C'est uen certitude pour les scientifiques, autrefois, un "liquide" a coulé sur Mars et la planète était plus chaude, avec un climat plus humide et une atmosphère épaisse. Les traces laissées par ce liquide sont observées sous la forme de chenaux de lacs et d'écoulements multiples asséchés. En effet, aujourd'hui, le liquide ne peut plus couler à la surface de la planète comme il le faisait jadis : nous savons que s' il coulait aujourd'hui, il serait instantanément évaporé par ébullition car la pression atmosphérique de Mars est trop faible.
Tous les chenaux et les écoulements observés sur Mars sont dus à un liquide, mais lequel ? Bien sûr, on est tout de suite tenté de dire : "l'eau l'eau !! c'est de l'eau !!" mais ce peut être aussi du dioxyde de carbone liquide car ce gaz est présent en très grande quantité sur Mars ou de la lave très fluide... Jusqu'à présent les théories des scientifiques se basaient essentiellement sur l'observation des calottes glaciaires (sans qu'on puisse spécifier la nature chimique de la glace) et les observation de surface qui laissaient transparaitre une activité géologique de type érosion.
-La calote glaciaire
Il est courament ensigné que Mars présente deux calottes glaciaires permanentes à ses pôles, composées principalement de dioxyde de carbone solide (appelé neige carbonique sur la Terre). Les calottes présentent une structure en couche, avec une alternance de glace et de poussières sombres. Pendant l'été dans les régions les plus au nord, le dioxyde du carbone sublime, révélant une couche de glace :
http://www.neufplane...mars/marssp.gif
mais il peut s'agir de vapeur d'eau qui peut se condenser sous forme de givre à la surface, particulièrement vers le pôle Nord où elle forme cette calotte de glace permanente cara caractéristique (en revanche, la calotte polaire sud, plus froide, semble plus majoritairement constituée de gaz carbonique gelé).
La calotte glaiciaire
http://oposite.stsci...jpeg/Mars95.jpg
Leur épaisseur moyenne est de 1 km. La calotte australe, très froide (-125°C en hiver) est constituée de glace d'eau et de glace carbonique. La calotte boréale, moins froide, ne renferme que de la glace d'eau. Ces calottes se subliment et se reconstituent au gré des saisons, produisant de fortes variations de la pression atmosphérique.
Grâce aux images de Mars Global Surveyor on a pu reconstituer des vues de la calotte glaciaire Nord en 3D
http://www.iap.fr/sa.../calotte1_s.gif
Cette vue, aux hauteurs exagérées, révèle que la calotte polaire s'étend sur plus de 1200 km et que son épaisseur moyenne est de 1000 mètres avec des maxima allant jusqu'à 3000 mètres au plus. La calotte surplombe les terrains environnants, laissant apparaître un léger front d'escarpement d'environ 1000 mètres. Les plus hauts reliefs culminent jusqu'à près de 2500 mètres d'élévation.
Si il s'agit bien d'eau on pourrait faire une comparaison avec la glace de l'Antarctique sur Terre
Des chercheurs ont découvert des colonies de bactéries prospérant sous la glace du plus froid et du plus sec désert sur Terre, dans des conditions comparables à celles que l'on trouve sur Mars
voir l'étude sur :
http://www.finart.be...mHq/antarc2.htm
-les images de la sonde Viking ont rapporté des trace de givre
http://jmm45.free.fr...g2/pib00533.jpg
Cette image à haute résolution a été prise par Viking 2 sur son site d'atterrissage le 18 mai 1979, et fut relayée vers la Terre par l'orbiteur de Viking 1 le 7 juin. Elle montre un fin dépôt de glace d'eau sur les rochers et le sol. La date d'apparition du gel semble correspondre presque exactement avec celle un an martien (23 mois terrestres) plus tôt. Le gel reste alors sur la surface environ 100 jours. Les scientifiques pensent que des particules de poussière dans l'atmosphère collectent un peu de glace. Cette combinaison n'est pas assez lourde pour se déposer au sol. Mais du gaz carbonique, qui constitue 95 % de l'atmosphère martienne, gèle et adhère aux particules qui deviennent alors assez lourdes pour tomber. Réchauffée par le Soleil, la surface libère le gaz carbonique qui retourne dans l'atmosphère, laissant l'eau et la poussière. La glace vue sur cette image est extrèmement fine, ne faisant peut-être pas plus d'un quart de millimètre d'épaisseur et s'apparente plus à du givre.
