Saga d'un divorce annoncé
Quand l'Amérique découvre les immenses gisements saoudiens en 1938, commence
une relation basée sur un complet malentendu, pétrole et argent, beaucoup
d'argent, contre protection militaire. Le tout déguisé en amitié entre la
démocratie US et la théocratie saoudienne. Et les Saoudiens savent prendre
généreusement soin de leurs amis. Ce qui aurait dû en être l'apothéose, la
Guerre du Golfe, est le début de la fin. Le fils du président le plus allié
aux pétroliers subira de plein fouet les attaques terroristes du 11
septembre 2 001 perpétrées par des Saoudiens endoctrinés par l'islam d'État
wahhabite, qui refusent l'alliance avec les « infidèles ». Aujourd'hui, pour
l'Amérique, l'Arabie saoudite ne fait plus partie de la solution mais du
problème.
C'est par un coup de téléphone d'un journaliste du « New York Times »
tentant d'obtenir un commentaire que le prince Bandar ben Sultan, inamovible
ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington, a appris la semaine dernière la
démission des trois partenaires fondateurs de la firme de relations
publiques et de lobbying de Washington, Qorvis Communications, qu'il avait
embauchés à 200 000 dollars par mois pour essayer de redorer l'image du
Royaume aux États-Unis depuis le 11 septembre. La Démocrate Judy Smith, une
ex-porte-parole adjointe de la Maison Blanche Clinton, ainsi que les
Républicains, Bernie Merritt et Jim Weber, ont préféré déménager à New York
dans une autre société de RP, Clark & Weinstock. Officiellement, personne ne
commente. Sous le sceau de l'anonymat, les collègues des trois transfuges
expliquent qu'ils se sentaient de plus en plus mal à l'aise à tenter de
défendre l'Arabie saoudite devant l'opinion américaine alors que les preuves
du financement d'Al-Qaïda par des personnalités saoudiennes s'amoncellent.
Le coup de grâce fut les révélations sur l'épouse même (et cousine) du
prince-ambassadeur, la princesse Haifa al-Faisal : elle versait des
mensualités de 2 000 dollars à deux Saoudiens installés à San Diego, Osama
Bassnan et Omar al-Bayoumi, qui les faisaient reverser immédiatement à deux
des terroristes du 11 septembre, Khalid al-Midhar and Nawaf Alhazmi. "Il
s'agit de donations charitables ! La princesse avait accepté de payer les
frais médicaux de Mme Bassnan," proteste l'ambassade. Rien n'y fait. Des
questions dérangeantes sont posées au Congrès ; une commission d'enquête est
montée ; les États-Unis demandent officiellement une plus grande coopération
dans les enquêtes financières sur les bailleurs de fonds du terrorisme dans
le Royaume, dont beaucoup utilisent des organisations charitables
confessionnelles de l'islam extrême wahhabite qui est la religion officielle
de l'Arabie saoudite.
Les nationaux saoudiens forment la majorité des troupes d'Al-Qaïda et des
prisonniers de Guantanamo
Pour le prince Bandar, doyen policé du corps diplomatique de Washington,
dont les réceptions dans sa propriété de McLean (le Neuilly de la capitale
américaine), de la station de ski d'Aspen ou son château de Wychwood dans
l'Oxfordshire sont courues de tout l'establishment - et qui est, avec son
père le prince Sultan, l'un des investisseurs du fonds géant Carlyle Group
aux côtés de George Bush père - c'est la suite d'un cauchemar qui a commencé
quelques heures à peine après le 11 septembre. Très vite, il s'est avéré que
15 des 19 terroristes étaient de nationalité saoudienne (et les nationaux
saoudiens forment l'immense majorité des troupes d'Al-Qaïda tout comme des
prisonniers de Guantanamo). D'allié inébranlable des États-Unis, l'Arabie
saoudite a pris un autre visage au fur et à mesure que le projecteur des
médias et des commissions d'enquêtes s'est braqué sur elle.
Même si Osama ben Laden lui-même a été déchu de sa nationalité
saoudienne en 1994, une opinion publique américaine furieuse découvre, à
travers des investigations et de nouvelles traductions de la presse
saoudienne et des prêches des imams wahhabites, que le clergé et les
journalistes saoudiens du royaume appellent quotidiennement au jihad contre
les États-Unis, les chrétiens et les juifs. Cachés jusque-là par les
fructueuses relations entre les deux pays -(l'Arabie saoudite est le plus
fidèle fournisseur étranger de pétrole des États-Unis ; mais ceux-ci ont
formé les militaires et les cadres de l'État saoudien ; investi les fortunes
des quelque 8000 membres de la famille royale ; fourni les armements de
l'armée saoudienne, et bien sûr défendu l'intégrité du territoire saoudien
en 1991) - des conflits individuels généralement nés de séparations de
couples mixtes américano-saoudiens se révèlent aussi. Des centaines
d'enfants de nationalité américaine, dont les intérêts sont maintenant
défendus par le député républicain Dan Burton d'Indiana, sont ainsi retenus
par leurs pères en Arabie saoudite sans que leurs mères ne puissent les
revoir. Pendant des années, le Département d'État avait tenté de minimiser
le mauvais effet de tels contentieux sur les relations
américano-saoudiennes, en poussant les familles américaines à la discrétion.
