La mort par la médecine
#1
Posté 01 février 2007 à 16:45
#2
Posté 01 février 2007 à 16:53
#3
Posté 01 février 2007 à 17:29
Les études montrent que pour qu'un médicament soit jugé efficace par le protocole clinique, il faut qu'il soit mieux de 5% qu'un placébo.
Cet article allait dans la même ligné que celui la, en moins poussé bien sur.
Excellent travail.
#4 diamant bleue
Posté 01 février 2007 à 17:55
Ludivine, le Jeudi 01 Février 2007 16h53, dit :
#5
Posté 01 février 2007 à 21:16
Enfin, Mr le Dr Jacques Benveniste, grand biologiste du CNRS, féru de physique quantique, qui ne croyait pas à l'homéopathie, a un jour été mis à l'évidence des fondements de cette dernière. A tel point qu'il a voulu le faire savoir à la pharmacopée Française qui a dénié ses recherches. Il a subi du harcellement, et le Dr Jacques Benveniste est décédé en 2004. Stress ???
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#6
Posté 02 février 2007 à 09:15
En dehors de ce que l'on y "apprend", il y a quand-même une phrase qui m'interpelle :
Citation
C'est une remarque que l'on retrouve régulièrement dans les articles détracteurs de la "politique" sociale, environnementale etc...française.
Et il me semble qu'en effet, elle est trés significative.
La France se croit au-dessus de l'opinion générale, et quant bien même elle est la seule à penser telle ou telle chose, jamais elle ne se remet en question
Sans doute un mélange de raisons financières (de la part du lobby pharmaceutique), et de la sempiternelle vanité franchouillarde que l'on retrouve dans pas mal de domaine.
C'est assez problématique d'ailleurs, car les labos pharmaceutiques à eux-seuls nous font déjà suffisamment ch***, sans que l'on soit obligé, en plus, d'en passer par les conclusions auto-satisfaisantes de médecins rétrogrades et complètement dépassés
Mais le pire reste que les gens sont encore bien englués dans leurs petite conviction selon laquelle puisque la France dit que telle ou telle chose n'est pas vraie, c'est sans doute qu'elle a raison....et par conséquent, que les médecins étrangers se gourrent et que les études des autres sont forcément tronquées
Et donc, y a pas grand monde qui gueule.......
La propagande anti-secte, la terreur que fait rêgner le gouvernement sur le corps médical et sur la population par le biais de lois moyennageuses et liberticides, le poids des labos pharmaceutiques et le chauvinisme pathologique français.....hum....beau mélange qui ne nous laisse quasi aucune chance de faire admettre un autre son de cloche.
Les médecines douces, les amateurs de tisanes, les dissidents du sida, les végétariens, les auto-didactes et j'en passe.....euh.....planquez vos miches ou empoignez des pavés, car ça ne va pas s'arranger
Si cela ne marche pas : Aimer plus fort encore…
Remlug
Je désapprouve ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.
Voltaire (dixit Evelyn Hall)
#7
Posté 02 février 2007 à 10:52
Citation
Oui J.BENVENISTE fut harcelé et détruit, car sa découverte de la mémoire de l'eau emmene bien plus loin que la reconnaissance de l'homeopathie. En effet, il a trouvé le moyen d'enregistrer de de diffuser sur un support audio, un signal électromagnétique qui permet de se soigner et + simplement en écoutant un son...... Ce qui explique l'acharnement et le harcelement dont il fut victime (comme Beljanski ; Loic le Ribault etc)
C'est ainsi qu'il finit par mettre en évidence le fait que les molécules communiquent entre elles non pas par contact mais par l'intermédiaire d'un champ électromagnétique sur une fréquence particulière.
En 1991, à l'aide d'un détecteur électromagnétique et d'un amplificateur basse-fréquence, il pouvait tranférer un signal moléculaire.
