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portes ouvertes aux labos


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38 réponses dans ce topic

#31 Libertie

Libertie

    récalcitrante de naissance

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Posté 02 février 2007 à 14:28

Fleur de Diamant, le Mardi 30 Janvier 2007 22h58, dit :

Libertie,

Peux tu nous rappeler où peux t'on la signer ? Sur le topic concerné ?
oui, dans le topic concerné!

Citation

Sans vouloir yrancher dans le debat,simple question:
savez vous combien de temps faut il à un labo pour mettre un produit pharmaceutique,un médicament à notre di  sposition?
entre la mise au point,la découverte et la vente dans une pharmacie?

Cela dépend des médicaments. La plupart des molécules sur le marché sont les mêmes que d'autres. Elles sont souvent plus ou moins trafiquées. Il faut à un labo pour sortir une nouvelle molécule plus de vingt ans. En tre la mise au point, les essais sur les animaux les essais en double aveugles et les AMM. Mais, les médicaments que l'on trouve actuellement ne sont que des dérivés. Je crois que la dernière molécule sortie est le viagra. Réellement étudiée. Tu devrais lire le livre sur l'industrie pharmaceutique de Philippe Pignare. Il explique le désarroi et les mensonges de l'industrie pharmaceutique.
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#32 Libertie

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Posté 08 février 2007 à 10:18

Citation

Les pratiques scandaleuses des labos
Imaginez… le téléphone sonne chez vous : « Madame [Monsieur] X, je vous appelle de la part du laboratoire Y, pour vérifier que vous n'avez pas oublié de prendre votre médicament. » Incroyable ? Encore plus de penser possible que ce message soit confirmé ensuite par l’envoi d’un SMS, puis l’arrivée d’une infirmière. Pourtant, l’Assemblée travaille sur un projet de loi autour du médicament visant à « régir les actions d'accompagnement des patients soumis à des traitements médicamenteux, conduites par les établissements pharmaceutiques ». UFC-Que choisir, la Mutualité française, la revue « Prescrire » ou le collectif Europe et Médicament ont crié au scandale et demandé aux parlementaires de ne pas adopter cette mesure. Non seulement ce serait une atteinte majeure à la règle qui interdit à l'industrie pharmaceutique de faire de la publicité directe pour l'un de ses médicaments, mais on assisterait là à une violation gravissime de la liberté individuelle. Sans oublier les conséquences financières pour toute la population, la consommation et le coût des médicaments étant déjà lourdement excessifs en France. En fait, c’est le vieux rêve des firmes pharmaceutiques : prendre en main le patient et le transformer en consommateur captif. Nous avons déjà signalé leurs méthodes subtiles et pernicieuses qui consistent à transformer de simples manifestations physiologiques normales (les règles douloureuses par exemple) en véritable pathologie, bien entendu relevant d’un traitement médicamenteux. Pierre Chirac, de la revue « Prescrire », s’étonne : « Aucun pays européen n'a légiféré sur cette question. Mais les firmes sont dans une stratégie mondiale visant à lancer des programmes d'aide et d'accompagnement à la prescription. » Opinion partagée par l'UFC-Que choisir : « Le gouvernement cède ainsi au vieux rêve de l'industrie pharmaceutique qui cherche à entrer en communication directe avec le patient, en supprimant le filtre du médecin, puis à terme, de lancer des campagnes publicitaires massives sur des médicaments soumis à prescription. » Face aux diverses protestations, de divers horizons politiques, le ministère de la Santé a affirmé : « Ce sont des malentendus, ce problème se pose depuis 2001. Il y a maintenant des autorisations de mise sur le marché pour des médicaments à la condition qu'il y ait ce type de programme d'accompagnement. » Xavier Bertrand, assure qu'il y aurait une série de garde-fous : autorisation, consentement du patient, affirmant : « Aucun contact direct entre le laboratoire et le patient ne sera autorisé, les programmes devront faire appel à des professionnels de santé. » Nous sommes dans une perspective des plus inquiétantes. Il est temps que les Français prennent conscience que le médicament ne relève pas de la magie et qu’il existe d’autres moyens de se soigner et, surtout, d’éviter les maladies. Pierre Jean

source votre santé
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#33 Rozen

Rozen

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Posté 08 février 2007 à 13:51

docteur vincent, le Vendredi 02 Février 2007 14h17, dit :

Parfaitement on peut faire des essais avec des produits naturels, essais menés de façon aussi sérieuse que pour n'importe quel médicament et des médicaments naturels marchent. Juste qu'ils ne sont pas rentables. De plus , ou est le bénéfice de sortir le dernier anticholestérolémiant, le dernier toujours plus cher que l'autre et n'apportant aucun bénéfice?
C'est que la molécule va bientôt tomber dans le domaine public, et pour que le laboratoire puisse vivre, il faut qu'il sorte toujours quelque chose de nouveau! C'est le marché.
Bonjour,

J'ai du mal à comprendre le mécanisme financier concernant les médicaments. Quelqu'un peut-il m'expliquer ? Je veux dire que, donc pour le minimum que je pige : si j'achète de la vitamine C ou une plante médicinale ous forme de gélule, ou huile essentielle, on me dit que toutes ces choses n'intéressent pas les labos, que ce n'est pas breveté (ça ne l'est jamais ???) et que ça ne sera également jamais remboursé par la sécu...Mais donc, les structures qui diffusent ces préparations (via internet par exemple) ne sont pas des labos ? qu'est-ce alors ? qui fabrique cela ? Vu le prix de vente de ces préparations cela devrait bien intéresser les labos car c'est quand même lucratif ?