Elle devient impossible, tout comme les persécutions qu'encourent les
expatriés chrétiens pour pratiquer leur religion en Arabie saoudite. Les
mauvais points s'accumulent.
Les Saoudiens ont dépensé plus de 5 millions de dollars pour redorer leur
image
Qorvis est loin d'être la seule société de relations publiques engagée par
le gouvernement saoudien pour tenter de limiter les dégâts. Un examen des
déclarations de lobbying du Département de la Justice (elles sont
obligatoires pour représenter des intérêts étrangers) révèle une approche
bipartisane des relais d'influence de la capitale. Le gouvernement saoudien
a dépensé plus de 5 millions de dollars et embauché autant de Démocrates
(Patton-Boggs, fondé par le fils d'un président du groupe démocrate à la
Chambre, qui a reçu 170 000 dollars rien que pour le premier semestre 2002 ;
et le cabinet d'avocats Akin, Gump, Strauss, Hauer & Feld, fondé par le
clintonien Robert W. Strauss, ancien président du Comité Démocrate National,
payé 161 799 dollars pour la même période) que de Républicains (le
conseiller James P. Gallagher, ex-assistant d'un sénateur du new Hampshire,
et l'agence d'achat d'espace Sandler-Innocenzi, qui place beaucoup des pages
de publicité du Parti républicain.
Aux côtés du prince Bandar, un conseiller très spécial, dépêché par le
Prince héritier Abdullah lui-même, Adel al-Jubeir, dirige depuis plusieurs
mois les efforts de relations publiques saoudiens aux États-Unis. Portant
bien ses 40 ans et ses costumes sur mesure Brooks Brothers, Al-Jubeir qui a
fait ses études au Texas et à l'université de Georgetown et a longtemps
résidé en Amérique, parle un anglais parfait, et donne de sa personne sur
toutes les chaînes de télévision. Il accompagne d'ailleurs fréquemment la
journaliste politique de NBC Campbell Brown lors de dîners en ville. C'est
lui qui a décidé de l'achat de pages de publicité vantant l'amitié
saoudo-américaine dans des publications aussi disparates que "People"
(équivalent de "Gala") et le "Stars & Stripes", quotidien de l'armée
américaine. But officiel : toucher le public américain où qu'il soit. Conçus
par Qorvis, les placards pleine-page montrent une colombe de la paix volant
au-dessus des drapeaux des deux pays, avec le slogan "Deux nations, un seul
but". Difficile de ne pas penser que les Saoudiens espèrent une certaine
reconnaissance d'une presse durement atteinte par la baisse des budgets
publicitaires (et, dans le cas du "Stars & Stripes", un peu d'indulgence des
militaires auxquels le royaume refuse toujours par ailleurs l'usage de bases
en Arabie saoudite pour une éventuelle attaque contre l'Irak.) Le
newsmagazine "Time", qui appartient comme "People" à AOL-Time-Warner, a
publié des interviews de sources saoudiennes réfutant les accusations contre
la princesse Haifa, initialement révélées par son concurrent "Newsweek" –
qui lui n'a reçu aucun budget publicitaire saoudien.
L'impartialité d'une commission d'enquête sur le financement des réseaux de
la terreur est déjà récusée parce que présidée par Kissinger dont le cabinet
de consultants a eu des clients saoudiens
"Les Saoudiens traitent toutes ces affaires comme s'il s'agissait
uniquement d'un problème d'image", dit le sénateur démocrate de Floride Bob
Graham. "Mais nous sommes bien au-delà d'un problème de relations
publiques". La réalité des relations américano-saoudiennes, noyée pendant
des années dans un flou volontaire, et la nature même du régime de Riyad est
maintenant attaquée par les ténors politiques des deux partis, y compris
deux anciens candidats à la présidence, le Démocrate du Connecticut Joe
Lieberman comme le Républicain d'Arizona John McCain. À la suite de
l'affaire de la princesse Haifa, et se fondant sur un rapport sur le
financement du terrorisme du Council on Foreign Relationsqui déclare
notamment que "depuis des années, la plus importante source de fonds
d'Al-Qaïda est provenue d'individus et d'organisations charitables basés en
Arabie saoudite, et depuis des années, les responsables saoudiens ont refusé
d'examiner ce problème", la commission des finances du Sénat a demandé la
formation d'une commission d'enquête sur le financement des réseaux de la
terreur. Mais avant même qu'elle soit complètement formée, son impartialité
a déjà été mise en question : elle doit être présidée par Henry Kissinger,
dont le cabinet de consultants, Kissinger Associates, a eu dans le passé des
clients saoudiens – et qui fut le premier artisan, en 1974, des liens
économiques américano-saoudiens.