Une étape supplémentaire fut franchie en 1995, lorsqu'il parvint à enregistrer ce fameux signal moléculaire sur un simple ordinateur multimédia.
En 1996, le signal enregistré était transmis à plusieurs milliers de kilomètres, entre Clamart, près de Paris, et Chicago. Le signal électromagnétique reçu fut diffusé dans l'eau, qui joue le rôle de médiateur, et provoqua les mêmes réactions biologiques que si la molécule émettrice avait été physiquement présente.
Plusieurs milliers d'expériences, confirmées par de nombreux laboratoires dans le monde entier, ont été effectuées avec succès.
Ainsi, non seulement, les découvertes de M. Benveniste ne contredisent pas la physique établie pas plus que la chimie et tout ce que l'on a appris en biologie, mais elles ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour le futur, en nous apportant une meilleure compréhension des processus biologiques.
Demain, l'identification des substances biologiques, des micro-organismes, se fera à l'aide de détecteurs électromagnétiques par reconnaissance numérique de leur fréquence propre.
Par Internet, on pourra transmettre et diffuser des signaux moléculaires à but thérapeutique, par exemple.
A domicile chacun pourra contrôler le contenu de son assiette, si le prion est présent, si des O.G.M. ont été introduits, etc...
Source : http://www.ldi5.com/bio/mem.php
D'ailleurs le Dr Emoto à mis à la portée de tous, la vision des fréquences sonores et de leurs effets sur l'eau, on ne peut plus dire que c'est un mythe.
http://fantastiqueph...au/cristaux.htm
#8
Posté 02 février 2007 à 11:11
Merci krystaldawn pour avoir mis ton post. Je n'ai plus le livre de Lynne Mac Taggart : "l'Univers Informé", où l'auteur parle justement des recherches de J. Benveniste.
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#9
Posté 02 février 2007 à 11:27
Citation
Et il me semble qu'en effet, elle est trés significative.
La France se croit au-dessus de l'opinion générale, et quant bien même elle est la seule à penser telle ou telle chose, jamais elle ne se remet en question
Sans doute un mélange de raisons financières (de la part du lobby pharmaceutique), et de la sempiternelle vanité franchouillarde que l'on retrouve dans pas mal de domaine.
Depuis la Belgique ou depuis le Québec, la France se fait passer pour un pays plus évolué que les autres. La qualité des études françaises est la meilleure, les médecins sont les meilleurs, etc...
Pourtant, à bien des niveaux, à commencer par l'éducation nationale et la compétence des professions médicales, la France est TRES en retard. Dans beaucoup de domaines, les gens sont très peu qualifiés, disons plutôt très vite contents d'eux. C'est assez inquiétant.
Désolée, je ne veux vexer personne mais les français sont assez endormis sur leurs certitudes.
#10 diamant bleue
Posté 02 février 2007 à 11:46
napo, le Vendredi 02 Février 2007 11h27, dit :
Et c'est ainsi que certains n'arrivent pas à croire que la France est un des pires pays en matière de morbidité à la naissance, pourtant il est celui qui est le plus instrumentalisé pour cette pratique... et à aucun moment ils ne font le rapport entre cette médicalisation à outrance et ce taux de morbidité, pour ceux qui connaissent ces chiffres, parce que la plupart les ignorent totalement et continue à se sentir en sécurité dans un hôpital... alors qu'on a des taux de contamination nosocomiale effrayant... etc etc...
C'est du conditionnement à croire que la medecine française est la meilleure et ses praticiens aussi...
Et après on fait des commissions parlementaires qui s'émeuvent du fait que le nombre de parents choisissant l'instruction à la maison ait doublé en 2 ans... quand les déconditionnés comprennent d'où vient le problème à la base, ils agissent en conséquence...
#11
Posté 02 février 2007 à 11:58
Citation
Quand même, de temps en temps, il y a quelques fractions de secondes aux infos, ou les journaliste disent que la France et les Français sont les premiers consommateurs d'anxiolotiques et de neuroleptiques. A quoi cela peut être dû si ce n'est à notre sécu ?
