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Fermeture des bibliothèques


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#1 Eric

Eric

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Posté 05 mars 2007 à 22:27

Source: http://ucsaction.org...res/explanation

Sommaire général

L’EPA a commencé à fermer son réseau national de bibliothèques
scientifiques, empêchant de façon efficace les scientifiques et le public
d'accéder à une vaste quantité de données et d'informations sur les
problèmes de la toxicologie à la pollution. Plusieurs bibliothèques ont déjà
été démontées, avec leurs contenus détruits ou expédiés à des entrepôts où
ils ne sont pas catalogués et inaccessibles.

Les membres du Congrès ont demandé à l’EPA de cesser et de se désister. Même
si l'agence déclare qu’elle a cessé toute nouvelle destruction de documents,
nous avons besoin de vous pour dire à l’EPA que les scientifiques et le
public ont besoin d’un accès sans restriction à cette information critique
pour protéger notre santé et notre environnement. L’Union des scientifiques
concernés (UCS) demande aux scientifiques et aux activistes intéressés
d’appeler l'administrateur de l’EPA Stephen Johnson et de l'exhorter à
garder le réseau des bibliothèques ouvert jusqu'à ce que tout le matériel
soit disponible en ligne et qu’une assistance suffisante à la recherche soit
disponible.

Nous avons reçu des rapports révélant que quelques réceptionnistes de l’EPA
disent à des partisans de l’UCS que l’EPA restructure et modernise
simplement son réseau.Voyez, ci-dessous, les preuves pour lesquelles ces
arguments ne tiennent pas debout.

Sommaire détaillé

L'Agence de protection de l’environnement maintient un réseau national de
vingt-sept bibliothèques qui fournissent de l'information scientifique
critique sur la santé humaine et la protection de l’environnement, pas
uniquement pour les scientifiques de l’EPA, mais aussi pour les autres
chercheurs et le grand public. Les bibliothèques de l’EPA sont localisées
dans chacune des dix régions du pays, dans ses quartiers généraux à
Washington et dans divers laboratoires qui se spécialisent dans certains
aspects de la protection écologique.

Afin d’accomplir sa mission de protéger la santé humaine et l'environnement,
l’EPA doit compter sur de l'information scientifique précise et à jour, de
même que les résultats des études précédentes. Pour effectuer les meilleures
recherches, les scientifiques ont besoin d’un accès à l'information en ce
qui concerne les effets sur la santé des substances toxiques, les dossiers
sur les changements environnementaux progressifs, les impacts sur les
régions ou les communautés spécifiques et les autres problèmes. À cette fin,
les bibliothèques représentent une source unique et incalculable de
connaissances scientifiques sur les problèmes des déchets dangereux, sur la
toxicologie et sur le contrôle de la pollution. Un avantage supplémentaire
pour les chercheurs scientifiques est gagné par l'expertise d'un personnel
de bibliothèques dévoué. En 2005, ce personnel a reçu plus de 134 000
questions concernant des données et des références, et distribué presque 53
000 livres, articles de journaux et autres ressources aux chercheurs de
l’EPA et au public.

En février 2006, sous le déguisement de coupures de coûts, l'administration
Bush a proposé une coupure de 2 millions de dollars sur le budget de 2,5
millions $ des services des bibliothèques pour l'année fiscale 2007. Une
coupure aussi radicale assurerait la fermeture de la plupart des
bibliothèques du réseau, mais enregistrerait à peine une économie de coût
dans le budget de l’EPA de 8 milliards $.

Malgré le fait que le Congrès n’ait pas encore accepté le budget 2007 ou
approuvé ces coupures de subventions, l’EPA s’était déjà avancé avec une
vitesse étonnante pour fermer plusieurs de ses bibliothèques au public et au
personnel de l’EPA. Trois bibliothèques régionales, la Bibliothèque des
quartiers généraux et une bibliothèque spécialisée dans la recherche sur les
effets et les propriétés des produits chimiques ont déjà été fermées, et
quatre autres bibliothèques régionales ont été assujetties à des heures
réduites et à un accès limité. Quelques livres, des rapports et quelques
autres ressources anciennement situés dans ces bibliothèques ont été envoyés
à trois entrepôts où ils demeurent non catalogués et inaccessibles aux
scientifiques et aux autres qui en dépendent. D’autres matériels ont déjà
été recyclés ou simplement jetés.