Si le royaume d'Arabie saoudite a été créé par les Britanniques en 1930,
l'alliance américano-saoudienne est concrétisée quinze ans plus tard : le 16
février 1945 a lieu sur une île du Grand Lac Amer du Canal du Suez une
rencontre entre Franklin Roosevelt et le roi Abdul-Aziz Ibn Saud scellant
une alliance politique et économique qui a fonctionné dans une efficace
discrétion pendant près d'un demi-siècle. Elle ne faisait qu'entériner une
présence américaine de la première heure dans les champs pétroliers du
nouveau royaume : c'est la Standard Oil of California des Rockefeller qui
apporte son savoir-faire, découvre les premiers gisements, et crée l'Aramco
(Arab-American Oil Company) en 1938, puis, devant l'immensité des ressources
saoudiennes, introduit Texaco, Exxon et Mobil pour se partager la tâche.
Dans les années 50, c'est l'Aramco qui finance les études de centaines de
jeunes Saoudiens dans les universités américaines.
Tout est monté sur le modèle américain par des experts importés. Les
Saoudiens paient
Paradoxalement, ces liens ne font que se renforcer après le crash pétrolier
de 1973-1974, puis le coup de sang bien réfléchi du roi Khaled en 1975 qui
nationalise toutes les sociétés pétrolières étrangères du royaume. Une série
d'articles remarquables de Robert Kaiser et David Ottaway dans le «
Washington Post » retrace la genèse de cette relation. Le quadruplement du
prix du baril rend impératif pour les économies occidentales de trouver à
recycler les pétrodollars d'une façon ou d'une autre. L'Arabie saoudite
doit, elle, placer une partie de ces sommes immenses, et utiliser le reste
pour se moderniser. L'administration Nixon – c'est-à-dire principalement le
Secrétaire d'État Henry Kissinger, puisque Nixon lui-même démissionne le 9
août – dépêche dès l'été 1974 le Secrétaire au Trésor, William Simon, à
Riyad : outre un dossier complet vantant les Bons du Trésor US, Simon
apporte la proposition, concoctée avec Kissinger, de créer une "Commission
Saoudo-Américaine pour la Coopération Économique" destinée à intégrer la
modernisation de l'Arabie saoudite selon le système, et avec des conseillers
et des fournisseurs américains. Le modèle est simple : l'Amérique conseille,
conçoit, construit. Les Saoudiens paient. Cela va du dessalement de l'eau de
mer à la création d'un corps des Douanes et de l'Immigration ; des
installations aéroportuaires à un Institut National de la Statistique ; de
la modernisation de l'armée saoudienne à la construction de ports
internationaux clés en mains, civils et militaires. Système bancaire,
bourse, banque centrale, académies militaires, tout est monté sur le modèle
américain par des experts importés.
Sur trente ans, on estime à quelque 400 milliards de dollars les sommes
dépensées chez des fournisseurs et institutions américaines
Dès le retour de William Simon à Washington, les Saoudiens ouvrent un
compte spécial directement au département du Trésor, destiné à payer les
frais et les salaires des employés américains de la Commission
saoudo-americaine de coopération, et sur lequel transitera plus d'un
milliard de dollars. Sur trente ans, on estime à quelque 400 milliards de
dollars les sommes dépensées chez des fournisseurs et institutions
américaines, dont environ 50 milliards sont passés en "commissions"
diverses. Pour chaque projet ou affaire réalisée en Arabie saoudite, il est
obligatoire en effet de passer par un "agent" local, souvent membre de la
famille royale, rétribué au minimum 5% du montant total du contrat, souvent
plus. Si les sociétés pétrolières américaines ne possèdent plus le pétrole
extrait des gisements saoudiens, ce sont elles qui, comme par le passé,
supervisent raffineries et distribution, et revendent le produit fini aux
États-Unis et dans le monde.
Le Génie de l'armée américaine construit d'immenses bases militaires
dans le désert. Longtemps, la nouvelle armée saoudienne s'équipera
exclusivement US (vers les années 80, l'opposition du Congrès à des ventes
d'armements qui pourraient menacer directement Israël amènera par exemple le
prince Bandar à négocier secrètement entre 1985 et 1988 l'acquisition, pour
un milliard de dollars, de missiles chinois CSS2 d'une portée de 2400
kilomètres, à la fureur de l'administration Reagan.) En tout, le Royaume
achètera pour plus de 100 milliards de dollars d'avions de chasse F-5 et
F-16, de chars Bradley, M-1 et Abrams, d'avions AWACs d'observation, de
bateaux en tous genres, de missiles, munitions, transports de troupes
blindés, etc. C'est pareil pour les acquisitions de matériel civil. La Saudi
Airlines vole Boeing, atterrit sur les aéroports conçus par Bechtel, loge
ses équipages dans des immeubles conçus par des architectes américains. Dans
les années 70-80, c'est par dizaines de milliers que les jeunes Saoudiens
vont étudier en Amérique : aujourd'hui, expliquent Kaiser et Ottaway, sur 30
ministres du gouvernement saoudien, 21 ont des diplômes américains, dont 16
doctorats.
