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Agir en réseaux


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2 réponses dans ce topic

#1 YFSEE-MEE

YFSEE-MEE

    Petit Nuage Intemporel

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Posté 10 février 2007 à 10:51

:guerrier: AGIR EN RESEAUX :guerrier:  
de Jean Jacques Rey

Ce monde est bourré d’artifices, noyé par les faux-semblants et les préjugés ; tant est si bien qu’on ne sait plus où est la réalité ; et ; il ne faut pas compter sur la société du spectacle pour améliorer nos repères (j’appelle cela un cirque !) C’est un monde renversant qui juxtapose les miroirs déformants. C’est un cloaque qui pue la stupidité par tous les conduits de ses effluents : rejets ou abominations.

C’est un carcan qui engendre la violence et le viol permanent de la conscience. Dans la nuit de l’Univers, c’est un lieu d’oppression permanente, parsemé de quelques lueurs d’intelligence, façonné par des aveugles. Enfin, c’est une arène envahie par des fauves affamés, qui devient un immense bordel à profits : illusoires, artificielles richesses pour occuper l’esprit, éphémères comme leurs possédants.

Ce ne sont que des mots, et pourtant, ils résument quelques milliers d’années, nous sommes prisonniers de ce passé, et je soutiens ceux qui veulent s’en évader ; reste à choisir la meilleure manière...

Prisonniers, et si peu s’en rendent compte : prisonniers des apparences, quand ce n’est pas de l’existence... On voit partout des esclaves qui sont contents de leurs chaînes, et ils en redemandent.

Certains se font exploiter comme des bêtes et ils en tirent leur dignité...

Alors pourquoi les maîtres ne riraient-ils pas ?

L’objectif maintenant, ce n’est plus d’impressionner les peuples pour les tenir en respect, mais d’abrutir les masses pour les conquérir... Quel progrès !

Vous remarquerez que beaucoup de gens qui subissent ces rapports de force en leur défaveur, sont incapables d’imaginer une solution pour s’en sortir. Ils vous taxeront aisément d’utopiste (de vivre dans le virtuel aussi) si vous parvenez à le faire, et là, il y a un problème de génération à mon avis...

Utilitarisme, Productivisme, Simplisme, sont les trois mamelles du ? ...

Ah donc ! Appelez-la comme vous voulez l’idéologie dominante qui met en coupe réglée le monde : c’est un trou noir qui, si on laisse faire, nous engloutira jusqu’à notre planète bleue !

En tout cas, en moins de temps, ces propagateurs et zélateurs ont été plus efficaces que les cavaliers de Gengis Khan, mais ils y ont réussi surtout parce qu’ils ont persuadé une majorité dans les peuples de l’accepter...

Je ne suis pas le Petit Prince ou l’archange Saint-Michel, mais, à ma manière, je suis peut-être aussi un extra-terrestre ! ...

Parce ce que je suis un fondamentaliste : oui ! mais dans le bon sens du terme, je m’appuie sur les droits fondamentaux.

C’est ce que les dominateurs, tendance fasciste, appellent être « droits-de-l’hommiste », et, c’est ce que les humains ont conçu de mieux pour se valoriser et se protéger d’eux-mêmes...

Il nous appartient de les faire vivre, car tôt ou tard, ceux qui prennent le pouvoir, veulent nous les faire oublier. Les droits, ça finit toujours par les gêner, ils préfèrent nous parler des devoirs...

D’autres plus célèbres que moi, ont dit qu’il fallait toujours l’équilibre des pouvoirs, dans un Etat ; c’est pour cela que la plupart des états modernes tendent vers la démocratie : régime nécessaire à la mise en œuvre de cet équilibre ; mais nous savons, tous, que c’est un leurre, la démocratie !

Quand un seul idéal anime les hommes, même les institutions les plus honorables sont menacées. Il faut y ajouter la faiblesse de notre condition humaine. Nonobstant les besoins primaires et des cas d’espèce, notre seul concept commun depuis la nuit des temps, c’est d’avoir la puissance pour jouir et consommer, et pour s’assurer cela, nous avons inventé l’argent et les armes ; après la volonté de dominer prendra toutes les formes que vous voudrez, y compris et surtout en politique et religion, mais cela restera des prétextes ! Donc, soyons réalistes, la seule démocratie qui tiendra, qui sera effective, c’est quand tout le monde aura le même pouvoir et que tous ces pouvoirs s’équilibreront, et ça, évidemment, beaucoup de monde n’y a pas intérêt... D’autant plus que cela doit être réalisé à l’échelle mondiale pour être viable.

Néanmoins un nouvel outil de communication, permet d’envisager une avancée dans cette voie, pour peu qu’il obtienne un statut qui protège son universalité. Ce n’est pas évident tant les agents liberticides sont à l’œuvre, à commencer par les états, du moins ceux qui les manipulent à des fins antidémocratiques, sous couvert de sécuritaire... Ce nouvel outil, bien sûr, c’est Internet.

Nous, les citoyens lambda, il faut nous organiser en réseaux pour peser sur la vie publique, en contournant les relais d’information et les intermédiaires traditionnels, tentés par le pouvoir personnel et pollués par le mercantilisme. La démocratie directe, c’est peut-être pour demain par ce biais-là. On pourrait déjà s’inspirer du modèle suisse pour institutionnaliser la pratique (au-delà du vote électronique). Les pouvoirs politiques, d’un bout à l’autre de l’éventail, ont une peur bleue de cela ; pourtant ils ont tout à y gagner, à commencer par une nouvelle légitimité. Seuls les apparatchiks y perdront des prérogatives, et quand je dis apparatchiks, je ne pense pas seulement aux partis politiques... Parce que sur Internet, c’est l’intelligence réelle qui prime, c’est à dire le pouvoir de conceptualisation intrinsèque de l’individu : pensée discursive ou intuitive, pas les émotions ; alors justement, contrairement à ce que certains affirment, les « baudruches » sur Internet, il y en a peu, et on les remarque vite, parce qu’elles n’ont pas d’air pour se gonfler ! ...

