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Interconnexion des fichiers administratifs


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1 réponse à ce topic

#1 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 04 décembre 2006 à 20:59

Et pendant que tout le monde se prend la tête sur les prochaines élections, le gouvernement continue son boulot de sape des libertés individuelles...
On va bientôt rivaliser avec les USA...  :tss:

Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et de DELIS (Droits Et Libertés face à l'Informatisation de la Société)

Paris, le 1er décembre 2006

Appel à signatures

Ma vie privée sur la place publique, jamais ! Pas touche à mon numéro de Sécu

Il y a trente ans, la réaction de l’opinion publique permettait le rejet du projet Safari d’interconnexion des fichiers administratifs avec le « numéro
de sécurité sociale » (NIR) comme identifiant. Depuis, de nombreuses propositions d’étendre l’usage de ce NIR ont été régulièrement présentées et rejetées. C’est la CNIL, créée en 1978 en réponse au projet Safari, qui a été l’outil de la préservation d’une sphère privée en matière
d’interconnexion des fichiers de gestion administrative.

La CNIL s’est opposée aux demandes d’utiliser ce numéro pour identifier les données personnelles informatisées dans divers secteurs comme l’Éducation nationale, les impôts,… afin d’écarter les risques de rapprochement des données détenues par différents organismes publics et privés concernant une même personne. Ce principe de non rapprochement des données est un des fondements de la loi informatique et libertés qui protège la sphère privée en lui ménageant un espace vital  vis-à-vis des acteurs publics ou privés (État, employeur, assureur,…).

La volonté de ne pas utiliser le NIR au-delà de la gestion des droits ouverts dans les organismes de sécurité sociale est devenu le symbole politique du droit des citoyens au respect de la sphère privée. La décision d’une extension importante de son utilisation à d’autres usages serait le symbole politique d’une rupture : faire passer le respect de la sphère privée au second plan des préoccupations de l’État.

C’est dans ce contexte que le gouvernement et le parlement veulent coup sur coup autoriser l’interconnexion de tous les fichiers sociaux au moyen du numéro de sécurité sociale, et obtenir de la CNIL le droit d'utiliser le numéro de sécurité sociale pour les accès directs au dossier médical personnel informatisé ainsi qu'à tous les dossiers médicaux relatifs à une même personne chez son médecin traitant ou à l'hôpital.

Depuis trente ans, les arguments invoqués pour étendre l’usage du NIR ont toujours été les mêmes : optimiser la gestion, faciliter la vie des gens, lutter contre la fraude, ... Ces arguments techniques ne sont que des prétextes pour légitimer l’objectif politique poursuivi : pouvoir réaliser à l’avenir librement tous les rapprochements d’informations concernant une personne.

L’information médicale doit demeurer un sanctuaire pour l’intimité la plus profonde de la personne. Chaque individu est seul « propriétaire » légitime de cette information et doit pouvoir décider avec qui il veut la partager notamment son médecin.

Associer au NIR des informations sur les maladies psychiatriques, l’infection par le VIH, le cancer, des antécédents d’IVG contrevient au sentiment d’appartenance de ses informations. Là réside la première étape pour ouvrir la voie aux interconnexions des données personnelles. Faut-il rappeler combien les données personnelles de santé sont un enjeu majeur pour de nombreux acteurs : assurances, banques, employeurs… ?

La CNIL est aujourd’hui placée devant la responsabilité de continuer ou non à garantir la protection de la vie privée en confirmant son refus de
l’extension des usages du NIR, et en maintenant ainsi vivants les principes de la loi informatique et libertés « l’informatique ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'Homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques ».

A l’initiative de la LDH et de DELIS, un appel est en ligne ce jour*. Cet appel s’adresse à la CNIL afin qu’elle « sanctuarise » l’usage du NIR, en
refusant qu’il serve de clé d’accès au dossier médical personnel et de passe partout pour les interconnexions de fichiers.

