Aller au contenu


Sommes nous égaux?


  • Please log in to reply
13 réponses dans ce topic

#1 Skankult

Skankult

    Chercheur tout court

  • Membre
  • 1 594 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Ici et là

Posté 23 novembre 2006 à 22:00

Ce sujet est dans la section génétique mais c'est aussi une question philosphique.
Des scientifiques prétendent que l'on est différents autour de 10% du genome alors qu'avant c'etait 99.9% identiques........alors qu'en pensez vous?

---------------------------------------------------------------------------------------------

               Une nouvelle carte génétique humaine montre des différences inésperées

Le code génétique d'une personne peut etre jusqu'a 10% différent d'un autre, selon les dires de ce mercredi d'un groupe de chercheurs d'une découverte qui questionne l'idée si tout les êtres humains sont identiques à 99.9%.

La nouvelle version du génome humain, ou "livre de la vie", se centre dans beaucoup de pages et de chapitres perdus pour expliquer la forme dans laquelle sont relacionnés les maladies communes.

"Ce travail important aidera à identifier la cause génétique de beaucoup de maldies" à dit le docteur Mark Walport, directeur du britannique Wellcome Trust dans un communiqué.

Au lieu de montrer des variations uniques dans l' ADN humain qui font une personne unique, la carte se fixe dans les différences dans les duplications et dans la supression de grands segments d' ADN connus comme variantes du numéro de copie( CNV, en anglais), qui peuvent aider à expliquer pourquoi certaines personnes son plus enclins à des maladies comme le SIDA et pourquoi d' autres non.

"Nous sommes un ensemble de séquences d' ADN, gains et pertes", a dit le docteur Charles Lee, de l'hopital Brigham and Women et de l' ecole médicale de Harvard, dans une revue de presse.

Des scientifiques de plus d'une douzaine de centres du monde entier ont identifiés quelques 3000 genes avec des variations dans le numero de copies de segements spécifiques de l' ADN. Les changements peuvent affecter l' activité des gènes, inclu la suceptibilité à des maladies.

Le projet Génome Humain trace une carte de milliards de lettres qui composent le code génétique humain. Les scientifiques, antérieurement, ont reféfinis la carte en cherchant les variations uniques nommées SNP ou polimorphisme nucléotide simple.

La carte du CNV donne aux chercheurs une forme différente de regarder les génes relacionnés avec des maladies en identifiant les gains, les pertes et les altérations du génome.

"Nous estimons que ce sera au moins 12% du génome. Cela ne s'est jamais vu.", a dit le docteur Matthew Hurles de l' Institut Wellcome Trust Sanger.

Il a ajouté que la résistance à l'inféction du VIH, le virus qui cause le sida, est déterminé en partie par de multiples copies du géne CCL3L1, qui ne se voient pas dans une carte SNP.

Nouveaux outils

Les scientifiques de ces découvertes ont été publiés dans des revues comme Nature, recompilant la carte CNV en comparant l' ADN de 270 personnes saines en Chine, au Japon, au Nigéria et aux Etats Unis.

Le groupe à identifié 1447 CNV différents qui couvrent approximativement 12% du génome humain. Quelques 285 d' entre eux sont en relation avec des maladies comme la schizophrénie, la psoriasis, les maladies coronaires et les cataractes congénitales.

"Avec ces nouveaux outils, nous et nos collègues cliniques sommes capables de trouver des suppressions non detectées antérieurement ou dupliquées du génome d'un patient. La carte CNV nous permet d' identifier lesquels de ces changements sont uniques à la maladie", a dit le docteur Nigel Carter, de l' institut Wellcome Trust Sanger.

Les scientifiques ont crées une base de données sur internet pour animer les chercheurs du monde entier en partageant les informations sur des patients pour lesquels il existe des détails CNV.

