un medecin propose extermination des palestiniens
Commencé par psyduck, 14 mar 2007 à 23:38
9 réponses dans ce topic
#1
Posté 14 mars 2007 à 23:38
Un médecin israélien travaillant dans l'un des hôpitaux de Jérusalem Occupé a déclaré que l'extermination des Palestiniens était la meilleure solution à tous les problèmes avec eux.
Le docteur Binyamin Mazzoz a déclaré dans un interview à la presse que des massacres de Palestiniens devraient être commis pour les tuer jusqu'au dernier enfant même si cela menait à la mort du soldat israélien Gilad Shalit, qui est détenu par des factions de la résistance palestinienne depuis trois mois.
Le membre Arabe du Parlement israélien, Talab Al-Sane, répondant à l'invitation sanglante, a envoyé un message urgent au conseiller juridique du gouvernement israélien, Menahem Mazzoz, en lui demandant d'interroger le docteur, qui travaille dans un hôpital du gouvernement israélien.
Sane a averti que de telles déclarations étaient une incitation contre les Arabes, et a rappelé les massacres du passé commis par des juifs fanatiques tels que Baruch Goldstein, lui aussi médecin, qui a tué des dizaines de Palestiniens.
"Ce fanatique devrait être jugé, avant qu'il effectue de tels crimes avec ses partisans, pour son opinion raciste et hostile." A-t'il ajouté.
Le député a également demandé au Ministre de la Santé israélien et au syndicat des médecins de renvoyer le docteur en raison de son extrémisme, de son icitation provocatrice et de ses positions politiques sanglantes.
Le docteur Binyamin Mazzoz a déclaré dans un interview à la presse que des massacres de Palestiniens devraient être commis pour les tuer jusqu'au dernier enfant même si cela menait à la mort du soldat israélien Gilad Shalit, qui est détenu par des factions de la résistance palestinienne depuis trois mois.
Le membre Arabe du Parlement israélien, Talab Al-Sane, répondant à l'invitation sanglante, a envoyé un message urgent au conseiller juridique du gouvernement israélien, Menahem Mazzoz, en lui demandant d'interroger le docteur, qui travaille dans un hôpital du gouvernement israélien.
Sane a averti que de telles déclarations étaient une incitation contre les Arabes, et a rappelé les massacres du passé commis par des juifs fanatiques tels que Baruch Goldstein, lui aussi médecin, qui a tué des dizaines de Palestiniens.
"Ce fanatique devrait être jugé, avant qu'il effectue de tels crimes avec ses partisans, pour son opinion raciste et hostile." A-t'il ajouté.
Le député a également demandé au Ministre de la Santé israélien et au syndicat des médecins de renvoyer le docteur en raison de son extrémisme, de son icitation provocatrice et de ses positions politiques sanglantes.
#2
Posté 06 mai 2007 à 15:41
Vous comprenez, ils ont souffert; ils ont tous les droits maintenant.
Quant aux palestiniens, ils peuvent crever (d'ailleurs, c'est ce qu'ils font très bien)
Ce sont des sous-hommes, vous comprenez: ils n'ont aucun droit à l'existence, alors un état, vous pensez bien!
Quant aux palestiniens, ils peuvent crever (d'ailleurs, c'est ce qu'ils font très bien)
Ce sont des sous-hommes, vous comprenez: ils n'ont aucun droit à l'existence, alors un état, vous pensez bien!
#3
Posté 08 mai 2007 à 23:51
je trouve ca plutot marant que des israeliens puissent penser ainsi !!!
c'est pas le raisonnement des nazis ?
c'est pas ce qu'ont fait les nazis qui a amené a la creation de l'etat d'israel ?
et quand on pense que d'apres un sondage (hé oui encore un ! ) israelien , seul 15 % des israeliens sont croyant (ou pratiquant , je sais plus...) , ca parait encore plus fou....
la situation la bas est un non sens total , tout comme la reflexion de ce docteur....
c'est pas le raisonnement des nazis ?
c'est pas ce qu'ont fait les nazis qui a amené a la creation de l'etat d'israel ?
et quand on pense que d'apres un sondage (hé oui encore un ! ) israelien , seul 15 % des israeliens sont croyant (ou pratiquant , je sais plus...) , ca parait encore plus fou....
la situation la bas est un non sens total , tout comme la reflexion de ce docteur....
Le scepticisme, c’est la solution de facilité : ne croire en rien et ne rien faire.
#4
Posté 09 mai 2007 à 14:51
c'est même désopilant
le deputé arabe demande au conseiller juridique du gouvernement israélien, Menahem Mazzoz d'interroger le docteur Binyamin Mazzoz
..........bon écoute ,frangin,vas y mollo avec tes déclarations,on va avoir des emmerdes ......................qu'on aura pas d'ailleurs
vraiment ce député a de l'humour car s'ils devaient radier professionnellement tout médecins partageant les mêmes positions,y'aurait pénurie dans les hopîtaux.
le deputé arabe demande au conseiller juridique du gouvernement israélien, Menahem Mazzoz d'interroger le docteur Binyamin Mazzoz
psyduck dit :
Le député a également demandé au Ministre de la Santé israélien et au syndicat des médecins de renvoyer le docteur en raison de son extrémisme, de son incitation provocatrice et de ses positions politiques sanglantes.
vraiment ce député a de l'humour car s'ils devaient radier professionnellement tout médecins partageant les mêmes positions,y'aurait pénurie dans les hopîtaux.
#5
Posté 11 mai 2007 à 07:33
Pour répondre à la place de psyduck, la source est ISM...
Ce que dit ce "bon docteur" Binyamin Mazzoz n'est pas nouveau.
Je livre à votre sagacité l'article ci-dessous (même source):
Ce que dit ce "bon docteur" Binyamin Mazzoz n'est pas nouveau.