Si la sécu n'existait pas, les gens se prendraient en charge. Et les antidépresseurs ne se mangeraient pas comme des bonbons.
A mon niveau, ce sont des prises de consciences qui m'ont fait me détourner de l'allopathie, et un pas en amenant un autre, je suis passée à l'homéopathie, pour être prise à des doses infimes à l'heure actuelle.
J'ai été dépressive, ai suivi une psychothérapie, et la docteresse m'avait donné des anxiolytiques. J'en ai pris trois jours, puis une faction de secondes j'ai pensé "De toutes façons, cela ne règlera pas mon vrai problème".
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#12
Posté 17 avril 2007 à 15:04
L'auteur est un sacré personnage....
lire sur Wikipedia un aperçu de sa biographie !
bien amicalement
Ce message a été modifié par pipoca - 17 avril 2007 à 15:11.
#13
Posté 18 avril 2007 à 13:57
Citation
Mésothérapie: 14 victimes d'une infection
13 femmes et un homme ont été atteints d'une grave infection à la suite de séances de mésothérapie anticellulite à Paris
- DR -
DR
Ces personnes, qui ont suivi ces soins chez un médecin généraliste du 12e arrondissement, ont développé par la suite de graves abcès sur les membres inférieurs, a révélé Le Parisien mardi.
Depuis décembre, ces patients sont suivis par l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Certains ont dû subir plusieurs opérations et pourraient en garder des séquelles.
L'enquête de la Direction des affaires sanitaires et sociales semble privilégier un problème d'hygiène au niveau du pistolet de mésothérapie utilisé par le médecin. Le praticien nettoyait l'instrument avec de l'eau et du savon. Or, selon Le Parisien, les canalisations de son cabinet étaient infectées par une bactérie, occasionnant une grave infection nosocomiale.
Certains patients ont contracté sur les membres inférieurs une centaine d'abcès qu'il a fallu opérer et extraire. D'autres opérations, cette fois réparatrices, les attendent.
La mésothérapie, très utilisée dans le monde du sport contre la douleur, consiste à injecter des médicaments à travers la peau à l'aide d'un pistolet muni d'aiguilles.
http://info.france2....30039434-fr.php
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#14
Posté 18 avril 2007 à 20:33
Citation
Publié le 18/04/2007
En 2004-2005, 7 patients transplantés sont décédés de rage quelques semaines après la greffe. Quatre cas sont survenus aux Etats-Unis et 3 autres en Allemagne. Les 2 donneurs sources étaient des patients jeunes, avec une histoire de troubles neurologiques récents attribués à la consommation de drogue et décédés dans un tableau d’hémorragie méningée pour le premier et d’un arrêt cardiaque pour la seconde. Le diagnostic de rage n’avait pas été évoqué alors que les premiers symptômes auraient pu mettre les cliniciens sur la piste. De plus, la notion de morsure animale n’a été retrouvée qu’au moment de l’enquête réalisée après les décès des receveurs. Le premier patient avait été mordu par une chauve-souris aux Etats-Unis et la seconde par un chien en Inde.
La rage humaine est une maladie très rare en Europe et les cliniciens ne pensent pas à ce diagnostic devant des signes neurologiques non spécifiques. Dans le monde, on estime à 55 000 le nombre de cas annuels, et donc de décès puisque la maladie est constamment mortelle.
Par ailleurs, la rage animale est quant à elle très répandue. Les pays en voie de développement sont les plus touchés avec une prédominance de rage canine. Les Etats-Unis sont également concernés par la rage des animaux sauvages et des chauves-souris. L’Europe de l’ouest est indemne de rage des mammifères terrestres, seul persiste le problème des chiroptères ou des animaux importés.