Reuters

http://www.swissinfo...y=1164283951000

Ce message a été modifié par Skankult - 23 novembre 2006 à 22:09.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#2 napo

napo

    Chercheur de lumière

  • Modérateurs
  • 2 835 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Belgikistan

Posté 24 novembre 2006 à 08:28

Difficile de répondre à ta question puisque tu t'appuies sur des constatations de scientifiques que personne parmi nous ne peut vérifier. Si par le plus grand des hasards, j'apprenais que mon voisin a un génome de x% différent du mien, je ne vois pas très bien ce que ça peut m'apporter de savoir un truc pareil ni en quoi ça le rendrait supérieur ou inférieur à moi ??? :???:  :???:
De plus, je ne crois pas à l'existence de maladies génétiques ou héréditaires.
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#3 Dam

Dam

    UFO addicted

  • Membres
  • 429 Messages :
  • Localisation : Poitou

Posté 24 novembre 2006 à 11:06

"napo" dit :

De plus, je ne crois pas à l'existence de maladies génétiques ou héréditaires.
... on hérite des qualités , comme des défauts ..  :cpasmafaute:

#4 Cyrille999

Cyrille999

    Le fou !

  • Membres
  • 650 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : La lumière céleste
  • Intérêts : Trop, hélas: Ainsi sont les passionnés dont je fais partie.

Posté 24 novembre 2006 à 11:22

Skankult, le Jeudi 23 Novembre 2006 à 22h00, dit :

Le code génétique d'une personne peut etre jusqu'a 10% différent d'un autre, selon les dires de ce mercredi d'un groupe de chercheurs d'une découverte qui questionne l'idée si tout les êtres humains sont identiques à 99.9%.

La nouvelle version du génome humain, ou "livre de la vie", se centre dans beaucoup de pages et de chapitres perdus pour expliquer la forme dans laquelle sont relacionnés les maladies communes.

C'est tout bon, tout ceci....

Quand les postulats changent vers plus de compréhension, ça ne peut qu'être innovant, par la suite...

Ce qu'il faut savoir, c'est que beaucoup de connaissances scientifiques tournant autour de l'individu "physiologique" reposent sur des travaux très "moyennés" sur des centaines d'individus normaux...

Quand des travaux vont être établis sur des "individus atypiques" naissant dans des familles "normales", ces reliquats de postulat vont exploser....et une nouvelle compréhension surgira...

Nous ne sommes pas UNIQUEMENT de Terre....mais de FEU aussi ;-)


Merci de cette info !

Cyrille
Les élues avançaient dans la Lumière de leur destin. Le temps des prêtresses dorées d'Athéna était arrivé.

#5 Demonicus

Demonicus

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 750 Messages :
  • Localisation : Maroc

Posté 24 novembre 2006 à 11:46

Je pense d'abord que le titre du topic est mal choisi en particulier le terme "égaux", qu'est ce que tu veux dire pas égaux ? J'aurai préféré le terme génétiquement identique ! Et personnellement je ne vois l'utilité de ce débat, pour moi un être humain reste un être humain quelque soit sa couleur, ses problèmes génétiques etc... La seule chose qui compte c'est son comportement et ça malheureusement ça comprend une partie de mystère. Bon maintenant peut être que j'ai mal compris ce que tu essaies de dire ?

#6 Nowar

Nowar

    congénitalement curieux

  • Membres
  • 2 249 Messages :
  • Localisation : Toulouse

Posté 24 novembre 2006 à 18:52

En fait, annoncer une variabilité du génome de 12% revient à mettre fin à l'universalité des thérapies génétiques

#7 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 24 novembre 2006 à 19:10

Citation

Le code génétique d'une personne peut etre jusqu'a 10% différent d'un autre

Je ne vois pas en quoi ça nous rend inégaux ni en quoi ça représente une nouveauté, fondamentalement. Cela signifie que l'espèce humaine est plus diverse que prévu et de cela qui va se plaindre ?

Préfèrerait-on avoir des problèmes de consanguinité à l'échelle de la planète entière très rapidement ?
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#8 Skankult

Skankult

    Chercheur tout court

  • Membre
  • 1 594 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Ici et là

Posté 24 novembre 2006 à 22:12

"Est on égaux?" est littéralement la réaction d'un média hispanique qui se pose la question (à raison) si cette découverte ne ferait pas dire cela.
http://redkalki.libreopinion.com/
Je n'ai jamais remis en question l' égalité morale entre deux personnes pour la couleur, sexe, sexualite, age ect mais ces 10% remettent pas mal de choses en questions (seulement genetiquement), ce ne serait plus 0.1% mais 10% comme le dit Nowar

Citation

En fait, annoncer une variabilité du génome de 12% revient à mettre fin à l'universalité des thérapies génétiques

Le fait que certains seraient enclins à être victimes d'un virus par rapport à d'autres que non, ne nous met pas sur un pied d' égalité si un jour un virus (grippe aviaire?) frappe l'humanité comme la peste.Mais ca pourrait aller beaucoup plus loin.......

