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OGM, tous corrompus ?


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#1 Anjayl

Anjayl

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Posté 19 décembre 2002 à 06:12

Communiqué
Greenpeace dénonce le parti pris des Académies de Médecine et des Sciences en faveur des OGM


Paris, le 16 décembre 2002 : Deux rapports de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences se prononcent en faveur d'une introduction "raisonnée et prudente" des plantes transgéniques en agriculture, leur principal argument étant les "perspectives très favorables" pour l'alimentation et pour la lutte contre la malnutrition dans les pays du Sud. Or, rien ne permet à l'heure actuelle de justifier de telles assertions.

"Concernant la faim dans le monde, l'agriculture transgénique n'empêche pas 40 % des Argentins de souffrir de malnutrition alors que ce pays est le deuxième producteur mondial d'OGM. Utiliser la détresse de ces millions de personnes pour pousser l'Union européenne à brader le principe de précaution et à mettre sur le marché du maïs insecticide ou d'autres plantes tolérantes à des herbicides est le comble du cynisme" déclare Eric Gall, chargé de campagne OGM à Greenpeace France. "Ces rapports sont une prise de position politique discutable et non un travail scientifique. Les seuls arguments susceptibles de justifier l'utilisation de plantes transgéniques aux yeux de nos académiciens relèvent de l'amalgame, de la mystification et du slogan publicitaire. Il en faudrait beaucoup plus pour essayer de convaincre une opinion très majoritairement réfractaire aux OGM".

En novembre 2002, tandis que les Académies françaises de Médecine et des Sciences se préparaient à réitérer leur position en faveur des OGM, la British Medical Association (BMA), Syndicat professionnel des médecins anglais), se prononçait devant le Parlement écossais pour un arrêt des essais expérimentaux en plein champ à cause notamment de l'insuffisante évaluation des risques sanitaires (1). Dans son avis, la BMA déclare que "la sécurité est un concept relatif généralement fondé sur les résultats d'une recherche conséquente et sérieuse des effets néfastes possibles. Cette recherche des effets néfastes potentiels des OGM alimentaires sur la santé humaine n'existe toujours pas. Au nom du principe de précaution, les essais d'OGM en plein champ ne devraient plus être autorisés".

L'avis conclut en rappelant que : "La BMA ne cautionne pas l'argument selon lequel les OGM permettront de résoudre les problèmes des millions de personnes dans le monde souffrant de malnutrition. Les bénéfices, consistant par exemple à faire pousser des plantes dans des conditions difficiles, n'ont toujours pas été prouvés. Les OGM bénéficient actuellement aux compagnies et aux distributeurs impliqués dans la production et la distribution de ces produits. Il est essentiel de prendre en compte le risque plutôt que les bénéfices supposés". D'autre part, les supposés avantages agronomiques ou économiques des OGM sont contredits aussi bien par des études indépendantes que par les données officielles de l'USDA (Département américain de l'agriculture).

Greenpeace tient par ailleurs à rappeler les points suivants : l'utilisation d'OGM en milieu confiné et à but médical ne saurait justifier l'introduction irréversible de plantes transgéniques dans l'environnement et la chaîne alimentaire, au seul bénéfice de quelques industriels des semences et des produits chimiques. De même, l'étiquetage des OGM dans l'alimentation ne saurait exonérer les pouvoirs publics de leur responsabilité à mener des évaluations sanitaires sérieuses et à prendre en compte l'impact de la contamination génétique sur les filières agricoles conventionnelles et biologiques.