100 000 Saoudiens possèdent une résidence sur le sol américain
Pour les membres des classes privilégiées saoudiennes, l'Amérique permet de
mener une double vie dont ils intègrent tellement le caractère
schizophrénique qu'il ne sera remis en question que par les accusations
portées, post-11 septembre, contre leur pays aux États-Unis. On estime à
quelque 100 000 le nombre de Saoudiens qui possèdent une résidence sur le
sol américain. Là, ils vivent une vie peu différente de celle de leurs
voisins : leurs femmes ne sont pas voilées, peuvent sortir de chez elles
sans être accompagnées par un membre mâle de leur famille, et sont
autorisées à conduire - ce qui leur est légalement interdit en Arabie
saoudite depuis 1975 par une loi du roi Khaled. Adel al-Jubeir avoue
volontiers que sa propre mère n'a pris le volant d'une voiture, pour la
première fois de sa vie, que lors d'une visite en Amérique. Le prince Bandar
sert vodka et champagne dans les réceptions somptueuses de sa villa de
McLean, ou dans son chalet de 7 000 mètres carrés estimé à 55 millions de
dollars d'Aspen.
15 jeunes filles brûlées vives parce qu'elles ne portaient pas de voile
Pas étonnant peut-être qu'ils en oublient la réalité de la vie des 18
millions de citoyens saoudiens qui n'ont aucun lien avec la famille royale,
et dont le revenu moyen a baissé de 65% en 20 ans - de 19 000 dollars
(constants) en 1981 à 7300 dollars (constants) en 1997, la dernière date à
laquelle les statistiques sont disponibles. Ainsi, lors de l'offensive de
charme organisée par Adel al-Jubeir auprès des journalistes influents
américains, il s'est trouvé escorter l'éditorialiste politique du « New York
Times », Maureen Dowd, dans les rues de Riyad. (Depuis un an, les frontières
du Royaume et le palais du Prince Abdallah se sont brusquement ouverts à la
fine fleur de la presse américaine alors qu'un visa de presse était tout
simplement impossible à obtenir précédemment.) Manque de chance, la Mutawwa,
la police religieuse, qui patrouille les rues du Royaume armée de fouets
pour verbaliser immédiatement les infractions à la conception wahhabite de
la décence, trouve que Dowd montre – shocking ! – un bout de cheville sous
son voile noir, et l'agresse immédiatement. "Je ne les avais jamais
rencontrés auparavant !", s'excuse al-Jubeir en essayant de réparer le
mauvais effet produit. Dans son article, Dowd ne mentionnera pas l'anecdote
; mais elle raconte l'histoire beaucoup plus grave des 15 jeunes filles de
13, 14 et 15 ans que cette même Mutawwa a laissé brûler vives dans
l'incendie de leur école de La Mecque, plutôt que de les laisser fuir les
flammes sans voile ni foulard. On imagine l'effet sur le lectorat du « New
York Times ».
Les anciens ambassadeurs américains à Riyad reçoivent de généreux fonds
saoudiens
Mais si, une fois qu'ils braquent le projecteur sur l'Arabie saoudite, les
journalistes américains trouvent bien peu de choses à défendre, ce n'est pas
le cas d'une grande partie de l'Establishment de Washington, les diplomates
du Département d'État et la famille Bush en tête. Pour un ambassadeur
américain à Riyad qui tient tête aux Saoudiens, comme Hume Horan - à qui ils
ne pardonnèrent jamais ses origines iraniennes, et surtout sa connaissance
étendue de la langue et de la culture arabes, lui permettant de s'informer
par lui-même, et qui fut vite rappelé sur requête du roi Fahd -, il y en a
dix qui, une fois de retour à Washington, deviennent de fait les
ambassadeurs du régime saoudien auprès du gouvernement et des décideurs
américains. Le schéma est toujours le même : l'ambassadeur quitte la
carrière diplomatique et monte sa propre fondation avec de généreux fonds
saoudiens. Ainsi de Walter Cutler, ambassadeur US à Riyad entre 1983 à 1989
: il dirige maintenant le "Meridian International Center", et donne des
conférences sur la nécessité de préserver l'alliance saoudienne. Ainsi de
Charles "Chas" W. Freeman, Jr., ambassadeur de 1989 à 1992, qui dirige
aujourd'hui le très pro-arabe Middle East Policy Council en même temps que
son propre cabinet de conseil en lucratives joint-ventures au Moyen-Orient,
Projects International, Inc. Ainsi de l'ancien sénateur Wyche Fowler,
ambassadeur de l'administration Clinton à Riyad, aujourd'hui président du
conseil d'administration du Middle East Institute à Washington, dont 200 000
de dollars du budget (sur un total de 1 million et demi) sont couverts par
des donations saoudiennes. Le président du même Middle-East Institute est
Edward Walker, un ex-Chargé d'Affaires à l'ambassade de Riyad et
ex-assistant Secrétaire d'État chargé du Moyen-Orient. Ainsi de Richard
Murphy, ambassadeur à Riyad entre 1981-1983, qui fait entendre la voix de
Riyad au Council on Foreign Relations.
"Si les Saoudiens ont la réputation de s'occuper de leurs amis après
qu'ils aient quitté leurs postes, vous seriez étonné du nombre de
responsables en poste qui deviennent de meilleurs amis de l'Arabie
saoudite", a dit un jour avec cynisme le prince Bandar à un ami, qui le
répètera au « Washington Post ».
