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comment naît la violence ?


69 réponses dans ce topic

#1 feduloji

    Chercheur d'idées

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Posté 23 février 2007 à 08:50

Depuis le temps que je cherche.................. :???: que je retourne çà tous les sens, que je malaxe, retourne, repousse, reprends................pourquoi la violence ? comment la violence ?. :ouf:

- la violence dans l'histoire des hommes, qui n'a jamais cessé. :???:

- la violence dans les mots, qui cinglent dans notre quotidien, et sur Onnouscachetout.com :piout:

- la violence dans un couple, quand "aimer" devient difficile. :ouf:

Napo, gipsyko, Pop Corn, Exos, et d'autres, Galimba dans "l'herbe folle", ont lancé une perche , à plusieurs reprises, et la réflexion s'est souvent transformée en débat, chacun voulant tirer la couverture à soi.................la peur.............toujours la peur....................de perdre.............de se remettre en question................. :cogite: :???:

Posons-nous chacun la question : "Qu'ai-je à perdre ?".........."quelle genre de forteresse je cherche à défendre ?" :guerrier: :thermo:

http://www.onnouscachetout.com/forum/index...topic=14987&hl=

J'entends souvent :

" tu devrais faire ci........"

" tu ferais mieux de.........."

"tu es comme ci, comme çà......................"

" tu m'accuses............"

...............et si nous commencions par retrouver le sens de "communiquer"? Les réflexions de Jacques Salomé et Thomas Gordon m'ont beaucoup aidée à creuser en moi et approfondir ces questionnements. Pour ceux qui ne connaissent pas : http://www.communica....com/gordon.htm

et http://www.evene.fr/celebre/biographie/jac...-salome-201.php.

Ils proposent de retourner ces phrases automatiques en remplaçant le "tu" par "je", pour aller chercher en soi le ressenti, l'être entier.
Ils m'ont beaucoup appris par cette démarche que j'essaie d'appliquer tous les jours.

+++++++++++++++++++++++++++++++++

D'abord, je me suis dit : " la tendresse, je vois :ange: d'où elle vient. Elle prend sa source dans l'Amour....mais alors...........la violence.....serait-elle le contraire de l'amour ? prend-elle sa source ? et le mot source ne colle pas ici ; il risque d'être abîmé."

Ce matin, un début de réponse m'est venu : "La violence envoyée à l'autre est toujours l'envers de l'amour que je n'ose pas me donner"

"quand je suis violent envers quelqu'un, j'ai à chercher dans quel espace intérieur, intime, je refuse de me donner de l'amour, dans quel espace je résiste à m'ouvrir".

Et vous ????

J'aurais pu poser ce topic dans faits de société, mais ce n'est pas trop un débat d'idées que je propose, mais plutôt une invitation pour chacun, à prendre le temps de voir comment cela résonne en lui, en elle, comment chacun le vit. :ange:

Alors, s'il-vous plaît, avant de répondre, respirez un bon coup :D ..................ne vous précipitez pas y a pas le feu au lac :ptdrasrpt2: .....y a rien à prouver, à démontrer :piout:

cherchez en vous, très loin...là où vous n'avez jamais osé aller voir................ :ange: .l'origine de l'humanité ????

cette question est à mon sens cruciale pour l'avenir de l'humanité :D :guerrier:

Ce message a été modifié par feduloji - 23 février 2007 à 09:22.


#2 ishtar

    Chercheur de vérités

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Posté 23 février 2007 à 09:02

bonjour Feduloji (il me fait rigoler ton pseudo :D )

je suis d'accord avec toi (tu vois ça commence bien :piout: )

la violence est dûe à un manque d'amour

l'amour que l'on se porte mais aussi (question que tout le monde prenne ses responsabilités) que l'autre quel qu'il soit peut me porter

par exemple : quand on estime valoir autre chose que du mépris de la part de la personne que l'on a en face et que plus aucun moyen de communication ne marche ,l'instinct nous dirige vers la violence

la violence est un appel au secours , l'ultime ,le plus terrible.


Dans un monde où la violence régne il n'est pas d'autre constat que celui de notre manque d'amour à tous (envers nous et envers les autres)

#3 yoananda

    Déraisonnable

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Posté 23 février 2007 à 10:00

Hum... et bien moi j'aime la violence !
Alors voila d'ou nait la violence : de l'amour qu'on lui porte.

Mais selon moi la violence n'est pas le problème auquel doit faire face ni l'humain, ni l'humanité.
C'est autre chose.
Ce qui pourrit le monde c'est plutot : l'ignorance. En cela je rejoint les paroles de Bouddha.

Moi j'aime la violence de la nature dans certaines de ses expression. Parceque la violence est une marque de puissance.

Mais je n'aime pas la bétise, la méchanceté, la lacheté, le mensonge, etc... qui eux amène a une forme de violence malsaine.

L'amour lui même peut-être violent. La spiritualité aussi. Et moi c'est comme ca que j'aime les vivre. J'aime quand ca remue. La violence ca met en reflief le petit point immobile et serrein a l'intérieur de nous. Savoir se remettre en question, c'est se faire violence. Mais c'est la bonne violence.

Mais protéger nos illusions, nos peurs en employant la violence, non !

J'aime aussi la douceur, l'un n'empeche pas l'autre.
Nos corps aussi aiment la violence, pour preuve le nombre de pratiquant d'art martiaux. Dans art martial, il y a art !
Parfois en faisant l'amour on peut être violent (mutuellement bien sur), emporté par la passion, mais a aucun moment il n'y autre chose de l'amour dans ces gestes. La violence est alors l'expression de l'intensité du moment. Je ne parle pas de sado-maso... ceux qui ont connu ces moments de laché prise total savent de quoi je cause.

Sinon, concernant l'orginne de la violence, il y a un livre incontournable : "la principe de lucifer". C'est la question que s'est posé l'auteur. Et c'est la référence dans le domaine. Un révélation.
Les bisounours m'ont tuer

#4 doutoïd

    Guerrier mystique gaïen

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Posté 23 février 2007 à 10:19

Bonjour,

La violence est toujours ressentie par celui qui l'a subit.

On peu avoir une façon particulière de parler, d'écrire, de dire, de prendre, de toucher mais c'est toujours l'autre qui ressent la violence.

Comme disait johnny dans une chanson: les coups....oui ça fait mal!

Mais les maux des mots sont tous aussi violent.

Alors d'où vient cette violence?

De l'éducation, de la culture et du milieu social.

C'est d'abord l'éducation qui nous rend plus ou moins violent.

Une éducation violente, physiquement, psychologiquement, symboliquement et socialement.

Tant que notre société ne changera pas ça façon d'accueillir les jeunes générations, la violence perdurera.

Mais dans un second temps il faut renforcer le psychisme des enfants pour qu'il deviennent résistant à la frustration, à l'échec, à l'incompréhension et pour qu'il ne réagisse pas violemment quand les choses ne vont pas dans leur sens.

Tout est là pour une nouvelle société de paix et d'amour (au sens noble du terme, rien à voir avec la guimauve et le sexe).

A bientôt :D

#5 Oui oui

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Posté 23 février 2007 à 10:39

Très interessant ce sujet...

Je me suis aussi souvent posé la question... la colère, la frustration, le manque d'espoir, le sentiment d'injustice sont un terrain favorable à l'installation de la violence.. je pense qu'il nous ait tous arrivé de la ressentir. Après soit on se laisse envahir soit on se ressaisit.. question aussi de "force" mentale. Il est plus difficile de résister et de se raisonner que le contraire..

#6 Eudha

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Posté 23 février 2007 à 11:43

Le conflit, c'est principalement le sujet de mes recherches en ce moment, et la question que tu poses, Feduloji, c'est celle qui me taraude depuis déjà plusieurs mois...

J'ai presque envie de dire (pour l'instant) que la violence est ce qu'on utilise pour exprimer quelque chose, parce qu'on ne sait plus rentrer en contact autrement avec l'autre et qu'on a peur de lui montrer ou de lui exprimer de l'amour... on passe donc dans l'autre camp qui permet aussi de montrer des choses avec passion : la violence.

L'émergence de la violence est donc à mon sens avant tout un problème que les gens ont avec leur propre idée de l'amour...

#7 yoananda

    Déraisonnable

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Posté 23 février 2007 à 12:33

Ha ca y est, je sais comment nait la violence... lol
Enfin, celle dont vous parlez, puisque je semble être le seul a aimer une certaine forme de violence.

Donc, "votre" violence est née... d'un déséquilibre avec son opposé.
La violence vient rétablir l'équilibre.
La violence née du fait qu'on se décentre.
On se décentre quand on est pas parfaitement honette avec soi même avec les autres, quand on se laisse aller.
La violence vient la pour briser ce qui est "faux" ou "injuste".

On peut voir cela dans les couples par exemple, ou bien entre les nations... entre ce que vous voulez.

Donc, pour éviter la violence : garder l'équilibre.

Beaucoup se sentent victime de la violence car ils ignorent ce processus. Quand on le comprends, alors la violence n'est la que pour servir l'équilibre, elle devient presque "belle"...