Je livre à votre sagacité l'article ci-dessous (même source):
Citation
Israel - 09-08-2006
Israel a été créé sur un nettoyage ethnique
Par Ilan Pappe
Ilan Pappe est professeur à l'université de Haïfa. Cet article est paru pour la première fois dans Socialist Worker 2011, 29 juillet 2006 (www.socialistworker.co.uk)
Israel pense qu'il a maintenant une fenêtre d'opportunité pour éliminer ces forces à Gaza et au Liban - et là-bas en Syrie et en Iran. La guerre régionale qui se développe pourrait à court terme miner ces deux forces, mais à long-terme, cela pourrait signifier une confrontation israélienne non seulement avec le monde Arabe mais avec l'ensemble du monde Musulman. À ce moment-là, les Etats-Unis pourraient l'abandonner, et l'Etat Juif finirait comme le royaume des croisés à l'époque médiévale.
Le développement actuel de la triste réalité au Moyen-Orient a des racines historiques claires et un voyage dans le passé peut aider à éclairer ce qu'il y a derrière la politique destructrice d'Israel en Palestine et au Liban.
Le Sionisme est arrivé en Palestine à la fin du 19ème siècle en tant que mouvement colonialiste motivé par des impulsions nationales. La colonisation de la Palestine s'adaptait bien aux intérêts et à la politique de l'Empire Britannique à la veille de la Première Guerre Mondiale.
Avec le soutien de la Grande-Bretagne, le projet de colonisation s'est développé, et est devenu une présence massive sur le terrain après la guerre et avec l'établissement du Mandat Britannique en Palestine (qui a duré de 1918 à 1948).
Tandis qu'avait lieu ce regroupement, la société autochtone a subi, comme d'autres sociétés dans le reste du monde Arabe, un processus régulier de constitution d'une identité nationale. Mais avec une différence.
Tandis que le reste du monde Arabe façonnait son identité politique par la lutte contre le colonialisme européen, le nationalisme en Palestine signifiait affirmer son identité collective contre un colonialisme britannique d'exploitation et un Sionisme expansionniste.
Donc, le conflit avec le Sionisme était un fardeau supplémentaire.
La politique pro-Sioniste du Mandat Britannique a naturellement tendu les relations entre la Grande-Bretagne et la société palestinienne locale.
Cela a atteint son point culminant lors d'une révolte en 1936 contre Londres et le développement du projet colonial Sioniste.
La révolte, qui a duré trois ans, n'a pas pu modifier la politique du Mandat Britannique qu'il avait déjà décidée en 1917.
Le ministre des Affaires Etrangères Britannique, Lord Balfour, avait promis aux leaders Sionistes que la Grande-Bretagne aiderait le mouvement à construire une patrie pour les Juifs en Palestine.
Le nombre de Juifs entrant dans le pays augmentait chaque jour - bien que même à ce moment-là, pendant les années 30, les Juifs ne représentaient qu'un quart de la population, et ne possédaient que 4% de la terre.
Alors que la résistance au colonialisme se renforçait, la direction Sioniste a commencée à être convaincue qu'ils ne pourraient créer leur propre Etat qu'en expulsant l'ensemble des Palestiniens. Du tout début et jusqu'aux années 30, les penseurs Sionistes ont propagé la nécessité de nettoyer éthniquement la population autochtone de la Palestine si le rêve d'un Etat Juif se réalisait.
La préparation pour l'application de ces deux objectifs de patrie et de suprématie ethnique s'est accélérée après la Seconde Guerre Mondiale. Pour les Anglais, le pays avait perdu son importance stratégique quand ils ont été expulsés de l'Inde.
C'était un endroit tendu qui exigeait la présence des forces britanniques en nombre équivalent à celui que l'empire maintenait dans le sous-continent indien - sans récompenses évidentes pour l'Empire.
Tandis que la direction Sioniste finalisait un plan pour prendre la terre et expulser la population entre 1946 et 1948, les responsables palestiniens espéraient que l'empire Britannique leur donnerait leur pays dans lequel ils représentaient toujours la grande majorité autochtone de la population.
Mais la Grande-Bretagne a décidé de transférer la question de la Palestine devant les Nations Unies (l'ONU) en février 1947. La Palestine était le premier conflit dans lequel il était invité à négocier d'une manière significative. Il a proposé une solution pro-Sioniste, très injuste et impossible à mettre en pratique.
Le premier obstacle était que puisque les Palestiniens demandaient à être traités comme n'importe quel autre mouvement national arabe, ils s'attendaient à ce que la communauté internationale reconnaisse, sans condition, leur droit légitime au pays. Ils ne s'attendaient pas à ce que ce droit soit négocié avec un mouvement colonialiste. Ils ont donc boycotté le processus.
L'ONU l'a ignoré et le Comité Spécial qu'il a nommé pour la question, l'Unscop (le Comité Spécial des Nations Unies pour la Palestine) n'a discuté qu'avec les responsables Sionistes. Il a conçu une solution qui ne répondait aux besoins et aux aspirations que de ce seul côté.
De toute façon, les Palestiniens avaient de la difficulté à présenter le côté moral de leurs demandes en raison de l'holocauste. La communauté internationale occidentale n'était que trop heureuse d'éluder tous les débats au sujet des implications du génocide en Europe et de laisser le problème à la porte de la Palestine.
Le résultat inévitable de cette approche acceptait presque sans réserve les demandes Sionistes d'un Etat en Palestine.
Territoire
Fin novembre 1947, l'ONU a offert de diviser la Palestine en deux Etats presque égaux au niveau territorial. Les Juifs ne représentaient qu'un tiers de la population en 1947 et la plupart d'entre eux n'étaient arrivés en Palestine que quelques années plus tôt.
Le refus catégorique des Palestiniens à cette proposition, soutenus par la Ligue Arabe, a permis à la direction Sioniste de planifier soigneusement la prochaine étape.
Entre février 1947 et mars 1948, un dernier plan pour un nettoyage ethnique a été préparé.
La direction Sioniste a défini 80% de la Palestine (Israel d'aujourd'hui sans la Cisjordanie) comme espace pour le futur Etat. C'était un secteur dans lequel un million de Palestiniens vivaient à côté de 600.000 juifs.
L'idée était de déraciner autant de Palestiniens que possible. Entre mars 1948 et la fin de l'année, le plan a été mis en application en dépit de la tentative d'opposition de quelques Etats Arabes, ce qui a échoué. Environ 750.000 Palestiniens ont été expulsés, 531 villages ont été détruits et 11 secteurs urbains ont été démolis.
