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Jésus l'oriental ?


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6 réponses dans ce topic

#1 Skankult

Skankult

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Posté 09 décembre 2006 à 22:12

A l' opposé de certaines légendes "rennes le chatistes", Jesus après sa résurection serait parti vers l' est, l' Inde, le Tibet comme destinations, phares spirituels.
Des textes indiens le prouveraient , ainsi que des textes boudhiques et des ouvrages historiques.

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                                                             Jésus en Inde

Selon le romain Sossionus Hiéroclès (dans "Aux chrétiens") Jésus , aprés la crucifiction, aurait fuit les juifs et aurait réuni un groupe de 900 "voleurs" dans la région de Damas.
C'est justement à 5 km de Damas que se trouve encore actuellement le lieu-dit "Mayuam i Isa" ("lieu ou a vécu Jésus"). L'historien persan Mir Kawand dit que Jésus y a vécu et enseigné aprés la crucifiction. (On remarquera que, d'aprés la Bible, c'est prés de Damas que Paul aurait rencontré Jésus).

Le père de l'église Irénée dit dans son livre "Contre les hérésies" que Jésus a vécu vieux, et est resté en "Asie" avec son disciple Jean, et quelques autres, jusqu'au temp de l'empereur Trajan, avant de mourir finalement. Hors le règne de Trajan a commencé en 98, alors que Jésus avait juste cent ans.

Selon Eusèbe de Césarée, Le roi Abgar 5 Ukkuma (Uchomo le noir) roi d'Osrhoène (capitale : Edesse / Urfa) de 09 à 46 ap.Jc, aurait écrit à Jésus pour lui demander de le soigner. Jésus lui aurait envoyé son disciple Thaddée.

Le perse Faquir Muhammed dit que, de Damas, Jésus aurait envoyé son apötre Thomas à Nisibis prés d'Edesse (pour en guérir le roi) avant de s'y rendre lui-même avec Marie.

L'historien persan Mir Muhammaddans ben Khawand est l'auteur, en 1417 du livre Rauza-tus-Safa fi Sirat-ul-Ambia wal Muluk wal Khulafa (jardins de la pureté sur la biographie des prophètes, des rois et des Califes).Dedans, il mentionne une tradition concernant une visite de Jésus et Marie à Nasibain :
"Jésus (la paix soit sur lui) a été appelé " le Messie" parce qu'il était un grand voyageur. Il portait une écharpe de laine sur sa tête et un manteau de laine sur son corps (comme les soufis). Il avait un bâton dans sa main ; il avait l'habitude d'errer d'un pays à l'autre et de ville en ville. À la tombée de la nuit il restait où il était arrivé. Il mangait des plantes des forêts, buvait l'eau des forêts, et voyageait à pieds. Ses compagnons, dans un de ses voyages, lui avaient une fois acheté un cheval ; il a monté ce cheval pendant un jour, mais comme il ne pouvait pas le nourrir, il l'a renvoyé. Voyageant dans son pays, il est arrivé à Nasibain. Avec lui étaient quelques uns de ses disciples qu'il avait envoyé dans la ville pour prêcher. Dans la ville, cependant, il courrait des rumeurs fausses et infondées au sujet de Jésus (que la paix soit sur lui) et de sa mère. Le gouverneur de la ville a donc arrêté les disciples et a appelé Jésus. Celui-ci a miraculeuxment guéri quelques personnes et a exhibé d'autres miracles. Le roi du territoire de Nasibain, avec toutes ses armées et ses personnes, est devenu alors un sectateur de Jésus. La légende de la descente de la nourriture, contenue dans le saint Coran, appartient aux jours de ses voyages."

Selon les textes apocryphes des "Actes de Thomas", Jésus et Thomas seraient ensuite allé à Adrapa (Andrapolis) en Paphlagonie.
Puis Jésus aurait obligé son disciple à aller chez Gundafor (Gondaphoros / Gondophares) roi d'Avanti qui régnait au Cachemire et dominait la Parthie et le Pakistan (20 à 48 ap.Jc). Par la suite, Jésus aurait rejoint Thomas à Taxila, en Inde vers 47.

Dans le "Rouleau de Safed" ou "Rouleau de Mehgheehlla", découvert en 1882 prés du lac de Tibériade, il est dit aussi que Yeshai (Jésus) fut condamné à mort pour incitation à la rébellion contre Rome, mais parvint à s'enfuir et voyagea jusqu'en Inde.

Le livre perse "Farhang Asafia" affirme que Hazrat Isa (Jésus) se faisait alors appeler "Yuz Asaf" ("chef des purifiés") et qu'il voyagea en Perse, afghanistan et Pakistan.

Gulam Ahmad (1839-1908), fondateur de la secte islamique Ahmadiyya, a maintenu que Jésus n'est pas mort sur la croix mais a atteint l'âge de 120 ans à Srinagar, capitale du Cachemire. Il a identifié Jésus avec Yuzasaf qui est vénéré par les musulmans.