-Origine supposée de l'eau :
Cette eau est le fait de l'intense activité volcanique de la planète, il y a plus de 3.5 milliards années. De la vapeur d'eau en grande quantité a été alors libérée. Le volume d'eau produit est estimé à celui d'un océan ayant entre 10 et quelques centaines de mètres d'épaisseur et recouvrant toute la surface de la planète. Il n'est pas impossible qu'une fraction de cette eau ait aussi été apportée par des impacts de comète.
http://www.ufocom.or.../mars_water.jpg
De nouvelles images de la surface de Mars par Mars Orbiter apportent pour la première fois la preuve directe que le climat de Mars a changé au cours des 100.000 dernières années. Ce changement apparaît beaucoup plus récent que les centaines de millions d'années qui avaient été jusqu'ici avancés par les scientifiques.
http://www.ufocom.or.../mars_water.jpg
(revue Nature 26 juillet 2001 - source internet http://www.ufocom.or...omS/quedeau.htm traduit de http://www.brown.edu...-02/01-006.html
Il y a 3.5 milliards d'années l'atmosphère de Mars ressemblait à celle de la Terre. En raison de la faible gravité de Mars, l'atmosphère s'est échappée dans l'espace. De ce fait l'effet de serre atmosphérique est devenu de plus en plus faible... L'eau a gelé et la planète est devenue un monde glacé...
Grace à la sonde GLOBAL SURVEYOR
-on a put observer de plus prêt les callottes glaciaires
Surveyor, qui tourne depuis 1997, a permis de mesurer les variations de cette glace pendant une année martienne, c'est-à-dire presque 24 de nos mois. Première constatation: les calottes polaires changent de taille selon les saisons. Elles s'agrandissent pendant l'automne et l'hiver martiens, se réduisent quand vient la période plus chaude. Mais, surtout, la glace établie au pôle sud a nettement diminué depuis 1999.
le poôle sud martien et sa calotte glaciaire
http://www.lexpress....images/pole.jpg
A la surface de Mars, de nombreux indices attestent de la présence d'eau dans le passé: canaux, rivières et lacs asséchés, avalanches de boue et glaciers de roches montrent que de l'eau était présente sur la planète.
photo de rivières asséchées
http://perso.wanadoo...amificanaux.jpg
lite de rivière martienne
http://perso.wanadoo...eau/rivmars.jpg
Un canyon de 2.5km de large
http://www.cnrs.fr/c.....rs/Mars1.jpg
et même de surprennantes trace d'écoulement sur les flanc de certains cratères
http://perso.wanadoo...-mars/eau/2.jpg
Cette photo prise par la sonde Mars Global Surveyor de la NASA montre le flanc d'un cratère érodé par des ravines d'écoulements dans la région de Noachis Terra.
autres trace très nette d'écoulement dans la région de Gorgonum Chaos
http://perso.wanadoo...mars/eau/VV.jpg
des trainées en forme de V allongé
http://perso.wanadoo.../eau/bords1.jpg
des glissement de terrains sur un cratère
http://perso.wanadoo...au/cratcoul.jpg
une formation rappellant celle d'une source vielle de quelques dizaine d'année seulement
http://perso.wanadoo...rs/eau/mars.jpg
-Des glaciers
http://fototek.geol....gold/glace.html
-des traces d'érosion
des glaciers, des coulées, une dynamique géologique
http://www.astrosurf.../image0302.html
-les terrains polygonaux
http://www.nirgal.ne..._polygones.html
ils ressemblent aux fissures que l'on rencontre sur des étendues de boue séchée, comme celles que l'on peut observer au fond d'une mare, d'un lac ou d'une flaque asséchée (à plus grande échelle)
-de la glace et de la poussière dans l'athmosphère
http://ganymede.ipgp...er/eau/eau1.jpg
6Les températures moyennes, bien inférieures à 0°Celsius, et la faible pression atmosphérique, 6 hectopascals en moyenne, interdisent la présence d'eau liquide à sa surface. Mais Mars n'a pas toujours été une planète aussi désertique. Dans les années 1970, les photographies des sondes Mariner et Viking ont révélé d'énormes chenaux d'écoulement et des vallées sinueuses formant de vastes réseaux.