La moitié de la population de la Palestine a été déracinée et la moitié de ses villages a détruit. L'état d'Israel a été établi sur plus de 80% de la Palestine, transformant les villages palestiniens en colonies Juifs et parcs de loisirs, mais il a permis à un nombre restreint de Palestiniens d'y rester en tant que citoyens.
La guerre de juin 1967 a permis à Israel de prendre les 20% de la Palestine restants. Cette saisie a d'une certaine façon mis en échec l'idéologie ethnique du mouvement Sioniste. Israel a pris les 100% de la Palestine, mais l'état a incorporé un grand nombre de Palestiniens, population que les Sionistes avaient eu tellement de mal à expulser en 1948.
Le fait qu'on ait laissé faire Israel en 1948, et qu'il n'ait pas été condamné pour le nettoyage ethnique qu'il a commis, l'a encouragé à nettoyer éthniquement de la Cisjordanie et de la bande de Gaza 300.000 autres Palestiniens.
Mais la guerre de juin 1967 fut trop courte - six jours - et la communauté internationale était plus au courant. La société palestinienne était plus expérimentée. Par conséquent, Israel est resté avec un grand nombre de Palestiniens sous son contrôle et n'a pas pu achever le travail.
Le Mouvement National Palestinien est à nouveau apparu sous la forme de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et même s'il n'avait pas libéré un seul mètre carré de la Palestine, il a reposé la question palestinienne et la Nakbah de 1948 (catastrophe) au centre de l'attention de public mondial.
L'opération de nettoyage ethnique a été également mise en échec par la persistance et la détermination de ces Palestiniens qui ont été autorisés à rester en Israel. Ils sont devenus le quart de la population. La démographie est ainsi devenue la question principale sur l'agenda de la sécurité nationale israélienne. Elle éclipse tous les autres problèmes, que ce soit l'égalité sociale, la démocratie ou les droits de l'homme.
Le système d'éducation, les médias et les politiciens soulignent le danger "que les Palestiniens constituent pour l'existence de l'Etat d'Israel et pour le bien-être des citoyens Juifs". Dans cette situation, la "Gauche" israélienne pousse à diminuer la taille du territoire, la droite réclame une réduction du nombre de Palestiniens. Mais la distance morale et idéologique entre les deux positions du système politique est en effet très petite.
Après deux soulèvements dans les territoires occupés et un échec de l'effort diplomatique international qui a totalement ignoré la racine du conflit comme représentée ci-dessus, nous sommes maintenant revenus aux bases mêmes du conflit.
Imposer
Au cours des six dernières années, avec le soutien total de son électorat juif, les gouvernements israéliens successifs ont essayé d'imposer par la force ce qui pour eux est la solution idéale.
Cela consiste à emprisonner un grand nombre de Palestiniens dans les enclaves en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, un contrôle total via un système d'Apartheid de la minorité palestinienne en Israel, et le rejet catégorique de tout rapatriement des réfugiés palestiniens. Ce plan est entièrement soutenu par les Etats-Unis.
La présidence néo-conservatrice de Bush poursuit son propre unilatéralisme, en essayant d'imposer ses valeurs économiques et stratégiques au reste du monde par des moyens militaires et l'intimidation.
Seuls deux mouvements dans la région résistent à Israel et aux Etats-Unis. Malheureusement pour des gens de Gauche, comme moi, ils ne sont pas de notre école, mais nous devrions respecter leur détermination et leur volonté à résister à l'occupation et à la colonisation. Ce sont le Hamas et le Hizbollah.
Israel pense qu'il a maintenant une fenêtre d'opportunité pour éliminer ces forces à Gaza et au Liban - et là-bas en Syrie et en Iran.
La guerre régionale qui se développe pourrait à court terme miner ces deux forces, mais à long-terme, cela pourrait signifier une confrontation israélienne non seulement avec le monde Arabe mais avec l'ensemble du monde Musulman. À ce moment-là, les Etats-Unis pourraient l'abandonner, et l'Etat Juif finirait comme le royaume des croisés à l'époque médiévale.
Un désastre apparaît donc indistinctement pour nous tous - les Juifs et les Arabes - et seule l'Europe pourrait l'éviter, si elle cessait d'être l'esclave de ses intérêts et des nôtres, des intérêts Américains et du Sionisme.
Source : http://www.maannews.net/en/
Traduction : MG pour ISM
Israel a été créé sur un nettoyage ethnique
Par Ilan Pappe
Ilan Pappe est professeur à l'université de Haïfa. Cet article est paru pour la première fois dans Socialist Worker 2011, 29 juillet 2006 (www.socialistworker.co.uk)
Israel pense qu'il a maintenant une fenêtre d'opportunité pour éliminer ces forces à Gaza et au Liban - et là-bas en Syrie et en Iran. La guerre régionale qui se développe pourrait à court terme miner ces deux forces, mais à long-terme, cela pourrait signifier une confrontation israélienne non seulement avec le monde Arabe mais avec l'ensemble du monde Musulman. À ce moment-là, les Etats-Unis pourraient l'abandonner, et l'Etat Juif finirait comme le royaume des croisés à l'époque médiévale.
Le développement actuel de la triste réalité au Moyen-Orient a des racines historiques claires et un voyage dans le passé peut aider à éclairer ce qu'il y a derrière la politique destructrice d'Israel en Palestine et au Liban.
Le Sionisme est arrivé en Palestine à la fin du 19ème siècle en tant que mouvement colonialiste motivé par des impulsions nationales. La colonisation de la Palestine s'adaptait bien aux intérêts et à la politique de l'Empire Britannique à la veille de la Première Guerre Mondiale.
Avec le soutien de la Grande-Bretagne, le projet de colonisation s'est développé, et est devenu une présence massive sur le terrain après la guerre et avec l'établissement du Mandat Britannique en Palestine (qui a duré de 1918 à 1948).
Tandis qu'avait lieu ce regroupement, la société autochtone a subi, comme d'autres sociétés dans le reste du monde Arabe, un processus régulier de constitution d'une identité nationale. Mais avec une différence.
Tandis que le reste du monde Arabe façonnait son identité politique par la lutte contre le colonialisme européen, le nationalisme en Palestine signifiait affirmer son identité collective contre un colonialisme britannique d'exploitation et un Sionisme expansionniste.