Dans le livre Tarikh-i-Kashmir, l'historien persan Mullah Nadri fait mention de Yuz-Asaph / Jésus Christ, à la page 69. L'annotation de ce document énonce que six jours aprés sa crucifixion, Jésus aurait visité plusieurs endroits et rencontrés Zacharie, Marie et ses Disciples, puis serait parti alors pour une destination inconnue. À l'âge de trente-trois ans, il quitta la Palestine pour la Vallée Sacrée (Cachemire) :
"Raja Akh (dont nom était Ach), vint au trône (du Cachemire). Il gouverna soixante années. Il est dit qu'il fonda le village d'Achabaal dans l'arrondissement de Kothar. Après lui son fils, Gopananda, gouverna le pays sous le nom de Gopadatta (53-113) : beaucoup de temples furent bâtis mais, sur le Mont Solomon, le dôme du temple se craquela. Il envoya un de ses ministres nommé Sulaiman, qui était venu de Perse, pour le réparer. Les hindous protestaient que ce Ministre était un infidèle et appartenait à une autre religion.
Durant ce temps Hazrat Yuz-Asaf était arrivé de Bait-ul Muqaddas (le Sol Sacré) dans cette vallée sacrée pour proclamer ses prophéties. Il se consacrait lui-même, jour et nuit, à Dieu, et avait atteint des hauteurs de piété et de vertu, il déclarait lui-même être un Messager pour les gens du Cachemire. Il invitait les gens. Parce que les gens de la vallée avaient foi en ce Prophète, le Raja Gopadatta lui présenta l'objection des hindous (pour qu'il serve d'arbitre). C'est grace à la décision de ce Prophète que les ordre de Sulaiman, que les Hindous appelaient Sandeman, furent suivis au sujet du dôme.Cela se passait en l'année cinquante-quatre. Sur une des pierres des marches Sulaiman fit inscrire : 'En ces temps Yuz-Asaf proclamait ses prophéties', et sur l'autre pierre des marches il fit inscrire aussi : 'Yuz-Asaf était Yusu, Prophète des Enfants d'Israel'."
(Actuellement, au-dessus de la ville de Srinagar existe encore un temple connu sous le nom de "trône de Solomon", qui remonte au moins à 1000 av.Jc, et que le Roi Gopadatta avait restauré vers l'époque de Jésus).

Le volume 2 du Jami-uf-Tamarik indique que Yuz Asaf aurait visité Masslige, où il s'est occupé de la tombe de Sem, le fils de Noé..

L'historien Shaikh al Sa'id us Sadiq (mort au Khorasan en 962) écrit, dans le "Ikmal ud din", que Yuz-asaf / Jésus est allé deux fois en Inde et qu'il est mort au Cachemire :
"Yuz Asaf, après avoir erré dans beaucoup de villes, a atteint ce pays qui s'appelle le Cachemire. Il a voyagé loin et est resté là et a dépensé sa vie (restante) jusqu'à ce que la mort l'ait rattrapé : il a été élevé vers la lumière. Mais avant sa mort, il a appelé un de ses disciples, Ba'bad, qui le servait et était bien versé dans tous les sujets. Il lui a exprimé sa volonté et a dit : ` Mon heure pour quitter ce monde est venue. Continuez votre tache correctement et ne déviez pas de la vérité, et dites vos prières régulièrement.'
Il a alors dirigé Ba'bad pour préparer un tombeau au-dessus de lui (à l'endroit même ou il est mort). Il a alors étiré ses jambes vers l'ouest et la tête vers l'est et est mort. Que Dieu le bénisse."
Yuz Asaf enseignait en paraboles de la même manière que la Bible dit que Jésus a enseigné. Voici une parabole de Yuz Asaf qui met en parallèle celle célèbre du semeur mentionnée dans les évangiles :
"Quand un semeur sème, quelques graines tombent sur le chemin, et les oiseaux prennent les graines. Certains tombent sur la terre stérile, et quand elles atteignent la base pierreuse elles se désèchent. Une certaine partie tombe parmi les épines et ne se développe pas : mais la graine qui tombe sur la bonne terre, croit et apporte son fruit.
Le semeur est représente le sage, la graine représente ses mots de sagesse. Les graines prises par les oiseaux signifient les gens qui ne comprennent pas. Les graines sur la terre pierreuse sont comme les mots de la sagesse qui vont dans une oreille et sortent par l'autre.
Les graines tombées parmi les épines sont comme ceux qui entendent et comprennent mais n'agissent pas en conséquence. Les graines qui tombent sur la bonne terre sont comme ceux qui entendent les mots de la sagesse et leurs obéissent."

Dans le Rajatarangini (écrit par Pandit Kalhana), il est dit qu'Isana (Jésus) aurait sauvé la vie d'un certain Vazir au Cachemire.