Le prince Bandar avait déposé dix millions de dollars sur un compte au
Vatican que lui avait indiqué le directeur de la CIA de Ronald Reagan
Suivant le même principe, toutes les bibliothèques présidentielles
(traditionnellement, un président sortant lègue ses archives et autant
d'objets personnels ou historiques qu'il le désire à une bibliothèque
historique portant son nom) ont été l'objet de la largesse saoudienne. Le
prince Bandar a, par exemple, donné un million de dollars pour la
Bibliothèque George Bush (père). L'argent coule à flot pour les bonnes
oeuvres préférées des personnalités au pouvoir, qu'il s'agisse de
l'organisation anti-drogue de Nancy Reagan, "Just Say No", (un million de
dollars du roi Fahd en 1985), de celle de lutte contre l'illettrisme de
Barbara Bush (un autre million en 1989), ou du Centre pour les Études
Moyen-Orientales de l'université d'Arkansas, 20 millions de dollars
quémandés par le gouverneur, un certain Bill Clinton. Certaines "bonnes
oeuvres" ont un caractère plus politique : le prince Bandar déposa ainsi dix
millions de dollars sur un compte au Vatican que lui avait indiqué le
directeur de la CIA de Ronald Reagan, William J. Casey : ils étaient
destinés au parti chrétien-démocrate italien pour "lutter contre le
communisme". Pour les Contras du Nicaragua, le royaume paiera trois fois
plus.
Quand Saddam Hussein envahit le Koweït et menace l'Arabie Saoudite, il
semble tout d'abord aux princes saoudiens que leur investissement américain
paie enfin. Outre les douceurs cimentant les bonnes relations individuelles,
l'accord de base était que l'Arabie saoudite assurait l'approvisionnement
pétrolier des États-Unis, tandis que ceux-ci assuraient la sécurité du
Royaume. (Dans la consommation pétrolière totale des États-Unis, le pétrole
saoudien, qui est descendu de 24% à 14% des importations, n'entre que pour
8% ; mais de tous leurs fournisseurs, l'Arabie saoudite est la seule capable
d'augmenter cette proportion en cas de blocus d'un autre producteur : seuls
les champs saoudiens, dont les réserves connues sont estimées à 112
milliards de barils, ont une marge de réserve permettant d'ouvrir les
robinets immédiatement et d'empêcher ainsi une pénurie.)
On découvrira que la famille BinLadin est également un investisseur du
Carlyle Group, et les administrateurs lui rembourseront discrètement ses
parts quelques semaines après le 11 septembre
Le président George H.W. Bush, le Secrétaire d'État James Baker, qui
eux-mêmes appartiennent à l'industrie pétrolière texane, sont des héros en
Arabie saoudite. Ils reviendront régulièrement à Riyad donner des
conférences et entretenir de fructueuses relations avec le régime,
particulièrement dans le cadre du Carlyle Group où siège également Baker.
Seul embarras récent, on découvrira que la famille BinLadin – l'orthographe
différente est volontaire pour qu'il n'y ait pas de confusion avec le fils
terroriste – est également un investisseur du Carlyle Group, et les
administrateurs lui rembourseront discrètement ses parts quelques semaines
après le 11 septembre. Les princes saoudiens ne mesurent pas immédiatement
l'effet que la présence de 500 000 soldats "infidèles" (dont des femmes !)
produit sur le clergé wahhabite avec lequel ils ont conclu ce que le
sénateur McCain appelle aujourd'hui un "pacte faustien". Vivant à
l'occidentale à l'intérieur de leurs vastes palais où la Mutawwa n'a pas le
droit d'entrer, voyageant à leur guise, les princes ont acheté la paix
sociale en abandonnant aux Oulémas toutes les affaires intérieures du
Royaume. Ce qui fonctionne tant qu'une hypocrisie de base est maintenue vole
en éclats dès lors que ce "rhinocéros" d'un demi-million d'Occidentaux
occupe le terrain.
85 000 personnes, les princes et leur cercle, dont la fortune investie à
l'étranger est estimée à un trilliard de dollars – tandis qu'en Arabie
saoudite le chômage est de 30%
D'autant que la situation économique du Royaume - et non de ses princes
et de leur cercle, soit quelques 85 000 personnes dont on estime la fortune
investie à l'étranger à un trilliard de dollars, répartis pour le moment
entre les États-Unis pour 700 milliards et l'Europe pour le reste - est bien
plus mauvaise qu'il y a une décennie. On a vu que le revenu moyen a fondu :
c'est que la population explose, avec le taux de natalité le plus élevé du
monde, et une croissance de 4,4% par an que ni les Oulémas, ni le prince
Abdallah ne veulent considérer comme un problème. La famille saoudienne
moyenne a entre 6 et 7 enfants. 43% des 23 millions de résidents saoudiens
(18 millions de citoyens et les travailleurs immigrés) ont moins de 14 ans.