Donc, le conflit avec le Sionisme était un fardeau supplémentaire.
La politique pro-Sioniste du Mandat Britannique a naturellement tendu les relations entre la Grande-Bretagne et la société palestinienne locale.
Cela a atteint son point culminant lors d'une révolte en 1936 contre Londres et le développement du projet colonial Sioniste.
La révolte, qui a duré trois ans, n'a pas pu modifier la politique du Mandat Britannique qu'il avait déjà décidée en 1917.
Le ministre des Affaires Etrangères Britannique, Lord Balfour, avait promis aux leaders Sionistes que la Grande-Bretagne aiderait le mouvement à construire une patrie pour les Juifs en Palestine.
Le nombre de Juifs entrant dans le pays augmentait chaque jour - bien que même à ce moment-là, pendant les années 30, les Juifs ne représentaient qu'un quart de la population, et ne possédaient que 4% de la terre.
Alors que la résistance au colonialisme se renforçait, la direction Sioniste a commencée à être convaincue qu'ils ne pourraient créer leur propre Etat qu'en expulsant l'ensemble des Palestiniens. Du tout début et jusqu'aux années 30, les penseurs Sionistes ont propagé la nécessité de nettoyer éthniquement la population autochtone de la Palestine si le rêve d'un Etat Juif se réalisait.
La préparation pour l'application de ces deux objectifs de patrie et de suprématie ethnique s'est accélérée après la Seconde Guerre Mondiale. Pour les Anglais, le pays avait perdu son importance stratégique quand ils ont été expulsés de l'Inde.
C'était un endroit tendu qui exigeait la présence des forces britanniques en nombre équivalent à celui que l'empire maintenait dans le sous-continent indien - sans récompenses évidentes pour l'Empire.
Tandis que la direction Sioniste finalisait un plan pour prendre la terre et expulser la population entre 1946 et 1948, les responsables palestiniens espéraient que l'empire Britannique leur donnerait leur pays dans lequel ils représentaient toujours la grande majorité autochtone de la population.
Mais la Grande-Bretagne a décidé de transférer la question de la Palestine devant les Nations Unies (l'ONU) en février 1947. La Palestine était le premier conflit dans lequel il était invité à négocier d'une manière significative. Il a proposé une solution pro-Sioniste, très injuste et impossible à mettre en pratique.
Le premier obstacle était que puisque les Palestiniens demandaient à être traités comme n'importe quel autre mouvement national arabe, ils s'attendaient à ce que la communauté internationale reconnaisse, sans condition, leur droit légitime au pays. Ils ne s'attendaient pas à ce que ce droit soit négocié avec un mouvement colonialiste. Ils ont donc boycotté le processus.
L'ONU l'a ignoré et le Comité Spécial qu'il a nommé pour la question, l'Unscop (le Comité Spécial des Nations Unies pour la Palestine) n'a discuté qu'avec les responsables Sionistes. Il a conçu une solution qui ne répondait aux besoins et aux aspirations que de ce seul côté.
De toute façon, les Palestiniens avaient de la difficulté à présenter le côté moral de leurs demandes en raison de l'holocauste. La communauté internationale occidentale n'était que trop heureuse d'éluder tous les débats au sujet des implications du génocide en Europe et de laisser le problème à la porte de la Palestine.
Le résultat inévitable de cette approche acceptait presque sans réserve les demandes Sionistes d'un Etat en Palestine.
Territoire
Fin novembre 1947, l'ONU a offert de diviser la Palestine en deux Etats presque égaux au niveau territorial. Les Juifs ne représentaient qu'un tiers de la population en 1947 et la plupart d'entre eux n'étaient arrivés en Palestine que quelques années plus tôt.
Le refus catégorique des Palestiniens à cette proposition, soutenus par la Ligue Arabe, a permis à la direction Sioniste de planifier soigneusement la prochaine étape.
Entre février 1947 et mars 1948, un dernier plan pour un nettoyage ethnique a été préparé.
La direction Sioniste a défini 80% de la Palestine (Israel d'aujourd'hui sans la Cisjordanie) comme espace pour le futur Etat. C'était un secteur dans lequel un million de Palestiniens vivaient à côté de 600.000 juifs.
L'idée était de déraciner autant de Palestiniens que possible. Entre mars 1948 et la fin de l'année, le plan a été mis en application en dépit de la tentative d'opposition de quelques Etats Arabes, ce qui a échoué. Environ 750.000 Palestiniens ont été expulsés, 531 villages ont été détruits et 11 secteurs urbains ont été démolis.
La moitié de la population de la Palestine a été déracinée et la moitié de ses villages a détruit. L'état d'Israel a été établi sur plus de 80% de la Palestine, transformant les villages palestiniens en colonies Juifs et parcs de loisirs, mais il a permis à un nombre restreint de Palestiniens d'y rester en tant que citoyens.
La guerre de juin 1967 a permis à Israel de prendre les 20% de la Palestine restants. Cette saisie a d'une certaine façon mis en échec l'idéologie ethnique du mouvement Sioniste. Israel a pris les 100% de la Palestine, mais l'état a incorporé un grand nombre de Palestiniens, population que les Sionistes avaient eu tellement de mal à expulser en 1948.
Le fait qu'on ait laissé faire Israel en 1948, et qu'il n'ait pas été condamné pour le nettoyage ethnique qu'il a commis, l'a encouragé à nettoyer éthniquement de la Cisjordanie et de la bande de Gaza 300.000 autres Palestiniens.
Mais la guerre de juin 1967 fut trop courte - six jours - et la communauté internationale était plus au courant. La société palestinienne était plus expérimentée. Par conséquent, Israel est resté avec un grand nombre de Palestiniens sous son contrôle et n'a pas pu achever le travail.
Le Mouvement National Palestinien est à nouveau apparu sous la forme de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et même s'il n'avait pas libéré un seul mètre carré de la Palestine, il a reposé la question palestinienne et la Nakbah de 1948 (catastrophe) au centre de l'attention de public mondial.