* Signature en ligne  en cliquant sur le lien suivant :
http://www.ldh-franc...cfm?idactu=1365


http://www.pastouchenumerosecu.org/
Jamais les outils informatiques n’ont atteint une telle puissance et cependant jamais le gouvernement n’a été aussi désinvolte et irrespectueux de la vie privée des citoyens. Aujourd’hui, il propose au Parlement d’autoriser l’interconnexion de tous les fichiers sociaux au moyen du numéro de Sécurité Sociale (NIR) ; tandis qu’un amendement est déposé pour utiliser ce même numéro pour toutes les connections au Dossier médical personnel (DMP) des 60 millions de personnes concernées.

Le numéro de Sécurité sociale est un numéro qui associe à chaque chiffre une information qui renseigne sur son titulaire. Pour éviter qu’il ne soit dangereux en terme de liberté, son usage a été très fortement limité par la loi.

Retrouver ce numéro signifiant dans de multiples fichiers serait la dernière étape avant l’interconnexion des fichiers. Est-il acceptable qu’un même identifiant soit utilisé à la fois pour la gestion du droit à la sécurité sociale comme aujourd’hui, et également demain pour croiser nos fichiers sociaux et accéder à notre DMP, et comme certains l’ont déjà demandé pour identifier notre dossier fiscal, voire notre dossier chez l’assureur ? Peut-on considérer que le droit à une vie privée serait aussi bien préservé avec de telles extensions ? Évidemment, non.

Aucun argument technique pour étendre l’usage du NIR n’est pertinent. Aujourd’hui comme depuis trente ans, ces arguments techniques ont toujours été utilisés pour légitimer l’objectif politique de pouvoir interconnecter des fichiers concernant une même personne. Tous ces arguments ont maintes fois été écartés par les démocrates, notamment dans des débats à l’Assemblée nationale.

Une nouvelle fois, avec une forte détermination du gouvernement, le dossier revient sur le tapis de l’Assemblée et c’est la CNIL qui se verrait confier la décision de l’usage de ce numéro pour accéder et au DMP et à notre dossier médical à l’hôpital ou chez le médecin traitant. La CNIL a toujours été fermement opposée à l’usage de ce numéro, mais des voix y compris en son sein semblent s’élever pour accepter de modifier cette doctrine.

Une extension de l’usage du NIR porterait un coup décisif au respect de la sphère privée protégée par la non connexion des fichiers. Nous exigeons que cette garantie des libertés individuelles demeure encore et toujours au premier plan des préoccupations de l’État.

Ceci est donc un appel solennel adressé à la CNIL et à toute personne qui disposerait d’un pouvoir pour les décisions dans ce domaine à ne pas autoriser l’extension de l’usage du NIR, et ce dès aujourd’hui dans le cadre du Dossier médical personnel, afin de préserver les droits et libertés des citoyens. On ne doit pas jouer à l’apprenti sorcier avec nos vies privées.

Appel à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et de DELIS (Droits Et Libertés face à l’Informatisation de la Société).

Pour tout contact : contact@pastouchenumerosecu.org

#2 Lapin Malin Is Back

Lapin Malin Is Back

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Posté 21 décembre 2006 à 02:33

hé! Je sais que je suis a la boure pour poster une reponse mais OSEF!

Fo vraiment se reveiller la!

Ta vie il ont pas besoin de ton numero de secu pour la stocker dans une base de donnée!
t'a un nom une adresse un num de tel fix ou de portable......

Ces infos mise bout a bout peuvent a elle seule constituer une clef t'identifiant formellement sur plusieurs bases independante...


Ce n'est pas parceque le GVT dis:
"ok on va pas le faire" qu'il ne vont pas le faire...

Qui va aller verifier?.... Toi, moi?



P.S: Deja avec ton portable, t'es completement grillée! Ils peuvent avoir sur demande toutes tes communactions sur 2 ans minimum!

Alors le respect de la vie privée...



PS1:Internet c'est encor pire!