On prévoit 33,7 millions d'habitants en 2015. Mais le prince régnant a les
yeux rivés sur l'Iran (65 millions d'habitants) et l'Irak (22 millions) qui
lui servent de point de comparaison. Et, par ailleurs, les revenus
pétroliers, calculés en dollars constants, ont fondu : les tarifs du brut
aujourd'hui équivalent au prix du baril au début de 1973. En 1981, les
revenus pétroliers s'élevaient à 227 milliards de dollars constants. Pour
2002, on calcule qu'ils atteindront à peine 48 milliards. Le taux de chômage
a atteint 30%, et chaque année, les universités saoudiennes produisent plus
de 300 000 diplômés qui n'ont aucune envie de tenir les emplois mal payés et
mal considérés des travailleurs immigrés. Pour beaucoup, le seul exutoire,
c'est la mosquée. Le schéma est un modèle pour créer des frustrations
d'autant plus dangereuses qu'il est naturellement interdit de critiquer la
famille royale. Il fabrique des Ben Laden à la pelle.
Les diplômés saoudiens encore les plus assurés de trouver un travail
sont les étudiants des écoles coraniques wahhabites, que le clergé saoudien
expédie à l'étranger pour exporter sa variété extrême de l'islam. Toujours
dans le but de se ménager les bonnes grâces des religieux, autant que par
conviction musulmane, la charité étant un devoir selon le Coran, les princes
et les Saoudiens aisés financent des "bonnes oeuvres" islamiques dont le but
avoué est d'étendre l'influence du wahhabisme dans le monde entier. Ce sont
ces organisations charitables qui sont aujourd'hui la cible du FBI, et dont
les États-Unis réclament le contrôle. Adel al-Jubeir proteste que les
autorités saoudiennes ont interrogé plus de 2 000 suspects, en ont
emprisonné 100, ont démantelé trois cellules d'Al-Qaïda, et ont gelé 33
comptes bancaires pour un total de 5,5 million de dollars. Al-Jubeir ne fait
guère recette à Washington, où on trouve que c'est une goutte d'eau dans la
mer, et où surtout le refus des Saoudiens de faire le lien entre leur clergé
officiel et l'idéologie des terroristes du 11 septembre provoque la fureur.
À cause de son père, les Saoudiens attendaient beaucoup du Président Bush
Et pourtant, les éléments d'un divorce américano-saoudien prédatent
l'attentat contre le World Trade Center : pendant le printemps et l'été
2001, le prince Abdallah avait manifesté une colère grandissante contre ce
qu'il voyait comme l'inaction coupable de George W Bush dans le conflit
israélo-palestinien. "À cause de son père, les Saoudiens attendaient
beaucoup du président actuel", explique le commentateur politique Lawrence
F. Kaplan. "Leur fureur était à la mesure de leurs attentes."
Ce n'est un secret pour personne que le prince régnant Abdallah se sent
concerné personnellement par ce qu'il voit comme "le martyre" des
Palestiniens aux mains de l'armée israélienne. Le prince regarde les mêmes
chaînes de télévision par satellite que le reste du monde arabe,
etellesmontrentscène après scène de brimades, contrôles routiers, combats
entre des tanks et des tireurs palestiniens, opérations de représailles à
Gaza et en Cisjordanie. Le prince écrira notamment à G.W. Bush avoir vu,
lors d'un barrage de sécurité, une femme palestinienne maintenue à terre par
la botte d'un soldat israélien. Furieux, il adresse lettre sur lettre au
nouveau président ; suscite un article très critique sur "les complexes
d'infériorité de Bush-le-fils" de l'ambassadeur saoudien à Londres, Ghazi
Qussaibi, dans le quotidien « Al-Hayat ». Le 24 août, il envoie le prince
Bandar à la Maison Blanche, porteur d'un message de 25 pages
inhabituellement direct pour le Secrétaire d'État, Colin Powell, et la
Conseillère Nationale à la Sécurité, Condoleezza Rice. L'essence : "Nous
considérons qu'une décision stratégique a été prise par les États-Unis de
soutenir Ariel Sharon à 100%. C'est votre droit mais, dorénavant, la
relation privilégiée américano-saoudienne a vécu. Nous protégerons nos
propres intérêts dans la région sans prendre en compte ceux de l'Amérique."
Et pour bien montrer que cette fois-ci, c'est sérieux, les Saoudiens
annulent au dernier moment une réunion sur le programme militaire
américano-saoudien entre le chef d'État-major des armées saoudien, le
général Salih Ali bin Muhayya, accompagné de 40 officiers supérieurs
saoudiens, et les responsables du Pentagone, le 25 août.
Bush père au Prince Abdallah : "Mon fils saura faire le bon choix"
La réponse de George W. Bush ne met que 36 heures à venir : c'est une lettre
de deux pages qui, racontent des sources saoudiennes à Washington au "Post",
"contient tous les éléments d'un changement radical de la politique
américaine au Proche-Orient". Bush y affirme, selon ces sources, son soutien
à la création d'un État palestinien ; répond aux inquiétudes humanitaires du
prince Abdallah, et s'engage à faire avancer la paix. Les réactions
saoudiennes sont excellentes. Leur sentiment est que les pressions de l'été
ont payé. Il est vrai qu'Abdallah a trouvé des relais dans l'entourage et la
famille même du président. En juin, Brent Scowcroft, l'ancien Conseiller
pour la Sécurité Nationale de Bush père - et co-auteur de ses Mémoires -,
qui siège aux conseils d'administration de Pennzoil et de Qualcomm, deux
sociétés pétrolières avec des intérêts importants à Riyad, avait déclaré
publiquement que "les amis arabes de l'Amérique étaient profondément déçus
par l'incapacité de la Maison Blanche à modérer Israël". Deux semaines plus
tard, lors d'un week-end dans la propriété de George Bush père à
Kennebunkport dans le Maine, Scowcroft est témoin d'une scène peu banale :
l'ex-président, en sa présence et devant le président actuel, prend son
téléphone, appelle directement le prince Abdallah, et l'assure que "[mon
fils] est toujours du bon côté[...] vous pouvez compter sur lui pour faire
le bon choix."