L'opération de nettoyage ethnique a été également mise en échec par la persistance et la détermination de ces Palestiniens qui ont été autorisés à rester en Israel. Ils sont devenus le quart de la population. La démographie est ainsi devenue la question principale sur l'agenda de la sécurité nationale israélienne. Elle éclipse tous les autres problèmes, que ce soit l'égalité sociale, la démocratie ou les droits de l'homme.
Le système d'éducation, les médias et les politiciens soulignent le danger "que les Palestiniens constituent pour l'existence de l'Etat d'Israel et pour le bien-être des citoyens Juifs". Dans cette situation, la "Gauche" israélienne pousse à diminuer la taille du territoire, la droite réclame une réduction du nombre de Palestiniens. Mais la distance morale et idéologique entre les deux positions du système politique est en effet très petite.
Après deux soulèvements dans les territoires occupés et un échec de l'effort diplomatique international qui a totalement ignoré la racine du conflit comme représentée ci-dessus, nous sommes maintenant revenus aux bases mêmes du conflit.
Imposer
Au cours des six dernières années, avec le soutien total de son électorat juif, les gouvernements israéliens successifs ont essayé d'imposer par la force ce qui pour eux est la solution idéale.
Cela consiste à emprisonner un grand nombre de Palestiniens dans les enclaves en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, un contrôle total via un système d'Apartheid de la minorité palestinienne en Israel, et le rejet catégorique de tout rapatriement des réfugiés palestiniens. Ce plan est entièrement soutenu par les Etats-Unis.
La présidence néo-conservatrice de Bush poursuit son propre unilatéralisme, en essayant d'imposer ses valeurs économiques et stratégiques au reste du monde par des moyens militaires et l'intimidation.
Seuls deux mouvements dans la région résistent à Israel et aux Etats-Unis. Malheureusement pour des gens de Gauche, comme moi, ils ne sont pas de notre école, mais nous devrions respecter leur détermination et leur volonté à résister à l'occupation et à la colonisation. Ce sont le Hamas et le Hizbollah.
Israel pense qu'il a maintenant une fenêtre d'opportunité pour éliminer ces forces à Gaza et au Liban - et là-bas en Syrie et en Iran.
La guerre régionale qui se développe pourrait à court terme miner ces deux forces, mais à long-terme, cela pourrait signifier une confrontation israélienne non seulement avec le monde Arabe mais avec l'ensemble du monde Musulman. À ce moment-là, les Etats-Unis pourraient l'abandonner, et l'Etat Juif finirait comme le royaume des croisés à l'époque médiévale.
Un désastre apparaît donc indistinctement pour nous tous - les Juifs et les Arabes - et seule l'Europe pourrait l'éviter, si elle cessait d'être l'esclave de ses intérêts et des nôtres, des intérêts Américains et du Sionisme.
Source : http://www.maannews.net/en/
Traduction : MG pour ISM
#6
Posté 30 mai 2007 à 10:26
Nenex, il y a un site qui est assez édifiant en la matière....
Je te propose d'aller consulter Metula News Agency...
Extrait de la page "à propos de la Mena" (qui explique ce qu'est Metula News Agency):
Lis les articles, et notamment les éditoriaux, tu me diras ensuite ce que tu en pense...
Je te propose d'aller consulter Metula News Agency...
Extrait de la page "à propos de la Mena" (qui explique ce qu'est Metula News Agency):
Citation
A la Ména, nous avons compris très tôt que seule une information professionnelle, faite par des professionnels du meilleur niveau, pouvait servir nos objectifs. Nous n'avons jamais non plus dissimulé la nature de nos finalités, elles consistent à exploiter au mieux notre connaissance du Moyen Orient, ainsi que le fait que nous en faisons partie de manière homogène, qu'il nous accueille, nous taraude et nous nourrit.
La Ména, de son nom complet la Metula News Agency, est dirigée au plan rédactionnel depuis le village israélien de Métula qui lui donne son nom. Ce village est le plus septentrional de l'État d'Israël, il est en fait l'aboutissement géographique d'un isthme politique entre le Sud-Liban et la Syrie. D'où que nous regardions depuis les fenêtres de l'agence, nous ne distinguons que les maisons de ces États voisins, leurs montagnes et leurs neiges en hiver.
Là ne s'arrête pas la particularité de la Ména pour autant, puisque nous sommes la seule agence de presse dont la direction rédactionnelle se situe en Israël, qui emploie en permanence des correspondants dans les pays et territoires arabes, que sont le Liban, la Jordanie et la Palestine. Notre correspondant principal au Liban, par exemple, Michaël Béhé, joue un rôle prépondérant dans la ré-information des Libanais de la diaspora, aussi bien que pour ceux qui subissent au pays la domination syrienne. Le chef de la Ména palestinienne, quant à lui, Sami El-Soudi, fait partie de la tendance Sari Nusseiba, qui prône une approche réaliste à la solution du conflit régional, qui soit basée sur la reconnaissance et le respect mutuel et qui prenne en compte les droits légitimes de son peuple. Sami, par son langage simple, par une honnêteté intellectuelle sans concessions, a trouvé le moyen d'accéder directement au cœur et à la réflexion de ses lecteurs à chacun de ses articles.
La Ména, de son nom complet la Metula News Agency, est dirigée au plan rédactionnel depuis le village israélien de Métula qui lui donne son nom. Ce village est le plus septentrional de l'État d'Israël, il est en fait l'aboutissement géographique d'un isthme politique entre le Sud-Liban et la Syrie. D'où que nous regardions depuis les fenêtres de l'agence, nous ne distinguons que les maisons de ces États voisins, leurs montagnes et leurs neiges en hiver.
Là ne s'arrête pas la particularité de la Ména pour autant, puisque nous sommes la seule agence de presse dont la direction rédactionnelle se situe en Israël, qui emploie en permanence des correspondants dans les pays et territoires arabes, que sont le Liban, la Jordanie et la Palestine. Notre correspondant principal au Liban, par exemple, Michaël Béhé, joue un rôle prépondérant dans la ré-information des Libanais de la diaspora, aussi bien que pour ceux qui subissent au pays la domination syrienne. Le chef de la Ména palestinienne, quant à lui, Sami El-Soudi, fait partie de la tendance Sari Nusseiba, qui prône une approche réaliste à la solution du conflit régional, qui soit basée sur la reconnaissance et le respect mutuel et qui prenne en compte les droits légitimes de son peuple. Sami, par son langage simple, par une honnêteté intellectuelle sans concessions, a trouvé le moyen d'accéder directement au cœur et à la réflexion de ses lecteurs à chacun de ses articles.