En Inde, le Bhavishya Mahapurana indique que Isa-Masih (Jésus le messie) serait allé jusqu'au Ladakh ou Shalivahan (Shalivahâna), roi d'Ujjain, l'aurait rencontré en 48 prés de Srinagar (Ce roi est connu pour avoir fondé "l'ère Saka" afin de célébrer sa victoire contre le satrape Scythe Vikramaditya d'Ujjayini en 78). Contrairement aux évangiles, la date exacte de ce livre est clairement connue. Elle a été compilée par Sutta ou Viyas en l'an 115. (Jésus le Christ étant censé être mort à 120ans , ainsi ce texte aurait été compilé cinq ans avant sa mort) :
"Shalivahan, qui était un petit-fils de Bikrama Jit, a assuré le gouvernement. Il a vaincu les hordes hostiles des Chinois, des Parthes, des Scythes et des Bactriens. Il a dessiné une frontière entre les Aryens et le Mlecchas (= les non-Hindous). Un jour, Shalivahan, chef des Sakyas, est entré dans l'Himalaya. Là, dans la terre de Hun (= Ladakh, une partie de l'empire Koushan), le roi puissant a vu un homme assis sur une montagne. Sa peau était claire et il portait des vêtements blancs.
le roi a demandé à l'homme saint qui il était. L'autre a répondu : 'je suis UN fils de Dieu, né d'une vierge, ministre des non-croyants, ardent dans la recherche de la vérité.' Le roi lui a alors demandé : 'Quelle est votre religion?' L'autre a répondu, 'Ô grand roi, je viens d'un pays étranger, où il n'y a plus de vérité et où le mal ne connaît aucune limite. Dans la terre des non-croyants, je suis apparu en tant que Messie. Mais la démone Ihamasi des dasyus (barbares) s'est manifestée sous une forme terrible ; J'ai été livré à elle par les non-croyants et fini dans le royaume d'Ihamasi.
"Ô roi, prêtez votre oreille à la religion que j'ai apportée aux non-croyants : après la purification de l'essence et du corps impur et après avoir cherché le refuge dans les prières du Naigama, l'homme priera l'éternel. Par la justice, la vérité, la méditation et l'unité de l'esprit, l'homme trouvera son chemin vers Isa au centre de la lumière. Dieu unira finalement en lui l'esprit de tous les êtres errants. Ainsi, ô roi, Ihamasi sera détruite ; et l'image heureuse d'Isa, le donateur du bonheur, restera pour toujours dans nos coeurs ; et je suis appelé Isa-Masih (Jésus le Messie).' Après que le roi ait entendu ces mots, il a pris le professeur des non-croyants et l'a renvoyé vers leur terre sans pitié."(vers 16-33 du troisième khanda du Pratisarga parvan du Bhavishya Mahapurana)
(On notera ci-dessus que "l'homme saint" a employé l'article indéfini, "UN" en se décrivant comme, "UN fils de Dieu.". Cette appellation sert donc à décrire son statut spirituel, et non sa position littérale en tant que fils unique de Dieu.)

Dans le livre bouddhiste de "Balauhar et Budasaf", il est probable que Budasaf (Bud-Asaf ) soit la même personne que le Yuz Asaf des écrits musulmans. Ce livre dit ceci sur Budasaf :
Il a atteint le Cachemire, qui était la région la plus lointaine à laquelle il est allé, et y a fini sa vie. Il a laissé le monde et a légué son héritage à un certain disciple appelé Ababid qui l'avait servi. Tout ce qu'il faisait était parfait. Il l'a averti et lui à dit :
"On a trouvé un sanctuaire digne, on l'a décoré et on y a amené des lampes pour le mourant. J'ai assemblé la foule avec un visage vrai. Et maintenant je prépare mon esprit par mon ascension du monde, par la séparation de mon âme de mon corps.Obéissez aux commandements qui vous ont été donnés, et ne déviez pas du chemin de la vérité mais restez fermement dedans avec gratitude.
Ababid paut être le chef." Il a alors commandé à Ababid de niveler l'endroit pour lui ; il a étiré ses jambes dehors et les posa. Puis, tournant sa tête au nord et son visage vers l'est, il a trépassé."

Le Qisa Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar ("Histoire du Prince Yuzasaph et du Philosophe Balauhar") est la version urdue du Livre "Balauhar et Budasaf". Ce document vient du Khuda Baksh Library de Patna (Bihar, Inde).Voila ce qui est dit à la page 131 de ce livre :
"Parti de cette ville, il (Yuz-Asaf) visita plusieurs autres villes en prêchant aux gens. Puis il arriva à la capitale du Cachemire. Alors il appela tous les gens pour le Royaume de Dieu. Il resta là au Cachemire jusqu'au dernier jour de sa vie. A ce moment il appela un de ses disciples, qui était connu parmi les gens par le nom de Yabid. Ce disciple avait servi son maître avec beaucoup de dévotion et avait obtenu un haut statut dans la succession spirituelle. Dictant maintenant sa volonté, Yuzasaph dit : ' Maintenant en ces derniers moments mon esprit est prêt à voler vers l'Unité Sacrée. Il est nécessaire pour vous tous de suivre les Commandements de Dieu. Aucun ne devrait aller vers le mensonge en partant de la vérité. Vous devez tous adhèrer aux prières et vous hater vers la vérité.' Après avoir dit cela, il rendi son dernier soupir.Chers lecteurs, beaucoup de sagesse est contenue dans cette histoire. Comprenez la sagesse cachée et suivez les enseignements spirituels et moraux si bien que les désirs pour le monde matériel soient détruits dans vos coeurs." (Qisa Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar, p. 131).

Dans Le volume 2, Chapitre 2, pages 177 à 178 de son livre "Ain-ul-Hayat", Ibn-i-Muhammad Hadi Muhammad Ismail énonce ceci en ce qui concerne Yuz-Asaf :
"Il allait de ville en ville en prêchant. Il arriva finalement dans une ville de Cachemire. Il invita ses habitants à pratiquer la vertu et résida en ce lieu jusqu'à sa mort, et son sacré quitta son corps terrestre et alla reposer avec Dieu. Mais avant sa mort il appela son compagnon Ba'bad et lui fit construire un tombeau pour lui. Il posa lui-même sa tête vers L'est et étira ses jambes vers L'ouest, puis s'en alla vers le lieu d'éternité.

