ce matin, j'ai été chez le médecin et j'ai passé à la pharmacie pour prendre les médicaments (rien de bien grave...). Au moment de prendre un sirop, la préparatrice me dit que le produit
prescrit était en rupture de stock et qu'elle m'en donnait un autre. Aucun problème lui dis-je.
Puis elle commença à me parler des médicaments génériques pour faire remarquer que:
-après avoir dépensé je ne sais combien de millions pour la publicité des génériques, le gouvernement n'avait jamais voté la loi (à vérifier) pour faire entrer la prescription de génériques et que si l'on veut exiger un médicament non générique (histoire de ruer dans les brancards....) le pharmacien doit vous le délivrer...
Bonjour le n'importe quoi.
Alors que l'on nous ressasse tous les jours les chiffres abyssaux du déficit de la sécurité sociale
et l'obligation (esprit civique oblige!) de participer chacun à résorber le trou de la sécu par un geste citoyen, voilà le travail!
La même préparatrice (qui devait en avoir aujourd'hui "gros sur le coeur" ) poursuit en me disant que les médicaments étaient de moins en moins remboursés, alors que dans le même temps les cotisations augmentent de plus en plus et que les déficits se creusent toujours davantage....Allez y comprendre quelque chose!
Et que bientôt il faudra faire de l'auto-médication . Tout cela m'interpelle car il y quelques temps on nous criait sur tous les tons de SURTOUT NE JAMAIS FAIRE D'AUTOMEDICATION!
Alors quoi, finalement ?!
Et de pursuivre en me disant que la France est le premier pays au monde à envoyer ses médecins sur la terre entière participer à des congrès dans des endroits luxueux au frais de la sécu...
Cela pour l'exemple de la sécurité sociale. Mais les exemples à tous les niveaux sont légion!
Prenez l'éducation nationale. Guère plus brillant ! Les profs se font agresser et le ministre de l'éducation nationale a l'air de trouver cela normal. Les profs font stages sur stages pour coller au plus près de la "bible" ministérienne, puis il s'avère que non, zut, c'était pas la bonne fa çon de faire les choses, retour à la case départ ...Mais combien d'enfants qui paient les pots cassés en ne trouvant pas la bonne orientation, ne font pas le "bon diplôme" et se retrouvent à pointer à l'anpe ou dans des formations guère plus adaptées au monde d'aujourd'hui qui ne sait même plus où il va, mené par des "élites" qui elles mêmes se savent rien...Je ne parle pas du savoir académique, mais de la capacité à être "visionnaire".
Alors permettez-moi de douter de tous les politiciens de tous bords en cette période d'élections présidentielles. Une chose est sûre:quels qu'ils soient, ils se portent personnellement très bien, merci pour eux. Quant aux problèmes des autres et à ceux du pays, c'est une autre histoire.Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Je sens que je vais voter blanc...
Se faire prendre pour des idiots
Commencé par
Lloreen
, 06 mar 2007 à 15:41
3 réponses dans ce topic
#1
Posté 06 mars 2007 à 15:41
#2
Posté 06 mars 2007 à 16:30
Bien que je comprenne complètement le message que tu veux faire passer, je te dirais qu'à la longue, c'est un peu fatigant de rediscuter sans cesse des incohérences et des magouilles du gouvernement de la France ou d'ailleurs.
Chacun de nous à autorité souveraine sur la santé et l'éducation, pas besoin de l'aide du gouvernement pour savoir ce que nous avons à faire pour nous soigner ou instruire nos enfants.
Chacun de nous à autorité souveraine sur la santé et l'éducation, pas besoin de l'aide du gouvernement pour savoir ce que nous avons à faire pour nous soigner ou instruire nos enfants.
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)
#3
Posté 06 mars 2007 à 17:41
Citation
mené par des "élites" qui elles mêmes se savent rien...Je ne parle pas du savoir académique, mais de la capacité à être "visionnaire".
Je me rappelle, l'année dernière, G. de Robiens se crut sans doute visité par le saint esprit
et hurla à l'assemblée nationale :"Il faut supprimer la méthode globale".
Gilles de Robien juge «criminel» de persévérer dans la methode globale, methode «dangereuse» pour les enfants.
Le ba-ba fait son retour à l'école.
Appuyant sa conviction sur des statistiques qui traduisent un mal bien plus profond et sournois,
il clame :"...car avec les méthodes globales ou semi-globales, 20% des enfants ne savaient pas lire
quand ils arrivaient en sixième..."
Les instituteurs, bien plus intuitifs, savent pertinemment que toutes les approches sont possibles,
avec toutes les subtiles modulations dont les effets positifs sont très perceptibles pour qui est à l'écoute de l'enfant.
En dépit des consignes ministérielles,
les deux tiers des instituteurs continuent d'enseigner la lecture par reconnaissance globale.
Cependant les esprits évoluent. Un sondage en témoigne.
De nombreux parents d'élèves (style copain-copain)pas plus fûtés que le ministre -
qui n'ont toujours pas découvert que l'évolution de l'enfant tient d'abord
dans l'atmosphère attentive entouant des petits cerveaux éminemment plastiques,
mais ont par contre découvert, effarés, qu'une circulaire ministérielle n'avait pas force de loi -
manifestent leur désarroi.