La transmission par l’intermédiaire de greffon avait déjà été décrite avec des greffes de cornées. Les récents évènements soulèvent le problème des prélèvements d’organes de donneurs décédés dans un contexte neurologique, sans étiologie réellement identifiée.
Faut-il exclure de tels donneurs ? Ce n’est pas vraiment acceptable pour une maladie si rare et dans le contexte actuel de pénurie d’organes. Faut-il prévoir un diagnostic biologique pré-greffe ? Les examens offrant une sensibilité suffisante (recherche d’anticorps par immunofluorescence sur biopsie cérébrale associée à la recherche d’ADN viral dans la salive avec des techniques de biologie moléculaire) sont difficilement réalisables en urgence. Reste la solution de l’interrogatoire des proches du donneur à la recherche d’une notion de morsure animale. Cette solution n’est certes pas très satisfaisante, elle aurait cependant pu dans les 2 cas décrits éviter leur dénouement tragique.
Dr Alice Perignon
Bronnert J. et coll. : « Organ transplantations and rabies transmission. » J Travel Med., 2007, 14 : 177-180.
Citation
Bilan au 28/08/2006
Sources : InVS, CClin Nord, Ddass 59, Ddass 62, Cire Nord, Laboratoire de bactériologie du CHU Saint-Antoine (Paris), CNR Anaérobies (Paris), laboratoires et équipes opérationnelles d’hygiène des établissements concernés
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Clostridium difficile est un bacille à Gram positif anaérobie sporulé responsable de 15 à 25 % des diarrhées survenant après la prise d’antibiotiques et de plus de 95 % des cas de colites pseudomembraneuses (CPM). C’est ainsi la première cause de diarrhées infectieuses nosocomiales chez l’adulte.
La survenue d’une infection digestive liée à C. difficile (ICD) est le plus souvent induite par une antibiothérapie car celle-ci facilite l’implantation de la bactérie dans le tube digestif et la sécrétion de deux toxines (A et B) responsables des symptômes. Les ICD sont classées en deux groupes distincts : les diarrhées simples post-antibiotiques, en général modérées et sans signes généraux, et la CPM, plus bruyante. Celle-ci débute par une diarrhée liquide abondante, souvent accompagnée de fièvre et de douleurs abdominales. Les complications les plus redoutées de la CPM sont le choc septique et le mégacôlon toxique (dilatation massive du colon) qui peut entraîner une perforation colique et le décès.
La contamination par C. difficile a lieu par voie féco-orale et sa transmission de personne à personne s’effectue directement par manuportage ou à partir d’un environnement contaminé. Les ICD diagnostiquées à l’hôpital sont acquises lors de l’hospitalisation dans plus de 70 % des cas. Elles surviennent volontiers sous forme d’épidémies, notamment dans les services de réanimation, de maladies infectieuses, d’hématologie et de gériatrie. L’incidence des ICD à l’hôpital varie de 1 à 10 pour 1 000 admissions. La mortalité imputable à l’ICD varie de 0,6 à 1,5 % mais peut atteindre 35 à 50% en cas de complications de CPM [1].
Alerte
Depuis 2003, une souche particulière de C. difficile, dite « 027 », est responsable d’infections nosocomiales sévères et épidémiques. D’abord détectée au Canada et aux Etats-Unis, elle a été impliquée plus récemment dans des épidémies hospitalières en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas [2-5]. En France, où elle avait déjà été isolée de manière ponctuelle dans quelques hôpitaux, elle n’avait pas été identifiée comme responsable d’épidémie avant 2006.
L’émergence de cette souche à l’étranger a conduit l’Institut de veille sanitaire (InVS) à plusieurs actions depuis janvier 2006 : sensibilisation des réseaux de signalement via les Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) ; information de la Direction générale de la santé (DGS) et saisine du Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins (CTINILS) ; rédaction de recommandations pour le diagnostic, l’investigation, la surveillance, la prévention et le contrôle des ICD, diffusées aux établissements de santé dans le cadre du Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin) [1] ; organisation d’un réseau de laboratoires experts autour du Centre national de référence (CNR) des Anaérobies ; et collaboration avec le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) [6].