Le manuscrit thibétain Grugtha Thams-chand kyi Khuna dan Dod-Thsul Ston-pe Legs Shad Shel-gyi Melong contient aussi des informations au sujet de Jésus. Ce document thibétain, écrit par Le-zan Chhes-kyi Nima, était la traduction d'un document Chinois ancien appelé "L'histoire des Religions et des Doctrines - Le Miroir De verre" : En voici quelques portions pertinentes :
"Yesu, le professeur et fondateur de la religion, qui était né miraculeusement, s'est proclamé lui-même le Sauveur du monde. Il demandait à ses disciples d'observer les dix voeux (Dix Commandements), parmi lesquels il incluait la réalisation de la joie éternelle par les bonnes actions. Il prêchait que les actions néfastes plongent en enfer, la où il y a la misère et les tourment éternel. Un péché commis dans un état de pleine conscience ne peut pas être pardonné. Ceci est un des vertueux résultats venant des enseignements du Bouddha. Cette doctrine ne s'est pas propagée considérablement, mais a survécu en Asie pendant une longue période. L'information ci-dessus est dérivée des traités Chinois sur les religions et doctrines."

Selon les religieux böhns du Thibet, Esh ou Esses (Jésus) aurait voyagé dans leur pays et en Perse.

On dit que Jésus aurait enterré sa mère dans une ville s'appelant actuellement Mari (Muree en anglais) prés de la montagne Pindi Point, à l'est de Taxila et à l'ouest de Rawalpindi, à la frontière entre le Cachemire et le Pakistan. Ce tombeau existe encore et est appelé le "Da Asthan de Mai Mari" c'est à dire "l'endroit du repos final de la mère Marie". Il est vénéré depuis longtemps par les musulmans en tant que tombe de la mère d'Issa / Jésus. Il est orienté est-ouest à la manière juive, en dépit du fait qu'il est dans un secteur musulman. Malgré son antiquité, ce tombeau ne peut pas être indou non plus puisque les Hindous contemporains du Christ incinéraient leurs morts et dispersaient leurs cendres tout comme les Hindous aujourd'hui. Quand les musulmans se sont emparés de ce secteur au septième siècle, tous les monuments "infidèles" ont été détruits, mais ils ont identifié cette tombe en tant que relique d'un "peuple du livre", chrétien ou israélite, et l'ont respectée.
Cependant on trouve encore deux autres "tombes de Marie" dans la région : une à Kashgar, au Ladakh et une dans le Xinjian. Il est possible que dans l'une d'elles soit enterrée une certaine Maryan (Marie-Madeleine / Marie de Magdala ?) que Jésus aurait épousée au Cachemire selon la tradition.

Dans le sud du Cachemire, à 40 km de Srinagar, entre les villages de Naugam et de Nilmge il y a une plaine appelée Yuz-Marg (la plaine de Yuz Asaf). Il y a aussi un bâtiment sacré appelé Aish Muqam (repos d'Issa / Jésus) à 60 km au sud-est de Srinagar et à 12 km de Bij Bihara.
Dans l'Aish Muqam il y a une relique sacrée appelée le "baton de Moïse" 'ou "baton de Jésus", que la légende locale prétend avoir appartenu à Moïse lui-même. On dit que le Christ le posséda également, peut-être pour confirmer son héritage mossaïque.

La tombe de Jésus / Yuz-Asaf / Hazrat Isa se trouverait à Srinagar ou elle est encore vénérée. Elle porte le nom de "Rozabal" ce qui est une abréviation de "Rauza-Bal", signifiant le "tombeau du prophète". À l'entrée il y a une inscription expliquant que Yuz Asaf est enterré avec un autre saint musulman. Tous les deux ont une pierre tombale orientée nord-sud, selon la tradition musulmane. Mais ce sont en fait seulement des couvertures : les tombes réelles sont dans une crypte sous le plancher du bâtiment. Il y a une ouverture minuscule par laquelle on peut examiner la véritable chambre d'enterrement en-dessous, et on peut voir que le sarcophage contenant les restes terrestres de Yuz Asaf est orienté est-ouest selon la coutume juive. Ceci indique clairement que Yuz Asaf n'était ni un saint islamique ni un indou.

Divers livres nous parlent de ce tombeau.

Un décret fut émis en 1774 par la Haute Cour du Cachemire, présidée sur par le Grand Mufti et d'autres juges. Ce décret affirme clairement Que Yuzu-Asaph était envoyé comme un prophète aux gens de Cachemire, selon les traditions des Cachemiris :
"Maintenant, cette cour, après avoir obtenu l'évidence, conclut ceci : Il a été établi que durant le règne du Raja Gopadatta, qui avait bâti beaucoup de temples et avait réparé, surtout, le Trône de Solomon sur la colline de Solomon, Yuz-Asaph était venu dans la vallée. Ce prince était pieux et saint. Il dépensait tout son temps dans la prières et la méditation. Les gens du Cachemire, étant devenus idolatres après la grande inondation de Noé, le Dieu omnipotent leurs a envoyé Yuz-Asaph comme un Prophète. Il proclamait l'unicité de Dieu. Yuz-Asaph fut enterré à Khanyar prés du lac, et le sanctuaire est connu sous le nom de Rozabal.
Dans l'année 871 de l'Égire. Syed Nasir-ud-Din, un descendant de l'Imam Musa-Raza, fut aussi enterré prés de la tombe deYuz-Asaph."