Je crois savoir que des scientifiques avaient isolés le géne de l' orientation sexuelle par exemple, qui est selon moi une notion beaucoup plus abstraite que la fragilité aux maladies.........existe t'il un gene de l' intelligence ? un gène de "spiritualité"? :???:

Sous le titre tapageur (l'erreur est faite)  , se cache juste une nouvelle scientifique, dont les conséquences, si des recherches de ce type continuent (en extrapolant), pourraient scientifiquement justifier des génocides sur certaines populations si un jour on arrive en grande penuries d' energie, d'eau ou de nourriture.
Ou encore améliorer les recherches vereuses de scientifiques sur des virus visant seulement certaines populations.....

Un jour trouverons t'il le gene de l' imbécilité, du rebelle, de celui qui reflechit trop profond? pour mieux les eradiquer?

Ca me rapelle un episode de la vieille serie "la cinquieme dimension", la scène se passe dans le futur, la production est entierment mecanisée dirrigé par des bureaucrates, mais les ressources sont rares alors tout le monde ne peux pas survivre.....la selection se passe à la fin des études et si l' etudiant rate, c'est la mort assurée.

"Est on egaux?" si des scientifiques se posent aujourd'hui la question, demain peut etre des politiques  le prendront en compte...

Ce message a été modifié par Skankult - 24 novembre 2006 à 22:37.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#9 Magnus

Magnus

    Hein ?

  • Modérateurs
  • 5 603 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Paris

Posté 24 novembre 2006 à 22:21

Selon la déclaration des droits de l'Homme, nous ne sommes egaux qu'en droit, et pas en fait. On a le droit d'etre egaux, mais nous ne le sommes pas du tout. Biologiquement, nous sommes aussi egaux à priori car nous sommes tous des etres humains, mais en fait nous ne le sommes pas, car notre patrimoine génétique est unique, dépendant des générations qui se sont succédées dans notre famille. Il suffit de voir les tibétains, ils supportent très bien le manque d'air, leur organisme s'étant modifié en consèquence pour pallier l'altitude. Cette "inégalité" est née d'un fait environnemental. Pour les indiens d'amerique, c'est pareil, à rester entre eux dans une certaine promiscuité, ils ont été décimés par les maladies des européens auquel leur corps n'était pas immunisé. Nous ne sommes pas egaux, certains ADN sont plus "forts" que d'autres, faisant qu'untel sera fort en apnée, machine sera douée en mathématique...
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#10 Tom Nisciant

Tom Nisciant

    Hétérotrophe hétérodoxe

  • Membres
  • 171 Messages :
  • Localisation : France

Posté 25 novembre 2006 à 11:55

Napo :

Citation

De plus, je ne crois pas à l'existence de maladies génétiques ou héréditaires.
La myopathie est un exemple. la mucoviscidose en est un autre. Et puis la xeroderma pigmentosa. Pas besoin d'y croire pour que ce soit réel. Un gène défectueux entraine un désordre dans l'orgajisme : une maladie. Et comme c'est génétique c'est héréditaire. Pas la peine de revenir là dessus.

Citation

En fait, annoncer une variabilité du génome de 12% revient à mettre fin à l'universalité des thérapies génétiques
C'est à la fois vrai et faux.
Une thérapie génique consiste à remplacer un gène défectueux. Il faut pour cela détermienr de quel gène il s'agit. Une thérapie est donc toujours individuelle (et pas universelle). Mais une fois que le gène et son problème sont identifiés, et pourvu que l'on dispose du bon vecteur (phase la plus délicate) alors la thérapie n'a aucune raison de ne pas etre universelle : le fonctionnement du génome est le meme pour tous les eucaryotes.
Ce chiffre de 12% ne change rien à l'affaire : un gène reste un gène. S'il ne marche pas, on peut le suppléer, quel que soit l'environnement génétique avec ses % de variabilité.