Pendant que les officiels de l'administration déclarent que les changements
sont provoqués par les pressions budgétaires, l'existence d'un réseau de
bibliothèques dévoué a été démontrée pour épargner de l'argent. Un rapport
interne de 2004 de l’EPA révèle que le réseau a sauvé plus de 214 000 heures
par année en temps pour le personnel, ce qui a résulté en des économies de
coûts de 7,5 millions $, considérablement plus que les économies gagnées par
les coupures du programme.

Les officiers déclarent que les fermetures font partie d'un projet de
modernisation et que tout le matériel sera finalement disponible en ligne.
Cependant, aucune évaluation complète des besoins d'informations n'a été
entreprise, provoquant ainsi la perte probable de certaines informations
uniques, et aucune subvention n’existe pour exécuter le procédé long et
coûteux pour rendre tous ces documents disponibles électroniquement. Le
résultat final est que les ressources des bibliothèques ne sont déjà plus
disponibles et l'accès électronique promis pourrait prendre des années.

La fermeture de ces bibliothèques et l'entreposage de leurs ressources
représentent une barrière supplémentaire à la libre circulation des
informations scientifiques. L’EPA n'aura pas la meilleure information
facilement disponible quand ils prendront finalement des décisions,
influençant négativement la capacité de l'agence à exécuter sa mission qui
est de protéger la santé humaine et l'environnement.

Les scientifiques et les protestations du Congrès

Beaucoup de scientifiques et de législateurs ont protesté contre ces
fermetures de bibliothèques. Quatre associations représentant 10 000
scientifiques de l’EPA ont envoyé une lettre demandant au Congrès d’arrêter
la destruction du réseau de bibliothèques. Une lettre des représentants
Henry Waxman (D-Ca), Bart Gordon (D-TN) et John Dingell (D-MI) a démarré une
investigation du système de bibliothèques par le Bureau de comptabilité
générale, le bras enquêteur du Congrès. Et les membres de la Chambre et du
Sénat ont fait appel à l'administrateur Johnson pour que cesse et
interrompre les fermetures jusqu'à ce que l'investigation soit complète. Le
Congrès a autorisé l'action. Pendant que l’EPA a déclaré aux journalistes
que l'agence ne détruisait plus de documents, les bibliothèques fermées
n'ont pas rouvert et l’EPA n'a fourni aucun plan complet pour rendre
disponibles les documents.

UCS demande aux scientifiques et activistes intéressés d’appeler Stephen
Johnson, l'administrateur de l’EPA, et de l'exhorter à arrêter immédiatement
de démanteler le réseau de bibliothèques jusqu'à ce que le Congrès approuve
le budget de l’EPA et rende tout le matériel facilement disponible en ligne.

Mythes et réalités : Ce que l’EPA a dit aux visiteurs et pourquoi ce n'est
pas précis.

Mythe #1 : Les bibliothèques ne ferment pas.

Les faits : sur le propre site Internet de la bibliothèque de l’EPA, les
cinq bibliothèques qui ont été fermées jusqu’à présent ont été enlevées de
la liste et leurs sites Internet ont été complètement ou partiellement
fermés. Les quartiers généraux des bibliothèques des régions 5, 6 et 7 et le
Bureau de la prévention, de la pollution et des substances toxiques (OPPTS).
Les sites Internet de ces bibliothèques de l’EPA se dirigent vers un projet
d'action afin de fermer beaucoup de bibliothèques et de disperser ou
d’éliminer le matériel. Nous avons aussi des comptes-rendus de première main
provenant d’employés de l’EPA selon lesquels les bibliothèques ont été
fermées. Aussi, plusieurs journaux ont récemment rapporté ou annoncé les
fermetures de bibliothèques, comme suit :

- Christian Science Monitor, 11/30/06, « pendant que les bibliothèques de
l’EPA se dirigent vers le numérique, l'accès pour le public en souffre».
- Boston Globe, éditorial, 11/20/06, « sauvez les bibliothèques de la Terre
».
- Arizona Star, 11/05/06, « les bibliothèques de l’EPA encaissent de grands
coups : elles sont fermées ou le temps est raccourci pour couper les coûts,
a dit l'agence ; scepticisme des critiques ».
- Kansas City Star, 12/3/06, « les fermetures de l’EPA attirent des
critiques ».

Mythe #2 : Aucun matériel n’a été détruit.