Le Bagh-i-Sulaiman est un ouvrage écrit par Mir Saadullah Shahabadi Kashmiri en 1780. C'est une histoire du Cachemire en persan. Il note queYuzu Asaph (Jésus Asaph) était connu au Cachemire comme guide vers la Vérité. Il était appelé une "bénédiction" pour les gens de la Vallée de Cachemire. Sayyid Nasiruddin Rizvi était un musulman qui s'était consacré à la mémoire de Yuzu Asaf. Pour sa dévotion, il fut enterré prés de lui en 1451 dans le RozaBal :
"Vertueux Sayyid Nasiruddin ! L'assemblée des croyants lui doit son existence !. Son tombeau est situé à Khanyar à Anzimar. Ce tombeau est remarcable à cause de la tombe éclairée d'un Prophète. Tout ceux qui visitent cet endroit sacré percoivent un arôme parfumé ! Il a été narré qu'un prince vint, abandonnant sa vie matérialiste, et adopta le sentier de la piété et de la vertu. A cause de son obéissance, Dieu l'a élevé au statut de messager. Il guidait les gens vers la Vérité et était une bénédiction pour la Vallée (du Cachemire). C'est pour cette raison que son tombeau est célèbre dans tout le pays."

A la page 34 du Tarikh-i-Kabir Cachemire (publié dans le Suraj Prakash Presse, à Amritsar, Punjab en1902) il est écrit :
"Sayed Nasiruddin Khanyari est trés révéré car il a passé sa vie dans la piété et les prières. Il est enterré dans un sanctuaire célèbre appelé le Tombeau du Rozabal. Sa tombe est située au sud de la tombe sacrée d'un prophète. Khawaja Azam Didmari écrit que, dans le passé, un Prince qui s'absorbait lui-même dans les prières et les piétés atteignit l'état de Messager de Dieu et fut envoyé dans ce pays pour enseigner les gens. Son nom était Yuzu-Asaph. Après sa mort, il fut enterré ici à Mohala Anzmar près de Khanyar."
D'aprés un manuscrit Arabe, ce Prince était venu en voyageur de Sholapit au Cachemire et il fut enterré à Anzmar, prés de Khanyar et Srinagar. Certains croient que se trouve la le tombeau d'un grand Prophète qui n'est autre que Hazrat Isa-L'esprit de Dieu.

Selon le Tarikh-i-Hassan (Vol. 1, p. 377), le Wajees-ut-Tawarikh fut compilé en 1857 par Abdul Nabi Khanyari. Il doit être noté que le Raja Gopananda du Cachemire (49-109) y est mentionné dans ce passage :
"La tombe de Mir Sayid Nasiruddin est à Khanyar. L'endroit est aussi connu sous le nom de Rozabal. Il est dit qu'à cet endroit existe aussi la tombe de Paigambar Yuzu Asaf. C'était un prince venu à cet endroit. Grace à ses prières et sa piété extrême, il fut élevé au statut du Messager de Dieu pour les gens du Cachemire.(L'appellation Paigambar signifie Messager de Dieu). Il prêchait parmi les gens. Il est dit que le Raja Gopananda gouvernait sur le pays durant cette période."

(Voir le site sur le Rozabal: http://www.tombofjesus.com/ )

Cependant certains doutent que Yuz-asaf soit vraiment Jésus.
Pour eux ce nom vient du sanskrit "Bodhisattva" (désignant une sorte de saint bouddhiste n'ayant plus besoin de se réincarner). Il serait devenu "Bodisaf" en iranien et "Budasaf" ou "Yuzasaf" en arabe puis "Ioasaph" en grec et "Josaphat" chez les latins. Ainsi le livre bouddhiste de "Balauhar et Budasaf" serait devenu "Bilawhar et Buudaasf " chez les musulmans ismaéliens et "Barlaam et josaphat" en Occident).
C'est Jean Damascène (650 à 749), le dernier des pères de l'église grecque, qui aurait introduit le le nom de Josaphat dans la liste des saints chrétiens. Hors si on regarde bien ce que dit la légende chrétienne de Josaphat (et même certains textes sur Yuz-Asaf), on voit que celui-ci était considéré comme un prince qui avait tout abandonné pour devenir un ascète. Hors cette histoire n'est autre que celle de la vie de ... Bouddha !

Note 1 :
L'empereur Mogol Akbar, au seizième siècle, avait projeté d'unir l'Inde, alors coupée en factions religieuses, sous une religion simple qui contiendrait la quintessence de toutes les religions existantes. Akbar a évidemment choisi au moins une parole de Jésus pour l'inscrire sur le mur de la porte des victoires à la mosquée centrale de la ville qu'il a construit. Cette parole de Jésus est pourtant inconnue en Occident : elle est censée avoir été prononcée par lui en Inde et a été retrouvée sur un morceau de mur parmi les ruines de Fatehpur Sikri, au sud de New-Dehli, à 25 kilomètres d'Agra :
"Jésus, la paix soit sur lui, a dit ceci :
le monde est un pont, passe dessus mais n'y construit pas ta maison.
Celui qui espère pendant une heure, espère pour l'éternité.
Le monde existe, mais pour une heure passée dans la dévotion, tout le reste n'est rien."