Situation épidémiologique au 28 août 2006
En mars 2006, l’InVS recevait le signalement [7] de cas groupés d’ICD dans un établissement de santé du nord de la France (hôpital A). Cet épisode, aujourd’hui contrôlé, a concerné 41 cas d’infection entre janvier et mai 2006, acquises principalement dans un service de gériatrie (n=16), de soins de suite et réadaptation (n=9) ou importées (n=10). Parmi les 14 décès (34 %) survenus chez ces 41 patients, aucun n’était considéré par les cliniciens comme imputable à l’infection par C. difficile. Les souches responsables ont été caractérisées pour 22 patients : 16 étaient de type 027 [8, 9].
Depuis mars 2006, 15 établissements du Nord – Pas de Calais ont signalé un ou plusieurs cas d’ICD. De 2001 à 2005, 2 seulement avaient signalé des cas similaires dans cette région. Ces 15 épisodes concernent majoritairement des établissements de santé (n=13) et plus rarement des établissements médico-sociaux (n=2), maison de retraite ou EHPAD.
Au 28/08/2006, ces 15 épisodes concernent un total de 227 cas1 survenus depuis janvier 2006 chez des patients adultes, souvent âgés (âge médian : 81 ans à l’hôpital A, 82 ans à l’hôpital C), hospitalisés en service de court-séjour (médecine, gériatrie, plus rarement chirurgie) ou de soins de suite et réadaptation. Chez ces patients, 60 (26 %) décès sont recensés, dont 14 (6 %) ont été considérés par les cliniciens comme au moins partiellement imputables à l’infection par C. difficile. Sur les 15 établissements concernés, 2 (A, C) ont déclaré plus de 30 cas.
Neuf épisodes sont contrôlés et 6 encore considérés comme actifs ; 5 (I, K, L, M, N) ont déclaré de nouveaux cas depuis moins de 15 jours, et un recul encore supérieur est nécessaire pour affirmer la fin de l’épidémie dans le dernier ©. Dans ces 6 établissements, 45 patients infectés étaient encore présents le 28/08/2006, dont 12 encore symptomatiques ; ces patients sont traités et des mesures de contrôle (cf. infra) sont mises en œuvre pour prévenir la transmission de l’infection à d’autres patients.
Neuf épisodes sont liés à une souche 027, 2 à d’autres souches, et 4 en attente de caractérisation. Hors Nord – Pas de Calais en 2006, 10 établissements ont signalés des cas d’ICD : aucun n’est de type 027.
Maitrise et prévention
Chaque épisode a fait l’objet de mesures de maitrise et de prévention mises en œuvre par les équipes d’hygiène avec le soutien du CClin Nord et des tutelles locales. Ces mesures sont basées sur les recommandations diffusées par le Raisin en mai 2006 [1].
La maitrise des ICD repose sur un diagnostic rapide des patients symptomatiques, l’application des précautions contact (isolement des patients, renforcement de l’hygiène des mains, usage de gants et de surblouses, utilisation de matériel dédié), un bionettoyage renforcé et le signalement de l’état infectieux du patient avant tout transfert vers un autre établissement. Il est recommandé d’investiguer tout cas de diarrhée nosocomiale en recherchant C. difficile en l’absence d’une autre étiologie évidente. Si l’ICD est confirmée et correspond à une forme sévère ou survient dans un contexte épidémique, l’établissement de santé doit signaler l’épisode au CClin et à la Ddass (décret du 26/07/2001), promouvoir la culture des selles pour caractérisation des souches par un laboratoire expert, mettre en place des mesures de contrôle adaptées et instituer une surveillance des ICD pour évaluer l’efficacité de ces mesures. La prévention des ICD repose avant tout sur une politique de bon usage des antibiotiques.