Les faits : des preuves importantes existent selon lesquelles l’EPA a déjà
détruit certains documents. Christian Science Monitor rapporte que « des
centaines de journaux scientifiques valant des centaines de milliers de
dollars des impôts des contribuables ont été jetés aux poubelles en octobre
». Un chimiste de l’EPA a déclaré au Kansas City Star qu’on avait ordonné à
une bibliothèque de jeter les journaux. Des employés de la fonction publique
pour la responsabilité environnementale ont découvert des documents
ordonnant à une bibliothèque de recycler du matériel « le plus possible ».
Et les lettres de la Chambre et du Sénat mentionnées ci-dessus font aussi
référence à la destruction de documents.

Mythe #3 : les appels au Congrès sont plus efficaces que les appels à
l'administrateur de l’EPA.

Les faits : pour le moment, il est plus efficace d’appeler l'administrateur
Johnson. Le Congrès est déjà conscient de ce problème et a demandé à l’EPA
de cesser et d’attendre ; la décision d'arrêter les fermetures de
bibliothèques et la destruction de documents est maintenant entre les mains
de l'administrateur Johnson. Bien sûr, si vous souhaitez appeler vos
sénateurs et vos membres du Congrès, en plus de l'administrateur Johnson,
vous devriez certainement le faire !

Les réponses écrites de l’EPA.

Quelques scientifiques et citoyens intéressés qui appellent l’EPA reçoivent
une réponse écrite en retour dans le sens de ce qui suit :

« Le budget de l'Agence des bibliothèques a été coupé de 2 millions $ pour
l'année fiscale 2007. La tendance générale des dernières années a été que
moins de personnes visitent physiquement les bibliothèques de l’EPA, et plus
de gens utilisent les services en ligne. Le but de l’EPA est d'atteindre une
plus grande efficacité en capitalisant sur les collections physiques des
bibliothèques de l’EPA et en se déplaçant vers un nouveau modèle centré sur
la fourniture de livraisons électroniques des services des bibliothèques ».

« Pendant les quinze dernières années, l’EPA a digitalisé les documents de
l'Agence et a fourni ces documents dans un format électronique. L’EPA
continue ce procédé en digitalisant tous les documents uniques créés par
l'Agence en centrant sa priorité sur ces documents situés dans les
bibliothèques qui sont fermées. Ces documents seront mis à la disposition du
public gratuitement via le Système national informatique sur les
publications écologiques (NEPIS). NEPIS, qui est une base de données en
ligne, contient actuellement près de 20 000 documents et son accès est à
http://nepis.epa.gov ».

« De plus, le grand public aura toujours un accès aux services de prêts
entre les bibliothèques, aux services de références et au Système de
bibliothèques en ligne (OLS), au catalogue de tous les avoirs dans les
bibliothèques de l’EPA à http://www.epa.gov/natlibra ».

Les questions qui demeurent.

La réponse montrée ci-dessus ne résout pas suffisamment de problèmes
fondamentaux avec la décision de l’EPA de fermer des bibliothèques et de
détruire des documents. Puisque l’EPA ferme des bibliothèques avant de
rendre disponible le matériel en ligne, ils doivent avoir un plan complet
qui assure que cette information valable n'est pas détruite ou séquestrée au
loin indéfiniment.

1. Pourquoi l’EPA doit-elle fermer les bibliothèques aussi rapidement, sans
avoir digitalisé tout le matériel en premier? Pourquoi l’EPA jette-t-elle
les journaux aux poubelles? Qui décide quels journaux demeurent et quels
journaux sont éliminés?

2. Pourquoi l’EPA a-t-elle commencé à fermer des bibliothèques avant que son
budget pour l’année fiscale 2007 soit approuvé par le Congrès et avant que
le Congrès complète une investigation dans le réseau de bibliothèques?

3. Pourquoi l'administrateur de l’EPA Johnson n'a-t-il pas répondu aux
lettres des dirigeants du Congrès en ce qui concerne cette question?

4. L’EPA a-t-elle catalogué tous les documents qui ont été expédiés des
bibliothèques fermées dans des entrepôts? Tous ces articles sont-ils
toujours accessibles? Comment de temps un prêt moyen entre les bibliothèques
peut-il prendre pour sortir un article de l’entrepôt? L'augmentation du
nombre de documents dans les entrepôts fera-t-elle augmenter ce temps?