La variabilité génétique est une réalité connue. Il semble qu'elle soit plus importante qu'on ne le pensait en terme de nombre de copies, apparemment. Cela ne change rien au fait que ces copies sont initialement les mêmes, qu'elles concernent des régions non coddantes, et que nous partageons plus de 99% de nos gènes.
12% du génome, ne veut pas dire 12% des gènes puisque le génome actif (celui qui code les protéines) représente moins de 30% du total. Les 70% restant ne sont pas inutiles (ni forcément codés par les ET avec les plans de l'Arche de Noé) mais servent à réguler l'activité des gènes, à assurer la structure et la migration des chromosomes, etc.
La variabilité dont parle l'article en question (qui manque cruellement de références, mais ce n'est pas la faute de Skankult) me semble se rapprocher davantage des RFLP, et des microsatellites (utilisés pour dresser les cartes d'identité génétiques).
Si un scientifique découvre que 12% des gènes (pas les allèles, mais bien les gènes) varient d'un homme à un autre, alors là ce sera une grande nouvelle. Ce n'est pas le cas ici.


Pour ce qui est de l'égalité : elle n'existe pas en biologie.
"L'égalité des hommes entre eux est une règle qui n'a que des exceptions" disait je ne sais plus qui.
Et cela ne change rien aux principes humains qui doivent etre les nôtres, parce que ce nous ne sommes pas seulement une combinaison de gènes et de molécules, me semble-t-il.

#11 Skankult

Skankult

    Chercheur tout court

  • Membre
  • 1 594 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Ici et là

Posté 25 novembre 2006 à 12:23

Le bagage génétique de chaque être humain est plus complexe qu'on pensait

Sheryl Ubelacker

Presse Canadienne

Toronto

Les scientifiques étaient déjà bien au fait des variations génétiques entre chaque individu. Mais une équipe internationale dirigée par des chercheurs canadiens vient de découvrir que ces variations sont plus prononcées qu'on croyait chez les humains.

Le génome humain, c'est-à-dire l'ABC génétique nécessaire pour composer un être humain, compte environ trois milliards de lettres qui donnent en quelque sorte une encyclopédie de 30 000 mots, ou gènes. Jusqu'à présent, les scientifiques croyaient que les différences entre humains étaient causées par des "erreurs" ou des lettres ajoutées ou escamotées dans certains de ces gènes.

Mais les chercheurs du Canada, d'Europe, des Etats-Unis et du Japon ont découvert avec surprise que les différences génétiques ne sont pas seulement composées par des lettres ajoutées ou absentes, mais que des mots entiers, voire des phrases complètes peuvent être ajoutés ou manquer. En fait, certaines personnes ont hérité de copies multiples de certains gènes de l'un ou l'autre de leurs parents, ou des deux, ou certains gènes ont complètement été escamotés.

Ces parties ajoutées ou supprimées sont appelées en anglais "copy number variations" (variations dans le nombre de copies), ou CNV, et les chercheurs en ont dressé la carte, ce qui donnera un outil de plus aux spécialistes pour identifier les causes des maladies génétiques les plus rares jusqu'aux maladies les plus communes chez les humains.

"Nous ne savions rien de ces variations il y a deux ans", a déclaré le Dr Stephen Scherer, directeur du Centre de génomique appliquée de l'Hôpital pour enfants malades de Toronto, l'un des principaux responsables de la recherche. "Et, aujourd'hui, pour la première fois, nous avons en main un catalogue qui nous permettra d'inclure ces nouvelles informations dans l'étude des maladies de nature génétique", a-t-il ajouté.

Mais les scientifiques pourront également s'en servir pour mieux comprendre le fonctionnement de maladies communes comme le diabète, certains cancers, ou des maladies comme le Parkinson et l'Alzheimer.

La première carte des CNV a été mise au point après l'examen de matériaux génétiques provenant de 270 personnes dont les ancêtres ont vécu en Europe, en Afrique et en Asie.

La communauté scientifique est secouée, a déclaré le Dr Tom Hudson, directeur intérimaire du Centre d'Innovation Génome Québec et Université McGill.

"C'est très fascinant et un énorme pas en avant", a-t-il dit.

Divers éléments de la recherche sont traités dans quatre articles différents publiés cette semaine dans la revue scientifique Nature et ses journaux associés.