#7 Sathyne
Posté 04 mai 2010 à 18:50
Décidément, d'après ce rapport, les autorités israéliennes ne se cachent pas et semblent n'éprouver aucun scrupule à cibler délibérément un navire d'aide humanitaire pour les palestiniens.
J'ai fait une petite recherche sans trouver où placer cet article, et finalement je trouve ce topic adéquat puisqu'il concerne l'extermination des palestiniens, quoique là c'est en attaquant les médecins qui pourraient les soigner : Israël empêche les secours étrangers (ici, britanniques) d'arriver à bon port pour panser un peu les énormes balafres qu'elle continue de faire subir à la Palestine et plus particulièrement à Gaza (de plus en plus en manque des nécessités vitales)
Extraits :
Suite ici
Source: Info Palestine
J'ai fait une petite recherche sans trouver où placer cet article, et finalement je trouve ce topic adéquat puisqu'il concerne l'extermination des palestiniens, quoique là c'est en attaquant les médecins qui pourraient les soigner : Israël empêche les secours étrangers (ici, britanniques) d'arriver à bon port pour panser un peu les énormes balafres qu'elle continue de faire subir à la Palestine et plus particulièrement à Gaza (de plus en plus en manque des nécessités vitales)
Extraits :
Citation
Jeudi, 29 Avril 2010 09:39
Israël urine sur la Grande-Bretagne et nos hommes politiques adorent ça Stuart Littlewood
Blair, Barak et Miliband
Le dernier acte de piraterie d'Israël en haute mer - la saisie d'un bateau d'aide à destination de Gaza et le kidnapping de son équipage - met en évidence la complicité du gouvernement britannique, qui toujours mène un combat d'arrière-garde pour le compte d'Israël, écrit Stuart Littlewood.
Le mardi 30 Juin [2009], la marine israélienne, dans un acte flagrant de piraterie en haute mer, a agressé le navire Spirit of Humanity et enlevé six ressortissants britanniques qui avaient pris part à un voyage d'assistance. Le petit navire désarmé amenait une cargaison de médicaments, de jouets pour les enfants et de matériaux de reconstruction, le tout destiné à la population sinistrée de Gaza.
L'offensive israélienne meurtrière de 22 jours en décembre 2008 et janvier 2009 a laissé plus de 50 000 habitations, 800 propriétés industrielles, 200 écoles, 39 mosquées et deux églises endommagées ou détruites. Le Comité International de la Croix-Rouge affirme que les 1,5 million de Palestiniens qui vivent à Gaza sont « pris au piège du désespoir », incapables de reconstruire leur vie parce qu'Israël, après avoir détruit avec jubilation la société civile et les infrastructures, bloque tout effort pour acheminer les matériaux nécessaires à la reconstruction.
Ceux qui étaient à bord du Spirit of Humanity agissaient en conformité avec les engagements des bailleurs de fonds de fournir 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction et la réhabilitation de Gaza, et avec la demande à Israël par le président américain Obama de laisser passer ces fournitures.
Le navire humanitaire a appareillé à Larnaca, à Chypre, avec un équipage de 21 militants des droits de l'homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, venus de 11 pays différents, avec parmi eux le prix Nobel Mairead Maguire et l'ancienne membre du Congrès américain, Cynthia McKinney.
Dans les premières heures du mardi qui a suivi le départ, des navires de guerre israéliens ont encerclé le bateau et menacé d'ouvrir le feu si l'équipage ne rebroussait pas chemin. Quand ils ont refusé de se laisser intimider, les Israéliens ont brouillé leurs instruments de bord et leur récepteur GPS, le radar et les systèmes de navigation, mettant ainsi en danger la vie de l'équipage.
Le navire avait été vérifié et avait obtenu l'habilitation des autorités portuaires de Chypre avant son départ, et il ne représentait aucune menace.
Richard Falk, rapporteur spécial sur les droits de l'homme pour l'Organisation des Nations Unies, a déclaré que la saisie du Spirit of Humanity était illégale et que le blocus permanent de Gaza était un crime contre l'humanité. Oui, oui, M. Falk. Mais la question est toujours la même : que fait votre organisation paralytique et sans utilité à ce sujet ? Ou se tordre les mains est-il tout ce qu'elle sait faire ?
Beaucoup de personnes ici, dont moi-même, ont immédiatement écrit à David Miliband, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, au sujet de l'agression.
Deux jours plus tard, j'ai appelé le bureau de la Palestine au Foreign Office à Londres. La personne a qui j'ai parlé semblait mal à l'aise en ressortant toujours le même vieux charabia sur « nous travaillons dur pour résoudre le problème » et « nous faisons tout notre possible ». Il déclara que les six britanniques étaient détenus en Israël, et que personne ne savait où exactement l'incident a eu lieu. Toutefois, le navire était équipé d'un traceur GPS, de sorte que le système devrait avoir une idée précise de leur position lorsqu'ils ont été attaqués.
Le vrai problème, comme je l'ai suggéré, c'est qu'Israël ose kidnapper des Britanniques en haute mer et n'en craint pas les conséquences - sans doute confiants qu'il n'y en aura aucune. Je me suis rappelé qu'Israël avait lancé des avertissements (ce qu'avait fait aussi le Foreign Office) de ne pas voyager dans cette zone. Quelle zone ? Il ne faut donc plus voyager dans les eaux internationales ?
(...)
Israël urine sur la Grande-Bretagne et nos hommes politiques adorent ça Stuart Littlewood
Blair, Barak et MilibandLe dernier acte de piraterie d'Israël en haute mer - la saisie d'un bateau d'aide à destination de Gaza et le kidnapping de son équipage - met en évidence la complicité du gouvernement britannique, qui toujours mène un combat d'arrière-garde pour le compte d'Israël, écrit Stuart Littlewood.