Barf, de toute manière, dire ca, c'est pisser dans un violon, mais bon... au moins je suis en accord avec moi même et je me comprends ! lol
Les bisounours m'ont tuer

#8 feduloji

    Chercheur d'idées

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Posté 23 février 2007 à 13:26

Yo,
On doit pisser dans le même violon, alors :ptdrasrpt2: ....................je crois que je comprends ce que tu as voulu dire :roll: ........j'ai remarqué que tout "problème" trouve sa solution dans le centrage, le retour à soi.........comment ne pas s'éloigner de la source ?
Eudha,

Citation

   la violence est ce qu'on utilise pour exprimer quelque chose, parce qu'on ne sait plus rentrer en contact autrement avec l'autre 

Je sens quelque chose comme çà, oui, et j'ajouterais : "parce qu'on ne sait plus rentrer en contact autrement avec soi-même" :D

Ce message a été modifié par feduloji - 23 février 2007 à 14:05.


#9 LUNA92

    je finirai par trouver

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Posté 23 février 2007 à 13:39

Une remarque qui sera très brève :est ce que la violence n'est pas la conséquence de nos peurs (tout simplement)

#10 vaiors

    Confirmé

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Posté 23 février 2007 à 15:22

attitudes fixes des uns et des autres...
mauvaise foi...
malhonneteté...
quand on veut faire passer un message à l'autre qui affiche les qualités si dessus, la violence surgit...
d'une façon generale, ce qui n'est pas en accord avec une attitude fixe chez l'autre engendre la violence...!

#11 Fleur de Diamant

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Posté 23 février 2007 à 17:38

La violence est peut être aussi dû au fait de ne pas être reconnu en tant qu'être à part entière.

Citation

Une remarque qui sera très brève :est ce que la violence n'est pas la conséquence de nos peurs (tout simplement)

Aussi.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#12 LUNA92

    je finirai par trouver

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Posté 23 février 2007 à 18:15

Fleur de Diamant, le Vendredi 23 Février 2007 17h38, dit :

La violence est peut être aussi dû au fait de ne pas être reconnu en tant qu'être à part entière.

Citation

Une remarque qui sera très brève :est ce que la violence n'est pas la conséquence de nos peurs (tout simplement)

Aussi.
je développe: est ce que nos peurs ne sont pas la conséquence de tout ce qui est cité plus haut.(cqfd)

#13 mosfet30weff

    aveuglé par la lumière infra-rouge

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Posté 23 février 2007 à 18:43

veut t'on dire violence ou colére, la violence semble transparaitre un manque de contrôle voire déplorable, est t'elle vraiment nécessaire à part la légitime défense, la colére peut s'avérer utile pour remettre les choses d'aplomb...

#14 LUNA92

    je finirai par trouver

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Posté 23 février 2007 à 18:46

mosfet30weff, le Vendredi 23 Février 2007 18h43, dit :

veut t'on dire violence ou colére, la violence semble transparaitre un manque de contrôle voire déplorable, est t'elle vraiment nécessaire à part la légitime défense, la colére peut s'avérer utile pour remettre les choses d'aplomb...
il y a de saines colères mais la violence est toujours inutile

#15 feduloji

    Chercheur d'idées

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Posté 23 février 2007 à 18:59

mosfet30weff, le Vendredi 23 Février 2007 19h43, dit :

veut t'on dire violence ou colére, la violence semble transparaitre un manque de contrôle voire déplorable, est t'elle vraiment nécessaire à part la légitime défense, la colére peut s'avérer utile pour remettre les choses d'aplomb...
mosfet30weff,
je ne parlais pas de colère, mais bien de violence, ce qui n'est effectivement pas la même chose. :D

vaiors,

Citation

attitudes fixes des uns et des autres...
mauvaise foi...
malhonneteté...
quand on veut faire passer un message à l'autre qui affiche les qualités si dessus, la violence surgit...
la colère surgit : oui, mais pourquoi la violence ????....... pas nécessairement. Il m'arrive de me mettre en colère, mais pas d'avoir des gestes violents sur autrui.

Ensuite, une personne détachée et solide peut ne pas se mettre en colère dans les cas que tu décris..... Cela m'arrive aussi , à des moments où je suis centrée, comme disait Yonanda.

#16 feduloji

    Chercheur d'idées

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Posté 23 février 2007 à 19:08

ishtar, le Vendredi 23 Février 2007 10h02, dit :

bonjour Feduloji  (il me fait rigoler ton pseudo  :D )

je suis d'accord avec toi (tu vois ça commence bien  :piout: )

la violence est dûe à un manque d'amour

l'amour que l'on se porte mais aussi (question que tout le monde prenne ses responsabilités) que l'autre quel qu'il soit peut me porter

par exemple : quand on estime valoir autre chose que du mépris de la part de la personne que l'on a en face et que plus aucun moyen de communication ne marche ,l'instinct nous dirige vers la violence

la violence est un appel au secours , l'ultime ,le plus terrible.

Dans un monde où la violence régne il n'est pas d'autre constat que celui de notre manque d'amour à tous (envers nous et envers les autres)
Moi aussi il me fait bien rire, ce pseudo, quand je vois certains jours l'état de ma maison . :ptdrasrpt2:

Je le pense aussi : la violence c'est un appel au secours. :( . Mais comment faire pour que la terre entière prenne conscience de çà ???? :???:
Il est temps, il me semble....

Une chose après l'autre : comment faire comprendre, piger, sentir, à une personne, que derrière sa violence se cache une blessure ???

Ce message a été modifié par feduloji - 23 février 2007 à 19:46.


#17 vaiors

    Confirmé

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Posté 23 février 2007 à 20:02

Fleur de Diamant, le Vendredi 23 Février 2007 17h38, dit :

La violence est peut être aussi dû au fait de ne pas être reconnu en tant qu'être à part entière.

Citation

Une remarque qui sera très brève :est ce que la violence n'est pas la conséquence de nos peurs (tout simplement)

Aussi.
comme l'amoureux econduit qui bouscule sa fiancé, comme pour la reveiller, comme pour lui dire j'existe ...
comme un appel au secours n'est ce pas feduloji? :nonnonnon:

#18 Fleur de Diamant

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Posté 23 février 2007 à 20:48

feduloji,

Citation

Une chose après l'autre : comment faire comprendre, piger, sentir, à une personne, que derrière sa violence se cache une blessure ???

En le lui disant tout simplement ! En lui disant quand il accomplit son fait. Il y a quelques années, je travaillais dans le pneumatique. Un client est venu se renseigner pour monter des pneumatiques sur son 4 x 4. Il souhaitait mettre une dimension supérieure qui mettait le véhicule hors norme. Comme la maison mère était assez droite sur la législation, j'essayais d'expliquer à ce monsieur que nous ne pouvions monter la dimension qu'il souhaitait mettre sur son véhicule. Il commençait à prendre mes explications de haut en montant le ton. A la fin, calmement ; je lui ai demandé pourquoi il me parlait comme cela. Qu'est-ce que je lui avais fait pour qu'il commence à élever la voix. Puis, comme j'avais un chef d'agence (homme), je lui ai refilé le client.

Voilà comment on peut arriver à contrer la violence. Maintenant, si cette violence est engendrée par le fait d'un état alcoolique, c'est plus difficile, le sujet étant inhibé par cette boisson fermentée.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#19 Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

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Posté 23 février 2007 à 20:57

Citation

Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant: que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout, des
sciences que vous n’avez jamais étudiées, des réalisations dont vous n’avez aucune idée, des industries gigantesques dans lesquelles, selon votre propre aveux, vous seriez incapables d’exercer les fonctions les plus modestes.
- Ayn Rand

Peut-être que la violence naît du fait que les hommes se réunissent en groupe/société pour de mauvaises raisons.
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#20 Chronos39

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Posté 23 février 2007 à 21:42

La violence nait d'un espirt dualitaire et d'un état d'être de séparation. Ca n'a rien à voir avec la colère qui est naturelle, c'est dire non avec amour, par contre être colérique c'est être violent tout le temps et là ça devient négatif, faut pas trop en faire quoi. La violence continuelle engendre chaos et ne mène à rien. La violence est non naturelle et est un appel à l'aide en soi, donc réagir à la violence par la violence c'est rentrer dans la même merde que celui qui exerce la violence, par contre poser un acte d'amour sur la violence est biensur bénéfique. Pour celà il faut le faire inconditionnellement, complètement et pas à moitié, et purement. Beaucoup de mots pour exmliquer quelque chose de simple mais voilà. :)

#21 Bipol

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Posté 24 février 2007 à 15:50

Et voila une question qui attend sa réponse depuis des millénaires ! Comment naît la violence, en nous ou dans la société, et est ce la même violence, et le lien avec l’agressivité ?
Je pense que la racine de la violence est dans notre héritage animal de primate, oui on oublie que nous étions singe il y a 7 millions d’années. Un primatologue Frans de Waal donne dans son livre our inner ape, un exemple que l’on peut facilement transposer du babouin a l’homme :

« Il est apparu que le déplacement de l’agressivité est un trait de personnalité qui sert les intérêts du babouin. Des qu’il a été domine dans un accrochage avec un male de rang plus élevé, il se défoule sur l’individu plus faible. Les males qui ont cet exutoire jouissent en général de vie relativement exemptes de stress. Au lieu de se replier sur eux-mêmes et de bouder après une défaite, il s’empressent de reporter leur violence refoule sur d’autres »

Cela ne vous rappelle le comportement humain quotidien, les hommes qui se défoulent sur leur femme de leur stress quotidien par exemple, ou du chef sur ses subordonnes, et bien d’autres. Vous me direz, le singe n’est tout de même pas l’homme. Peut être, mais nous partageons 99% du même code génétique, nous avons une morphologie de cerveau identique. Nous avons été beaucoup plus efficace dans l’extermination des autres espèces animales pour se dominer, nourrir ou s’amuser.
Le déplacement de l’agressivité est certainement une des origines de la violence, le bouddhisme l’a bien compris. De ce point de vue la violence circule à la manière d’une énergie entre nous tous. Si nous acceptons par inconscience ou volontairement de la faire circuler, nous maintenons la violence sur terre plus efficacement que la propagation d’une maladie. Faisons donc plutôt circuler l’énergie d’amour.