Conclusion
Ces données confirment l’émergence et la diffusion progressive des infections à C. difficile 027 depuis début 2006 dans des établissements de la région Nord – Pas de Calais. Elles attestent aussi du potentiel épidémique de cette souche 027.
Non constatée dans d’autres régions, cette émergence peut difficilement s’expliquer uniquement par un meilleur signalement. Son origine pourrait être liée à la proximité du Nord – Pas de Calais avec d’autres pays déjà concernés par des épisodes similaires (Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne). Sa diffusion est très probablement liée au transfert des patients entre établissements de santé au sein d’un réseau de soins très dense, comme cela avait déjà été observé en 2003 lors d’une épidémie d’infections à Acinetobacter baumannii multi-résistants [10, 11].
Elle justifie l’application stricte des recommandations de signalement, de prévention et de contrôle déjà diffusées. Un avis du Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins (CTINILS), en cours de préparation, viendra prochainement renforcer la sensibilisation des établissements de santé.
1 Certains patients infectés ont été transférés d’un établissement à l’autre ; ils ne sont toutefois comptés qu’une fois dans le total des cas recensés (exclusion des doublons). Se reporter au tableau pour les détails.
Références
1. Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin). Conduite à tenir : diagnostic, investigation, surveillance, et principes de prévention et de maîtrise des infections à Clostridium difficile. Institut de Veille Sanitaire, 2006, 42 p. http://www.invs.sant...isin/index.html
2. Warny M, Pepin J, Fang A, Killgore G, Thompson A, Brazier J, Frost E, McDonald C. Toxin production by an emerging strain of Clostridium difficile associated with outbreaks of severe disease in North America and Europe. Lancet 2005; 366: 1079-84.
3. Smith A. Outbreak of Clostridium difficile infection in an English hospital linked to hypertoxin-producing strains in Canada and the US. Eurosurveillance Weekly 2005; 10(6): 050630. http://www.eurosurve...05/050630.asp#2
4. Joseph R, Demeyer D, Vanrenterghem D, van den Berg R, Kuijper EJ, Delmée M. First isolation of Clostridium difficile PCR ribotype 027, toxinotype III in Belgium. Eurosurveillance Weekly 2005; 10(10): 051020. http://www.eurosurve...2005/051020.asp
5. van den Hof S, van der Kooi T, van den Berg R, Kuijper EJ, Notermans DW. Clostridium difficile PCR ribotype 027 outbreaks in the Netherlands: recent surveillance data indicate that outbreaks are not easily controlled but interhospital transmission is limited. Eurosurveillance Weekly 2006; 11(1): 060126. http://www.eurosurve...06/060126.asp#2
6. ECDC. 027 Clostridium difficile –An emerging epidemic in European Health Care? Background paper available for public consultation. http://www.ecdc.eu.i...f/Cl_dif_v2.pdf
7. Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin). Signalement des infections nosocomiales, bilan 2001-2005. http://www.invs.sant...ement_bilan.pdf
8. InVS. Cas groupés d’infection à Clostridium difficile de toxinotype III, PCR-ribotype 027, France. Point au 2 mai 2006. http://www.invs.sant...0506/index.html
9. Tachon M, Cattoen C, Blanckaert K, Poujol I, Carbonne A, Barbut F, Petit JC, Coignard B. First cluster of C. difficile toxinotype III, PCR-ribotype 027 associated disease in France: preliminary report. Eurosurveillance Weekly 2006;11(5):E060204. http://www.eurosurve...06/060504.asp#1
10. Carbonne A, Blanckaert K, Naas T, Seringe E, Botherel AH, Aggoune M, Lahoute C, Cattoen C, Beaucaire G, Astagneau P, Nordmann P, Coignard B. Diffusion régionale inter hospitalière d'un Acinetobacter baumannii multirésistant, producteur de béta-lactamase à spectre étendu VEB-1, Nord-Pas-de-Calais, avril 2003 à février 2004. BEH n°32-33/2004, 13/07/04. http://www.invs.sant...32_33/index.htm
11. Naas T, Coignard B, Carbonne A, Blanckaert K, Bajolet O, Bernet C, Verdeil X, Astagneau P, Desenclos JC, Nordmann P, on behalf of the French Nosocomial Infection Early Warning, Investigation and Surveillance Network. VEB-1 extended-spectrum ß-lactamase–producing Acinetobacter baumannii, France. Emerg Infect Dis 2006; 12: 1214-22. http://www.cdc.gov/n...o08/05-1547.htm
Tableau : Episodes d’infection à C. difficile, Nord-Pas de Calais, janvier à août 2006 (n=15)
Carte : Episodes d’infection à C. difficile, Nord-Pas de Calais, janvier à août 2006 (n=15)
Ce message a été modifié par Libertie - 18 avril 2007 à 20:38.