"Je crois que cette découverte changera à jamais la recherche en génétique humaine", a déclaré dans un communiqué James Lupski, vice-recteur de la chaire de génétique moléculaire et humaine du Baylor College of Medicine à Houston, au Texas.

http://www.cyberpres...5094/CPACTUEL03
Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#12 Skankult

Skankult

    Chercheur tout court

  • Membre
  • 1 594 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Ici et là

Posté 25 novembre 2006 à 13:12

PARIS (AFP) - Repérer des régions de l'ADN variant d'un homme à l'autre pour mieux soigner



Pour faciliter la découverte de gènes de prédisposition à différentes maladies, une équipe internationale de chercheurs a élaboré une carte de régions du génome variables d'une personne à l'autre, selon des travaux rendus publics mercredi.

Certains segments se trouvent recopiés de multiples fois sur les longs fils d'ADN, mais le nombre de ces copies, leur localisation, peuvent varier d'un individu à l'autre. Même situés hors des gènes eux-mêmes, ces segments transposés ou supprimés (délétions) peuvent avoir une influence sur leur expression et donc sur le fonctionnement de l'organisme.

Maladies d'Alzheimer, de Parkinson, susceptibilité à un des virus du sida (VIH-1), réactions individuelles aux médicaments ou à certains autres produits de notre environnement pourraient être liées à ce type de différences génétiques, expliquent des chercheurs dans la revue scientifique britannique Nature.

Sur les longs fils d'ADN blottis au coeur de chacune des nos cellules, le programme génétique dépend de l'ordre dans lequel se succèdent quatre motifs chimiques élémentaires appelées bases (G pour guanine, A pour adénine, C pour cytosine, T pour thymidine, sont les quatre lettres de cet alphabet).

De larges portions d'ADN situées entre les gènes (dit ADN non-codant) avaient, dans un passé récent, été traitées avec mépris d'ADN "poubelle", car sans fonction identifiée.

A peine achevés les programmes de décryptage "lettre" à "lettre" du génome humain, des équipes de chercheurs ont entrepris de le cartographier, ADN-non codant compris, pour y établir des sortes de balises, afin d'accélérer le repérage de gènes de susceptibilité à différentes maladies.

Le projet du Consortium international Hapmap lancé en 2002, associant secteur public et privé de recherches avec des équipes de six pays (Canada, Chine, Japon, Nigeria, Royaume-Uni, Etats-Unis) s'inscrit dans ce cadre.

Pour avoir le plus large éventail possible de variations génétiques au sein de la population humaine, les chercheurs ont utilisé des échantillons de sang de 269 volontaires, dont l'anonymat a été préservé, originaires de quatre régions du monde : des Japonais de Tokyo, des Chinois Han de Pékin, des Yoruba d'Ibadan au Nigeria et des résidents de l'Utah dont les ancêtres venaient d'Europe du Nord ou de l'Ouest.

Plus d'un million de variations ponctuelles (portant sur une seule lettre ou base) appelés SNP (polymorphisme simple nucléotide) avaient déjà été repérées voici un an. Ces résultats sont confirmés et même étendus à 1,5 million de SNP, d'après une des études publiées mercredi.

Utilisant le même échantillon de population que le projet Hapmap, Matthew Hurles (Welcome Trust Sanger Institute, Cambridge, Royaume-Uni) et des chercheurs américains, canadiens, japonais et espagnols ont cherché à repérer des variations concernant de larges segments d'ADN contenant au moins un millier, voire des millions de paires de bases chacun.

Duplications multiples, insertions, délétions de ces segments sont appelés variations du nombre de copies (CNV). Plus de 1.400 CNV ont été repérées, couvrant 12% du génome humain, soit beaucoup plus qu'escompté. Elles contiennent des centaines de gènes et autres éléments fonctionnels, selon l'étude publiée dans Nature.

"En étudiant davantage d'individus en bonne santé de différentes populations, nous découvrons des séquences d'ADN complètement nouvelles, qui étaient absentes des individus ayant servi au projet de séquençage du génome humain", a souligné le Pr Charles Lee (Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis).

http://www.la-croix....07.c8e5x72g.htm


-------------------------------------------------------------------------------

Si un scientifique découvre que 12% des gènes (pas les allèles, mais bien les gènes) varient d'un homme à un autre, alors là ce sera une grande nouvelle. Ce n'est pas le cas ici.

