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Sauvez ce chien!


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6 réponses dans ce topic

#1 sheyenne

sheyenne

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Posté 30 novembre 2006 à 19:50

Un sans-abri Mario Paquet a sept chiens. L'un deux, Renégat, a mordu un policier... Mais voilà, Renégat, c'est le préféré du maître.

Photo Ivanoh Demers, La Presse


Sauvez mon chien!
http://askmontreal.com/


Il faut en convenir, Renégat a été fort mal inspiré de planter ses crocs dans le jarret d'un policier, le matin du 6 septembre dernier. Cette faute, le cabot devra la payer de sa vie, ont décrété les autorités de la Ville de Montréal.

Depuis, son maître, Mario Paquet, un sans-abri qui vit au centre-ville avec six autre chiens harnachés à sa taille, fait des pieds et des mains pour que le condamné, qui croupit dans le «couloir de la mort» de la SPCA, échappe à l'injection mortelle.

«Renégat c'est mon plus vieux, mon plus loyal. Ça fait presque six ans que je l'ai. Mes autres chiens descendent tous de lui. Il a simplement voulu me défendre quand les policiers m'ont agressé» raconte l'homme de 45 ans. Malgré son air hirsute qui trahit le vagabondage de longue date, Mario Paquet a un discours étonnamment articulé et cohérent, et une évidente éducation. Il y a une dizaine de jours, il s'est présenté en Cour supérieure et a réussi à obtenir un sursis d'exécution pour le bien nommé Renégat, un mélange croisé de pitbull et de golden retriever, âgé de 6 ans.



L'incident, qui devrait faire passer son chien de vie à trépas, est survenu au terme d'une nuit comme les autres, selon son maître. Depuis près d'un an, été comme hiver, il dit coucher avec ses chiens dans le porche commun de deux commerces, La Source et l'Académie de coiffure Saint-Laurent, au 916 Sainte-Catherine Est. L'endroit a l'avantage d'être assez profond pour qu'il puisse entrer avec ses sept chiens et sa «barouette», et ainsi s'abriter du vent, de la pluie ou de la neige.

Le matin du 6 septembre, il dit avoir été réveillé par deux policiers qui lui demandaient de quitter les lieux. Il y avait apparemment des plaintes au sujet de meutes de chiens dans la rue Sainte-Catherine et au parc Émilie-Gamelin. Paquet a rétorqué aux policiers qu'il avait la permission des propriétaires et qu'il pouvait rester jusqu'à l'ouverture des commerces. Les policiers ont insisté. «Ils sont rentrés dans mon enclave et ils m'ont pris violemment par les épaules pour me tirer vers le trottoir», dit-il. Renégat a alors mordu la jambe du policier Michel Gingras, à qui l'on a dû faire six points de suture. L'agent a été en arrêt de travail durant deux jours. Après la capture de l'animal, et une brève enquête, la direction des Travaux publics de la Ville de Montréal a ordonné l'euthanasie. Il faut dire que Renégat n'a pas amélioré son sort en mordant aussi un employé de la SPCA, où il a été envoyé.

À l'Académie de coiffure Saint-Laurent, on assure que Mario Paquet a effectivement la permission de passer la nuit dans le porche. «Il ne dérange pas, il passe le balai avant de partir, il laisse toujours la place bien propre. Ça nous fait un gardien de nuit. Je le vois beaucoup plus comme un travailleur de rue, car il calme les plus jeunes qui, souvent, sont révoltés. Il est très fin et très intelligent», raconte la coiffeuse Marie-Claude Grondin. Sa collègue, Sabine Girard, opine. La présence du sans-abri, la nuit, a aussi l'avantage d'empêcher les hommes éméchés de venir se soulager dans le porche, comme cela arrive si souvent dans le secteur.



Une belle vie de chien!



Mario Paquet insiste sur le fait qu'il n'a pas de chez-soi, donc qu'il ne peut être soumis au règlement municipal autorisant un maximum de deux chiens pas habitation. Une manière de voir que ne partage pas du tout l'avocate de la Ville, Paule Biron. «Je suis prête à plaider ça n'importe quand», dit-elle. L'avocate avoue être un peu embêtée par le fait que Mario Paquet n'est pas représenté par un avocat, car les règles, autrement très claires, ne sont pas vraiment respectées par l'autre partie. «On est dans les limbes», soupire-t-elle. De son côté, Paquet, dont la cause sera entendue sur le fond au début décembre, ne demande pas mieux que d'avoir un avocat pour le représenter, mais ce genre de mandat n'entre pas dans les critères de l'Aide juridique et il n'a évidemment par d'argent pour retenir un.