Ceux qui ont le plus à craindre d’une action en réseaux des citoyens, c’est ceux qui manipulent le pouvoir économique et social ; ceux qui parasitent la vie publique, mentent, escroquent, exploitent les faibles, les isolés, vivent de l’atomisation des rapports sociaux ; ceux qui lèsent l’intérêt des consommateurs, nuisent au bien commun comme l’environnement, le patrimoine, la culture, (etc.) ; pas tant les partis politiques que cela, qui auront là une nouvelle rampe, une nouvelle chambre d’échos ; encore moins les organisations, quelle que soit leur nature, qui auront plus de possibilités de se faire connaître, sans être tributaire des bonnes grâces et des porte-paroles ou beaucoup moins.

L’action en réseaux des citoyens peut aller jusqu’au boycott de tel ou tel produit, marque ou service, pour soutenir une cause, contrebalancer ainsi la toute-puissance des multinationales, des actionnaires, des banques, etc. Le Capital gagne à la mondialisation, mais la Citoyenneté le peut tout autant. C’est peut être une arme à double tranchant, mais au final, je crois que la société y gagnera, à commencer par les institutions. On peut même imaginer d’autres formules pour animer les mouvements sociaux et la lutte contre les ambitions hégémoniques, qui se moqueraient bien des matraques policières et cibleraient davantage les « nuisibles ».

Corrélativement, le pluralisme de l’information et la liberté de création y gagneraient, en court-circuitant divers corporatismes... Nous pouvons même exiger la mise en place de subventions et d’aide à la création sur Internet, au même titre que sur d’autres supports, et favoriser ainsi une véritable liberté d’expression et d’opinion ; et ; tant pis ! pour ceux qui veulent conserver leurs privilèges d’antan...

Enfin ! l’action en réseau des citoyens, à l‘échelle mondiale, je pense, peut préfigurer ceci : nous pouvons transformer Internet en laboratoire expérimental contre le libéralisme économique.

Il y a des gens qui veulent le transformer en bazar et d’autres pas.

Je ne vais pas vous narrer les différentes péripéties de ces dernières années ni faire un historique, mais l’enjeu est capital. Il s’agit de développement humain, qui ne soit pas tout lié à l’activité économique et son corollaire serait l’amorce d’une nouvelle civilisation. Je pars du principe que toute richesse est le produit ou est produite par la pensée humaine ; donc la « dématérialisation » ne me perturbe pas.

Remarquez que le fait de penser, c’est déjà être dans le virtuel !

A moins d’être décervelés, nous sommes tous amenés à faire des abstractions : production d’une idée, d’un raisonnement ; donc, tout le long de notre vie, nous nous faisons des représentations d’esprit qui par essence sont immatérielles, et même en dormant, nous faisons des rêves. Nous sommes donc en permanence dans le virtuel et sans verser dans le solipsisme, ceux qui ne veulent pas vivre dans le « virtuel », ils me font bien rire !

Ceci prouve au moins les limites de l’utilitarisme, et partant de là, une insanité qui colle à la doctrine du capitalisme-libéralisme : la chosification n’est même pas matérielle ! ... :o)

http://e-torpedo.net/article.php3?i


#2 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 23 mars 2007 à 11:37

Tout à fait d'accord, c'est ce que dit également Thierry Crouzet dans son livre "le peuple des connecteurs" et sur son blog, l'avenir est aux systèmes en réseaux et plus aux systèmes pyramidaux, le monde actuel étant trop complexe pour pouvoir être gérer à l'ancienne...

#3 YFSEE-MEE

YFSEE-MEE

    Petit Nuage Intemporel

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Posté 23 mars 2007 à 16:56

Ce que redoutent ceux qui voudraient imposer une gouvernance au NET c'est cette auto-régulation de la matière grise et la capacité accélérée à anticiper tout mouvement de l'ombre, qui se passent d'organisation d'autant mieux qu'elle fait exploser les remparts institutionnels à la vitesse de la pensée créatrice qui les menace à tous les carrefours où les agents de contrôle réduits à l'état d'esclaves sont localisables et peuvent être nommmés, répertoriés, détectés et donc court-circuités en tant qu'émetteurs.

Il faut développer ces points car il y a réellement la possibilité d'évacuer tous les parasites et vampires de tous poils dans les
égouts de la pensée historique non créatrice, afin qui soient amenés à se bouffer entre eux et s'audétruire à la vitesse accélerée en créant une permutation qui fait refluer toutes leurs prétentions de manière exponentielle, de sorte que la moindre tentative d'abus de pouvoir leur reviennent comme un couperet sur la gorge et les remettent à leur place sèchement, sans concession, en pleine lumière, sans fuite possible jusqu'à la chute inévitable dûe à leur position instable qui ne tient que par l'imposture et l'exercice du fascisme économique.

Ceux qui veulent imposer une dictature du NET et tout contrôler donnent l'occasion idéale de les localiser et les "exterminer" froidement en les amenant à perir dans le reflux inexorable de leur inexistence et de leurr sous-humanité.

Yfsee................ :aureole7: