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EDMONTON (PC) - Le Canada doit se doter de mesures antipollution plus strictes, notamment en obligeant les entreprises à prouver que les produits chimiques qu'elles utilisent sont sans danger pour la santé humaine, affirment des centaines de scientifiques dans une lettre ouverte envoyée au premier ministre fédéral Stephen Harper.
Les quelque 700 signataires de la lettre soulignent notamment que des substances utilisées dans la fabrication de pilules contraceptives, de shampooing et de mousse pour les sièges sont rejetées dans l'environnement chaque jour.
«Plusieurs études scientifiques ont établi un lien entre des produits chimiques toxiques et des problèmes de santé comme le cancer, l'asthme, l'autisme, les troubles d'apprentissage, le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention, les malformations congénitales et un faible poids à la naissance», écrivent les chercheurs.
Les scientifiques voudraient également que les entreprises aient à prouver l'innocuité des substances utilisées, plutôt que d'imposer au gouvernement de devoir démontrer qu'elles sont dangereuses avant de pouvoir les interdire.
Les parlementaires canadiens se penchent actuellement sur une réforme de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, qui n'a pas été revue depuis 1999.
David Schindler, un écologiste albertain bien connu, et John Smol, un professeur de l'université Queen's, sont à l'origine de cette lettre ouverte. Ils disent vouloir influencer la manière dont sont développées les nouvelles règles environnementales.
Ils se disent particulièrement préoccupés par les substances qui sont rejetées par les stations de traitement des eaux usées, allant des produits pharmaceutiques aux produits d'hygiène personnelle, puisque leur impact à long terme sur la santé est encore mal compris.
«On parle de tout, des hormones de contraception aux produits dérivés des antibiotiques aux analgésiques les plus courants que les humains utilisent et puis excrètent, a expliqué M. Schindler, en précisant que plusieurs de ces substances ne font l'objet d'aucune réglementation. Nous ne connaissons pas leur effet individuel et encore bien moins en interaction avec d'autres produits. Il est grand temps d'y mettre un frein.»
La semaine dernière, le gouvernement fédéral a annoncé un programme de quatre ans d'une valeur de 300 millions $ pour lutter contre les produits chimiques toxiques. M. Smol affirme qu'il s'agit d'un bon premier pas, mais demande à Ottawa d'adopter une approche plus globale en s'attaquant, par exemple, à la santé des cours d'eau plutôt qu'à la seule qualité de l'eau potable.
Un porte-parole du ministère fédéral de la Santé, Erik Waddell, a déclaré que le gouvernement prend l'étude des lois en place très au sérieux, et que c'est notamment ce qui a motivé l'annonce faite la semaine dernière.
«Nous allons exiger de l'industrie qu'elle nous démontre qu'elle utilise les produits chimiques de manière sécuritaire, a-t-il dit. Si elle ne peut le faire, elle devra utiliser un produit dont l'innocuité a été prouvée ou mettre fin à sa production.»
M. Waddell a également précisé que les nouvelles réglementations s'inspireront des connaissances scientifiques en matière de produits chimiques toxiques, y compris des études réalisées par les signataires de la lettre.
Les quelque 700 signataires de la lettre soulignent notamment que des substances utilisées dans la fabrication de pilules contraceptives, de shampooing et de mousse pour les sièges sont rejetées dans l'environnement chaque jour.
«Plusieurs études scientifiques ont établi un lien entre des produits chimiques toxiques et des problèmes de santé comme le cancer, l'asthme, l'autisme, les troubles d'apprentissage, le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention, les malformations congénitales et un faible poids à la naissance», écrivent les chercheurs.
Les scientifiques voudraient également que les entreprises aient à prouver l'innocuité des substances utilisées, plutôt que d'imposer au gouvernement de devoir démontrer qu'elles sont dangereuses avant de pouvoir les interdire.
Les parlementaires canadiens se penchent actuellement sur une réforme de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, qui n'a pas été revue depuis 1999.
David Schindler, un écologiste albertain bien connu, et John Smol, un professeur de l'université Queen's, sont à l'origine de cette lettre ouverte. Ils disent vouloir influencer la manière dont sont développées les nouvelles règles environnementales.
Ils se disent particulièrement préoccupés par les substances qui sont rejetées par les stations de traitement des eaux usées, allant des produits pharmaceutiques aux produits d'hygiène personnelle, puisque leur impact à long terme sur la santé est encore mal compris.
«On parle de tout, des hormones de contraception aux produits dérivés des antibiotiques aux analgésiques les plus courants que les humains utilisent et puis excrètent, a expliqué M. Schindler, en précisant que plusieurs de ces substances ne font l'objet d'aucune réglementation. Nous ne connaissons pas leur effet individuel et encore bien moins en interaction avec d'autres produits. Il est grand temps d'y mettre un frein.»
La semaine dernière, le gouvernement fédéral a annoncé un programme de quatre ans d'une valeur de 300 millions $ pour lutter contre les produits chimiques toxiques. M. Smol affirme qu'il s'agit d'un bon premier pas, mais demande à Ottawa d'adopter une approche plus globale en s'attaquant, par exemple, à la santé des cours d'eau plutôt qu'à la seule qualité de l'eau potable.
Un porte-parole du ministère fédéral de la Santé, Erik Waddell, a déclaré que le gouvernement prend l'étude des lois en place très au sérieux, et que c'est notamment ce qui a motivé l'annonce faite la semaine dernière.
«Nous allons exiger de l'industrie qu'elle nous démontre qu'elle utilise les produits chimiques de manière sécuritaire, a-t-il dit. Si elle ne peut le faire, elle devra utiliser un produit dont l'innocuité a été prouvée ou mettre fin à sa production.»
M. Waddell a également précisé que les nouvelles réglementations s'inspireront des connaissances scientifiques en matière de produits chimiques toxiques, y compris des études réalisées par les signataires de la lettre.
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