Très favorables à un apprentissage de la lecture débutant par la syllabique
(84% des parents soutiennent Gilles de Robien), certains d'entre eux sont même allés
jusqu'à retirer leur enfant du cours préparatoire public pour l'inscrire en urgence
dans le privé hors contrat (des écoles très chères, mais les seules où il reste de la place).
D'autres écrivent à leur député, téléphonent aux journaux, ou assaillent leur rectorat.
En pure perte : au même titre que tous les enseignants,
les instituteurs sont en effet libres de choisir leurs méthodes pédagogiques.
Tout est possible, à condition d'être suffisamment insensé.
#4 Didier
Posté 08 mars 2007 à 11:13
Lloreen
Le médecin a le droit de prescrire un générique et même en DCI (dénomination commune internationale). Le pharmacien ne peut pas délivrer de générique si et seulement si le médecin en fait la mention en toute lettre (pas de coup de tampon "non substituable"). Je ne crois pas qu'il y ait de texte obligeant un pharmacien à délivrer un médicament non-générique à la demande du client. Ceci dit, s'il l'a en stock, c'est probablement le code du commerce qui s'applique et on parle de refus de vente.
Très simple. Le déficit augmente parce que les revenus des industriels et des médecins augmente plus vite que les revenus de l'assiette des cotisations. Bref, ils gagnent des sous sur notre dos. Pour le permettre, il faut soit augmenter les cotisations, soit diminuer les remboursements. On dit qu'on ne peut pas augmenter les cotisations parce que ça deviendrait "insupportable" (argument d'autorité, jamais démontré). Donc on diminue les remboursements. Ce qui permet d'engager la privatisation de l'assurance maladie par morceaux.
Tout à fait. On est passé d'une logique de santé publique à une logique économique.
La Sécu ne finance pas de congrès directement. Mais indirectement (via les enveloppes hospitalières) oui.
Pour qu'une protestation par le vote soit efficace, il faut que tout les mécontents votent pour le même candidat. Au lieu de cela, chacun est bien content de penser par lui-même et de choisir "son" petit candidat, l'abstention, le vote blanc... Sinon c'est perdre son temps.
Citation
Puis elle commença à me parler des médicaments génériques pour faire remarquer que:
-après avoir dépensé je ne sais combien de millions pour la publicité des génériques, le gouvernement n'avait jamais voté la loi (à vérifier) pour faire entrer la prescription de génériques et que si l'on veut exiger un médicament non générique (histoire de ruer dans les brancards....) le pharmacien doit vous le délivrer...
-après avoir dépensé je ne sais combien de millions pour la publicité des génériques, le gouvernement n'avait jamais voté la loi (à vérifier) pour faire entrer la prescription de génériques et que si l'on veut exiger un médicament non générique (histoire de ruer dans les brancards....) le pharmacien doit vous le délivrer...
Le médecin a le droit de prescrire un générique et même en DCI (dénomination commune internationale). Le pharmacien ne peut pas délivrer de générique si et seulement si le médecin en fait la mention en toute lettre (pas de coup de tampon "non substituable"). Je ne crois pas qu'il y ait de texte obligeant un pharmacien à délivrer un médicament non-générique à la demande du client. Ceci dit, s'il l'a en stock, c'est probablement le code du commerce qui s'applique et on parle de refus de vente.
Citation
La même préparatrice (qui devait en avoir aujourd'hui "gros sur le coeur" ) poursuit en me disant que les médicaments étaient de moins en moins remboursés, alors que dans le même temps les cotisations augmentent de plus en plus et que les déficits se creusent toujours davantage....Allez y comprendre quelque chose!
Très simple. Le déficit augmente parce que les revenus des industriels et des médecins augmente plus vite que les revenus de l'assiette des cotisations. Bref, ils gagnent des sous sur notre dos. Pour le permettre, il faut soit augmenter les cotisations, soit diminuer les remboursements. On dit qu'on ne peut pas augmenter les cotisations parce que ça deviendrait "insupportable" (argument d'autorité, jamais démontré). Donc on diminue les remboursements. Ce qui permet d'engager la privatisation de l'assurance maladie par morceaux.
Citation
Et que bientôt il faudra faire de l'auto-médication . Tout cela m'interpelle car il y quelques temps on nous criait sur tous les tons de SURTOUT NE JAMAIS FAIRE D'AUTOMEDICATION!
Tout à fait. On est passé d'une logique de santé publique à une logique économique.
Citation
Et de pursuivre en me disant que la France est le premier pays au monde à envoyer ses médecins sur la terre entière participer à des congrès dans des endroits luxueux au frais de la sécu...
La Sécu ne finance pas de congrès directement. Mais indirectement (via les enveloppes hospitalières) oui.
Citation
Je sens que je vais voter blanc...
Pour qu'une protestation par le vote soit efficace, il faut que tout les mécontents votent pour le même candidat. Au lieu de cela, chacun est bien content de penser par lui-même et de choisir "son" petit candidat, l'abstention, le vote blanc... Sinon c'est perdre son temps.