Il y en a d’autres, la violence mimétique, deux hommes veulent la même femme ou le même territoire (physique, mental ou spirituel), et voila le conflit qui debouche sur la violence ; c’est la théorie mimétique et du bouc émissaire d’Alain Girard.

Il y a aussi un aspect de la violence que l’on n’aime pas voir, c’est son lien avec le plaisir. N’avez-vous pas remarqué le plaisir de dominer l’autre que nous tirons lorsque nous envoyons des posts saignants, ou dans le couple le jeu du plaisir de la domination homme femme, du chef. Le plaisir du défoulement de l’agressivité dans ce cas n’est pas dangereux, si il est sous control.

A ce propos, l’article suivant qui date de plus de 30 ans « Le plaisir du corps et l'origine de la violence par James W. Prescott Tiré du "The Bulletin of The Atomic Scientists", Novembre 1975: 10-20. il affirme que la privation de plaisir physique constitue la principale racine de la violence. L’article traduit en français est long mais très intéressant et très éclairant. J’ai enlevé les tableaux de statistique pour simplifier mais je peux vous les communiquer si vous le voulez. J’ai scindé l’article dans 4 post successifs , introduction sur ce post, carence sensoriel, le second post, sexualite extramaritale le 3e post, racines religieuses le 4e, et la franchise au sujet du corps le dernier post. Bonne lecture.

Un neuropsychologue affirme que la plus grande menace à la paix mondiale origine des pays qui procurent l'environnement le plus pauvre pour leur enfants et qui sont les plus répressifs en termes d'affection sexuelle et d'expression de la sexualité féminine.

James W. Prescott
La violence humaine devient soudainement une épidémie mondiale. A travers la planète la police fait face à des foules belliqueuses, des terroristes perturbent les jeux olympiques, des pirates détournent des avions et des bombes détruisent des immeubles. Durant les récentes années, les guerres ont fait rage au Moyen-Orient, à Chypre et dans le Sud Est asiatique tandis que les combats de guérilla poursuivent leur escalades en Irlande. Pendant ce temps le crime croît plus vite que l'inflation aux États-Unis. Les chiffres du Federal Bureau of Investigation (F.B.I.) montre que les crimes graves ont crû de 16% dans les six premiers mois de 1974, une des croissances les plus considérable depuis que le FBI tient des registres.
A moins que les causes de la violence ne soit isolées et traitées, nous continuerons à vivre dans un monde de crainte et d'appréhension. Hélas la violence est souvent offerte comme solution à la violence. De nombreux membres des forces de l'ordre proposent une application plus sévère des lois comme la meilleure façon de réduire le crime. Emprisonner les gens, notre façon habituelle de faire face au crime, ne résoudra pas le problème car les causes de la violence résident dans nos valeurs fondamentales et dans la façon dont nous éduquons nos enfants. Les punitions corporelles, les films et les émission télévisées violentes enseignent à nos enfants que la violence est une choses normale. Mais ces premières expériences de la vie ne sont pas les seules ni même les principales racines de nos comportements violents. De récentes recherches soutiennent le point de vue selon lequel la privation de plaisir physique serait l'élément causal principal de l'expression de la violence physique.
L'association commune entre sexualité et violence nous donne un indice pour la compréhension de la violence physique en termes de privation de plaisirs physiques.
A la différence de la violence, le plaisir semble quelque chose dont on ne peut se rassasier. Les gens sont toujours à la recherche de nouvelles formes de plaisirs encore que la plupart de nos activités plaisantes paraissent être des substituts du plaisir sensoriel tactile. Nous touchons par plaisir ou pour infliger de la douleur ou nous ne touchons pas du tout. Même si le plaisir physique et la violence physique semblent à un univers de distance, il semble qu'existe une connexion subtile et intime entre les deux. Jusqu'à ce que la relation entre le plaisir et la violence soit comprise, la violence continuera son escalade.
Comme neuropsychologue du développement, j'ai consacré de nombreuses études à la relation particulière entre la violence et le plaisir. Je suis maintenant convaincu que la privation de plaisir physique constitue la principale racine de la violence. Les expériences de laboratoire avec des animaux montrent que le plaisir et la violence ont une relation réciproque, autrement dit, la présence de l'un inhibe celle de l'autre. Un animal enragé et violent se calmera soudainement si des électrodes stimulent les centres du plaisir dans son cerveau. De la même façon, la stimulation des centres de la violence du cerveau peut mettre fin au plaisir sensuel et au comportement pacifique de l'animal. Quand les circuits du plaisir sont allumés, ceux de la violence sont éteints, et vice versa. Parmi les être humains, une personnalité orienté vers le plaisir manifeste rarement un comportement agressif tandis qu'une personnalité violente n'est guère capable d'expérimenter et de jouir d'activités sensuellement plaisantes. Si le plaisir ou la violence s'accroît, l'autre décroît.


#22 Bipol

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Posté 24 février 2007 à 15:52

« Le plaisir du corps et l'origine de la violence par James W. Prescott Tiré du "The Bulletin of The Atomic Scientists", Novembre 1975: 10-20.

Carence sensorielle:

La relation réciproque entre le plaisir et la violence est hautement significative parce que certaines expériences sensorielles de la période de développement de l'enfant vont créer des prédispositions soit pour la poursuite de la violence ou celle du plaisir. Je suis convaincu que de nombreux comportements sociaux et émotionnels anormaux résultant de ce que les psychologues appellent la carence "socio-maternelle", c'est-à-dire le manque de soins tendres et amoureux, sont causés par un unique type de carence sensorielle, la carence somato-sensorielle. Dérivé du terme grec pour "corps", ce mot renvoie à la sensation de toucher et aux mouvements corporels par opposition aux perceptions lumineuses, à l'ouïe, au goût et au toucher. Je crois que la carence du toucher, contacts et mouvements corporels sont les causes fondamentales des désordres émotionnels incluant les comportements dépressifs et autistiques, l'hyperactivité, les aberration sexuelles, les abus de drogue, la violence et l'agression.
Ces idées sont principalement inspirées des études de laboratoires de Harry F. et Margaret K. Harlow de l'University of Wisconsin. Les Harlow et leurs étudiants ont séparé des bébé singes de leur mère à la naissance. Les singes ont chacun été élevé dans une cage unique où ils pouvaient développer des relations sociales avec les autres à travers la vue, l'audition et l'odorat mais pas le toucher et le mouvement. Cette étude et d'autres indiquent que c'est la carence en contacts corporels et en mouvements du corps, et non pas la privation des autres sens, qui produit la large variété des comportements émotionnels anormaux chez ces animaux élevés dans l'isolement. Il est bien connu que les bébés et enfants humains hospitalisés ou institutionnalisés pendant une longue période avec peu de contact physique tactile et de préhension développent des comportements anormaux presque identiques tels le bercement ou le secouement de la tête convulsif.
Bien que la violence pathologique observée chez les singes élevés dans l'isolement est bien documentée, le lien entre la carence somato-sensorielle précoce et la violence physique chez les humain est moins clairement établi. De nombreuses études des délinquants juvéniles et des criminels adultes mettent en évidence un arrière-plan familial de ménages brisés et/ou de parents abusifs. Ces études ont rarement mentionné et encore moins mesuré le degré de carence en affection physique, bien qu'on puisse souvent en déduire l'existence de la négligence ou de l'abus et en supposer l'ampleur selon le degré de gravité. Une étude qui fait exception à cet égard est celle de Brandt F. Steele et C. B. Pollock, psychiatres à l'University of Colorado, qui ont étudié l'abus d'enfant chez trois générations de familles où l'on a abusé physiquement des enfants. Ils ont découverts que les parents qui abusent sexuellement de leurs enfants ont systématiquement subi une carence en affection physique durant leur enfance et que leur vie sexuelle adulte était extrêmement limitée. Steele remarque que les femmes qui ont abusé de leurs enfants n'ont, presque sans exception, jamais connu l'orgasme. Le degré de plaisir sexuel expérimenté par les hommes ayant abusé de leurs enfants n'a pas été établi mais leur vie sexuelle était en général insatisfaisante. L'hypothèse selon laquelle le plaisir physique inhibe activement la violence physique peut être évaluée à la lumière de notre propre expérience sexuelle. Combien d'entre nous ont envie d'agresser quelqu'un après l'orgasme?
La contribution de Freud quant à l'effet des expériences de la première enfance sur les comportements adultes et quant aux conséquences de la répression sexuelle est bien connue. Hélas le temps et l'espace ne nous permette pas ici de discuter des différences qui l'opposent à Wilhelm Reich dans son Au delà du principe du plaisir.
L'hypothèse selon laquelle la carence en plaisir physique provoque la violence nécessite d'être évaluée de façon formelle et systématique Nous pouvons mettre à l'épreuve cette hypothèse en examinant les études transculturelles sur l'éducation des enfants, les comportements sexuels et la violence physique. Nous anticipons que les sociétés humaines qui procurent à leurs enfants une grande quantité d'affections physiques (toucher, tenir, transporter) seront moins violentes physiquement que celle qui donnent peu d'affection aux bébés et aux enfants. Semblablement, les sociétés humaines qui tolèrent et acceptent la sexualité prémaritale et extramaritale devraient être moins violente que celle qui prohibent ces comportement.
Les anthropologues culturels ont précisément rassemblé les données requises pour tester notre hypothèse sur les sociétés humains et leurs travaux sont commodément réunis dans A Cross-Cultural Summary de R. B. Textor [1]. L'ouvrage de Textor est fondamentalement un outil de recherche pour l'analyse statistique interculturelle. Les données nous procurent 20,000 corrélations statistiquement significatives tirées de 400 échantillons de culture des sociétés primitives.
La solidité de la théorie de la violence en terme de carence en deux échelons est plus clairement illustrée si l'on contraste les sociétés faisant preuve de haut niveau d'affection physiques durant l'enfance et l'adolescence avec celles qui s'avèrent faible en affection physique pour ces deux périodes. Les statistiques associées à cette relation sont extraordinaires. La probabilité qu'une société soit violente si elle fait preuve d'affection physique à l'égard de ces enfants est de 2%. Il n'y a qu'une chance sur 125 000 pour que cela soit dû au hasard. Je ne connais aucun autre variable dévelopementale qui possède un tel pouvoir prédictif. Nous sommes donc en terrain sûr: les sociétés affectueuses ont très peu de chance d'être violentes.
Ainsi si l'affection physique et le plaisir durant l'adolescence et durant l'enfance sont corrélés avec des mesures de violences, on trouve clairement une relation significative entre la punition de la sexualité prémaritale et diverses mesures du crime et de la violence. Comme le montre le Tableau 4, des agrégats additionnels de relations associent la punition et la répression de la sexualité prémaritale à des communautés de grande taille, à une haute complexité sociale, à la stratification en classes, à de petite familles étendues, à l'achat de femmes, la pratique de l'esclave et à un dieu supérieur qui guide la morale. La relation entre les petites familles étendues et les attitudes opposées à la sexualité prémaritale mérite qu'on s'y attarde car cela suggère que les cultures occidentales à familles nucléaires peuvent constituer un facteur contributif à nos attitudes répressives à l'égard de l'expression sexuelle.
On peut suggérer le même phénomène quant à la taille des communautés, la complexité sociale et la stratification en classes.
De façon peu étonnante, si de grands besoin pour soi sont combinés avec une carence en affection physique, il en résulte un auto intérêt et de hauts niveaux de narcissisme. Semblablement, les danses exhibitionnistes et la pornographie peuvent être interprétées comme un substitut de la forme normale d'expression sexuelle. Certains pays particulièrement répressifs quant à la sexualité féminines possèdent des formes élaborées d'art pornographiques.


