
Un geste auquel les élèves du collège Sainte-Véronique et Marie-José de Liège vont devoir s'habituer. A partir de ce lundi, pour entrer dans leur école, ils doivent s'identifier par leurs empreintes digitales.
C'est une première en Wallonie. Pour l'école, il s'agit d'une question de sécurité. Mais la mesure ne plaît pas à tout le monde. A Bruxelles, deux écoles déjà ont installé ce système. Les élèves ont accès à l'école grâce à un système de lecture d'empreintes digitales. Pour le directeur de l'école libre Marie-José, où le système sera opérationnel cette semaine, il fallait trouver une solution à plusieurs problèmes: «Des personnes qui n'ont rien à faire à l'école viennent dans l'établissement pour faire des dégradations, voir s'ils ont un contentieux avec nos élèves. Dans d'autres, ce sont des parents de mauvaise humeur qui veulent venir rencontrer professeurs ou élèves.»
Si le système permet également aux éducateurs de se consacrer davantage à leur tâche d'éducateur plutôt qu'à celle de compteur de présence, du côté des parents d'élèves, on est sceptique. Le président de la FAPEO, la Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel, déplore que «c'est un système qui a été mis en place pour raison de déficit de personnel et que la technique vient pallier ce déficit et d'autre part, c'est qu'on soit obliger aujourd'hui de penser à ce genre de système pour contrôler les accès dans l'école.» Aujourd'hui, les élèves de l'école Marie-José doivent enregistrer leurs empreintes et le Directeur précise que l'élève qui refusera de les enregistrer ne sera pas pénalisé.
RTBF.be










