POLITIQUE DE VIE
My Webpage
A l ‘attention de M. PascaL CLEMENT – Ministre de la Justice
TRES U R G E N T
Le 10 Février 2007
Monsieur le Ministre,
Les membres de POLITIQUE DE VIE viennent d’être avertis par des journalistes et des avocats que le Président M. C. COTTEN et un autre membre M. S. MAILLAUD ont été incarcérés suite à une garde à vue à la gendarmerie de Rivesaltes, à la demande du Parquet de Perpignan.
L’affaire qui les a conduit à cette situation concerne un enfant affirmant depuis plusieurs années être victime des violences de son père sans jamais avoir été entendu par les représentants de la justice malgré des plaintes déposées.
La mère de cet enfant a elle-même été incarcérée durant 6 semaines dans le cadre de la loi de non représentation d’enfant. A sa sortie de prison ce 6 Février 2007, elle a été immédiatement interpellée par la brigade de recherche et s’est ainsi vue placée en garde à vue.
Il lui a été demandé de remettre son fils à la justice suite à une ordonnance de placement seulement délivrée durant son incarcération, en « échange » de sa liberté.
C. Cotten et S. Maillaud sont alors intervenus pour présenter l’enfant, totalement effrayé par la situation à la gendarmerie de Rivesaltes. C’est alors qu’ils ont été placés en garde à vue puis incarcérés ce 9 Février 2007 en préventive.
Tous nos membres, ainsi que d’autres associations, se mobilisent et sont atterrés qu’une telle décision ait pu être prise, quand bien même il leur serait reproché d’avoir protégé et porté assistance à un mineur en danger.
C’est avec une profonde indignation que nous nous adressons à vos instances car bien des questions se posent.
Les plus importantes sont les suivantes :
- Pourquoi, alors qu’une plainte a été déposée courant Juillet 2005, tant la mère que surtout l’enfant n’ont-ils jamais été entendus ?
Une psychologue suivant cet enfant depuis Juillet 2005, a fait un signalement pour violences sexuelles au Parquet de Perpignan. Par ailleurs, des certificats médicaux ont été produits pour coups et blessures sur l’enfant par un médecin légiste.
- Pourquoi, alors qu’un examen médical aurait été pratiqué sur cet enfant étayant les accusations portées, aucune suite n’a t-elle été donnée par les représentants de la justice ?
- Pourquoi la mère a t-elle été incarcérée, alors que des signalements de professionnels attestant de la dangerosité du père, ont été effectués : ne protégeait-elle pas légitimement son enfant ?
Une fois encore des centaines de justiciables s’interrogent face à cette nouvelle affaire.
Nous n’entendons pas créer une nouvelle polémique : c’est pourquoi nous nous adressons à vous dont la mission est de rendre justice et de protéger à fortiori des mineurs !
Au vu de la gravité des faits, nous vous demandons expressément d’être reçus au plus tôt à votre cabinet, car il ne suffit pas de considérer notre Président et un membre de nos associations tels des « hors la loi », sans que les représentants de la justice chargés de cette affaire, n’aient aucun compte à rendre !
Un climat de colère s’installe dans nos rangs, nous souhaitons l’apaiser très vite.
Nous vous remercions en conséquence de nous accorder un rendez-vous dès réception de la présente.
Avec nos remerciements anticipés,
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de notre considération.