Voilà des années que le Conseil de Sécurité, dont cinq membres sont permanents et dotés du droit de véto se comporte comme si les pays qui n'en font pas partie étaient des sous-pays, exactement comme si ces membres permanents considéraient la majeure partie de l'Humanité, qui habite les pays sans droit de véto au Conseil de Sécurité, ni statut de membre permanent de ce dernier, comme des sous-hommes dont la vie ne vaut rien.
Le Conseil de Sécurité organise des guerres et des pillages "légaux", provoque des morts "légaux" par millions alors que la Charte des Nations Unies recommande d'oeuvrer à la protection des êtres humains sans distinction de race ni de nationalité. Il fait passer les intérêts économiques et géopolitiques de ses membres permanents devant les valeurs défendue par la Charte, prend des décisions qui sont l'opposé de ce que préconise l'assemblée générale qui rassemble tous les pays et il constitue de fait une dictature "légale", un régime "légalement" totalitaire appliqué au niveau des nations.
En outre, l'essentiel du processus qui aboutit aux décisions qui sont prises au sein de cette institution censée protéger l'Humanité de la guerre se fait dans le secret, lors de rencontres entre diplomates des pays détenteurs du droit de véto, en dehors du cadre du conseil de sécurité, et ravalerait les discussions qui se déroulent dans ce cadre au rang de simples comédies si leur issue n'était systématiquement sanglante, aggravant l'insécurité pour tous les peuples.
Il est clair que cette institution n'est plus adaptée au monde d'aujourd'hui. Elle n'est ni démocratique, ni représentative. Elle reflète l'état politique du monde des années 40, lorsque la France et la Grande Bretagne contrôlaient l'essentiel de leurs colonies et pouvaient se targuer de parler au nom de leurs populations. Elle était conçue de manière à promouvoir la discussion entre les blocs Est et Ouest. Ce n'est plus d'actualité. Elle consacrait la suprémacie militaire et économique de ses membres permanents. Cette suprémacie est contestée et le Conseil de sécurité n'est plus qu'un mécanisme visant à la maintenir. En outre, certains états dont l'économie ne repose quasiment plus que sur la production de matériel militaire s'en servent pour maintenir la à flot en imposant à leurs contribuables des dépenses militaires proprement démentielles alors que leur population bascule de plus en plus dans la pauvreté. Où est le Progrès ? Où est l'Humanisme dans tout cela ?
Enfin, ses décisions suscitent de plus en plus un rejet de la part les autres pays du monde (notamment au sein de l'Assemblée Générale de l'ONU) ainsi que de la part de la population mondiale dans son ensemble et choquent l'opinion par les atrocités de plus en plus insupportables qu'elles rendent possibles, notamment en Irak, au nom de l'Humanité toute entière et malgré l'opposition de cette dernière.
Les décisions du Conseil de sécurité ont permis aux Etats Unis d'Amérique de détruire les infrastructures bâties en cinquante ans par la populations irakienne alors que l'Irak n'avait entrepris aucune action militaire contre les Etats-Unis d'Amérique et font qu'aujourd'hui le taux de mortalité infantile dans ce pays a littéralement explosé et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Pourtant, ce seul fait éclaire déjà suffisamment sur la nature barbare de ce fauteur de troubles qu'est devenu le Conseil de Sécurité de l'ONU.
De toute évidence, aucune initiative visant à améliorer cette situation n'est à attendre des membres permanents du Conseil de Sécurité qui sont accrochés aux privilèges dont ils jouissent dans cette instance et qui leur permettent de se livrer en toute impunité au brigandage géopolitique en trahissant la Charte des Nations Unies, en ayant recours à l'usage des armes contre des pays qui n'ont jamais envoyé de troupes sur leur territoire et en élargissant la notion d'agression armée justifiant une réponse militaire à peu près à toute sorte de "défis", que ce soit une augmentation du prix du pétrole ou une décision de renoncer à l'emploi d'une devise, ou de maîtriser la filière nucléaire ou même au refus de privatiser des ressources naturelles convoitées par des sociétés basées dans l'un des pays jouissant du droit de véto.
Même le traditionnel argument qui consiste à dire que sans le Conseil de Sécurité le monde serait plus dangereux suscite de plus en plus de doutes. Jamais le monde n'a été aussi dangereux, le droit international et les droits des peuples aussi ouvertement livrés à la loi de la jungle que depuis qu'au sein de cette instance on peut se permettre d'organiser de façon, deshonorante pour le monde entier, le blocus économique d'un pays, en faisant abstractions des centaines de milliers de morts innocents, des enfants pour la plupart, que ce blocus provoque, avant de tolérer qu'un des membres attaque à moindre frais mais de façon féroce et barbare, ce pays affaibli afin de lui imposer un système politique fantoche concocté par lui et de contrôler accessoirement ses ressources tout en continuant à en exterminer la population pour respecter je ne sais quel honteux planning de réduction démographique.
