-présidente de la formation centriste, qui a dirigé la campagne de François Bayrou. Le candidat centriste avait annoncé le 25 avril la création d'un nouveau parti "démocrate", dont le nom définitif vient d'être révélé, précisant qu'il présenterait des candidats dans toutes les circonscriptions lors des élections législatives qui auront lieu les 10 et 17 du mois de juin prochain.
Il reste notre seul espoir entre une gauche épuisée et une droite radicalisée.