Et dans les derniers jours de l'été 2001, il semble bien que la Maison
Blanche s'apprête à infléchir une politique moyen-orientale que le nouveau
président, d'instinct – il a visité Israël et son christianisme évangélique
le rapproche de ses traditions – avait jusque-là maintenue dans une inaction
plutôt favorable à Israël. Selon Lawrence Kaplan, toute l'équipe travaille
sur un discours qui doit être prononcé par Colin Powell, et devrait
réinsister sur un État palestinien. Powell et George Tenet, le directeur de
la CIA, insistent pour que le Président rencontre Yasser Arafat aux Nations
unies. C'est alors qu'arrive le 11 septembre. On sait que l'événement
transformera la présidence de Bush fils, tout comme son sentiment de
responsabilité. La notion abstraite de terrorisme prend brusquement tout son
sens pour un Président qui d'instinct trouve les réflexes en accord avec
l'opinion américaine. Les images des Palestiniens dansant de joie à
l'annonce des attentats pèseront aussi très lourd. Dans les mois qui vont
suivre, la diplomatie saoudienne tentera de reprendre le fil là où
l'histoire l'a cassé ; et on verra par exemple l'envoi de l'ex-général
Anthony Zinni, un habitué des chasses au faucon avec les princes saoudiens,
dans la région. Mais même le "plan Abdallah" du printemps 2002 sera
davantage vu comme un effort de relations publiques - l'idée a, après tout,
été exprimée à un autre de ces journalistes du « New York Times »
brusquement admis à Riyad, Thomas Friedman – que comme une initiative
diplomatique conséquente. Aujourd'hui, l'Arabie saoudite a perdu
l'initiative politique et diplomatique à Washington. Sur la défensive, elle
a bien trop à faire pour se justifier elle-même, malgré le soutien des
notables encore nombreux qui acceptent ses prébendes.
Par Anne-Elisabeth Moutet
© proche-orient.info.
Saga d'un divorce annoncé
Commencé par
zeh
, 16 déc 2002 à 18:01
7 réponses dans ce topic
#1 zeh
Posté 16 décembre 2002 à 18:01
#2
Posté 17 décembre 2002 à 06:39
Zeh, j'espère que tu le prendras en bonne part mais je n'en peux vraiment plus de lire - en diagonale c'est vrai car économie de moyens oblige - des textes qui pourtant contiennent certainement des perles d'info comme celui-ci.
Seulement voilà: pour moi tu ne nous invites qu'à jeter le bébé avec l'eau du bain tellement c'est rebutant ces longs textes - généralement pas de référence au site original non plus!
- car ça n'a pas de poignées vois-tu! En effet, pour qui s'intéresserait à vouloir vérifier et surtout contre-vérifier, comment veux-tu que nous y parvenions avec si peu d'info sur l'origine d'un texte?
Crois bien que mon but ici n'est pas de te couper les ailes dans tes voyages sur internet et le partage que tu en fais ici. Non!
Mon seul souhait serait que tu partages aussi tes sources pour nous permettre d'user de notre discernement...
En toute amitié,
Laurencia
Seulement voilà: pour moi tu ne nous invites qu'à jeter le bébé avec l'eau du bain tellement c'est rebutant ces longs textes - généralement pas de référence au site original non plus!
En toute amitié,
Laurencia
#3 zeh
Posté 17 décembre 2002 à 09:22
Laurencia, le non daté, dit :
Zeh, j'espère que tu le prendras en bonne part mais je n'en peux vraiment plus de lire - en diagonale c'est vrai car économie de moyens oblige - des textes qui pourtant contiennent certainement des perles d'info comme celui-ci.
Seulement voilà: pour moi tu ne nous invites qu'à jeter le bébé avec l'eau du bain tellement c'est rebutant ces longs textes - généralement pas de référence au site original non plus!
- car ça n'a pas de poignées vois-tu! En effet, pour qui s'intéresserait à vouloir vérifier et surtout contre-vérifier, comment veux-tu que nous y parvenions avec si peu d'info sur l'origine d'un texte?
Crois bien que mon but ici n'est pas de te couper les ailes dans tes voyages sur internet et le partage que tu en fais ici. Non!
Mon seul souhait serait que tu partages aussi tes sources pour nous permettre d'user de notre discernement...
En toute amitié,
Laurencia
Seulement voilà: pour moi tu ne nous invites qu'à jeter le bébé avec l'eau du bain tellement c'est rebutant ces longs textes - généralement pas de référence au site original non plus!
En toute amitié,
Laurencia
Tu fais un procès d'intention inutile, je fourni toujours les sources dont je dispose.