#23 Bipol

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Posté 24 février 2007 à 15:53

« Le plaisir du corps et l'origine de la violence par James W. Prescott Tiré du "The Bulletin of The Atomic Scientists", Novembre 1975: 10-20.

Sexualité extramaritale
J'ai aussi examiné l'influence des tabous quant à la sexualité prémaritale sur le crime et la violence. Les données montrent clairement que des attitudes punitives-répressives sont liées à la violence physique, au crime contre la personne et aux pratiques d'esclavage. Les sociétés valorisant la monogamie mettent l'emphase sur la gloire militaire et vénèrent des dieux agressifs.
Ces données inter-culturelles supportent les opinions des psychologues et des sociologues qui estiment que les besoins sexuels et psychologiques qui ne peuvent être satisfaits par le mariage devraient l'être autrement, sans pour autant détruire la primauté de la relation conjugale.
Ces découvertes supportent massivement la thèse selon laquelle les carences en plaisir corporel tout au long de la vie, mais particulièrement durant les période formatrice de l'enfance et de l'adolescence, sont liées très intimement à la quantité de guerre et de violence interpersonnelle. Ces perspectives doivent aussi être appliquées aux sociétés industrielles et post-industrielles complexes.
Le crime et la violence physique ont substantiellement augmenté durant les dernières décennies aux États-Unis. Selon les statiques du FBI, les meurtres et les agressions graves ont augmenté de 53% entre 1967 et 1972, tandis que les viols ont augmenté de 70%.
Ces chiffres nous amène à nous interroger de nouveau sur la relation particulière qu'entretient la sexualité et la violence. Au delà des statistiques sur le viol, d'autres éléments signalent une préférence pour la violence sexuelle plutôt que le plaisir sexuel aux États-Unis. Cela se reflète dans notre acception de films qui intègrent la violence et le viol mais aussi dans notre rejet de film sexuellement explicite qui ne montre que le plaisir. Des cinémas de quartier montrent des films aussi violent sexuellement que Straw Dogs, Clockwork Orange (Orange Mécanique), et The Klansman, mais bannissent des films qui exposent le plaisir sexuels (Deep Throat, The Devil in Miss Jones). Les tentatives de fermeture de salon de massage sont une autre illustration de nos attitudes hostiles au plaisir. Apparemment le sexe mêlé au plaisir est immoral et inacceptable tandis que le sexe mêlé avec la violence et la douleur est moral et acceptable.
Un questionnaire que j'ai développé pour explorer cette question a été administré à 96 étudiants du collège dont l'âge moyen était 19 ans. Les résultats de ces questionnaires appuie la liaison entre le rejet du plaisir physique (et particulièrement de la sexualité prémaritale et extramaritale) et l'expression de la violence. Les répondants qui rejettent l'avortement, la sexualité prémaritale responsable et la nudité au sein de la famille sont plus portés à approuver des punitions physiques dures pour les enfants et à croire que la douleur aide à construire un fort caractère moral. Ces répondants étaient portés à trouver l'alcool [NdT1] et les drogues plus satisfaisantes que la sexualité. Les résultats tirés du questionnaires fournit un fort soutient statistique à la relation inversée entre le plaisir et la violence. Si la violence est forte, le plaisir est faible, et inversement, si le plaisir est élevé la violence est faible. Le questionnaire supporte la théorie selon laquelle la relation entre le plaisir et la violence mise à jour dans les culture primitives s'avère également dans les sociétés industrialisées.
Une autre façon d'envisager la relation réciproque entre le plaisir et la violence est par l'examen des attitudes d'une société face aux drogues. Une société supporte des comportements congruents avec ses valeurs. La société américaine est une société compétitive, agressive et violente. Conséquemment elle soutient des drogues qui encouragent les comportements compétitifs, agressifs et violent et s'opposent aux drogues qui neutralisent de tels comportements. L'alcool est bien connu pour faciliter l'expression de la violence et bien qu'ils créé la dépendance et puissent être très dommageable pour les usagers chroniques, il est acceptable dans la société américaine. La marijuana d'autre part, est une substance qui accroît le plaisir lié au toucher et inhibe activement les comportements agressifs. Je crois que c'est pour ces raisons que la marijuana est rejeté par la société américaines. Semblablement l'héroïne est rejetée tandis que la méthadone (une drogue intoxicante sans le plaisir) est acceptée.
Les données de mon questionnaire appuient cette perspective. Comme le montre le Tableau 5, une très haute corrélations entre l'usage de l'alcool et la punition parentale indique que les gens qui reçoivent peu d'affection de la part de leur mère et ont eu des pères qui leur administraient des punitions physiques sont portés à devenir agressifs et hostiles lorsqu'ils boivent de l'alcool. Ces personnes trouve l'alcool plus satisfaisant que la sexualité. La relation est encore plus forte entre les punitions corporelles et l'usage des drogues. Les répondants qui ont subi des punitions corporelles durant leur enfance font preuve d'hostilité et d'agression induite par l'alcool et ont tendance à trouver l'alcool et les autres drogues plus satisfaisantes que la sexualité. Le questionnaire révèle également de forte corrélations entre la répression sexuelle et l'usage de drogue. Ceux qui décrivent la sexualité prémaritale comme "non agréable" ont tendance à devenir agressif sous l'influence de l'alcool et à préférer les drogues dont l'alcool aux plaisirs sexuels. Cela constitue une preuve supplémentaire à l'appui de l'hypothèse selon laquelle les plaisirs des drogues sont des substituts aux plaisirs somatosensoriels.


#24 Bipol

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Posté 24 février 2007 à 15:55

« Le plaisir du corps et l'origine de la violence par James W. Prescott Tiré du "The Bulletin of The Atomic Scientists", Novembre 1975: 10-20.

