L’homme présent.
C’est le jour de sa mort que cette histoire commence et finit, un soir comme les autres où les fleurs se nourrissent tendrement de la question subsidiaire.
L’homme présent est inexistant car il s’agit du début de l’histoire mais celle-ci est déjà finie parce qu’il n’a pas de futur.
Ainsi naquit le consommateur, mi-homme, ni bête, mais tête de choux à 2 euros vénérant les tètes de gondole vendue à carrouf.
Dans ce dédale de produits, de biens et ce jour précis, A, du haut de ces centaines de caméras, se pose une question simple, la question auxiliaire.
Le chef du rayon boucherie a toujours pris plaisir à regarder les humains se mouvant, dans leurs paquets de viande, acheter d’autres paquets de viande inertes.
Ce n’était qu’une question d’emballage pour lui, mais pourquoi ses empaquetages ne se déplaçaient pas.
La logistique contradictoire révèle que plus les empaquetages se déplacent, plus ils ont du succès auprès des consommateurs.
Ainsi naquit la concurrence.
Chaotique, énigmatique, elle n’était que le reflet immédiat et planifié d’un ordre mondial vieillissant.
L’homme présent est un emballage de certitudes fondées sur des empaquetages d’incertitudes.
Concurrentiel, il n’est que l’objet d’un système basé sur un mensonge.
Ce mensonge, nous ne le connaissons pas, nous le vivons.
Pierre.
L’homme présent
Commencé par
Pierre_1
, 10 fév 2007 à 20:51
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