Le mardi 30 Juin [2009], la marine israélienne, dans un acte flagrant de piraterie en haute mer, a agressé le navire Spirit of Humanity et enlevé six ressortissants britanniques qui avaient pris part à un voyage d'assistance. Le petit navire désarmé amenait une cargaison de médicaments, de jouets pour les enfants et de matériaux de reconstruction, le tout destiné à la population sinistrée de Gaza.
L'offensive israélienne meurtrière de 22 jours en décembre 2008 et janvier 2009 a laissé plus de 50 000 habitations, 800 propriétés industrielles, 200 écoles, 39 mosquées et deux églises endommagées ou détruites. Le Comité International de la Croix-Rouge affirme que les 1,5 million de Palestiniens qui vivent à Gaza sont « pris au piège du désespoir », incapables de reconstruire leur vie parce qu'Israël, après avoir détruit avec jubilation la société civile et les infrastructures, bloque tout effort pour acheminer les matériaux nécessaires à la reconstruction.
Ceux qui étaient à bord du Spirit of Humanity agissaient en conformité avec les engagements des bailleurs de fonds de fournir 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction et la réhabilitation de Gaza, et avec la demande à Israël par le président américain Obama de laisser passer ces fournitures.
Le navire humanitaire a appareillé à Larnaca, à Chypre, avec un équipage de 21 militants des droits de l'homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, venus de 11 pays différents, avec parmi eux le prix Nobel Mairead Maguire et l'ancienne membre du Congrès américain, Cynthia McKinney.
Dans les premières heures du mardi qui a suivi le départ, des navires de guerre israéliens ont encerclé le bateau et menacé d'ouvrir le feu si l'équipage ne rebroussait pas chemin. Quand ils ont refusé de se laisser intimider, les Israéliens ont brouillé leurs instruments de bord et leur récepteur GPS, le radar et les systèmes de navigation, mettant ainsi en danger la vie de l'équipage.
Le navire avait été vérifié et avait obtenu l'habilitation des autorités portuaires de Chypre avant son départ, et il ne représentait aucune menace.
Richard Falk, rapporteur spécial sur les droits de l'homme pour l'Organisation des Nations Unies, a déclaré que la saisie du Spirit of Humanity était illégale et que le blocus permanent de Gaza était un crime contre l'humanité. Oui, oui, M. Falk. Mais la question est toujours la même : que fait votre organisation paralytique et sans utilité à ce sujet ? Ou se tordre les mains est-il tout ce qu'elle sait faire ?
Beaucoup de personnes ici, dont moi-même, ont immédiatement écrit à David Miliband, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, au sujet de l'agression.
Deux jours plus tard, j'ai appelé le bureau de la Palestine au Foreign Office à Londres. La personne a qui j'ai parlé semblait mal à l'aise en ressortant toujours le même vieux charabia sur « nous travaillons dur pour résoudre le problème » et « nous faisons tout notre possible ». Il déclara que les six britanniques étaient détenus en Israël, et que personne ne savait où exactement l'incident a eu lieu. Toutefois, le navire était équipé d'un traceur GPS, de sorte que le système devrait avoir une idée précise de leur position lorsqu'ils ont été attaqués.
Le vrai problème, comme je l'ai suggéré, c'est qu'Israël ose kidnapper des Britanniques en haute mer et n'en craint pas les conséquences - sans doute confiants qu'il n'y en aura aucune. Je me suis rappelé qu'Israël avait lancé des avertissements (ce qu'avait fait aussi le Foreign Office) de ne pas voyager dans cette zone. Quelle zone ? Il ne faut donc plus voyager dans les eaux internationales ?
(...)
Suite ici
Source: Info Palestine
#8
Posté 04 mai 2010 à 20:51
psyduck, le 14 mars 2007 à 23:38, dit :
Un médecin israélien travaillant dans l'un des hôpitaux de Jérusalem Occupé a déclaré que l'extermination des Palestiniens était la meilleure solution à tous les problèmes avec eux.
Enlève ton masque, Mengele, on t'as reconnu !
#9 Sathyne
Posté 31 mai 2010 à 12:16
Suite à mon post précédent, apparemment rien ne fut fait pour éviter de nouvelles offensives sur les embarcations d'aide humanitaire, puisque cette fois c'est une flottille pacifique avec fournitures médicales, en direction de Gaza, qui fut attaquée par l'armée israélienne, provoquant au moins 16 morts et une 30aine de blessés. 
D'après ce que j'avais entendu à la radio ce matin, cette attaque était d'autant plus hallucinante qu'elle fut faite alors que les navires étaient en zone internationales. Israël semble très tranquille pour continuer ses crimes contre l'humanité...
Extraits de l'article :
édit : un autre article pour en savoir plus sur les préparations de cette expédition navale non violente pour passer le blocus, et les menaces israéliennes pour l'empêcher.
D'après ce que j'avais entendu à la radio ce matin, cette attaque était d'autant plus hallucinante qu'elle fut faite alors que les navires étaient en zone internationales. Israël semble très tranquille pour continuer ses crimes contre l'humanité...
Extraits de l'article :
Citation
Les forces israéliennes ont attaqué les navires composant une flottille d'aide qui veut briser le blocus sur la bande de Gaza, selon une organisation d'aide turque citée par les médias turcs. Au moins 16 personnes ont été tuées et plus de 30 blessés, selon le communiqué de ce lundi matin.
La flottille a été attaquée alors qu'elle se trouvait à 65 kilomètres des côtes Gaza, dans les eaux internationales.
(...)
« Toutes les images qui sont montrées prouvent que les militants à bord de ces navires montraient clairement qu'ils étaient des civils et de nature pacifiques, avec des fournitures médicales à bord. Aussi beaucoup de monde au niveau international sera surpris de voir ce qui a conduit à ce type de la confrontation », a-t-il dit.
La flottille avait appareillé d'un port à Chypre ce dimanche et escomptait atteindre la bande de Gaza lundi matin.
Pendant ce temps, la police israélienne a été mise en état d'alerte dans tout le pays pour empêcher toute manifestation.
tentative d'assassinat de Sheikh Raed Salah
Sheikh Raed Salah, un membre dirigeant du Mouvement islamique qui était à bord du navire, a été gravement blessé. Il était traité en Israël à l'hôpital Tal Hasharon.