Racines religieuses

Les origines de la relation réciproque fondamentale entre la violence physique et le plaisir physique peuvent être retracées dans le dualisme philosophique et à la théologie de la relation entre le corps et l'âme. Dans la pensée philosophique occidentale, l'homme n'est pas un être unitaire car il est divisé en deux partie: le corps et l'âme. La conception philosophique des Grecs quant à la relation entre le corps et l'âme était fort différente du concept judéo-chrétien qui positionne un état de guerre entre les deux entités. Dans la pensée judéo-chrétienne, l'objectif de la vie humaine est la salvation de l'âme et le corps est conçu comme un obstacle dans la poursuite de cet objectif. Conséquemment le corps doit être puni et contraint. Ainsi dans les mots de St-Paul: "Car si vous vivez selon la chair vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les oeuvres du corps, vous vivrez". " (Romains 8:13). St-Paul soutient clairement que la privation en plaisir somatosensoriel et la pratique de stimulation douloureuse sont des pré requis essentiels pour gagner son ciel.
"J'en viens maintenant à ce que vous m'avez écrit. Il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme" (1 Corinthiens, 7:1).
Aristote ne concevait pas un état de guerre entre le corps et l'esprit mais plutôt envisageait une relation complémentaire dans laquelle l'état de l'âme ou de l'esprit était dépendant de l'état du corps. En fait, il affirmait que "le soin du corps doit précéder celui de l'âme." (Politique)
Aristote percevait aussi la relation réciproque entre le plaisir et la douleur et reconnaissait qu'une recherche compulsive du plaisir corporel origine d'un état d'inconfort et de douleur corporels:
Or, l'excès est possible dans les biens corporels: et le vice sous ce rapport consiste précisément à rechercher l'excès, et non pas à ne rechercher que les plaisirs absolument nécessaires. Tous les hommes sans exception trouvent une certaines jouissance à manger les aliments, à boire les vins, à se livrer aux actes de l'amour; mais tous ne prennent pas ces plaisirs dans la mesure qu'il faut . Pour la douleur, c'est tout le contraire. On n'en fuit pas seulement l'excès; on la fuit absolument; car la douleur n'est pas le contraire de l'excès du plaisir [...].
C'est la ce qui doit nous engager à rechercher comment il se fait que les plaisirs du corps semblent plus désirables que tous les autres. Le premier motif, c'est que le propre du plaisir c'est de bannir la douleur, et que souvent dans la douleur excessive on recherche, comme moyen de guérison, un plaisir non moins excessif qui n'est en général que celui du corps, Mais ce sont là des remèdes violents, et ce qui fait qu'on les prend avec tant d'ardeur, c'est qu'ils semblent de nature à effacer les émotions contraires (Éthique à Nicomaque, livre 7, chapitre 8)

Il est clair que le monde jouit d'un temps limité pour changer sa manière de résoudre les conflits violemment. Nous faisons face à l'incertitude quant à savoir si nous avons le temps de défaire les dommages effectués par d'innombrable générations précédentes et combien de générations futures il faudra pour transformer notre psychobiologie tournée vers la violence en une autre plus pacifique.

Dans son analyse du plus grand bien, Aristote fut fort explicite:
"Mais il est très possible qu'il y ait un certain plaisir qui soit le bien suprême, quoiqu'il y ait plus d'un plaisir qui soit mauvais, de même qu'il peut y avoir aussi une science qui soit la science suprême." (Éthique à Nicomaque, livre 7, chapitre XII)
La conception judéo-chrétienne du plaisir corporel est manifestement opposée à celle que défini Aristote, en particulier quant au soulagement de la douleur et l'inconfort par le plaisir somato-sensoriel. Le refus du plaisir somato-sensoriel dans la doctrine de Paul a conduit à des sources alternatives de soulagement à travers des stimulation douloureuse tel que l'auto-flagellation, l'auto-mutilation, la violence physique contre les autres et dans l'usage de drogues sans plaisirs sensoriels.
Des études expérimentales sur les animaux illustrent bien ce phénomène. On constate par exemple que des animaux privés de stimulations somato-sensorielles se lancent dans la mutilation de leur propre corps. Des animaux privés de contacts tactiles en bas âge vont développer une perception de la douleur affaiblie et une aversion face aux contacts tactiles par autrui. Cela inhibe donc la possibilité d'expérimenter une thérapie fondée sur le plaisir corporel. Dans ces conditions, ils ont peu d'alternatives hors de la violence physique alors que le contact orienté vers la douleur est facilité par leur capacité affaiblie à ressentir la douleur. Donc la violence et la douleur physique deviennent des thérapies privilégiés pour ceux qui ont été privés de plaisir physique.
Ces considération soulèvent la question de comment la philosophie et la théologie chrétienne qui ont tant emprunté à Aristote ont réussi à éviter si non carrément à rejeter les enseignements d'Aristote concernant la moralité du plaisir. Les racines de cette question peuvent être découvertes tout au long du Vieux Testament et ce dès le début avec le compte-rendu dans la Genèse de l'expulsion d'Adam et Ève du jardin du paradis. La première conséquence de la faute d'Ève est que la nudité devint honteuse. Là pourrait bien être la début de l'hostilité des hommes envers les femmes et le l'équation de la femme avec le démon, particulièrement les démons du corps. La chose est illustrée de façon frappante par Zacharie (5:5-8) dans la description d'un ange:
"C'est un boisseau qui s'avance." Il ajouta "C'est leur iniquité, dans tous le pays" Et voici qu'un disque de plomb se souleva; et je vis une Femme installée à l'intérieur du boisseau. Il dit "C'est la malice" Et il la repoussa à l'intérieur du boisseau et jeta sur l'orifice la masse de plomb."
La violence à l'égard de la sexualité et l'usage de la sexualité pour la violence, particulièrement contre les femmes, a des racines profondes dans la tradition biblique et est exprimée très tôt. Le dix-neuvième chapitre de la Genèse (19:1-11), dans le premier livre du Vieux Testament soutient que le viol d'une femme est acceptable mais que le viol d'un homme est une chose perverse. Le chapitre sur la destruction de Sodome et Gomorre décrit l'hospitalité offerte par Lot à deux voyageurs (en fait deux anges).
Ils n'étaient pas encore couchés que la maison fut cernée par les hommes de la ville, les gens de Sodome, depuis les jeunes jusqu'aux vieux, tout le peuple sans exception. Ils appelèrent Lot et lui dirent: "Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit? Amène les nous pour que nous en abusions. Lot sortit vers eux à l'entrée et, ayant fermé la porte derrière lui, il dit " Je vous en supplie mes frères, ne commettez pas le mal! Écoutez: j'ai deux filles qui sont encore vierges, je vais vous les amener: faites leur ce qui vous semble bon, mais, pour ces hommes, ne leur faites rien puisqu'ils sont entrés sous l'ombre de mon toit" Mais ils répondirent: "Ote-toi de là! En voilà un qui est venu en étranger, et il fait le juge! Eh bien, nous te ferons plus de mal qu'à eux! Ils le pressèrent fort, lui Lot, et s'approchèrent pour briser la porte. Mais les hommes sortirent le bras, firent rentrer Lot auprès d'eux dans la maison et refermèrent la porte. Quant aux hommes qui étaient à l'entrée de la maisons, ils les frappèrent de berlue du plus petit jusqu'au plus grand, et ils n'arrivaient pas à trouver l'ouverture.
L'histoire se poursuit comme les deux anges escortent Lot et sa famille vers un refuge puis détruisent Sodome et Gomorre en raison de leur grand état de péché. Pas un mot de reproche n'est émis envers Lot pour sa volonté d'offrir ses deux filles vierges pour qu'elles soient soumises à un viol collectif. Le même récit est répété dans les livres d' Ezekiel (23:1-49) et de Juges (19:22-30).
Étant donné une telle tradition, il est compréhensible que durant l'Inquisition seules les femmes étaient accusées de forniquer avec le diable et mises à mort pour ce crime de plaisir. Quel homme est mort pour avoir couché avec Satan? Cette tradition est maintenue dans les cultures modernes où les femmes sont punies pour la prostitution mais pas leurs clients masculins.
L'acceptation historique et biblique du viol à travers les âges a secoué la psyché des hommes élevés dans cette tradition. Cela est bien illustré par le récit de Michael McCusker, un sergent de la marine américaine qui témoigne d'un viol collectif au Vietnam. McCusker [7] raconte comment une escouade armée de neuf hommes envahit un petit village.
Ils devaient trouver ce qu'ils appelaient une pute Viet Cong. Ils entrèrent dans le village et plutôt que de la capturer, ils la violèrent. Chaque homme la viola. Un d'entre eux me dit plus tard que c'était la première fois qu'il faisait l'amour à une femme en conservant ses bottes. Celui qui dirigeait l'escouade était en fait un simple soldat. Le chef était sergent mais il semblait impuissant et il a laissé le soldat mener son groupe. Plus tard le sergent affirma qu'il n'avait pas participé au raid car c'était contre sa morale. Alors plutôt que de commander à l'escouade de ne pas le faire car ils ne l'écouteraient pas de toute façon, le sergent est allé de l'autre côté du village et s'est assis à regarder le sol fixement en se sentant lamentable. Mais quoi qu'il en soit, ils violèrent la fille et le dernier à lui faire l'amour lui tira une balle dans la tête.
Qu'est ce qui dans la psyché américaine permet l'usage du mot amour pour décrire le viol. Un acte d'amour achevé sur une balle dans la tête!
Pourquoi les hommes violent-ils les femmes? Les chercheurs rapportent que la plupart des violeurs ont un arrière-plan familial de punition et d'hostilité paternelle et de manque d'affection maternelle. J'interprète le viol comme une revanche de l'homme contre la femme en raison des manques initiaux d'affection physique. Un homme peut exprimer son hostilité à l'égard de la mère pour ne pas lui avoir donné d'attention physique en violant d'autres femmes.
Une autre explication peut être que l'accroissement de la liberté sexuelle des femmes est menaçante pour la position de pouvoir et de dominance masculine souvent maintenue à travers l'agression sexuelle. Le viol détruit le plaisir sensuel chez la femme et accroît le plaisir sadique chez l'homme. A travers le viol l'homme s'interdit le plaisir sensuel de la femme qui menace sa position de pouvoir et de dominance.
Selon moi le viol a son origine dans la carence en affection physique dans la relation parent-enfant et dans les relations sexuelles adultes ainsi que que un système de valeur religieuse qui considère la douleur et les carences corporelle morale et immorale le plaisir physique. Le viol maintient la dominance de l'homme sur la femme et soutient la perpétuation des valeurs patriarcales dans notre société.
Il est évident que le monde dispose de peu de temps pour modifier son habitude résoudre les conflits par la violence. Il est incertain si nous avons encore le temps de défaire les dommages accomplis par d'innombrables générations précédentes et nous ignorons aussi combien de générations future il faudra pour transformer notre psychobiologie de la violence en une psychobiologie de paix.
Si nous admettons la théorie selon laquelle le manque de plaisir somatosensoriel est la cause principale de la violence nous pouvons travailler à promouvoir le plaisir et encourager les relations interpersonnelles affectueuses comme une façon de combattre l'agression. Nous devons donner la plus haute priorité au plaisir du corps dans un contexte de relations humaines significatives. Un tel plaisir du corps est très différente de la promiscuité qui reflète une inhabilité fondamentale à expérimenter le plaisir. Si une relation sexuelle n'est pas agréable, une personne cherche un autre partenaire. Un échec continuel à parvenir à la satisfaction sexuelle mène à une recherche continuelle de nouveaux partenaires, en d'autres mots à un comportement léger. Le plaisir physique affectueusement partagé, d'autre part, tend à stabiliser une relation et à éliminer cette recherche. Cependant, une variété d'expériences sexuelles semble normale dans les cultures qui en permettent l'expression et cela peut être important pour optimiser le plaisir et l'affection dans les relations sexuelles.
Les données disponibles indiquent clairement que les valeurs rigides de la monogamie, de la chasteté et de la virginité contribuent à produire la violence physique. Le déni de la sexualité féminine doit céder la place à une acception et un respect à son égard et les hommes doivent partager avec les femmes la responsabilité du don d'affection et de soin envers les enfants. Comme le père assume un rôle plus égal avec la mère dans l'éducation des enfants et devient plus affectueux envers ses enfants, des changements doivent s'ensuivre dans notre système socio-économique. Une structure de travail qui tend à séparer un ou l'autre parent de la famille par soit le voyage, les réunions interminables ou le temps supplémentaire affaiblit la relation entre les parentes et l'enfant et nuit à la stabilité familiale. Le développement d'une société pacifique passe par une emphase plus grande sur les relations humaines.
La planification des naissances est nécessaire. Les enfants doivent être correctement espacés pour que chacun puisse recevoir des soins et une affection optimaux. Les besoins de l'enfant devraient être immédiatement satisfait. Les données interculturelles n'appuient pas l'idée qu'une telle pratique va gâter l'enfant. Contrairement à ce qu'affirme le docteur Benjamin Spock, il est nuisible pour un enfant de s'endormir en pleurant. En ne comblant pas immédiatement les besoins de l'enfant. nous enseignons à nos enfants la méfiance à un niveau émotionnel fondamental mais nous établissons aussi un pattern de négligence qui peut nuire à la santé sociale et émotionnelle de l'enfant. Le rejet de l'allaitement naturel en faveur du biberon et la séparation du nouveau né de sa mère dans nos hôpitaux modernes sont autant d'exemples de modes d'éducation nuisible.
Environ 25% des mariages aux États-Unis se terminent par un divorce et un plus grand pourcentage encore ont vécu l'adultère. Cela laisse supposer que quelque chose est fondamentalement faux dans la conception traditionnelle de la monogamie universelle. Le besoin de créer un système de mariages pluralistes devient plus évident si on l'examine à la lumière des données interculturelles concernant les carences physiques, la violence et la guerre associées avec la monogamie. Des expérimentations actuelles de vie en commune et de mariage groupal chercher à combler les besoins fondamentaux qui demeurent insatisfaits dans l'isolement du mariage nucléaire. Il nous faut considérer sérieusement de nouvelles options, telles que des familles étendues comprenant deux ou trois couples qui partagent des valeurs et un style de vie. En partageant les bénéfices et les responsabilités de l'éducation des enfants, de telles familles peuvent fournir un environnement varié et affectueux pour les enfant aussi bien que pour les adultes et réduire la fréquence d'abus d'enfant et de fugues.
La famille communale, tout comme les groupes de familles étendues, peut procurer un environnement plus stimulant et encourageant pour les enfants et les adultes que la famille nucléaire moyenne. La vie communale de doit pas bien sûr être comprise comme équivalent à la sexualité en groupe, qui le plus souvent n'est pas une forme de partage mais un échappatoire à l'intimité et à la vulnérabilité émotionnelle.