Economie de moyens????
Proche orient info, c'est indiqué, ainsi que le nom de l'auteur, j'ai reçu ce texte sur une liste privée sans plus de sources...
Voilà, j'ai tapé proche orient info sur un moteur de recherches, c'est si simple à faire, l'adresse: http://www.proche-orient.info/
Au fait, le texte n'est pas plus court sur le site, mais si tu n'aimes pas lire, tu peux trouver ici: www.copernic.com un logiciel qui permet de faire des résumés "copernic summarizer".
Citation
Libérez-vous de la surabondance d'information
Facile à utiliser, ce produit vous permet d'augmenter de façon substantielle votre productivité et votre efficacité par le biais de résumés concis de documents ou de pages Web. Vous passerez ainsi moins de temps à lire, sans toutefois manquer l'information qui vous apparaît essentielle.
Recourant à des algorithmes basés sur des calculs statistiques et des données linguistiques, Copernic Summarizer identifie les concepts clés d'un texte et en extrait les phrases les plus marquantes. Le résultat: un résumé fidèle au contenu du document original.
Facile à utiliser, ce produit vous permet d'augmenter de façon substantielle votre productivité et votre efficacité par le biais de résumés concis de documents ou de pages Web. Vous passerez ainsi moins de temps à lire, sans toutefois manquer l'information qui vous apparaît essentielle.
Recourant à des algorithmes basés sur des calculs statistiques et des données linguistiques, Copernic Summarizer identifie les concepts clés d'un texte et en extrait les phrases les plus marquantes. Le résultat: un résumé fidèle au contenu du document original.
Bon discernement.
#4
Posté 21 décembre 2002 à 21:01
calme toi zeh, c'est juste que, avec toi et... sphinx je crois, vous avez une certaine tendance au copier coller de longue page qui sont néanmoins tres interresante. Il suffirait juste de mettre un lien vcers la page, moi quand j'entre sur un topic, là première chose que je regarde c'est la barre de défilement à droite. Et plus je la vois petite plus ça me décourage de lire le topic.
Tu prends mes remarque comme tu veux, c'est jsute un conseil...
Tu prends mes remarque comme tu veux, c'est jsute un conseil...
#5 zeh
Posté 21 décembre 2002 à 21:19
GuIgUi, le non daté, dit :
calme toi zeh, c'est juste que, avec toi et... sphinx je crois, vous avez une certaine tendance au copier coller de longue page qui sont néanmoins tres interresante. Il suffirait juste de mettre un lien vcers la page, moi quand j'entre sur un topic, là première chose que je regarde c'est la barre de défilement à droite. Et plus je la vois petite plus ça me décourage de lire le topic.
Tu prends mes remarque comme tu veux, c'est jsute un conseil...
Tu prends mes remarque comme tu veux, c'est jsute un conseil...
ben je n'ai pas envie d'écouter tes conseils, c'est quoi qui te dérange?
Tu n'as pas envie de me lire, et bien ne me lis pas, qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça?
Je crois que tes parents ont raisons, tu es trop sur le pc, étudies, écoutes et surtout, un peu d'humilité à ton âge serait la bienvenue.
#6
Posté 22 décembre 2002 à 15:59
Guigui , il ne faut pas être découragé par les longues pages ! plus un texte est long et plus il contien d'informations . D'autant que les posts de Zeh sont souvent très intérèssant ... mais si ça te semble vraiment trop long sur le coup et que tu a un internet qui coute cher , tu peux faire comme moi , enregistrer le texte sur ton bureau ou dans un dossier particulier et le lire plus tard . Mais je pence que on ne peux pas reprocher à qui que ce soit de faire des postes long quant même ! (surtout avec le problème des posts abusifs ...)
mais Zeh , quant même , je te connaissait plus de tact ... je trouve que c'est d'une lâcheté sans nom de faire des reproches à quelqu'un en s'attaquant à son âge . "la valeur n'attend pas le nombre des années" comme disait l'autre ... (mais c'est vrai que l'ami Guigui a trop tendance à se rabaisser lui-même à cause de son âge ... haut les coeur ! soit fière d'être jeune !)
mais Zeh , quant même , je te connaissait plus de tact ... je trouve que c'est d'une lâcheté sans nom de faire des reproches à quelqu'un en s'attaquant à son âge . "la valeur n'attend pas le nombre des années" comme disait l'autre ... (mais c'est vrai que l'ami Guigui a trop tendance à se rabaisser lui-même à cause de son âge ... haut les coeur ! soit fière d'être jeune !)
#7 diamant bleue
Posté 22 décembre 2002 à 16:32
GuIgUi, le probleme des liens est qu'ils ont parfois une durée de vie courte... et donc ce sujet pourrais ne plus vouloir rien dire dans quelques semaines... alors que le copier coller garantie que l'information perdure...
Quand on a fait le menage sur le forum, de nombreux posts sont partis a la poubelle simplement parce kils presentaient un lien mort....
Diamant
Quand on a fait le menage sur le forum, de nombreux posts sont partis a la poubelle simplement parce kils presentaient un lien mort....
Diamant