Note 2 :
On remarquera qu'il existe encore actuellement un millier de "Suivants d'Issa, fils de Mariam" (Jésus, fils de Marie) dans quelques villages dispersés dans toute la région occidentale de l'Afghanistan. Ils sont généralement pris pour des musulmans mais leur chef est Abba Yahiyya (père Jean); et il est capable de réciter la succession des maitres sur presque soixante générations, en remontant jusqu'à Issa, fils de Mariam de Nasara, le kashmiri !
Leur tradition déclare clairement que Jésus le Christ a enseigné en Afghanistan et attiré des personnes, dont les descendants s'appellent les "suivants d'Issa".
Selon eux "Jésus était un charpentier et également un berger... le livre saint de la communauté est la "Traditions du Masih (messie)". Ils ne croient pas au Nouveau Testament et disent que c'est leur livre qui est le Nouveau Testament, et que les évangiles que nous avons, ne sont que partiellement vrais mais généralement écrits par les personnes qui n'ont pas compris les enseignements du maître Jésus.
Abba Yahiyya était certainement un homme érudit. Il avait entendu parler des enseignements des "hérétiques" comme il appelait les chrétiens d'Occident, et il ne se reconnaissait pas en eux :
"Ces personnes ont mal compris le message. Nous possédons l'histoire racontée par le maître (Jésus), et par lui nous serons sauvés et guéris. Certains des événements décrits dans ce document que vous appelez la Bible sont vrais, mais beaucoup sont modifiés ou imaginaires et ont supi des insertions pour des raisons moins que dignes. Isa a vécu plus de trente ans après que les matériaux que vous avez ont été accomplis, et il nous a expliqué ce qui était vrai."
Brièvement, leur doctrine est que Jésus était un fils de Dieu parce qu'il avait atteint ce rang par sa qualité et ses sacrifices. Ainsi il était égal à une personne divine. Il est venu après Jean-Baptiste, qui lui-même avait atteint le degré de développement le plus élevé possible à ce moment-là. Jean l'a baptisé avec l'eau, Jésus avec l'esprit et le feu. C'étaient les trois étapes de la compréhension, qui ont été enseignées par nos chrétien s: Le baptême, l'esprit saint, et le royaume de Dieu sont trois étapes d'illumination. Cette idée est contraire à la doctrine chrétienne courante qui place Jésus comme intermédiaire entre les êtres humains et la connaissance parfaite de Dieu.
Ces "Suivants d'Issa" ont un repas rituel, comme le dernier dîner du Christ, mais ceci est effectué une fois par semaine. Du pain et du vin sont consommés, mais comme symboles des nutritions plus brutes et plus fines qui sont les expériences de l'accomplissement de la proximité à Dieu.
Ils sont convaincus, aussi, que le jour viendra ou le monde découvrirait la vérité au sujet de Jésus.


http://www.webzinema...ubr=4&id=119442

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D' autres liens:
http://secretebase.f...s/indejesus.htm
http://www.atlantyd....ticle00077.html
http://pages.intnet....1JesusInde.html

Météore Interne à deja parlé d'une tombe de Jésus au Japon:
http://www.onnouscac...=12920&hl=jesus

Une critique chrétienne:
http://www.final-age...-Christ-en.html
Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#2 Trintawak

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Posté 09 décembre 2006 à 22:20

Certes, mais l'un n'empêche pas l'autre. Il a pu profité de sa retraite pour voyager autant qu'il pouvait ;-)

D'ailleurs il y aurait même au Japon un tombeau de Jesus. Je pense notament à Météor Interne qui vit là bas, si tu habites à proximité, pourrais tu y aller faire un tour ?

Les Mormons (si je me souviens bien) affirment que Jesus est même allé en Amérique après sa résurection. Faudrait que je regarde ça, pour ne pas dire une bêtise...
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#3 Skankult

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Posté 09 décembre 2006 à 22:23

Trintawak, le Samedi 09 Décembre 2006 à 22h20, dit :

Certes, mais l'un n'empêche pas l'autre. Il a pu profité de sa retraite pour voyager autant qu'il pouvait ;-)


Oui c'est vrai! D' ailleurs j' etais aussi tente d'ouvrir un topic "Jesus qu' a tu fait de tes 20 ans?"
On ne sait absolument rien sur sa vie avant ses 30 ans.....certains disent qu'il était deja en contact de sages à l' est, d'autre qu'il serait resté tranquillement chez papa maman.... :???:

Arf pour Rennes le Chateau ou l' Amérique?   :biglol: aussi, a l'epoque y avait pas Boeing mais 60 ans de retraite ca laisse reveur et du temps pour voyager......

Dés sa naissance, il existe un LIEN entre sa vie et l' Orient qui est la venue des rois mages, d'où sont ils partis? pourquoi?  :???:

Ce message a été modifié par Skankult - 09 décembre 2006 à 22:37.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#4 Trintawak

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Posté 09 décembre 2006 à 22:28

Voilà, j'ai trouvé sur Wikipédia a propos de Jésus en Amérique :

Citation

Le Livre de Mormon est un volume d'Écritures saintes comparable à la Bible. Il est le compte rendu des relations de Dieu avec les anciens habitants de l'Amérique.

Il aurait été écrit par l'esprit de prophétie et de révélation, par de nombreux prophètes du temps passé. Leurs paroles, écrites sur des plaques d'or, auraient été citées et abrégées par l'un des derniers d'entre eux, prophète et historien du nom de Mormon. Les annales parlent de deux grandes civilisations. L'une, venue de Jérusalem en 600 av. J.-C., se sépare plus tard en deux nations, appelées Néphites et Lamanites. L'autre serait arrivée beaucoup plus tôt, à l'époque de la tour de Babel et de la confusion des langues. Ce groupe porte le nom de Jarédites. Après des milliers d'années, tous auraient été détruits à l'exception des Lamanites, qui seraient les principaux ancêtres des Amérindiens.

L'événement culminant du Livre de Mormon est le ministère que Jésus-Christ aurait exercé en personne, peu après sa résurrection, parmi les Néphites. Le texte expose la doctrine de l'Évangile, décrit le plan du salut et enseigne ce que les hommes doivent faire pour obtenir la paix ici-bas et le salut dans la vie à venir.

Do what must be done, do not hesitate.