#25 Bipol

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Posté 24 février 2007 à 15:58

« Le plaisir du corps et l'origine de la violence par James W. Prescott Tiré du "The Bulletin of The Atomic Scientists", Novembre 1975: 10-20.

La franchise au sujet du corps, Aimer plutôt que rivaliser

Peut importe le type de structure familiale choisie, il est important d'encourager la franchise au sujet du corps et des fonctions corporelles. A ce sujet nous pourrions bénéficier d'une reconfiguration de nos maisons suivant le mode japonais qui sépare la cuvette des équipements pour le bain. Le bain familial devrait être utilisé pour la socialisation et la relaxation, et devrait procurer une situation naturelle où les enfants peuvent apprendre les différences anatomiques entre les hommes et les femmes. La nudité, comme la sexualité, peut être détournée et abusée et la peur de cela nous empêche souvent d'accepter nos corps naturellement.
La stimulation bénéfique que procure le bain tourbillon ne devrait pas être limité aux hôpitaux et aux établissements curatif ou de relaxation mais devraient être disponible au sein du foyer familial. Le bain familial devrait être suffisamment grand pour accommoder parents et enfants et être équipé de tourbillon pour maximiser la relaxation et le plaisir. La nudité, l'ouverture et l'affection au sein de la famille peut enseigner aux enfants et aux adultes que le corps n'est ni honteux ni inférieur mais plutôt une source de beauté et de sensualité à travers lequel nous sommes en relation avec les autres. L'affection physique implique le toucher, l'emprise et la caresse et ne doit pas être compris comme équivalent à la stimulation sexuelle qui est un type spécifique d'affection physique.

L'éthique compétitive qui enseigne aux enfants qu'ils doivent progresser aux dépens des autres devrait être remplacée par les valeurs de la coopération.


