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Vu du portefeuille forcément...


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4 réponses dans ce topic

#1 galimba

galimba

    Chercheur de vérités

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Posté 01 novembre 2006 à 11:33

Dépêche:

Ecologie. Rechauffement : la facture sera salee, Liberation, 31/10/06
Dino Dimeo


Un rapport britannique compare son coût potentiel a la crise de 1929.
Le rapport rendu public hier matin a Londres par sir Nicholas Stern, ancien haut responsable de la Banque mondiale, propose une vision tres pessimiste de l'avenir de la planete. Al Gore, l'ex-vice-president americain, etait venu jusqu'a Paris au debut du mois pour presenter son film catastrophe sur le rechauffement climatique. Hier, sir Nicholas Stern a presente une note tres salee de 5 500 milliards d'euros : cette facture pharaonique du rechauffement climatique, detaillee dans un rapport de 700 pages, est le fruit d'une etude demandee en 2005 par le Premier ministre Tony Blair et le ministre des Finances Gordon Brown afin d'evaluer les consequences economiques du rechauffement pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100. La conclusion de Stern est limpide : si rien n'est mis en oeuvre pour lutter contre le changement climatique, le monde pourrait etre entraine dans une crise economique de l'ampleur de celle de 1929.
Inondations, penuries... Stern insiste : pour combattre l'emission croissante des gaz a effets de serre et donc contenir une hausse des temperatures sur terre, il faudrait y consacrer aujourd'hui l'equivalent de 1 % du PIB mondial, soit 270 milliards d'euros. Sinon, la somme a payer risque d'etre entre 5 et 20 fois superieure, jusqu'a atteindre 850 euros pour chacun des 6,5 milliards d'individus qui peuplent la planete.
Nicholas Stern decrit les graves consequences d'un rechauffement planetaire de l'ordre de trois degres Celsius. Inondations, manque d'eau potable, penurie de recoltes, personnes deplacees par centaines de millions, dans l'incapacite de produire ou d'acheter des vivres... Selon lui, un sixieme de la population mondiale se trouverait menace. «S'il n'est pas endigue, le rechauffement climatique va entrainer un ralentissement tres grave de l'economie mondiale», a repete hier l'auteur du rapport lors d'une conference de presse.
La publication de cette etude aura comble le Premier ministre Britannique : la Grande-Bretagne fait partie des quelques pays europeens qui taxent les emissions de gaz a effet de serre. Dans une lettre ouverte publiee hier matin dans le quotidien The Sun , Blair ecrit : «C'est le rapport le plus important sur le futur que j'ai jamais recu depuis que je suis devenu Premier ministre. Le rapport Stern devrait etre considere a travers le globe comme le dernier mot sur la raison pour laquelle le monde doit agir maintenant pour limiter les degats que nous causons a notre planete.»
Dans l'absolu, plus les pays sont pauvres et plus vite ils seront touches. Pour enrayer un dereglement de l'activite economique et sociale de la planete, le rapport preconise donc que les pays riches payent un peu plus que leur quote-part. Il alerte les plus pollueurs, comme la Chine, l'Inde et les Etats-Unis (toujours pas signataires du protocole de Kyoto), pour qu'ils se mobilisent enfin contre les emissions de gaz a effet de serre. Tony Blair a estime que, meme si la Grande-Bretagne cessait aujourd'hui toute pollution, l'economie en terme d'emissions polluantes engendree serait annulee en moins de deux ans par la croissance chinoise.
Impasse. Nicholas Stern risque cependant de devoir affronter assez vite ses detracteurs. Deja, en janvier, apres la publication d'articles sur ce sujet, un groupe de neuf economistes de droite avait tire sur lui a boulets rouges. «En prenant des hypotheses incertaines pour des verites qui sont discutables ou fausses, on se retrouve sur un chemin qui ne mene nulle part», ecrivaient-ils. Cela pourrait etre pire lorsque Stern se rendra aux Etats-Unis pour defendre sa these.
Mais beaucoup se felicitent de son travail. Le centre d'etudes strategiques de Chatham House, a Londres, considere que ce plan «place la responsabilite de l'action entre les mains de ceux qui gerent l'economie et la politique etrangere» et non plus des scientifiques et des ecologistes. L'entreprise a aussi ete saluee par Pierre Perbos, administrateur du Reseau action-climat France : «Il n'y a pas beaucoup d'analyses serieuses pour quantifier le changement climatique, a-t-il explique hier. C'est un des rares efforts pour mettre de la rationalite dans ce debat sans fin.» De son cote, l'ONG environnementale WWF a qualifie le rapport Stern d' «appel au reveil».

<http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement2/214065.FR.php>

Ce message a été modifié par galimba - 01 novembre 2006 à 11:34.


#2 galimba

galimba

    Chercheur de vérités

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Posté 01 novembre 2006 à 11:39

Le rechauffement met en peril l'economie mondiale, Le Monde, 31/10/06
Marc Roche, Londres correspondant

