Première Analyse
sur l'implication du Ministre de la Justice
Dominique Perben
dans l'Affaire ROCHE
Le 17 Septembre 2003
Dans cette affaire, mettant très gravement en cause pour leurs exactions tant la magistrature de notre pays que sa police aux ordres, comme cela est détaillé par le dossier explosif disponible en ligne sur le site Internet www.affaireroche.com, un nouveau degré d'aberration, de surréalisme et de gravité vient d'être atteint, par les implications qui se sont fait jour, et cela jusqu'au plus haut niveau de notre état.
Nous venons enfin, et de haute lutte alors que c'était notre Droit le plus strict, d'obtenir la copie du dossier pénal de ce scandale - copie qui a d'ailleurs été largement expurgée avant de nous être livrée, ce que nous somme d'ores et déjà en mesure de démontrer.
Et voilà que nous venons de découvrir avec stupeur que le nom du ministre de la Justice lui-même, Dominique Perben, est cité dans ce dossier, ce qui donne tout de suite à cette affaire des implications d'un tout autre niveau que celles que l'on trouvait dans l'affaire Alègre.
Pour resituer cette découverte dans son contexte, il faut tout d'abord savoir que nous avons déjà saisi le Garde des Sceaux du fatras d'aberrations, d'illégalités et de manipulations en tous genres commises par son administration et sous sa pleine responsabilité, après avoir mis tous ces agissements en évidence et nous être constitué, à ce sujet-là, un dossier plus que gênant pour le pouvoir en place. Notre première Lettre Ouverte, datant d'il y a plus de 9 mois, n'a toujours pas reçu d'autre réponse qu'une très nette montée en puissance des persécutions perpétrées à notre encontre par un système judiciaire qui n'a reculé devant aucune outrance. Et cette première escalade dans l'iniquité, qui est loin d'être la dernière, fût dûment disséquée et dénoncée dans une deuxième Lettre Ouverte au même, qui se solde par le mépris le plus complet depuis plus de 6 mois. Cela alors même que Perben a été saisi de notre affaire par une quinzaine de personnalités politiques de premier plan - tous Députés et Sénateurs de l'Opposition. A ces Elus du Peuple lui demandant les comptes qui nous sont dûs à tous, Perben n'a pas non plus daigné répondre - à l'exception d'un cas, où il crut pouvoir clore le débat avec une fin de non-recevoir en forme de pirouette laconique.
Or voici que nous venons de découvrir, dans notre dossier pénal, ce que dissimulait ce mutisme aussi anormal que suspect : c'est Perben, sous la responsabilité ministérielle duquel ce scandale s'est déroulé et se déroule encore, le même Perben qui a osé faire répondre aux Elus du Peuple, par l'intermédiaire de ses services, qu'il n'était pas même au courant de cette affaire, qui en fait en tirait toutes les ficelles derrière la tapisserie, et cela dès le tout début - ce que nous sommes d'ores et déjà en mesure de prouver.
En effet, si l'on consulte par exemple le procès verbal de la déposition du magistrat Roche (pièce numérotée D22), celui-ci, qui est au centre de ce scandale dont il est l'instigateur, se félicite, et cela sous serment, d'avoir été "sauvé", selon ses propres termes, par le fait que le Garde des Sceaux a éhontément décidé de le "couvrir" alors qu'il se trouvait enfin en position de rendre des comptes à la fois sur l'apparition de sa femme dans des photos porno-poubelles sur des sites Internet glosant sur son passé de prostituée, et sur les 20 années de persécutions infernales qu'il venait de nous infliger. Comme l'assure sous serment Pierre Roche dans sa déposition, la situation de ce dernier était telle que le Garde des Sceaux était politiquement obligé de le traduire devant le Conseil Supérieur de la Magistrature. Mais de cette conclusion normale, il n'a jamais été question, puisqu'il fût "sauvé", comme il le dit si bien, par le Garde des Sceaux, qui l'a fait pleinement rassurer par rien moins que son Directeur des Services Judiciaires, l'assurant de la protection sans réserve de son ministre de tutelle. Une protection qui a permis au magistrat Roche, couvert de la sorte, de continuer en toute sérénité sa guerre privée à notre encontre, avec tous ses petits copains collabos, et tout cela non seulement avec la bénédiction mais encore l'appui actif de Dominique Perben - qui a d'ailleurs maintenant repris le combat de Roche à son propre compte, afin de museler les gêneurs que nous sommes une bonne fois pour toutes.
D'ailleurs, ce soutien sans faille d'un magistrat qui avait tout à se reprocher, soutien qui devient maintenant fort embarrassant, a été formalisé à l'époque à l'intérieur d'une lettre émise par la Chancellerie, en date du 4 Septembre 2002, et qui a étrangement été expurgée de notre dossier. En effet, cette lettre est évoquée dans une liste d'annexe de la pièce D1 du dossier. Parmi les annexes indiquées, celle-ci est, comme par hasard, absente. Mais on a bêtement oublié de la faire disparaître de la liste des annexes où nous avons appris son existence, et à l'intérieur de laquelle elle est datée, donc, du 4 Septembre 2002. C'est dire à quel point Perben, réagissant dès cette date, et au courant de l'affaire depuis plus longtemps avant d'intervenir de la sorte lors de ses prémices, se moque du monde lorsqu'il prétend ne pas être au courant et avec quel aplomb il se permet de mentir éhontément aux Elus du Peuple quand il leur oppose des fins de non-recevoir.
Ces premières preuves de la scandaleuse implication du ministre de la Justice dans une affaire aussi grave et aussi nauséabonde ne sont probablement pas les dernières - même s'il est probablement possible de le percer à jour davantage encore, il est, de toute manière, d'ores et déjà démasqué.
Perben devra s'expliquer ;
Perben devra assumer la pleine responsabilité de ses agissements
et des fautes de son administration, qu'il a sciemment cautionnées ;
Perben n'est plus à sa place ;
Perben doit partir.
Dominique Perben dans l'Affaire ROCHE
Commencé par
paulojas
, 21 déc 2006 à 14:23
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