L'éthique compétitive, qui enseigne aux enfants qu'ils doivent progresser aux dépens des autres devrait être remplacée par les valeurs de coopération et la poursuite de l'excellence pour son propre bien. Nous devons éduquer nos enfant pour qu'ils soient émotionnellement capables de donner de l'amour et de l'affection plutôt que d'exploiter les autres. Nous devons reconnaître que la sexualité adolescente est non seulement naturelle mais désirable et accepter la sexualité prémaritale comme une chose bonne et morale. Les parents devraient aider les adolescent à se réaliser sexuellement en leur permettant d'user de la maison familiale pour leur satisfaction sexuelle. Une honnêteté semblable encouragerait une attitude plus responsable envers les relations sexuelles et procureraient un environnement d'un beaucoup plus grand soutient que le siège arrière d'une voiture ou tout autre emplacement indésirable hors du foyer. Les expériences sexuelles précoces sont trop souvent un effort pour démontrer son appartenance au monde des adultes, ou pour prouver sa masculinité ou sa féminité, plutôt qu'un partage joyeux d'affection et de plaisir.
D'abord et avant tout, il faut reconnaître l'égalité sexuelle des hommes et des femmes. Le droit traditionnel des hommes à des multiples partenaires sexuels doit être étendu aux femmes. Le plus grande barrière entre les hommes et les femmes est la peur qu'ont les hommes de la profondeur et de l'intensité de la sensualité féminine. Puisque le pouvoir et l'agression sont neutralisés par le plaisir sensuel, la défense première des homme contre la perte de leur domination a été la négation, la répression et le contrôle du plaisir sensuel de femmes. L'usage de la sexualité pour procurer un simple relâchement de la tension physiologique (plaisir apparent) ne doit pas être confondu avec l'état de plaisir sensuel incompatible avec la dominance, l'agression, la violence et la douleur. C'est à travers le partage mutuel du plaisir sensuel que l'égalité sexuelle entre les hommes et les femmes peut être réalisée.
L'environnement sensoriel dans lequel un individu grandi a une influence majeure sur le développement et l'organisation fonctionnelle de son cerveau. Les stimulations sensorielles constituent un nutriment dont le cerveau a besoin pour se développer et fonctionner normalement. Le fonctionnent du cerveau détermine le comportement de la personne. Le cerveau humain à la naissance est extrêmement immature et de nouvelles cellules cérébrales se développent jusqu'à l'âge de deux ans. La complexité du développement des cellules cérébrales se poursuit jusqu'à l'âge de 16 ans environs. Herman Epstein de Brandeis University a montré que des jaillissement de croissance dans le cerveau humain se produise à peu près aux âge de 3, 7, 11 et 15 ans.
Comment une carence précoce peut affecter ces jaillissements de croissance reste à déterminer; des données suggèrent cependant que le jaillissement final peut être annulé par une carence précoce.
W. T. Greenough, psychologue à l'University of Illinois, a démontré qu'un environnement sensoriel enrichi produit des cellules plus complexes dans le cerveau des rats qu'un environnement ordinaire ou appauvri (voir l'image). Ses études montre que la carence sensorielle n'a pas à être extrême pour induire des changements structurels dans un cerveau en développement. Plusieurs autres chercheurs ont montré que l'éducation des rats en isolement introduit des changements significations dans la biochimie du fonctionnement de leur cellules cervicales. D'autres chercheurs ont montré une activité électrique anormale dans le cerveau de singe élevé dans l'isolement. J'ai avancé l'idée que le cervelet, une structure du cerveau impliqué dans la régulation de nombreux processus cérébraux, devient dysfonctionnel quand un animal est élevé dans l'isolement et est impliqué dans les comportements violents et agressifs du à la carence somatosensorielle. Il a été démontré qu'une neurochirurgie du cervelet peut transformer le comportement agressif du singe élevé en isolation en un comportement pacifique. Les comportement prédateur chez le chat peuvent être provoqué en stimulant le nucleus fastifial du cervelet, une des nucléi les plus profond du cervelet.
Des niveaux anormalement faibles de sérotonine ont été détectés chez des singes élevés dans l'isolement ainsi que chez les enfants fortement agressifs et institutionnalisés. Ces découvertes laissent croire que la carence somato-sensorielle des périodes formatrice du développement altère de façon significative ce système biochimique du corps associé à des comportement hautement agressifs. Plusieurs autres chercheurs ont documenté des anormalités dans le système de réponse corticale adrénale parmi des rongeurs élevés en isolement et qui avaient développés des comportements hyperagressifs, hyperactifs et hyperréactifs. Donc on peut affirmer qu'un autre important système biochimique associé à l'agressivité est altéré par une carence somatosensorielle précoce.
Il faut souligner que je propose des stimulations somatosensorielles plaisantes comme procédure thérapeutique pour corriger les anormalités causées par une carence en plaisir somatosensoriel. De semblables stimulations sensorielles peuvent influencer le fonctionnement du cerveau et il ne semble pas nécessaire, à l'exception de rares circonstances, d'avoir recours à la chirurgie ou aux stimulations électriques pour modifier des comportements violents et pathologiques. Hélas, des programmes thérapeutiques fondés sur le plaisir somatosensoriel n'ont pas encore été établis afin de déterminer leur efficacité thérapeutique. Le succès de le thérapie somatosensorielle auprès des singes élevés en isolations rapporté par Harry F. Harlow et Stephen Suomi [8] après que d'autres formes de thérapies aient échoué chez ces animaux, fournit des encouragements supplémentaires et soutient l'utilisation du toucher et des mouvements corporels dans le traitement des désordres émotionnels.
Inversement, nos prisons ont été configurées pour maximiser les conditions précisément responsables de la violence et de l'emprisonnement du délinquant social. Il n'est pas surprenant que la violence physique dans de tels environnements soit un problème de taille. L'acceptation du plaisir somatosensoriel comme forme de thérapie somatique sera difficilement acceptable pour notre société comme l'indique l'opposition aux salons de massage.
Manifestement si nous considérons les comportements agressifs et violents indésirables, nous devons alors développer un environnement somatosensoriel qui permette au cerveau de se développer et de fonctionner d'une telle façon qu'il en résultera des comportements plaisant et pacifiques. La solution à la violence est le plaisir physique expérimenté dans le contexte de relations humaines significatives.
Pour beaucoup de gens, un principe moral fondamental est le rejet de tout credo ou politique qui inflige de la douleur, de la souffrance et de la privation pour nos frères humains. Ce principe doit être élargi: nous devons viser non seulement l'absence de douleur et de souffrance mais aussi l'amélioration du plaisir, la promotion de relations humaines affectueuse et l'enrichissement de l'expérience humaine.
Si nous nous efforçons d'augmenter le plaisir dans nos vies, cela va aussi affecter la manière dont nous exprimons l'agression et l'hostilité. La relation réciproque entre le plaisir et la violence est tel que l'un inhibe l'autre: quant le plaisir est élevé, la violence est faible; quant la violence est forte, le plaisir est faible. Ces prémisses fondamentales de la théorie de la carence en plaisir somatosensoriel nous fournit les outils nécessaires pour modeler un monde d'individus pacifiques, affectueux et coopératifs. .
La planète cependant dispose d'un temps limité pour corriger les conditions qui nous incitent à la confrontation violente. Les technologies modernes de la guerre ont rendu possible pour un individu ou une nation d'en arriver à la destruction totale de larges segments de population. Le plus grand péril provient des nations qui offrent à leurs enfants l'environnement le plus appauvri et qui sont les plus répressifs de l'affection sexuelle et de la sexualité féminine. Nous aurons le plus à craindre quand ces nations vont acquérir les armes de guerres modernes. Tragiquement ce processus est déjà entrepris.


#26 Regbar

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Posté 26 février 2007 à 00:33

Bonjour à tous,


Voici ma premiere intervention sur ce forum.

Je commencerai en disant que la vie sur Terre est binaire. Cela signifie que les deux lois, active et passive, assujettissent les êtres vivant sur Terre (système nerveux : jouissance/souffrance, froid/chaud, le mal/le bien, sadisme/masochisme, etc.). Tout ce qui est vivant sur Terre se promène donc sur le « fil » du système nerveux, qui nous oblige sans arrêt, par des va et vient incessants, à être mécaniquement au service de la vie sur Terre. La dualité, c'est la violence. L'Homme sur Terre ne peut vivre sans violence. La vie sur Terre, elle-même, ne peut exister sans violence. Pourquoi ? Parce que la violence fait que l'homme se défend et tous les moyens utilisés pour le faire donnent donc au final plus de chance à la vie de durer.

1 - La vie se perpétue par le sexe

Toute notre énergie est sexuelle. Cela signifie que tout ce que nous faisons dans la vie est déterminé par le sexe, qui est à la base. C'est-à-dire que toutes les activités humaines sont en liaison avec le sexe : faire du fric, la politique, la religion, l'art, le théâtre, la musique, la littérature, la mode vestimentaire, etc., tout est sexe.

Le principal, quand on a va au cinéma, au resto, etc., c'est que l'on peut y trouver des femmes et des hommes. Voilà le centre de gravité de toutes ces activités.

2 - Or, le sexe est un acte bélliqueux

Les fonctions sexuelles sont des obligations directes pour que les gonades mâles et femelles se rencontrent pour procréer. Or, elles renferment une violence, indispensable à la reproduction de l’espèce. Le coït est un acte belliqueux. Cette violence est parfaitement naturelle, et est indispensable à la vie.

3 - La culture est une chose, mais la nature a le dernier mot

Nous vivons certes dans une culture, qui contraint l'Homme à refreiner, sa nature, c'est-à-dire refreiner, et au besoin condamner, comme à notre époque, toute représentation du sexe. Mais la nature, même refoulée par la culture, veille !

4 - La culture est donc elle aussi belliqueuse (à des degrés plus ou moins visibles)

Ainsi, cette violence sexuelle naturelle, qui demande à être assouvie dans le sexe, étant refoulée, se transfère dans toutes les activités culturelles (politique, capitalisme, mode vestimentaire, et autres activités belliqueuses répondant au besoin de soumettre autrui).

Dans une société relativement civilisé, l'Homme s'éloigne de la nature, ce qui explique que le besoin de se mesurer aux autres, la volonté d'être admiré, la recherche du pouvoir, est de moins en moins visible. Dans la nature naturel, il s'agira de casser la gueule de tout le monde pour prendre la plus belle. Dans une société moins naturelle, comme la nôtre, Dans une société moins naturelle, comme la nôtre, l'argent et les lois ayant remplacé la force, celui qui doit se mesurer, car il est fort par exemple, devra désormais trouver des explications, et obéir à des règles pour se considérer fort et l'être de la même façon par les autres, mais avec des moyens qui sont loin d'être naturels, car ici il s'agira de jouer un rôle ou d'apprendre savamment le rôle qu'il faut jouer pour plaire à X ou Y : faire de l’argent, de la politique, savoir flatter, etc. Dans une société encore plus civilisée, il s'agira de philosopher Dans une société encore plus civilisée, il s'agira de philosopher : ce sera à celui qui est le plus intelligent, qui se croît le plus intelligent, ou à celui qui est le plus élégant (mode vestimentaire), ou qui fait les plus belles oeuvres artistiques.

5 - La paix dans le monde est donc impossible

Quoiqu'il en soit, ce besoin ne disparaîtra jamais, car une nature ne disparaît jamais, sinon, elle ne s’appelle pas nature. Donc, les conflits ne disparaîtrons jamais, car la violence est à la base de la vie, ce qui signifie que la coopération, si elle existe, et si elle est nécessaire (car nous ne pouvons vivre seul) est quelque chose de fragile, et que, plus important, elle se fait sur le terrain naturel que j'ai expliqué, ce qui signifie qu'elle débouchera toujours sur des luttes de pouvoir.

6 - Mais un Homme isolé peut échapper à la violence

Malgré cette dualité de la vie sur Terre (bien douloureuse, car elle signifie que l’Homme est condamné à subir tout à la fois jouissance et souffrance), est-il possible à l’Homme vivant sur Terre d’échapper à la Terre, c’est-à-dire à ses lois binaires, et à passer dans le ternaire ? Nous sommes sur Terre, et pour les hommes, comme pour les animaux, le « système », c'est la sélection naturelle : les plus forts vont engendrer, avec les plus belles, les meilleurs composants possibles de l'espèce, les faibles seront éliminés.