Mais au fait, pourquoi s'entourer d'autant de chiens? Le sans-abri explique que comme tout le monde, il s'est remis en question à l'approche de la quarantaine. Il a finalement fondé une famille à la mesure de la vie qu'il a choisie. Car la rue, dit-il, c'est un choix de vie. «J'ai été élevé à Laval, dans une famille de classe moyenne bourgeonnante des années 60. J'ai travaillé dans le communautaire, j'ai voyagé. Il y a 13 ans, j'étudiais en sociologie à l'Université du Québec. J'ai fait un genre de burn-out psychologique à force de vouloir comprendre et améliorer le monde dans lequel on vit. J'avais pris beaucoup de poids, je dépassais les 200 livres. Je me suis dit: "Wô, minute." J'ai décroché pour vivre dans la rue. Mon but, c'est de comprendre la vie et je considère que dans la rue, je poursuis mes études.»

Mario Paquet soutient vivre sainement. Pas d'alcool, pas de drogue, sauf le pot. «La vie de rue, il y a une façon de l'aborder. Il faut garder son objectivité. Tu prends de la drogue parce que quelque chose te chagrine. Sur le coup, ça va réduire ta peine ou ta colère, mais elle va revenir en double après. L'idée d'avoir des chiens, c'est parce que la ville manque de nature. Et j'aime les voir interagir, voir comment ils s'occupent de leurs enfants. Moi, je n'ai jamais eu d'enfant, ce sont eux, mes enfants. Les femmes, je n'ai même pas cette dépendance-là» lance-t-il en rigolant.

La nature étant ce qu'elle est, la famille s'agrandit. Et vite, car Mario garde toujours un rejeton quand la cigogne passe. Pour limiter les naissances, il dit employer la «bonne vieille méthode de chaperonnage.» Une technique qui donne manifestement des résultats mitigés, puisqu'une de ses chiennes vient encore d'accoucher. Toute cette marmaille engloutit de 50 à 60 livres de croquettes par semaine. Et comme il ne reçoit pas de prestations d'aide sociale - «pour être conséquent avec moi-même» -, précise-t-il, il compte uniquement sur la quête.

Pour le moment, il se rend régulièrement chez Spectre de Rue, un organisme qui vient en aide aux jeunes de la rue. Mario Paquet dit travailler sur un projet de grande niche communautaire, qui permettrait aux sans-abri d'avoir un endroit pour s'occuper de leurs bêtes. Lui-même bénéficie d'un espace au sous-sol de l'organisme pour héberger ses chiens quand il s'y trouve. Deux ou trois chats se promènent allègrement dans la meute. Pendant la discussion, des chiens se querellent , ce qui provoque tout un tintamarre.

«Aie, en silence, aboie Mario. On s'entend plus parler.» Les chiens se calment. Le truc, c'est de japper plus fort qu'eux, laisse-t-il entendre.

Chez Spectre de rue, on ne semble pas se formaliser de la manie de Mario et des autres jeunes de la rue qui viennent avec leurs compagnons à quatre pattes.

Selon Janique Bezeau et Amanda Ayantsen, intervenantes de l'organisme, les chiens sont bien élevés et ne dérangent pas. Trois crochets sur un mur dans une des salles, servent à attacher les bêtes appartenant à des jeunes qui viennent chez Spectre de rue pour obtenir des services.

Renégat risque de ne jamais remettre les pattes à cet endroit. Mario Paquet se sent dérouté par les procédures judiciaires.

http://www.cyberpres...=73263835989202

Ce message a été modifié par EcliptuX - 01 décembre 2006 à 00:16.


#2 Tomla

Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 30 novembre 2006 à 20:14

C'est fait, j'ai signé !

Ok le maître est responsable de son animal de compagnie, mais la société l'est tout autant, surtout si des ondes électromagnétiques (GSM et autres), chemtrails, mal-bouffe etc. ...inter-agissent dans le comportement des animaux, forcément plus sensibles que nous les hommes.