#5 le maure

le maure

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Posté 09 décembre 2006 à 22:47

srinagar

Image IPB

la tombe de jesus ?

Image IPB

un autre site qui en parle

#6 Skankult

Skankult

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Posté 09 décembre 2006 à 22:54

Citation

Malgré le caractère passionnant de ce sujet "bizarre", j'exclue à fortiori la possibilité que Jésus soit la personne rapportée par la tradition. Si celle-ci reposait sur quelque fondement historique, je pencherais pour le mystérieux Judas-Thomas, le "frère jumeau" de Jésus comme le rapporte l'Evangile. Toutes les traditions, occidentales et orientales, rapportent que Thomas partit pour la Perse puis l'Inde. Aujourd'hui encore on vénère sa sépulture à Madras. Thomas-le-jumeau aurait-il séjourné au Cachemire et, si oui, qui est enterré à Srinagar ?

http://www.u-blog.ne...icle/jesusindia

Qqun en sait plus sur ce jumeau de Thomas?  :???:
Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#7 ronanor

ronanor

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Posté 10 décembre 2006 à 04:09

Bonjour à tous,

Tout d'abord je voudrais remercier Skankult qui nous ouvre là un sujet qui m’intéresse et que je trouve passionnant.

C'est un petit peu dommage qu'il y ait un "doublon" de cet article dans le texte car cela fait un peu peur au niveau longueur... Si un administrateur du site pouvait faire quelque chose... Si Skankult est d'accord bien entendu. (corrigé)

Pour donner quelques informations sur "ce jumeau de Thomas" ou plutôt de Thomas, le jumeau ; et de Josaphat.

Des histoire des "Saints Barlaam et Josaphat" et de "Saint Thomas" se trouvent dans "La Légende D'orée" de Jacques de Voragine. Page 410 du Tome II en poche pour la premiere et p 57  dans le Tome I pour la deuxième .

On peut retrouver cette histoire de Thomas ici :

Saint Thomas

Et celle des Saints Barlaam et Josaphat ici :

Saints Barlaam et Josaphat

Et voici l’ « étymologie » donnée de « Thomas » dans ce livre p 57  et sur ce lien :

Citation

« Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu'il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. » On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu'il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu'il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection. On pour-. rait dire encore qu'il porte le nom de Thomas, parce qu'il se laissa inonder tout entier par l’amour de Dieu. Il posséda ces trois qualités qui distinguent ceux qui ont cet amour et que demande Prosper au livre de la vie contemplative : Aimer Dieu, qu'est-ce ? si ce n'est concevoir au fond du coeur un vif désir de voir Dieu, la haine du péché et le mépris du monde. Thomas pourrait encore venir de Theos, Dieu, et meus, mien, c'est-à-dire, mon Dieu, par rapport à ces paroles qu'il prononça lorsqu'il fut convaincu, et eut la foi : «Mon Seigneur et mon Dieu. » (P57)

Et le "Sommaire analytique" p490 :

Citation

"Il va aux Indes - Punition d'un échanson qui avait souffleté Thomas au milieu du repas des noces du fils du roi. - Sentiment de saint Augustin à propos de l'acte de vengeance de l'apôtre, regardé comme apocryphe par le Légendaire. - Il bénit les époux qui se convertissent à la suite d'un songe expliqué par saint Thomas. - Excellence de la pureté. - Son arrivé aux Indes. - Résurrection du frère du roi. - Il guérit les malades et les estropiés. - Les douze degrés des vertus. - Son voyage aux Indes supérieures. - Il convertit la reine et sa soeur. - Il est mis en prison. - Son martyre."

D’autres informations sur ces histoires peuvent se trouver ici :

21 Décembre

On retrouve certains passages de l'histoire et quelques éléments supplémentaires.

Voici également le lien d’une image tiré du Département des Manuscrits de la BNF sur l’arrestation de Saint Thomas avant son martyre :

BNF

J’ai trouvé cela sur l’histoire de Barlaam et Josaphat :

I

Citation

l existe, en effet, des versions du « roman de Barlaam» dans la quasi-totalité des langues régionales de l’Europe médiévale, versions qui remontent, directement ou par des chaînons non identifiés ou manquants, à la recension latine (celle-ci réalisée, pour la première fois semble-t-il, en 1048-49 au monastère des Amalfitains de l’Athos à partir de la rédaction grecque). On en trouve aussi dans plusieurs langues orientales : géorgien, éthiopien, hébreu, arabe, persan, etc., ainsi que, sous forme de fragments, en ouïgour et en persan archaïque. Paul Pelliot (Notes on Marco Polo, II, 1963, p. 752) en signale même une version japonaise de la fin du XVIe s., faite par les Jésuites portugais, et des versions chinoises du début du XVIIe qui dépendraient d’une des recensions italiennes. L’histoire racontée est celle de la conversion du fils unique - appelé Yudasaf (Budasaf) en arabe, qui est la forme conservée en
géorgien (Iodasaf), ’Iωα´σαϕ en grec, Iosaphat/Josaphat en latin et dans les langues européennes – d’un roi idolâtre du pays de l’Inde à la « religion des ascètes », sous l’influence d’un sage — appelé Balawhar/Balahvar en arabe et en géorgien, Bαρλααμ/Barlaam en grec et en latin —, qui l’instruit à l’aide de paraboles et de discours sapientiaux relatifs aux grandes questions de l’existence (la fuite du temps, la souffrance, le vieillissement, la mort, le meilleur choix de vie). Une fois converti, le fils du roi convertit à son tour son père mourant, puis lui succède sur le trône, au moins le temps de convertir tous les sujets du royaume et de voir la naissance d’un successeur. Cela réalisé, il se retire pour embrasser totalement la vie ascétique au désert. » («  Histoire des syncrétismes de la fin de l’Antiquité » de M. Michel TARDIEU, professeurp).

