Non, Rozen, en fait le marché le plus lucratif est le marché de prescription. C'est du produit subventionné car très souvent remboursé, sur des molécules ou des process brevetés avec des marges importantes. Tu me diras qu'il y a les génériques, mais il faut savoir que seuls les produits "à la mode" (gros volume) sont génériqués et qu'en plus tous les gros labos ont une division générique... ils vendent d'un coté le princeps et de l'autre le générique, rien ne se perd

Et ce sont ces produits brevetés qui font les gros bénéfices, si en plus ils sont remboursés, c'est le jackpot... y a plus qu'à convaincre les médecins que c'est le meilleur pour qu'ils le prescrivent à tour de bras... et le coup de génie c'est d'inventer un syndrome quelconque pour vendre le produit (l'exemple du "syndrome" prémenstruel est le plus connu mais y en a d'autres). Et alors maintenant je te laisse imaginer le trésor que représente un produit breveté, de prescription et obligatoire... ding ding ding... j'ai nommé les vaccins

Pour le marché hopital, les marges sont réduites mais les volumes très importants donc c'est aussi un bon jackpot.
L'OTC (sans prescription) est intéressant aussi mais concerne des produits non breveté où la concurrence fait rage, du coup les marges sont réduites, et les marges arrières pour les pharmaciens complètement hallucinantes

Mais ça n'empeche pas les gros labos d'avoir une division OTC pour tous les produits chimiques.
Les produits dont tu parles font parti de l'OTC, mais ce sont des produits à faible volume, à prix de revient important, c'est très loin des prix de revient de la chimie qui produit pour le monde entier

de plus les labos pharma font parties maintenant des groupes chimiques, il faut donc que tout se recycle à l'intérier d'une meme entité... la phytothérapie est un marché trop petit pour les intéresser et surtout qui sortirait trop du cycle en question.
Est ce que ça t'aide ?
Ce message a été modifié par diamant bleue - 08 février 2007 à 16:55.