Merci pour toute précision, car je cherche à comprendre ; je vois tout un marché qui existe et j'aurais du mal à imaginer que des labos avec contrôles sanitaires indispensables dans les préparations ne soient pas derrière tout ça.  :???:

#34 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 08 février 2007 à 16:42

Non, Rozen, en fait le marché le plus lucratif est le marché de prescription. C'est du produit subventionné car très souvent remboursé, sur des molécules ou des process brevetés avec des marges importantes. Tu me diras qu'il y a les génériques, mais il faut savoir que seuls les produits "à la mode" (gros volume) sont génériqués et qu'en plus tous les gros labos ont une division générique... ils vendent d'un coté le princeps et de l'autre le générique, rien ne se perd :) Et ce sont ces produits brevetés qui font les gros bénéfices, si en plus ils sont remboursés, c'est le jackpot... y a plus qu'à convaincre les médecins que c'est le meilleur pour qu'ils le prescrivent à tour de bras... et le coup de génie c'est d'inventer un syndrome quelconque pour vendre le produit (l'exemple du "syndrome" prémenstruel est le plus connu mais y en a d'autres). Et alors maintenant je te laisse imaginer le trésor que représente un produit breveté, de prescription et obligatoire... ding ding ding... j'ai nommé les vaccins :D
Pour le marché hopital, les marges sont réduites mais les volumes très importants donc c'est aussi un bon jackpot.
L'OTC (sans prescription) est intéressant aussi mais concerne des produits non breveté où la concurrence fait rage, du coup les marges sont réduites, et les marges arrières pour les pharmaciens complètement hallucinantes :) Mais ça n'empeche pas les gros labos d'avoir une division OTC pour tous les produits chimiques.
Les produits dont tu parles font parti de l'OTC, mais ce sont des produits à faible volume, à prix de revient important, c'est très loin des prix de revient de la chimie qui produit pour le monde entier :) de plus les labos pharma font parties maintenant des groupes chimiques, il faut donc que tout se recycle à l'intérier d'une meme entité... la phytothérapie est un marché trop petit pour les intéresser et surtout qui sortirait trop du cycle en question.
Est ce que ça t'aide ?

Ce message a été modifié par diamant bleue - 08 février 2007 à 16:55.


#35 Viduité

Viduité

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Posté 08 février 2007 à 17:25

Citation

Mais donc, les structures qui diffusent ces préparations (via internet par exemple) ne sont pas des labos ? qu'est-ce alors ? qui fabrique cela ? Vu le prix de vente de ces préparations cela devrait bien intéresser les labos car c'est quand même lucratif ?

Mais les grands labos s'intéressent aussi "aux petits médicaments" (ou para médicaments), il suffit d'aller regarder dans une pharmacie ou une para pharmacie.

S'agissant des distributions parallèles (via internet), ce n'est pas la panacée non plus : comme il y a de grands et de petits escrocs, il y a aussi de grands et de petits laboratoires, de grands et petits distributeurs ...

Mais Diamant a raison, ce qui importe c'est le circuit de la prescription ... il est "légitime", "captif" et "suventionné" ... il intervient sur un créneau qui fait fantasmer tous les commerçants de la planète ... convaincre un prospect qui n'aura rien à débourser ou presque (du moins individuellement et directement) est le nec plus ultra d'une activité commerciale pas trop épuisante ...

Imagine donc qu'un vendeur de bagnolles exerce son art avec les arguments suivants : " Cher Monsieur, nous vous proposons gratuitement cet excellent modèle et, en plus, on vous donne des bons d'essence pour la faire avancer ! " ...

#36 Rozen

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Posté 09 février 2007 à 13:39

Oui, je comprends mieux, merci à vous...

Je voyais sur un autre topic, je ne sais plus où quelqu'un qui laissait entendre que les produits Beljanski par exemple pourraient bien être commercialisés par tel labo (sur accord entre les parties) mais que par contre ça n'intéresse pas les ayants droits, descendants de l'intéressé, qui préfèrent que la situation perdure.
Est-ce plausible ?