5. Selon une lettre du syndicat des employés de l’EPA, le contenu de
quelques bibliothèques « est dispersé sans établir de procédures ou de
critères standardisés pour s'assurer que les documents importants ne soient
pas perdus ». Quelles normes sont mises en place afin de s'assurer que les
documents prévus pour l'emmagasinage sont convenablement digitalisés? En
particulier, qui détermine quel document est « unique », comment cette
détermination est faite et quel est le laps de temps pour prendre ces
décisions?

6. Au total, les collections de l’EPA comprennent 504 000 livres et
rapports, 3500 journaux, 25 000 cartes et 3,5 millions d'objets
d’informations sur microfilms. Même si, prétendument, presque 20 000
documents de l’EPA sont déjà disponibles en ligne, ceci représentant moins
de 0,5 pour-cent des avoirs des collections de l’EPA; 99,5% des avoirs de
l’EPA ne sont pas encore digitalisés. Digitaliser de l'information et la
rendre disponible en ligne est extrêmement coûteux et prend beaucoup de
main-d’œuvre. Quelles ressources supplémentaires, en termes de subventions
et de temps de personnes, ont été prévues pour la digitalisation des
documents?

7. En particulier, les documents d'avant 1990 ne semblent pas avoir été
digitalisés et il n'est pas clair en visionnant le plan de 2007 pour les
bibliothèques de l’EPA qu’ils le seront. Pendant combien de temps ces avoirs
seront-ils inaccessibles? Quels projets existent pour digitaliser les
rapports produits avant 1990?

8. Selon l’EPA, les collections des bibliothèques de l’EPA contiennent des
documents générés par l’EPA, ainsi que des dizaines de milliers de documents
produits par des entrepreneurs de l’EPA. Existe-t-il une limite de temps
pour la numérisation des documents générés par les entrepreneurs et les
autres qui ne sont pas générés par l’EPA?

9. L'accès public aux rapports imprimés et sur microfilms est critique pour
les érudits. Quel accès public, en plus de l'accès en ligne pour presque 20
000 documents générés par l’EPA, sera disponible pour ces rapports? Les
membres du public pourront-ils examiner les rapports sur microfilms et les
documents imprimés des entrepreneurs, de même que les rapports générés par
l’EPA?

10. Comment l’EPA gérera-t-elle l'accès aux documents qui peuvent être moins
utiles pour les travaux scientifiques actuels, mais critiques pour les
travaux historiques?

11. Les documents installés sur les sites Internet de l’EPA doivent être
entièrement accessibles pour les gens qui ont des incapacités. Donc, tout ce
qui n’est pas texte (un graphique par exemple) doit être accompagné d’un
texte explicatif qui sera alors lu par le logiciel qui rend le document
accessible. Les documents scannés ne peuvent pas rencontrer ces conditions.
Comment l’EPA digitalisera-t-elle les documents tout en rencontrant cette
condition?

12. Comment le public saura-t-il et/ou obtiendra-t-il l'accès aux documents
qui ne sont pas actuellement en ligne et ne seront peut-être pas disponibles
pendant deux ans ou plus?

13. Quel est la valeur du temps du personnel qui sera utilisé pour se
conformer aux demandes publiques, les demandes de prêts entre les
bibliothèques EPA et les demandes d'informations au sujet de ce qui est
disponible et comment y avoir accès? Est-ce le système le plus rentable?
Étant donné que le budget a été coupé de 2 millions $ et que la numérisation
crée une charge significative de travail, est-ce réaliste de supposer que le
plan de modernisation procédera rapidement?

Les ressources supplémentaires.

Pour plus de renseignements, voyez l'Association américaine des
bibliothèques et les employés de la fonction publique pour la responsabilité
écologique.

La PDG de l’Association des bibliothèques spéciales, Janice R. Lachance,
pourrait avoir tracé le meilleur portrait : « avec cette proposition, la
direction de l’EPA rend plus difficile pour les décideurs de l'agence et le
public de se servir des vastes connaissances trouvées d’une qualité
supérieure, des informations précises pour prendre des décisions importantes
sur l’environnement de notre nation, compromettant potentiellement la santé
du public ».

S'il vous plaît, appelez le bureau de l'administrateur Johnson, aujourd’hui
même, pour lui demander d’arrêter immédiatement les fermetures de
bibliothèques et la destruction des documents.

Traduit par: Oscar Blaiis