A Um Al Faham, le fief du mouvement islamique en Israël et lieu de naissance de Salah, des préparatifs sont en cours pour des manifestations de masse.
Protestations
Les condamnations n'a pas tardé à se produire après l'action d'Israël.
Mahmoud Abbas, le président de l'autorité de Ramallah [administration pro-occidentale mise en place par les Etats-Unis et Israël], a officiellement déclaré trois trois jours de deuil ssuite aux décès de lundi.
La Turquie, l'Espagne, la Grèce, le Danemark et la Suède ont convoqué leur ambassadeur israélien afin de protester contre l'attaque mortelle.
Des milliers de manifestants turcs ont essayé de prendre d'assaut le consulat d'Israël à Istanbul peu de temps après les nouvelles de l'opération. Les manifestants ont crié « qu'Israël soit damné » alors que la police leur bloquait l'accès.
La Turquie aurait convoqué l'ambassadeur israélien afin de protester.
« (L'interception du convoi) est inacceptable ... Israël devra subir les conséquences de son comportement », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
Ismaïl Haniyeh, le premier ministre du gouvernement [élu] du Hamas à Gaza, a également qualifié l'action d'Israël de « barbare ».
La flottille a été attaquée alors qu'elle se trouvait à 65 kilomètres des côtes Gaza, dans les eaux internationales.
(...)
« Toutes les images qui sont montrées prouvent que les militants à bord de ces navires montraient clairement qu'ils étaient des civils et de nature pacifiques, avec des fournitures médicales à bord. Aussi beaucoup de monde au niveau international sera surpris de voir ce qui a conduit à ce type de la confrontation », a-t-il dit.
La flottille avait appareillé d'un port à Chypre ce dimanche et escomptait atteindre la bande de Gaza lundi matin.
Pendant ce temps, la police israélienne a été mise en état d'alerte dans tout le pays pour empêcher toute manifestation.
tentative d'assassinat de Sheikh Raed Salah
Sheikh Raed Salah, un membre dirigeant du Mouvement islamique qui était à bord du navire, a été gravement blessé. Il était traité en Israël à l'hôpital Tal Hasharon.
A Um Al Faham, le fief du mouvement islamique en Israël et lieu de naissance de Salah, des préparatifs sont en cours pour des manifestations de masse.
Protestations
Les condamnations n'a pas tardé à se produire après l'action d'Israël.
Mahmoud Abbas, le président de l'autorité de Ramallah [administration pro-occidentale mise en place par les Etats-Unis et Israël], a officiellement déclaré trois trois jours de deuil ssuite aux décès de lundi.
La Turquie, l'Espagne, la Grèce, le Danemark et la Suède ont convoqué leur ambassadeur israélien afin de protester contre l'attaque mortelle.
Des milliers de manifestants turcs ont essayé de prendre d'assaut le consulat d'Israël à Istanbul peu de temps après les nouvelles de l'opération. Les manifestants ont crié « qu'Israël soit damné » alors que la police leur bloquait l'accès.
La Turquie aurait convoqué l'ambassadeur israélien afin de protester.
« (L'interception du convoi) est inacceptable ... Israël devra subir les conséquences de son comportement », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
Ismaïl Haniyeh, le premier ministre du gouvernement [élu] du Hamas à Gaza, a également qualifié l'action d'Israël de « barbare ».
édit : un autre article pour en savoir plus sur les préparations de cette expédition navale non violente pour passer le blocus, et les menaces israéliennes pour l'empêcher.
Israël planifie l’“Opération Vent du Ciel”, l’attaque contre les navires qui se dirigent vers Gaza
publié le samedi 29 mai 2010
Ce message a été modifié par Sathyne - 31 mai 2010 à 13:17.
#10 Sathyne
Posté 01 juin 2010 à 13:25
Entrevue de Michel Collon sur l'attaque de la flottille :
http://www.dailymoti...news#from=embed
J'ai relevé qu'il se disait scandalisé par les propos du président français Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier parlait de réactions "disproportionnées" de la part d'Israël, puisque c'était quelque part légitimer ses actes et ne s'offusquer que de leur ampleur ; il considère que Sarko ment avec les autres états dits "démocratiques", qui perpétuent une démocratie chez eux mais cautionnent le fascisme à l'extérieur, la dictature des pays colonisés comme l'est la Palestine à l'heure actuelle.
Collon déplore également la teneur des médias qui encore une fois donnent la parole aux tyrans (Israël) et non aux victimes, mais cependant qu'il est de plus en plus flagrant que les discours israéliens pour se faire passer pour des victimes sont de moins en moins crédibles. Il pense que contrairement à ce qu'on dit (qu'Israël est fort, puissant pour se permettre de telles actions), cet "état voyou" est faible et vient de le prouver par son agressivité encore une fois, et n'existera plus dans 15 ans (via un rapport pessimiste de la CIA si j'ai bien compris).
D'ailleurs, concernant les médias qui donnent la parole aux israéliens et à leurs justifications bidons, c'est malheureux d'en trouver un petit éventail ici.
http://www.dailymoti...news#from=embed
J'ai relevé qu'il se disait scandalisé par les propos du président français Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier parlait de réactions "disproportionnées" de la part d'Israël, puisque c'était quelque part légitimer ses actes et ne s'offusquer que de leur ampleur ; il considère que Sarko ment avec les autres états dits "démocratiques", qui perpétuent une démocratie chez eux mais cautionnent le fascisme à l'extérieur, la dictature des pays colonisés comme l'est la Palestine à l'heure actuelle.
Collon déplore également la teneur des médias qui encore une fois donnent la parole aux tyrans (Israël) et non aux victimes, mais cependant qu'il est de plus en plus flagrant que les discours israéliens pour se faire passer pour des victimes sont de moins en moins crédibles. Il pense que contrairement à ce qu'on dit (qu'Israël est fort, puissant pour se permettre de telles actions), cet "état voyou" est faible et vient de le prouver par son agressivité encore une fois, et n'existera plus dans 15 ans (via un rapport pessimiste de la CIA si j'ai bien compris).
D'ailleurs, concernant les médias qui donnent la parole aux israéliens et à leurs justifications bidons, c'est malheureux d'en trouver un petit éventail ici.