Mais l’Homme peut-il se libérer de cette réalité binaire pour aller dans le ternaire ? Oui, l’état du Bouddha, Jésus, etc., peut être obtenu par chacun de nous. Par de fortes frictions entre les deux forces, active et passive, régissant la vie sur Terre, on peut obtenir, au bout d'un temps très longs, la naissance d'une force, dite neutralisante. Elle ne peut être mesurée qu'au résultat obtenue de celle-ci sur les deux autres forces, qu'elle neutralise complètement, ce qui permet a l'Homme de se libérer d'une partie binaire, qui conditionnait une partie de lui-même à la Terre (c'est-à-dire se libérer d'une loi de la Terre). En fait, les deux premières forces, qui existent pour chaque loi qui gouverne la vie sur Terre, peuvent être neutralisées en allant contre celles-ci, en même temps qu'on les a mesuré immédiatement en soi. C'est là le sens du commandement : « aimes ce que tu n'aimes pas ». Si vous neutralisez ces deux forces, vous deviendrez totalement neutre, libre, de cet aspect du j'aime ou j'aime pas ! Vous ne jugerez plus.

:aureole7:

Ce message a été modifié par Regbar - 26 février 2007 à 00:47.


#27 feduloji

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Posté 02 mars 2007 à 22:21

Doutoïd,

Citation

La violence est toujours ressentie par celui qui l'a subit. La violence est toujours ressentie par celui qui l'a subit.

Citation


Feduloji :oui, cela dépend de notre degré de sensibilité et aussi de notre histoire.

On peu avoir une façon particulière de parler, d'écrire, de dire, de prendre, de toucher mais c'est toujours l'autre qui ressent la violence.

..........j'ose espérer qu'un jour, les personnes violentes auront la conscience du coeur de leur violence sur l'autre, de même qu'elle réaliseront enfin que tout ce qu'elles font subir aux autres, c'est à elles-mêmes qu'elles le font subir, à la terre entière......

bon, j'ai écrit l'autre jour :

cherchez en vous, très loin...là où vous n'avez jamais osé aller voir................ i :ange: .l'origine de l'humanité ????

..............pas dans les livres, pas dans la tête, mais au plus profond de vous...

cette question est à mon sens cruciale pour l'avenir de l'humanité :D :guerrier:

...........suis-je seule à sentir çà dans mes tripes, mrd ???? :???: serais-je un ET, un gnome, ou un Barbapapa ,un shadock, ma parole ???? :cogite:

Eudha,

Citation

la violence est ce qu'on utilise pour exprimer quelque chose, parce qu'on ne sait plus rentrer en contact autrement avec l'autre
Chronos,

Citation

La violence nait d'un espirt dualitaire et d'un état d'être de séparation.
ces 2 pistes me plaisent bien, je sens quelque chose de cet ordre : tant que la femme et l'homme n'oseront pas se rencontrer dans leurs différences, sans peurs , et sans adversité, la violence perdurera..............facile à dire, moins facile à réaliser

et ces petites phrases anodines ? ou plutôt ce qu'il en reste suite aux multiples traductions :

4. « FEMMES, SOYEZ SOUMISES À VOS MARIS » (ÉPHÉSIENS 5,24) :na:

"2:12 Je ne permets pas à la femme d`enseigner, ni de prendre de l`autorité sur l`homme; mais elle doit demeurer dans le silence." :o :humhum: :hum: :redeyes: :tss:

Si à la place de "femme", on écrivait : "energie féminine", et le place de "homme" ou "maris", on écrivait "énergie masculine"...................

çà donnerait :
" L'énergie féminine sera masquée par l'énergie masculine".................pendant un certain temps , du genre 2000 ans par exemple ( faut pas pousser Mémé dans les orties :ptdrasrpt2: ) :piout:

çà vous inspire ? :D

Ce message a été modifié par feduloji - 02 mars 2007 à 22:43.


#28 doutoïd

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Posté 02 mars 2007 à 22:31

Bonjour,

Citation

On peu avoir une façon particulière de parler, d'écrire, de dire, de prendre, de toucher mais c'est toujours l'autre qui ressent la violence.

Bien sûr, je ne prétendais pas être exhaustif!!

Il est évident que la violence vient aussi et surtout du violent lui-même.

mais je faisais allusion à une forme particulière de ressenti, qui fait passer pour violent quelque chose qui ne l'ai pas.

Pour le reste, je vous laisse le soin de développer.

A bientôt :D

Ce message a été modifié par doutoïd - 02 mars 2007 à 22:34.


#29 rené

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Posté 02 mars 2007 à 23:43

Citation

Mais si par l'Esprit vous faites mourir les oeuvres du corps, vous vivrez". " (Romains 8:13).
Si le corps est violent, c'est seulement par le fait du cerveau.
Or contrairement à ce qu'on dit, le cerveau ne pense pas, il réfléchit.
L'Esprit, au sens de Krishnamurti, est intermédiaire et court-circuite la pensée (au sens commun)
Déjà, par construction, le cerveau est générateur de violence car il est agressé par un dilemme ingérable.
- Soit il se croit créateur de ses pensées et viole la loi divine (narcisisme).
La philosophie est violente, et le "Je pense donc je suis" est une satanée horreur.
- Soit il est conscient de ses limites mais ce traumatisme installe une violence non plus verticale mais horizontale.
Dans ce dernier cas, il est toujours, plus ou moins consciemment, le dieu d'un autre,
lequel n'a aucune raison logique de se sentir moins "divin".
L'atmosphère qui en résulte s'appelle égrégore. Là est la vraie violence, celle qui se nourrit
de la "pensée" de ceux qui la produisent.
Le concept "diable" est un égrégore, et comme le diable est dans les détails, les égrégores sont aussi nombreux
qu'il y a de types de violence.
Tout est possible, à condition d'être suffisamment insensé.

#30 mag

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Posté 02 mars 2007 à 23:59

:-? J'ai rencontré la violence dans ma vie.
Des deux côtés.
Moi violente.
Moi dans la violence des autres.

Le plus lointain souvenir que j'ai de ma violence remonte à très jeune où je me trouvais dans un état de rêve éveillé au cours duquel des petits êtres humains (5cm) étaient torturés par moi, et je ressentais le sadisme en moi de les dominer, de leur faire faire tout ce que je voulais.
Personne ne pouvais savoir ce que je rêvais et j'étais pourtant pas très bien avec ces visions, je me rappelle encore la force que j'ai appliqué (une force que j'ai retourné) pour décider que : non je ne voulais plus de ces fantasmes. Je devais avoir 4 ou 5 ans...

Ensuite j'ai eu longtemps une autre sorte de fantasme : je traversais des scènes de violence avec une fleur dans la main souriant comme un petit moine aux yeux bridés...(avant l'adolescence ?).

La vie m'a en même temps appris la force brute.
Celle de la nature sauvage et des éléments.
Puis celle des hommes.
Je l'ai aimée et admirée avant de la voir pervertie.

Je me suis souvent bagarrée.
J'ai aussi connu des situations ou la violence de ma réaction physique m'a sauvé, d'autres où j'ai fait du mal sans le vouloir en exprimant la violence de mes émotions.

J'ai parcouru les chemins de la colère, la grosse.
Et là j'ai pas encore fini ! :ptdrasrpt2:
Faire de l'astrologie (j'ai dans mon thème Mars carré Pluton) m'a sauvé la vie à une époque où la violence rôdait autour de moi, et où j'ai appris à devenir le petit bonhomme oriental de mon enfance et à comme par magie transformé la scène qui se jouais...

On peux choisir et Satprem dans un de ses livre raconte les chemins qu'il a parcouru avec la violence remontant d'une autre vie...

J'ai jamais tué personne, ni blessé, ni détruit.
J'ai été violentée et détruite. Enfin c'est pas vrai puisque je suis là maintenant et j'ai pardonné :ptdrasrpt2:

J'ai eu longtemps peur de la Force en moi, jusqu'à la découvrir bonne.
Mais reste encore un interdit pour l'utiliser sauf en cas d'urgence.
J'ai mis longtemps à découvrir que j'étais douce et bonne.
J'ai encore besoin des caresses que me donnent les enfants les animaux et les plantes pour me le rappeler. :)

Mon gros Robert dit :
"Violence = abus de la Force
faire violence = utiliser la force pour agir sur quelqu'un ou le faire agir contre sa propre volonté..."

J'ai horreur de la violence !

J'aime la Force.

On à toujours un court moment de choix pour ne pas la laisser devenir violente.

Je suis pour une éducation à la violence, car elle est un chemin sans issues autre que malheureuse d'une puissance que nous avons tous, puissance amorale (au delà du bien et du mal) et qui me semble d'essence terre-ciel.

Si la violence est associée à la sexualité c'est qu'une autre violence à été faite en amont de la nature de notre énergie de jouissance.

Voilà Féedulogis un claviotage de mes tripes et de ma tête et je te remercie de m'avoir donné l'occasion de faire toute cette prise de conscience...

Qui je le sent m'ouvre des portes énergétiques où souffle le vent du large...

Reste à traiter la violence psychique...
Elle me semble d'une autre nature et je n'en ai pas encore (mais ça va viendre :biglol: ) fait le tour! (attention peinture fraiche ! ) :parano:

Ce message a été modifié par mag - 03 mars 2007 à 00:07.

La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...