#15
Posté 18 avril 2007 à 20:44
Citation
Je ne sais pas si recevoir un don d'organe de donneurs en si "mauvaise santé" est un mal ou un bien en soi!!!!!!!!!
#16
Posté 22 avril 2007 à 19:40
Citation
Publié le 20/04/2007
La contamination bactérienne des dérivés sanguins est désormais à l'origine de la plupart des accidents transfusionnels infectieux. Elle peut provenir du revêtement cutané du donneur, d’une bactériémie ou encore des procédures de traitement du sang prélevé, au travers de toutes les étapes techniques qui conduisent au produit fini.
Les concentrés plaquettaires (CP) n'échappent pas à ce risque et ceci, de longue date, mais la prévalence de leur contamination varie largement d’une étude à l’autre. Les réactions cliniques qui lui sont attribuables sont certainement très peu fréquentes, mais, pour cerner le problème, des données quantitatives fiables sont à l’évidence nécessaires. Pour y remédier, des mesures préventives ont été mises en place et l’aphérèse a même été recommandée à la place des techniques de « pooling » classique portant sur des échantillons sanguins multiples. Le risque de contamination serait ainsi plus faible pour les CP, dans ce cas de figure.
Une étude multicentrique prospective va à l’encontre de cette notion classique, en précisant la prévalence de ces contaminations bactériennes au sein de 52 243 CP, dont 15 198 obtenus en tant que dérivés sanguins traditionnels et 37 045 en tant que produits d'aphérèse. Une contamination bactérienne a été détectée dès la première culture dans 135 CP, soit une prévalence globale de 0,26 %, et dans respectivement 0,4 % des dérivés classiques et 0,2 % dans les produits d'aphérèse, p<0,001.
La fréquence des contaminations confirmées par les cultures ultérieures s'est cependant avérée beaucoup plus faible, soit 0,07 % (n= 37), en tout cas identique dans les deux types de CP, soit respectivement 0,09 % et 0,06 %. Les germes les plus souvent en cause proviennent de la flore bactérienne cutanée, notamment Propionibacterium acnes et Staphylococcus epidermidis).
Entre le début de l’incubation et l’obtention d’un germe, il s’écoule (durée médiane) 0,7 jours pour les cultures aérobies et 3,7 jours pour les cultures anaérobies. Plus d’une fois sur deux (55 %), le CP a été utilisé avant la positivité de la culture, ce qui démontre les limites de cette stratégie.
La prévention du risque de contamination bactérienne des CP, au demeurant très faible, reste problématique compte tenu de la possibilité de faux-négatifs et du délai nécessaire avant que les cultures ne deviennent positives. Le recours aux dérivés de l’aphérèse ne semble pas être la panacée.
Dr Philippe Tellier
Schrezenmeier H et coll. : “Bacterial contamination of platelet concentrates: results of a prospective multicenter study comparing pooled whole blood-derived platelets and apheresis platelets.” Transfusion 2007; 47 : 644-52
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