Ce texte est téléchargeable à cette adresse :

Texte

Dans ce cours de 14 pages intitulé : « Les livres de paraboles : nouveaux matériaux pour l’étude du « roman de Barlaam » (recension d’Ibn Ba bu ya) » ».

on y trouve par exemple des informations concernant l’origine bouddhique probable :

Citation

« De la constatation de motifs thématiques communs à l’Histoire édifiante de Barlaam et Josaphat, connue en Occident, et aux vies légendaires du Bouddha, alors accessibles par des traductions du Lalita Vistara (tibétain) et d’extraits des Jataka (pâli), M. Steinschneider (1851), M. Laboulaye (1859) et surtout F. Liebrecht (1860) tirèrent la conclusion que le « roman » grec, qui avait pour auteur Jean Damascène (VIIIe s.), était la christianisation de motifs bouddhiques et dépendait, en conséquence, d’un original indien perdu. Le premier à signaler l’existence de témoins en langues orientales (arabe, hébreu, éthiopien) est Hermann Zotenberg. Il publie en 1886 dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale (t. 28) une longue étude (166 p.) dans laquelle il s’efforce de montrer, en invoquant des raisons d’ordre doctrinal (théorie du libre arbitre, culte des images, théologie trinitaire, absence de polémique anti-islamique), que le Barlaam grec est antérieur à Jean Damascène et qu’il présuppose politiquement l’existence de l’Empire sassanide. Selon les vues de Zotenberg, la légende indienne originaire (littérature orale) avait été transmise en Palestine au début du VIIe s. par des « Indiens, chrétiens de naissance ou bouddhistes nouvellement convertis, versés dans la connaissance de la littérature bouddhique, probablement des pèlerins, visitant les lieux saints » (p. 71). Mise alors par écrit au monastère de Saint-Sabba par un moine hellénophone du nom de Jean (non précisé et non identifiable) — tel est effectivement ce qu’indique le lemme majoritaire de la rédaction grecque (70 manuscrits, XIe-XVe s., sur les 141 aujourd’hui repérés) ; seuls 13 autres, XIVe-XVIe s., précisent qu’il s’agit de Jean Damascène —, l’Histoire édifiante en sa mouture grecque serait la source de toutes les autres recensions, tant orientales qu’occidentales. » (ibidem p3)

Et également d’autres point de vue  possible :

Citation

Tel ne fut pas l’avis de l’arabisant russe de Saint-Pétersbourg, V. R. Rosen Dans son compte rendu de l’étude de Zotenberg (Zapiski vostocnogo otdelenija imper. russ. Archeologiceskago obscestva, II, 1887), il tient pour fiables le témoignage de la Vita Euthymii de Georges l’Athonite (composée ca. 1042) et les lemmes de deux manuscrits de la rédaction grecque (Marc. gr. VII 26 [XIe s. selon P. Peeters, XIIe s. selon Fr. Dölger] et Paris. gr. 1771 [XVe s.] ; on y ajoutera aussi le témoignage du prologue de la recension latine de l’Athos, Neapol. lat. VIII B 10 [XIVe s.]). D’après ces données, l’Histoire édifiante aurait été traduite au IXe s. en géorgien (selon Rosen, à partir d’une rédaction syriaque ; en fait, à partir de l’arabe) ; ce n’est que bien plus tard, au début du XIe s., qu’elle aurait été rédigée en grec à l’Athos par Euthyme l’Hagiorite (ob. 1028) à partir de la version géorgienne. Contre cette théorie basée pourtant sur l’historicité du lemme minoritaire — dans le même sens, entre autres, P. Peeters, 1931, pp. 309-310 ; D. M. Lang, 1957-67 ; V. Tiftixoglu, 1980) —, Ernst Kuhn élabore en 1893 son étude critique fondamentale, parue en 1897 dans les Abhandlungen de l’Académie des Sciences de Munich (t. 20, pp. 1-88). L’analyse comparée (onomastique et thématique) de la recension arabe ismaélienne (alors accessible par une lithographie de Bombay) et des rédactions grecque, géorgienne et hébraïque l’amène à la conclusion que la patrie de la légende bouddhique à l’origine du « roman » proche-oriental et occidental ne serait pas l’Inde du Sud, comme le pensait Zotenberg, mais l’Iran du Nord-Est et son voisinage (Inde du Nord-Ouest et Asie centrale), régions dénommées par toute la tradition lemmatique grecque « Éthiopie intérieure c’est-à-dire l’Inde » (ε’νδoτε´ρα των Aι’ιo´πων χω ρα η‘ ’Iνδω ν λεγoμε´νη), et qu’en conséquence, le texte original — d’où dériveraient directement la version arabe (déchristianisée) à l’origine des recensions arabes connues et, par le syriaque, les versions chrétiennes géorgienne et grecque — serait dû à un Iranien écrivant en pehlevi au tournant des Ve- VIe s., mais nécessairement chrétien puisque la parabole du semeur commune à toutes ces versions est, dit-il, « specifisch christliche » (p. 39). »

On voit par ce texte que les scientifiques ne sont pas toujours d’accord entre eux, mais surtout c’est très intéressant sur l’histoire des diverses versions de ce « Roman de Barlaam » et de ses origines..