6Le pergélisol
de nombreux scientifiques pensent qu'une grande partie de l'eau originelle se trouve aujourd'hui figée dans la croûte martienne sous forme de pergélisol
-de l'eau liquide actuellement
La température et la pression de surface rendent impossible la présence d'eau liquide, sauf peut être dans le Bassin d'Hellas, un cratère très profond où, en été, la pression atmosphérique permet la présence d'eau liquide. (source http://ganymede.ipgp...netlander/eau/)
Un rappel de la présence d'eau sur Mars
Commencé par
Néo trouvetou
, 03 mar 2002 à 01:36
2 réponses dans ce topic
#1
Posté 03 mars 2002 à 01:36
#2
Posté 20 juillet 2002 à 11:59
Bravo et merci pour ce post tres interessant !
Ca fait du bien de faire le point sur les choses dont on est sur
Pour eviter la desinformation il suffit de s'informer tout seul
Ca fait du bien de faire le point sur les choses dont on est sur
Pour eviter la desinformation il suffit de s'informer tout seul
#3 Jai_arreté
Posté 25 septembre 2004 à 07:55
Citation
Encore des indices de présence d'eau sur mars
Canoë 24/09/2004 06h10
La présence d’eau et de méthane aux mêmes endroits sur Mars est-elle un indice supplémentaire d’existence d’une vie?
Des analyses récentes exécutées à partir de données fournies par la sonde Mars Express de l’ESA révèlent que, dans l’atmosphère de Mars, les concentrations de vapeur d’eau et de méthane coïncident de manière importante.
Ces résultats, provenant de données obtenues par le Spectromètre planétaire à transformée de Fourier (PFS), nous font mieux comprendre les processus géologiques et atmosphériques spécifiques à Mars et ouvrent de nouvelles pistes concernant l’existence d’une vie actuelle sur la Planète rouge.
Le PFS a observé qu’à une altitude comprise entre 10 et 15 kilomètres de la surface, la vapeur d’eau est présente dans l’atmosphère de manière uniforme et est intimement mélangée à ses autres composantes.
Il a aussi constaté, à proximité de la surface, sa présence sous des formes plus concentrées dans trois grandes régions équatoriales: Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia. Dans ces endroits, cette concentration est deux à trois fois supérieure à celle des autres régions observées.
Comme l’indique Vittorio Formisano, responsable de recherche du PFS, ces zones de plus forte concentration de la vapeur d’eau correspondent également à celles où la sonde Odyssey de la NASA a repéré une couche de glace hydrique à quelques dizaines de centimètres sous la surface.
De nouvelles analyses détaillées des données fournies par le PFS confirment également que le méthane n’est pas réparti de manière uniforme dans l’atmosphère, mais qu’il se concentre dans certaines zones. L’équipe en charge du PFS a constaté que ses zones de plus forte concentration sont les mêmes que celles où la vapeur d’eau et la glace hydrique souterraine sont également concentrées. On peut supposer que cette corrélation spatiale entre la vapeur d’eau et le méthane s’explique par une origine souterraine commune.
Dans un premier temps, on s’est intéressé à cette couche de glace souterraine dont l’existence pourrait s’expliquer par la théorie de la «table de glace», selon laquelle la chaleur thermique dégagée sous la surface entraînerait une remontée de divers matériaux et d’eau, laquelle gèlerait avant d’atteindre la surface du fait de la température très basse qui y règne (plusieurs dizaines de degrés Celsius en dessous de zéro). D’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les relations entre d’une part cette table de glace et d’autre part la présence et la répartition de la vapeur d’eau et du méthane dans l’atmosphère.
