je crois que les inventeurs, les vrais, ont un problème dans leur conception de leur(s) invention(s).
Vouloir breveter une idée pour ne pas se la faire "piquer", et vouloir gagner de l'argent dessus est une amère (qualificatif choisi de mon point de vue) illusion,
surtout si l'invention en question est une révolution.
Comme dit par d'autres, le système actuel mondial est ainsi fait que ce genre d'idées est mis en lieu sûr pour une durée indéterminée, le plus souvent de 3 à 5 fois la durée de vie du fameux inventeur, qui, face à des bénéfices de plusieurs milliards d'euros des différentes sociétés d'énergie pour ne citer qu'elles, ne coûte vraiment pas cher (je vous rappelle qu'on trouve dans les news, des braquages de personnes, ou de bureaux de tabac, avec mort(s), avec des recettes volées ne dépassant pas parfois plus de cinq euros ; cela donne une idée du prix actuel d'une vie dans nos sociétés dites riches ! ).
Annoncer et commercialiser un procédé révolutionnaire, découlant de l'idée de trouvaille originelle, assure en revanche une paternité indiscutable, et permet d'espérer un gain de façon pragmatique. Faut-il encore trouver une société acceptant de commercialiser le produit fini. Certes, il y aura probablement des gens pour discuter la paternité et vouloir s'approprier les droits consécutifs. C'est là que l'inventeur doit se montrer intelligent.
Altruisme et égoïsme, altruisme et richesse personnelle, ne font pas bon ménage, dans notre société duale. Lorsque l'on n'est pas capable de s'élever et de fondre les deux principes, il faut en choisir un, avec ses cotés bons ET ses mauvais cotés.
On n'invente rien, on ne fait que re-"découvrir". Ce n'est qu'une parole que je reprends et qui a mon adhésion. Le "génial inventeur" possède alors quel droit véritable sur son invention, si ce n'est d'être le canal par lequel la conscience est arrivée le plus rapidement à re-trouver quelque chose d'elle-même, déjà présent depuis la nuit des temps ? Nous sommes tous des êtres conscients et donc tous des canaux potentiels. Les changements induits par une invention pouvant révolutionner non seulement les comportements humains mais aussi les croyances que l'homme entretient à son endroit et ceux de son espèce amènent l'impossibilité d'une réponse satisfaisante pour tous tant que l'on garde différenciés altruisme et égoïsme.
L'inventeur a accédé à une partie de la conscience humaine supérieure à la conscience désignée "moyenne" de l'individu, mais en
voulant en profiter, il oublie que cette partie est commune à tous. Toute tentative de s'enrichir avec cette volonté, avec ce point de vue personnel est non seulement destinée à l'échec, mais est surtout fortement favorable à un réel appauvrissement matériel et spirituel dudit inventeur. C'est une loi tout aussi implacable que celle qui définit le Soleil comme centre de rotation secondaire du mouvement terrestre, devant le centre galactique qui fait décrire à la terre un arc de cercle.
La partie commune de notre conscience, celle qui connait déjà parfaitement toutes les inventions passées, présentes et futures peut être source de richesses personnelles. Elle l'est même assurément. Mais selon des lois de réalisations qui ne sont pas intégrées au système actuel de rétribution 'tout travail mérite salaire".
Actuellement, pour être riche, il faut être un "gens du spectacle" et pas un inventeur ou un trouveur, bref un altruiste. Il faut être sportif (footballeur de préférence), politicien ou déjà né dans une des familles riches. Il ne faut pas être à l'aide véritable d'autrui. L'argent se situe du coté où on a "le pouvoir contre...", ou "le pouvoir sur...", mais pas là où on a"le pouvoir avec...".
Le seul inventeur capable de faire fortune matérielle à mes yeux est celui qui donnera sa découverte car il aura compris qu'elle est celle de l'humanité et non la sienne. C'est celui qui aura compris qu'en enrichissant les autres de sa découverte,
il ne peut éviter d'être enrichi en retour. Cela n'a rien à voir avec une volonté d'enrichissement personnel. C'est un point de vue absoluement différent et essentiel quant à la suite des évènements qui vont découler de son action.
Si l'inventeur n'est pas capable de voir cela, il a, pour moi, raté la majeure partie de son invention, et alors, que grand bien lui fasse à mourir tout seul avec, comme l'ont fait déjà nombre de ses prédécesseurs.
Voilà