On ne peut plus, en aucune manière considérer le Conseil de Sécurité actuel comme un facteur de paix ou comme un organisme apte à représenter l'Humanité dans son ensemble. En aucune manière, la dissolution de cet organisme ne serait source de périls plus grands que ceux que nous devons souffrir aujourd'hui puisque l'essentiel de ce qui est discuté entre ses membres l'est lors de rencontres qui ne se déroulent pas lors de ses séances et que ces discussions continueront à se dérouler même s'il disparaît. La seule conséquence de cette dissolution est qu'aucun groupe minoritaire de pays ne pourra plus se targuer de représenter "la communauté internationale" tout en faisant la sourde oreille aux revendications de celle-ci.
Comment, en pratique, se débarasser de cette "institution" obsolète et malfaisante ? Il existe un moyen parfaitement légal mais qui nécessite une certaine coordination et un certain courage de la part des membres de l'assemblée générale de l'ONU et c'est celui-ci : il faut que l'assemblée générale se réunisse sous la direction de son secrétaire général qui proposera un vote pour dissoudre l'ONU lors de la séance. Une fois l'ONU dissoute, le Conseil de Sécurité qui n'est qu'un de ses organes cessera d'exister de façon légale. Puis, lors de la même séance l'ex-secrétaire général de l'ONU proposera à la signature de toutes les délégations présentes un texte portant création d'une nouvelle entité internationale avec de nouveaux statuts que je laisse le soin aux diplomates de définir mais dans lesquels aucun pays n'aura ni passe-droit ni pouvoirs exceptionnels.
C'est faisable : faisons-le dans les mois qui viennent et sauvons la vie à des millions de personnes qui sont en danger d'être exterminées en notre nom et au nom d'un "droit international" scélérat qui ne sert que les intérêts économiques des pays militairement puissants.
Cette démarche ne présente pas plus de risques que ceux que fait courir actuellement le Conseil de Sécurité qui tolère que des armes nucléaires soient utilisées pour attaquer des pays qui ne les possèdent pas, qui ne reconnaît pas le caractère violant la convention de Genève des armes à uranium "appauvri, qui sème le trouble, la maladie, la pauvreté, la destruction, la mort partout, au point qu'on ne sait plus très bien si ce qu'il défend en vaut la peine, qui accepte tacitement le recours généralisé à la torture comme normal et qui finalement est en train de remplacer les valeurs prônées par l'ONU par leur opposés stricts.
Effaçons le Conseil de Sécurité et jetons-le dans les oubliettes de l'Histoire et faisons l'économie de ces "guerres légales" qui foisonnent et dont il est le promoteur alors que l'ONU se proposait de les faire disparaître. Sans l'alibi des décisions de la "communauté internationale" pour légaliser leurs crimes, les gouvernements pays-voyous auront beaucoup plus de mal à convaincre leurs populations que la guerre est nécessaire et peut-être que nous pourrons enfin réellement oeuvrer pour la paix.
Copiez, traduisez, diffusez ce texte à votre guise. Faites le connaître, pour que la diplomatie internationale s'intéresse par la suite à l'idée qu'il contient pour en réaliser le dessein.
Euthanasier le Conseil de Sécurité
Commencé par
Daman
, 17 mar 2007 à 17:57
3 réponses dans ce topic
#1
Posté 17 mars 2007 à 17:57
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#2
Posté 17 mars 2007 à 18:22
Hum !
N'est-ce pas Villepin qui a fait dans la semaine le même type de suggestion pour poser l'échafaud du gouvernement mondial ? Nous sommes ici en grande partie d'accord, et si ça ne tiendrait qu'à moi je l'euthanasierais bien ce conseil mafieux de sécurité, mais pour donner naissance à quoi ?
La création d'une nouvelle entité internationale, quelle sera sa nature, n'est-on pas ici sur une des étapes attendues de "l'agenda" ?
N'est-ce pas Villepin qui a fait dans la semaine le même type de suggestion pour poser l'échafaud du gouvernement mondial ? Nous sommes ici en grande partie d'accord, et si ça ne tiendrait qu'à moi je l'euthanasierais bien ce conseil mafieux de sécurité, mais pour donner naissance à quoi ?
La création d'une nouvelle entité internationale, quelle sera sa nature, n'est-on pas ici sur une des étapes attendues de "l'agenda" ?
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait."
#3
Posté 17 mars 2007 à 18:36
Citation
mais pour donner naissance à quoi ?
Eh bien à rien. L'assemblée générale pourra mieux représenter la population mondiale que quelques représentants de gouvernements agissant en sous-main pour la compte de quelques multinationales avides de profits.