Lis cet article de "la croix".....

Duplications multiples, insertions, délétions de ces segments sont appelés variations du nombre de copies (CNV). Plus de 1.400 CNV ont été repérées, couvrant 12% du génome humain, soit beaucoup plus qu'escompté. Elles contiennent des centaines de gènes et autres éléments fonctionnels, selon l'étude publiée dans Nature.

La communauté scientifique est secouée, a déclaré le Dr Tom Hudson, directeur intérimaire du Centre d'Innovation Génome Québec et Université McGill.

Pour ma petite caboche si 12 % du génome se modifie, c'est bien 12% de difference genetique entre l'un et l'autre  :???:

Pas la peine de revenir là dessus.

Je suis pourtant d'accord avec ta réponse qui précede cette phrase autoritaire, mais il est demontre sur ce forum que l'on peut revenir dessus et sur tout  :gueulecassee:

Les articles sont effectivement plus populaires que scientifiques, donc si tu connais mieux le fonctionnement des CNV en pouvant l'expliquer clairement, apporte donc tes lumières.

12% du génome, ne veut pas dire 12% des gènes puisque le génome actif (celui qui code les protéines) représente moins de 30% du total.

Le genome actif est il identique d'une personne à l'autre ? si 12% du genome se modifie, les genes impliques ne le sont ils pas?

Ce message a été modifié par Skankult - 25 novembre 2006 à 14:11.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#13 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 25 novembre 2006 à 13:22

Citation

"Est on égaux?" est littéralement la réaction d'un média hispanique qui se pose la question (à raison) si cette découverte ne ferait pas dire cela.

Je vois. Tu penses que certains pourraient se baser sur ces travaux pour relancer des théories suprémacistes ?

Puisqu'on en est à parler de ça, je suis étonné qu'aucune instance internationale ne se manifeste pour se poser en organe de contrôle des recherches en génétique humaine. En effet ces recherches concernent le patrimoine génétique de l'Humanité toute entière et débouchent sur des applications dont les conséquences pourraient être catasytrophiques à l'échelle de la planète.

Il faudrait qu'une agence intergouvernementale, qui pourrait, qui pourrait de préférence être saisie directement par la population elle-même soit à même de contrôler le contenu et l'objectif des recherches dans le monde entier, y compris dans les labos militaires.

Si l'AIEA peut harceler un pays pour qu'il se conforme au TNP alors même que l'arme atomique ne représente finalement qu'un risque local, comment tolérer qu'on puisse en toute quiétude manipuler le génôme humain et engranger des connaissances sensibles qui nous concernent tous et dont nous n'avons aucune preuve que toutes sont publiées ?
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#14 Skankult

Skankult

    Chercheur tout court

  • Membre
  • 1 594 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Ici et là

Posté 25 novembre 2006 à 13:51

Daman, le Samedi 25 Novembre 2006 à 13h22, dit :

Je vois. Tu penses que certains pourraient se baser sur ces travaux pour relancer des théories suprémacistes ?

C' est exactement ca. Après avoir lu qu'il y a deja des années, des chercheurs (en Afrique du sud je crois) se penchaient sur des virus ne pouvant affecter que les personnes à la forte pigmentation, et quand je vois les progrès (réalisables) en génétique, il y a de quoi avoir peur.

Citation

Il faudrait qu'une agence intergouvernementale, qui pourrait, qui pourrait de préférence être saisie directement par la population elle-même soit à même de contrôler le contenu et l'objectif des recherches dans le monde entier, y compris dans les labos militaires.

Comme le reste, si ca n'existe pas deja, l'ONU l'inventera  :gueulecassee: .Les cliniques ou fondations "privées" sont elles aujourd'hui controlées?

Quand je vois rien qu' ici sur ONCT la difference de longueur d'onde entre des personnes "simples" et des esprits "scientifiques", il y a du boulot pour que la science parle franchement et clairement aux gens.

Comme le nucléaire, on verra peut etre que certains ont le droit de s'en servir et d' autres non?

Quand on sait que la forte démographie sur terre inquiète.....

Ce message a été modifié par Skankult - 25 novembre 2006 à 14:35.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.