Il semble que la guerre contre le net a bien commencé. Les faits ayant un rapport bon ou mauvais avec Internet se multiplient dans la presse et les medias. Pour un oui ou pour un non, les médias reprennent désormais ce qui semble s'échapper de la vie du net.
Il n'y a pas si longtemps, les affaires de "happy slapping", un peu plus proche de nous, l'affaire "Ségolène", et aujourd'hui, l'affaire "Duhamel".
Voici un article intéressant d'un Blog de "Les Echos" sur le sommet de DAVOS. Cet article expose les idées qui trottent dans la tête des élites dont Vinton Cerf.
Celui-ci (ainsi que des grands patrons) démontrent en exposant les mêmes arguments qui ont servis à propager l'idée de guerre contre le terrorisme, incitant la peur, que le net est de moins en moins sûr et qu'il faut absolument instaurer des mesures répressives.
Bref une rhétorique bien connue, et appliquée aux US dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, qui se traduit par la réduction des libertés.
http://blogs.lesecho...?id_article=941
Citation
La mort du Net ! [ 07/02/2007 - 09h18 ]
Affluence record cette semaine à San Francisco pour le salon mondial de la sécurité informatique. On n’y a jamais vu autant d’exposants, autant de clients non plus. Les ventes de logiciels de sécurité explosent. Sur le Net, le piratage informatique s’aggrave.
Internet mort dans dix ans ! Ce n’est pas moi qui le dit, pas un rebouteux anti-high tech non plus. Non, l’annonce, elle a été faite par Vinton Cerf, l’un des pères du Net, celui qui a inventé, dans les années 70, le protocole qui permet à l’information de circuler sur le réseau des réseaux. La mort du Net : le vieux sage, la barbe blanche mais l’esprit toujours vert, l’évoquait, il y a une quinzaine de jours à Davos, à l’occasion d’une table ronde sur l’avenir du Web. Pour les experts, la cybercriminalité constitue aujourd’hui une redoutable menace. Le réseau des réseaux est de moins en moins sûr. Le piratage y prend des formes multiples. Intrusion dans les fichiers, offensives virales, logiciels espions, spam...S’il n’y a plus, pour l’instant, d’attaques massives, celles-ci sont maintenant mieux ciblées, plus discrètes. Il est plus difficile aussi d’en repérer les auteurs. Pour Vinton Cerf, sur les 600 millions de machines connectées chaque jour au réseau, 150 millions - une sur quatre donc - sont infectées par un cheval de Troie qui permet de les manipuler à distance. 150 millions de PC zombies, comme on dit. Depuis 2004, le piratage a pris une telle ampleur que l’on aurait d’ailleurs renoncé à en chiffrer l’importance !
Il y a quand même de plus en plus de systèmes de protection et l’industrie de la sécurité informatique est en plein boom. IBM, Cisco, Microsoft, Oracle et les autres, tous se sont précipités sur ce nouvel Eldorado. Le problème, c’est que les hackers, les pirates du Net, sont souvent plus rapides, plus malins, plus redoutables qu’eux. Aucun filtre, aucun anti-virus, aucun logiciel de sécurité ne leur résistent. Cela n’est pas sans conséquences, économiques notamment. Le vol des codes de carte bancaire aurait, par exemple, coûté, à lui seul, l’an dernier plus de 3 milliards de dollars aux banques américaines. Une forêt qui n’est pas sécurisée, dans laquelle on ne peut pas se promener en toute sécurité, eh bien, c’est une forêt qui finit par être désertée. C’est le risque que court aujourd’hui le Net. La solution ? Les logiciels de sécurité, certes. Cela ne saurait suffire. Les experts de Davos plaidaient pour la mise en place, rapide, d’une police du Net, une police mondiale, avec des escadrons d’experts, un pouvoir d’investigation, la capacité aussi de sanctionner tous les pirates, où qu’il soit. Il y faudrait pour cela une véritable coopération entre gouvernements, fabricants informatiques et internautes. Pas facile ! Elle s’imposera pourtant, tôt ou tard. L’annonce de la mort du Net est certainement prématurée. Il y a pourtant urgence !
Affluence record cette semaine à San Francisco pour le salon mondial de la sécurité informatique. On n’y a jamais vu autant d’exposants, autant de clients non plus. Les ventes de logiciels de sécurité explosent. Sur le Net, le piratage informatique s’aggrave.
Internet mort dans dix ans ! Ce n’est pas moi qui le dit, pas un rebouteux anti-high tech non plus. Non, l’annonce, elle a été faite par Vinton Cerf, l’un des pères du Net, celui qui a inventé, dans les années 70, le protocole qui permet à l’information de circuler sur le réseau des réseaux. La mort du Net : le vieux sage, la barbe blanche mais l’esprit toujours vert, l’évoquait, il y a une quinzaine de jours à Davos, à l’occasion d’une table ronde sur l’avenir du Web. Pour les experts, la cybercriminalité constitue aujourd’hui une redoutable menace. Le réseau des réseaux est de moins en moins sûr. Le piratage y prend des formes multiples. Intrusion dans les fichiers, offensives virales, logiciels espions, spam...S’il n’y a plus, pour l’instant, d’attaques massives, celles-ci sont maintenant mieux ciblées, plus discrètes. Il est plus difficile aussi d’en repérer les auteurs. Pour Vinton Cerf, sur les 600 millions de machines connectées chaque jour au réseau, 150 millions - une sur quatre donc - sont infectées par un cheval de Troie qui permet de les manipuler à distance. 150 millions de PC zombies, comme on dit. Depuis 2004, le piratage a pris une telle ampleur que l’on aurait d’ailleurs renoncé à en chiffrer l’importance !
Il y a quand même de plus en plus de systèmes de protection et l’industrie de la sécurité informatique est en plein boom. IBM, Cisco, Microsoft, Oracle et les autres, tous se sont précipités sur ce nouvel Eldorado. Le problème, c’est que les hackers, les pirates du Net, sont souvent plus rapides, plus malins, plus redoutables qu’eux. Aucun filtre, aucun anti-virus, aucun logiciel de sécurité ne leur résistent. Cela n’est pas sans conséquences, économiques notamment. Le vol des codes de carte bancaire aurait, par exemple, coûté, à lui seul, l’an dernier plus de 3 milliards de dollars aux banques américaines. Une forêt qui n’est pas sécurisée, dans laquelle on ne peut pas se promener en toute sécurité, eh bien, c’est une forêt qui finit par être désertée. C’est le risque que court aujourd’hui le Net. La solution ? Les logiciels de sécurité, certes. Cela ne saurait suffire. Les experts de Davos plaidaient pour la mise en place, rapide, d’une police du Net, une police mondiale, avec des escadrons d’experts, un pouvoir d’investigation, la capacité aussi de sanctionner tous les pirates, où qu’il soit. Il y faudrait pour cela une véritable coopération entre gouvernements, fabricants informatiques et internautes. Pas facile ! Elle s’imposera pourtant, tôt ou tard. L’annonce de la mort du Net est certainement prématurée. Il y a pourtant urgence !
A voir aussi les commentaires en bas de cet article.
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e.f.
Ce message a été modifié par elfredo - 16 février 2007 à 20:41.