#37 Libertie

Libertie

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Posté 12 février 2007 à 15:32

loi de l'assemblée concernant les médicaments

Citation

L'article 1er modifie l'article L. 3110-3 du code de la santé publique relatif aux exonérations de responsabilité en cas de prescription ou d'administration d'un médicament sur recommandation ou exigence du ministre de la santé en cas de menace sanitaire grave (attaque bioterroriste, pandémie grippale par exemple). Cette exonération, qui concernait seulement les professions médicales dans les cas d'utilisation du médicament hors des conditions d'utilisation prévues par son autorisation, est étendue au titulaire de l'autorisation de mise sur le marche ou de l'autorisation temporaire d'utilisation et aux fabricants du médicament, sauf responsabilité du fait des produits défectueux, ainsi qu'aux cas d'utilisation de médicaments non autorisés.


Citation

L'article 5 modifie l'article L. 5121-8 du code de la santé publique afin :

- d'élargir l'exigence d'une autorisation de mise sur le marché aux médicaments fabriqués « selon une méthode dans laquelle intervient un processus industriel », et non plus seulement fabriqués « industriellement », les préparations de thérapie génique et les préparations de thérapie cellulaire xénogénique restant exclues ;

- de donner une base légale aux dispositions réglementaires qui transposeront les règles relatives aux procédures d'autorisation dites « allégées », au renouvellement des autorisations de mise sur le marché et à leur caducité ;

- de préciser que le demandeur de l'autorisation de mise sur le marché doit être établi dans la Communauté européenne ou dans l'Espace économique européen.

L'article 5 précise les conditions d'entrée en vigueur dans le temps des mesures réglementaires relatives aux autorisations de mise sur le marché accordées au vu de dossiers « allégés » conformes aux dispositions de la directive n° 2004/27/CE.

L'article 7 (article L. 5121-9-1 du code de la santé publique) instaure la possibilité pour l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) d'autoriser d'office, pour des raisons de santé publique, la mise sur le marché d'un médicament ne faisant l'objet d'aucune demande d'autorisation de mise sur le marché déposée devant elle, mais autorisé dans un autre État membre. Les modalités de cette autorisation seront précisées par décret en Conseil d'État.





Citation

L'article 11 (article L. 5121-10-2 du code de la santé publique) applique aux médicaments biologiques similaires et aux « quasi-génériques » un régime juridique équivalent à celui qui s'applique aux médicaments génériques, à l'exception de la substitution.


Citation

L'article 17 introduit par ailleurs la possibilité d'interdire la publicité pour les médicaments de prescription médicale facultative qui ne seraient pas adaptés à une utilisation sans avis médical (I et III), et interdit la publicité pour un médicament non remboursable dès lors qu'au moins une autre de ses présentations (par exemple un dosage différent) est remboursable, afin de faire obstacle aux publicités indirectes pour des médicaments remboursables de nature à contourner la loi (II).

L'article 18 clarifie la rédaction de l'article L. 5122-10 du code de la santé publique qui interdit la remise d'échantillons gratuits de médicaments au public à des fins promotionnelles (I), et complète à la lettre la transposition d'une disposition de la directive relative aux relations entre l'industrie pharmaceutique et les professions de santé (II).



Citation

L'article 22 (article L. 5124-13 du code de la santé publique) tire les conséquences de l'arrêt de la Cour de justice des communautés européennes du 26 mai 2005 dans l'affaire C-212/03, relatif aux importations personnelles de médicaments, qui requiert de la France une réforme de la réglementation applicable à ces importations, lorsqu'elles concernent des médicaments ayant fait l'objet d' une autorisation de mise sur le marché dans un État membre de la Communauté européenne ou partie à l'espace économique européen ou des médicaments homéopathiques ayant fait l'objet d'un enregistrement dans l'un de ces États. Dans les deux cas, l'autorisation ou l'enregistrement obtenu dans l'autre État permettra désormais aux particuliers d'importer ces médicaments sur le territoire douanier, sans avoir besoin de solliciter une autorisation d'importation auprès des autorités françaises.





Citation

L'article L. 5111-1 du code de la santé publique est ainsi modifié :


I. - Le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :


« On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. »


II. - Il est ajouté un quatrième alinéa ainsi rédigé :


« Lorsque, eu égard à l'ensemble de ses caractéristiques, un produit est susceptible de répondre à la fois à la définition du médicament et à celle d'autres catégories de produits régies par le droit communautaire ou national, il est, en cas de doute, considéré comme un médicament. »


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#38 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

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Posté 12 février 2007 à 17:22

Libertie,

Citation

L'article 18 clarifie la rédaction de l'article L. 5122-10 du code de la santé publique qui interdit la remise d'échantillons gratuits de médicaments au public à des fins promotionnelles (I), et complète à la lettre la transposition d'une disposition de la directive relative aux relations entre l'industrie pharmaceutique et les professions de santé (II).

Je vais faire un peu de critique humoristique : nous pourrions dire que le vaccin "offert" aux personnes âgées pour la grippe, pourrait être considéré comme un "échantillon".  :cdesmalades:
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#39 shiba67

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Posté 15 février 2007 à 12:49

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