Et on s'écarterait de l'"agenda" justement car ce dernier prévoit plutôt une concentration de plus en plus grande des pouvoirs alors que cette proposition vise justement à disperser les lieux de pouvoir.
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#4
Posté 18 mars 2007 à 13:09
Comme en réponse à ce que j'écrivais ici, le site dedefensa.org publie un article analysant la psychologie du soldat US dans les guerres actuelles.
Le prétexte de cette analyse est un e-mail envoyé par un pilote d'avion US basé en Irak et dont un intervenant du site Defense and the National Interest, l'ancien capitaine de l'US Air Force Chuck Spinney, a reçu une copie qui a été la cause de l'article qu'il a écrit pour le site DNI.
On voit, à la lecture de ce texte, et de ceux qui lui sont liés comment le système des Etats-Unis forme ses citoyens les plus jeunes à la haine gratuite, sans doute en renforçant le racisme, d'abord dans les jeux vidéo et les films produits à l'intention de la jeunesse.
On avait déjà discuté sur Onnouscachetout.com de l'utilisation des jeux pour préparer les jeunes à tuer sans remords mais là, les inquiétudes qui s'étaient alors fait jour s'en trouvent renforcées. Y-a-t-il encore quelque chose à sauver aux US ? Ce pays est-il encore une nation dont le reste de l'Humanité puisse tolérer l'existence sans craindre pour la sienne, d'autant plus que ces fous se sont piqués de "guider l'Humanité" (pays leader = pays Führer) ?
La réponse à cette question ne va pas de soi car pour l'instant ce pays vogue à la dérive du point de vue moral, ayant décidé de polluer l'esprit de sa jeunesse pour lui donner une efficacité guerrière que son courage seul n'arrive plus à lui assurer depuis la guerre du Viet Nam. ( Rappelons que les propos et les prises de positions des soldats de l'infanterie US en Irak, qui sont bien plus exposés que ce pilote d'avion dans son F18, ont un contenu diamétralement opposé).
Ce pays, dont l'Elite entretient une haine raciste froide et théorisée, à la façon WASP, comme on l'a vu lors de l'ouragan Katrina par exemple, dispose pourtant du droit de véto au Conseil de Sécurité de l'ONU et se présente comme le défenseur de la Vie, de la Liberté, des Droits de l'Homme et de la Démocratie. Comment ne pas en déduire que le reste du Conseil de Sécurité ne vaut guère mieux ?
Le prétexte de cette analyse est un e-mail envoyé par un pilote d'avion US basé en Irak et dont un intervenant du site Defense and the National Interest, l'ancien capitaine de l'US Air Force Chuck Spinney, a reçu une copie qui a été la cause de l'article qu'il a écrit pour le site DNI.
Citation
Spinney a reçu une copie d’un message électronique envoyé par un pilote d’un F-18 du Marine Corps opérant en Irak. Le pilote décrit dans les termes habituels, — mélange d’argot de pilote de combat et d’amateur de jeux vidéos, — la joie qu’il éprouve à effectuer ses missions de combat, à mesurer visuellement mais à bonne distance et à la vitesse qu’on imagine les dégâts qu’il cause, y compris sur des personnes.
On voit, à la lecture de ce texte, et de ceux qui lui sont liés comment le système des Etats-Unis forme ses citoyens les plus jeunes à la haine gratuite, sans doute en renforçant le racisme, d'abord dans les jeux vidéo et les films produits à l'intention de la jeunesse.
On avait déjà discuté sur Onnouscachetout.com de l'utilisation des jeux pour préparer les jeunes à tuer sans remords mais là, les inquiétudes qui s'étaient alors fait jour s'en trouvent renforcées. Y-a-t-il encore quelque chose à sauver aux US ? Ce pays est-il encore une nation dont le reste de l'Humanité puisse tolérer l'existence sans craindre pour la sienne, d'autant plus que ces fous se sont piqués de "guider l'Humanité" (pays leader = pays Führer) ?
La réponse à cette question ne va pas de soi car pour l'instant ce pays vogue à la dérive du point de vue moral, ayant décidé de polluer l'esprit de sa jeunesse pour lui donner une efficacité guerrière que son courage seul n'arrive plus à lui assurer depuis la guerre du Viet Nam. ( Rappelons que les propos et les prises de positions des soldats de l'infanterie US en Irak, qui sont bien plus exposés que ce pilote d'avion dans son F18, ont un contenu diamétralement opposé).
Ce pays, dont l'Elite entretient une haine raciste froide et théorisée, à la façon WASP, comme on l'a vu lors de l'ouragan Katrina par exemple, dispose pourtant du droit de véto au Conseil de Sécurité de l'ONU et se présente comme le défenseur de la Vie, de la Liberté, des Droits de l'Homme et de la Démocratie. Comment ne pas en déduire que le reste du Conseil de Sécurité ne vaut guère mieux ?
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.