En d’autres termes, les processus géothermiques qui «alimentent» la table de glace peuvent-ils également transporter de la vapeur d’eau et d’autres gaz, comme le méthane, vers la surface? Peut-il y avoir de l’eau liquide sous cette table de glace? Des formes de vie bactérienne peuvent-elles exister dans l’eau située sous la table de glace, produire du méthane et d’autres gaz, et les libérer vers la surface puis dans l’atmosphère?
L’instrument PFS a également détecté des traces d’autres gaz dans l’atmosphère martienne. Un rapport à ce sujet est actuellement examiné par des pairs. D’autres études détermineront s’il existe un lien de causalité entre ces gaz et l’eau et le méthane, ce qui contribuera à apporter une réponse aux questions non résolues. Des observations in situ effectuées par de futures missions d’atterrisseurs martiens apporteront peut-être une réponse plus complète à ces énigmes.
Canoë 24/09/2004 06h10
La présence d’eau et de méthane aux mêmes endroits sur Mars est-elle un indice supplémentaire d’existence d’une vie?
Des analyses récentes exécutées à partir de données fournies par la sonde Mars Express de l’ESA révèlent que, dans l’atmosphère de Mars, les concentrations de vapeur d’eau et de méthane coïncident de manière importante.
Ces résultats, provenant de données obtenues par le Spectromètre planétaire à transformée de Fourier (PFS), nous font mieux comprendre les processus géologiques et atmosphériques spécifiques à Mars et ouvrent de nouvelles pistes concernant l’existence d’une vie actuelle sur la Planète rouge.
Le PFS a observé qu’à une altitude comprise entre 10 et 15 kilomètres de la surface, la vapeur d’eau est présente dans l’atmosphère de manière uniforme et est intimement mélangée à ses autres composantes.
Il a aussi constaté, à proximité de la surface, sa présence sous des formes plus concentrées dans trois grandes régions équatoriales: Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia. Dans ces endroits, cette concentration est deux à trois fois supérieure à celle des autres régions observées.
Comme l’indique Vittorio Formisano, responsable de recherche du PFS, ces zones de plus forte concentration de la vapeur d’eau correspondent également à celles où la sonde Odyssey de la NASA a repéré une couche de glace hydrique à quelques dizaines de centimètres sous la surface.
De nouvelles analyses détaillées des données fournies par le PFS confirment également que le méthane n’est pas réparti de manière uniforme dans l’atmosphère, mais qu’il se concentre dans certaines zones. L’équipe en charge du PFS a constaté que ses zones de plus forte concentration sont les mêmes que celles où la vapeur d’eau et la glace hydrique souterraine sont également concentrées. On peut supposer que cette corrélation spatiale entre la vapeur d’eau et le méthane s’explique par une origine souterraine commune.
Dans un premier temps, on s’est intéressé à cette couche de glace souterraine dont l’existence pourrait s’expliquer par la théorie de la «table de glace», selon laquelle la chaleur thermique dégagée sous la surface entraînerait une remontée de divers matériaux et d’eau, laquelle gèlerait avant d’atteindre la surface du fait de la température très basse qui y règne (plusieurs dizaines de degrés Celsius en dessous de zéro). D’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les relations entre d’une part cette table de glace et d’autre part la présence et la répartition de la vapeur d’eau et du méthane dans l’atmosphère.
En d’autres termes, les processus géothermiques qui «alimentent» la table de glace peuvent-ils également transporter de la vapeur d’eau et d’autres gaz, comme le méthane, vers la surface? Peut-il y avoir de l’eau liquide sous cette table de glace? Des formes de vie bactérienne peuvent-elles exister dans l’eau située sous la table de glace, produire du méthane et d’autres gaz, et les libérer vers la surface puis dans l’atmosphère?
L’instrument PFS a également détecté des traces d’autres gaz dans l’atmosphère martienne. Un rapport à ce sujet est actuellement examiné par des pairs. D’autres études détermineront s’il existe un lien de causalité entre ces gaz et l’eau et le méthane, ce qui contribuera à apporter une réponse aux questions non résolues. Des observations in situ effectuées par de futures missions d’atterrisseurs martiens apporteront peut-être une réponse plus complète à ces énigmes.
http://www2.canoe.co...924-061047.html










