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Droit de mourir dans la dignité


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#1 Libertie

Libertie

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Posté 21 décembre 2006 à 12:12

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Droit de mourir: l'Italien Piergiorgio Welby est décédé
 
 
Piergiorgio Welby, un Italien de 60 ans atteint de dystrophie musculaire et qui réclamait le droit de mourir, est décédé, ont annoncé jeudi des médias italiens.

La nouvelle de sa mort a été annoncée par la chaîne d'information en continue Sky TG24 et par Radio-Radicale, la station radio du Parti radical, où l'annonce a été faite par le leader historique de ce parti, Marco Panella.

"Piergiorgio Welby est mort cette nuit. Nous lui sommes tous reconnaissants pour ce qu'il a su concevoir et réaliser et qui représentera, pour nous hommes et femmes aimant la vie, la liberté, la responsabilité, une source de force, d'amour et d'espoir", a annoncé un Marco Panella visiblement ému à la radio.

Le décès de Piergiorgio Welby, dont les causes n'ont pas été précisées, intervient au lendemain de l'avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) italien qui avait estimé que le malade ne faisait pas l'objet d'un acharnement thérapeutique.

"Le traitement de Piergiorgio Welby, et en particulier le respirateur artificiel qui le maintient en vie, ne constitue pas un acharnement thérapeutique", a estimé le CSS, en réponse à une demande d'avis du ministre de la Santé, Livia Turco. Les experts du Conseil avaient justifié leur avis en affirmant, entre autre, qu'il n'était pas en danger de mort "imminent".

Piergiorgio Welby, qui aurait eu 61 ans le 26 décembre, est dévenu célèbre en Italie et dans le monde en raison de sa lutte acharnée, y compris devant les tribunaux, pour obtenir le droit de débrancher le respirateur qui le maintenait en vie. Piergiorgio Welby était maintenu en vie depuis 1997 grâce à un respirateur et nourri par sonde, un traitement qu'il refusait depuis l'été dernier lorsque son état de santé s'était brusquement aggravé.

Il y a dix jours, ses avocats avaient demandé à la justice italienne de reconnaître son droit de refuser l'acharnement thérapeutique et d'autoriser le débranchement de son respirateur artificiel.

Cette requête avait obtenu le soutien du parquet de Rome mais le juge a estimé que le recours était "irrecevable" en raison d'un vide juridique en la matière.



Le vide juridique en ce qui concerne le droit de mourir dignement,bloque souvent le système pour des personnes qui souhaiteraient ne abréger leurs souffrances.
je vous mets en lien leur site internet. droit de mourir dans la dignité


J'ouvre ici le débat. Je sais que pour ma part, je militerai volontier pour avoir ce droit là le jour où je me retrouverai branchée à des machines en permanence, et sans aucun espoir de pouvoir en sortir.
Pour l'avoir rencontré lorsque je travaillais en milieu hospitalier, la mort est souvent synonyme d'abandon. En effet,j'ai assité , un de mes derniers jours à l'hosto, à des choses vraiment pénible, du style : "vousne devez pas rentrer dans la chambre de ce patient, car il est entrain de mourir , laissais le tranquille.  -mais,il n'a pas de famille auprés de lui. Et bien, il avait qu'à être plus gentil avec eux...."
Cet homme que je ne connaissais pas vraiment était entrain de mourir d'un cancer du foie , suite à une cirrhose.  Il était alccolique et en grande détresse. Sa soeur, son seul lien venait le voir quotidiennement , et nous avait raconté qu'il s'était alcoolisé suite au départ de sa femme.. Je pense qu'elle aurait sans doute apprécié d'être là pour son départ, mais nous avions une interdiction formelle de prévenir quiconque.
D'ailleurs sa soeur a fait un barouf d'enfer dans l'hôpital lorsqu'elle a su que nous ne l'avions pas prévenue.
Par la suite, j'ai appris que les médecins lui avaient sans doute injecté un de leur cocktail mortel pour abréger ses souffrances et que c'est pour cela qu'ils n'avaient sans doute pas voulu de la présence de la famille.

Je n'appelle pas cela mourir dans la dignité. La fin de cet homme me hante encore quelques fois , car je l'ai découvert mort une heure plus tard, profitant de la pause déjeuner de la surveillante pour me faufiler dans sa chambre.

De quel droit pouvons nous juger de la vie des autres et comment pouvons nous les laisser partir dans la dignité? Cet article m'a rappelé cet épisode ... Aussi, je vous le soumets.
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.