Bonjour à tous,
Voici ma premiere intervention sur ce forum.
Je commencerai en disant que la vie sur Terre est
binaire. Cela signifie que les deux lois, active et passive, assujettissent les êtres vivant sur Terre (système nerveux : jouissance/souffrance, froid/chaud, le mal/le bien, sadisme/masochisme, etc.). Tout ce qui est vivant sur Terre se promène donc sur le « fil » du système nerveux, qui nous oblige sans arrêt, par des va et vient incessants, à être mécaniquement au service de la vie sur Terre. La dualité, c'est la violence. L'Homme sur Terre ne peut vivre sans violence. La vie sur Terre, elle-même, ne peut exister sans violence. Pourquoi ? Parce que la violence fait que l'homme se défend et tous les moyens utilisés pour le faire donnent donc au final plus de chance à la vie de durer.
1 - La vie se perpétue par le sexe
Toute notre énergie est sexuelle. Cela signifie que tout ce que nous faisons dans la vie est déterminé par le sexe, qui est à la base. C'est-à-dire que toutes les activités humaines sont en liaison avec le sexe : faire du fric, la politique, la religion, l'art, le théâtre, la musique, la littérature, la mode vestimentaire, etc.,
tout est sexe.
Le principal, quand on a va au cinéma, au resto, etc., c'est que l'on peut y trouver des femmes et des hommes. Voilà le centre de gravité de toutes ces activités.
2 - Or, le sexe est un acte bélliqueux
Les fonctions sexuelles sont des obligations directes pour que les gonades mâles et femelles se rencontrent pour procréer. Or, elles renferment une violence, indispensable à la reproduction de l’espèce. Le coït est un acte belliqueux. Cette violence est parfaitement naturelle, et est indispensable à la vie.
3 - La culture est une chose, mais la nature a le dernier mot
Nous vivons certes dans une culture, qui contraint l'Homme à refreiner, sa nature, c'est-à-dire refreiner, et au besoin condamner, comme à notre époque, toute représentation du sexe. Mais la nature, même refoulée par la culture, veille !
4 - La culture est donc elle aussi belliqueuse (à des degrés plus ou moins visibles)
Ainsi, cette violence sexuelle naturelle, qui demande à être assouvie dans le sexe, étant refoulée,
se transfère dans toutes les activités culturelles (politique, capitalisme, mode vestimentaire, et autres activités belliqueuses répondant au besoin de soumettre autrui).
Dans une société relativement civilisé, l'Homme s'éloigne de la nature, ce qui explique que le besoin de se mesurer aux autres, la volonté d'être admiré, la recherche du pouvoir, est de moins en moins visible. Dans la nature naturel, il s'agira de casser la gueule de tout le monde pour prendre la plus belle. Dans une société moins naturelle, comme la nôtre, Dans une société moins naturelle, comme la nôtre, l'argent et les lois ayant remplacé la force, celui qui doit se mesurer, car il est fort par exemple, devra désormais trouver des explications, et obéir à des règles pour se considérer fort et l'être de la même façon par les autres, mais avec des moyens qui sont loin d'être naturels, car ici il s'agira de jouer un rôle ou d'apprendre savamment le rôle qu'il faut jouer pour plaire à X ou Y : faire de l’argent, de la politique, savoir flatter, etc. Dans une société encore plus civilisée, il s'agira de philosopher Dans une société encore plus civilisée, il s'agira de philosopher : ce sera à celui qui est le plus intelligent, qui se croît le plus intelligent, ou à celui qui est le plus élégant (mode vestimentaire), ou qui fait les plus belles oeuvres artistiques.
5 - La paix dans le monde est donc impossible
Quoiqu'il en soit, ce besoin ne disparaîtra jamais, car une nature ne disparaît jamais, sinon, elle ne s’appelle pas nature. Donc, les conflits ne disparaîtrons jamais, car la violence est à la base de la vie, ce qui signifie que la coopération, si elle existe, et si elle est nécessaire (car nous ne pouvons vivre seul) est quelque chose de fragile, et que, plus important, elle se fait sur le terrain naturel que j'ai expliqué, ce qui signifie qu'elle débouchera toujours sur des luttes de pouvoir.
6 - Mais un Homme isolé peut échapper à la violence
Malgré cette dualité de la vie sur Terre (bien douloureuse, car elle signifie que l’Homme est condamné à subir tout à la fois jouissance et souffrance), est-il possible à l’Homme vivant sur Terre d’échapper à la Terre, c’est-à-dire à ses lois binaires, et à passer dans le ternaire ? Nous sommes sur Terre, et pour les hommes, comme pour les animaux, le « système », c'est la sélection naturelle : les plus forts vont engendrer, avec les plus belles, les meilleurs composants possibles de l'espèce, les faibles seront éliminés.
Mais l’Homme peut-il se libérer de cette réalité binaire pour aller dans le ternaire ? Oui, l’état du Bouddha, Jésus, etc., peut être obtenu par chacun de nous. Par de fortes frictions entre les deux forces, active et passive, régissant la vie sur Terre, on peut obtenir, au bout d'un temps très longs, la naissance d'une force, dite neutralisante. Elle ne peut être mesurée qu'au résultat obtenue de celle-ci sur les deux autres forces, qu'elle neutralise complètement, ce qui permet a l'Homme de se libérer d'une partie binaire, qui conditionnait une partie de lui-même à la Terre (c'est-à-dire se libérer d'une loi de la Terre). En fait, les deux premières forces, qui existent pour chaque loi qui gouverne la vie sur Terre, peuvent être neutralisées en allant contre celles-ci, en même temps qu'on les a mesuré immédiatement en soi. C'est là le sens du commandement : « aimes ce que tu n'aimes pas ». Si vous neutralisez ces deux forces, vous deviendrez totalement neutre, libre, de cet aspect du j'aime ou j'aime pas ! Vous ne jugerez plus.
Ce message a été modifié par Regbar - 26 février 2007 à 00:47.