D'avance je ne sais pas vraiment dans quelle partie ou sous-partie du forum poster, mais ce topic s'articulant autour d'une question d'ordre plus ou moins ésotérique, je le ferais donc ici.
Je viens de perdre hier, 7 décembre, un animal qui m'était cher, m'ayant accompagné durant une période importante et mouvementée de ma (jeune) vie. Certains se sentiront peut être plus en adéquation avec ceci, dans le cas où cette triste expérience leur fût présentée tout comme pour moi, où dès lors l'ami poilu n'est plus, alors que sans le savoir il demeurait cet infatiguable pilier qui s'ignore et sur qui vous reposiez.
Peut-être vous aussi comprennez à quel point la relation d'homme à animal peut être différente sur bien des points comparée à celle qui relie les hommes entre eux, et non pas moins forte sans passer inéductablement par un certain schéma qui voudrait que cela reste "moins important" car ce n'est finalement "qu'un" animal, à la conscience et l'intelligence donc limitée, et par conséquent ne mériterait pas un trop plein de considération affective ( attention l'honneur de l'homme est en jeu ).
La tristesse, la douleur ou le manque pouvant sembler funeste aux yeux de certains mais se révèle pourtant à celui qui se laissera séduire comme quelque chose qui vient vous assomer brutalement, et pour mon cas un souvenir qui perdurera aussi longtemps que mon profond respect envers la vie animale et mon indignation devant ses douleurs, même si le temps qui passe saura me corrompre de mes fraiches promesses et sentiments à chaud de ce moment présent qui sera pourtant identique à celui que je vivrais dans 1, 2, 10 ou 20 ans.
En ce souvenant de ceux qui ne vous font jamais la tête, qui sont tout ce qu'il y'a de plus pur et sincère, dont le silence stigmatise à jamais un monde de chahut, qui restent soumis malgré leur volonté incandescente de vivre à la responsabilité d'une espèce soit-dite supérieure, qui pourtant dégravit et chute au plus profond du gouffre de sa folie, roulant assurément vers l'abattoir dans une ignorance comparable à celle du bovin, alors enfin la boucle sera bouclée et il n'y seras plus rien que ce qui ne fût avant cette triste part de temps qui nous était confiée.
Sans rien vouloir cacher, c'est cela même que j'intime ainsi chaque jour à toute juste instance qui saurait bien l'entendre. Et si le prix d'un quelconque éveil est celui de devoir ressentir et porter sur ses épaules le poids de tant de souffrances au point de ne plus pouvoir rire sans s'en sentir coupable, j'attendrais alors tant bien que mal mais néamoins patiemment que l'épreuve vienne frapper à nos portes alors enfin, enfin en dépit du sang qui coulera une fois de plus la frénésie humaine s'en étouffera et la souffrance que nous occasionnons en nous, entre nous, et autour de nous pourra disparaître.
Ceci dit ( toujours là? ), donnez moi votre avis, que pensez vous selon votre réflexion personnelle qu'il advient de l'animal au delà de la mort physique ? Pour les aficionados des lois du karma, du cheminement de la conscience à travers les réincarnations, où se situent les animaux dans tout ça ?
Je sais naturellement qu'ils possèdent un corps astral mais ça ne m'avance guère devant la montagne de questions qui subsiste, si en clair vous pensez que les animaux puissent être un jour "revus", cette question reflétant biensûr un certain intérêt et espoir personnel ..
Merci d'avance et bonne nuit à toutes et tous
Ce message a été modifié par lau - 08 décembre 2006 à 23:46.