Le Royaume-Uni s'affiche desormais comme l'un des champions de la lutte contre les effets du rechauffement climatique. Au service d'une politique qui se veut resolue, le rapport Stern, rendu public le 30 octobre, alerte sur les risques d'une recession economique "d'une ampleur catastrophique" si rien n'etait rapidement engage a l'echelle de la planete contre l'effet de serre.
L'originalite de ce document de plus de 600 pages, commande en juillet 2005 par le chancelier de l'Echiquier, Gordon Brown, au chef du service economique du gouvernement britannique, Sir Nicholas Stern, est d'offrir une evaluation chiffree - particulierement inquietante - de ce que couterait une absence d'engagement de l'humanite tout entiere face a cette menace.
A ecouter Sir Nicholas, le produit interieur brut mondial (PIB), pourrait subir, d'ici a la fin du siecle, une baisse, "tres grave", comprise entre 5 % et 20 %. Le prix a payer pour ce ralentissement s'eleverait a plus de 3 700 milliards de livres (5 500 milliards d'euros).
Les inondations, la fonte des glaciers, la baisse des ressources en eau provoquees par ces changements environnementaux pourraient conduire a "la migration" de dizaines, voire meme de centaines, de millions de "refugies climatiques" dans certaines parties du monde, souvent les plus pauvres comme les zones cotieres et l'Afrique subsaharienne.
Les dangers pointes par cette expertise ne sont pas neufs, meme si le cout annonce de leurs consequences est de nature a frapper les esprits. En fait, le but du rapport Stern est de contrecarrer les arguments souvent avances par les Etats les plus pollueurs de la planete - les Etats-Unis, mais aussi l'Inde et la Chine -, selon lesquels la lutte contre le rechauffement penaliserait leur essor economique.
Faux. Selon Sir Nicholas, la reduction des aujourd'hui des emissions de gaz a effet de serre ne penaliserait pas le PIB de plus de 1 %. Le scenario catastrophe du rapport, "d'une ampleur analogue a ceux qui ont suivi les grandes guerres et la grande depression de la premiere moitie du XXe siecle", s'appuie sur les previsions officielles britanniques d'une hausse de 4 % a 5 % d'ici a 2050 des temperatures par rapport aux valeurs actuelles.
Outre ses conclusions macro-economiques, l'autre nouveaute du Stern Report est l'approche volontariste qu'il preconise. "Le rechauffement climatique n'est plus seulement du ressort des specialistes de la protection de l'environnement et des scientifiques, souligne Beverley Darkin, du centre de recherche londonien Chatham House sur le probleme du rechauffement. Ce rapport met la responsabilite de l'action fermement dans le camp des artisans de la politique etrangere et economique."
La parole est donc de plus en plus aux politiques et aux economistes conscients de l'enorme enjeu du dossier. Tel semble le cas en Grande-Bretagne ou se degage un consensus politique droite-gauche sur ce sujet.
Dans la foulee de la publication du rapport Stern, le ministre des finances, successeur probable de Tony Blair, a d'ailleurs demande a ses partenaires europeens de diminuer leurs emissions de CO2 de 30 % d'ici a 2020 et de 60 % d'ici a 2050.
Son collegue charge de l'environnement, David Milleband, a propose pour sa part une serie de "taxes vertes" sur le transport aerien, le transport routier et sur certains equipements menagers.
En vertu de cette strategie fiscale, qui pourrait etre devoilee, le 15 novembre, dans le discours du Trone, les contribuables britanniques seront imposes non seulement sur leurs revenus, mais aussi en fonction de leur conduite ecologique.
"Nous sommes et continuerons a etre a l'avant-garde dans la lutte contre les changements climatiques", a declare la Commission europeenne en saluant le rapport Stern.
Le Foreign Office a insiste sur le role clef de l'Allemagne, qui assure l'an prochain la presidence conjuguee du G8 des pays les plus industrialises et de l'Union europeenne, pour poursuivre cette mission a l'echelon mondial.
Vue de Londres, la priorite doit etre d'oeuvrer a l'acceleration des negociations internationales - visant a trouver un successeur au traite global de Kyoto de reduction de l'effet de serre - qui debutent le mois prochain a Nairobi.
Pour inciter les Americains a exercer une pression sur l'administration Bush, qui refuse de ratifier le protocole, Gordon Brown a sorti de sa manche un atout. Il s'est offert les services d'un nouveau et influent conseiller, l'ancien vice-president americain Al Gore, dont le film sur la defense de la planete Terre fait recette et qui est devenu de ce fait l'un des acteurs les plus ardents et les plus convaincants de la necessite d'une lutte contre le rechauffement et contre l'inaction de l'administration Bush. Les associations de defense de l'environnement ne s'y sont pas trompees qui, comme le WWF, ont salue un "appel au reveil".

#3 galimba

galimba

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Posté 01 novembre 2006 à 11:42

Ca pourrait donc vouloir dire que les indépendants du salaire, ceux qui subviennent à leur besoin en grand courage viennent cirer les baskets au rmistes et au paysan des campagne pour gratter un bout de terre et réapprendre à faire du pain. Les valeurs changent vite des fois, ça met en place plus que prévu. Des creux de la vague comme ça faut se les avaler c'est pas évident. Mieux vaut s'y préparer, fléchir les genoux et mettre des bouffées d'air de côté.
Là c'est des prévisions économiques, pas psychologique et spirituelles, ni sociologiques.

#4 polales

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Posté 01 novembre 2006 à 11:44

il faut aussi positiver et se dire qu'enfin "on" va prendre en compte les problèmes de pollution, et mettre en priorité absolue, la lutte pour notre survie

#5 galimba

galimba

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Posté 01 novembre 2006 à 11:52

Ben oui, le négatif est tout autant positif bien sûr. Je veux dire le mieux c'est peut-être de tendre la joue tout de suite et d'accepter la baffe, on y gagnera. La souffrance sera progressive, étalée dans le temps. Plus on attend, plus on risque d'être assomé. C'est tout. Ca veut dire lâcher prise au futile et ça fait pas forcément plaisir. On préfère souvent les explosions à l'érosion.

Ce message a été modifié par galimba - 01 novembre 2006 à 11:53.