Bonjour,
Il est clairement souhaitable de limiter l'usage des médicaments. J'ai pas mal tatonné afin de comprendre les mécanismes de la rectocolite hémorragique (RCH) et de comprendre comment la combattre. C'est un processus long, et le premier point important est de
se persuader qu'il est possible de guérir. Les médecins, ont habituellement tendance à présenter cette maladie comme incurable. Je ne peux prétendre, pour le moment, d'être guéri, mais la diminution des quantités de médicaments et l'absence de poussées me confirment que je suis sur la bonne voie.
Je vois la RCH, et par extension toute maladie auto-immune, comme étant constituée de deux aspects. Le premier est sa manifestation physique, l'autre est son origine (psychologique ou autre). Je vais d'abord présenter les mécanismes physiques de la RCH, puis expliquer comment les contrer, et ensuite tenter d'expliquer ma démarche actuelle pour comprendre son origine et pouvoir ainsi guérir.
Comme vous le savez peut-être, les intestins, et particulièrement le côlon, sont le siège de l'immunité. Cette immunité est notamment assurée grâce à une symbiose de bactéries, dont le nombre est 10 fois supérieur au nombre total de cellules du corps humain : la flore intestinale. Si cet équilibre se rompt, l'immunité décroit.
La RCH est une maladie auto-immune, c'est à dire qu'elle s'auto-entretient. Dans le cas de la RCH,
la première manifestation est une capacité moindre à assimiler les sucres complexes, et plus précisément la capacité à dissocier les sucres complexes en sucres simples. Cette fonction est normalement assurée par les cellules absorbantes de la membrane de l'intestin. Elles découpes les poly et di-saccarides en mono-saccarides qui sont facilement assimilables. Lorsque ces cellules sont non fonctionnelles (abimées), les sucres complexes ne sont plus transformés et encombrent alors le corps. Ils deviennent des aliments pour une certaine catégorie de bactéries qui vont alors se multiplier anormalement tout en créant des produits dérivés: de l'alcool, de l'acide, des gaz, et autres substances inflammatoires. Ces produits sont les responsables des symptômes de la maladie, à savoir ballonnements importants et brulures. Le corps va donc tenter de se défendre face à l'invasion, et va donc attaquer les bactéries qui sont naturellement présentes dans le corps, et un allié. Cette défense se fait par le biais des globules blancs, qui sont facilement repérables par la présence de glaires dans les selles.
Quand ce processus est déclenché, les produits dérivés créés par les bactéries vont abimer les cellules de la membrane intestinale responsable de la dissociation des sucres complexes, ce qui va en retour alimenter ces mêmes bactéries, qui vont continuer à se multiplier. C'est un processus qui s'auto-entretient. Le danger de cette maladie est que le système de défense naturel va catégoriser ces bactéries comme indésirables, alors qu'elles sont utiles à l'équilibre de la flore intestinale.
L'approche allopathique consiste à ingérer des anti-inflammatoires afin de préserver suffisamment la surface de l'intestin, qui en cicatrisant va retrouver en partie capacité à absorber les sucres complexes. Malheureusement, ces anti-inflammatoires sont également connus pour détruire la flore-intestinale. Cette flore joue également un rôle capital quant-à l'absorption des nutriments, sans parler de son rôle vis à vis de l'immunité. Dès que les comprimés sont arrêtés, il y a des risques de rechute.
L'approche hollistique est beaucoup plus séduisante, elle consiste à priver les bactéries responsables de l'inflammation de leurs ressources, en interdisant l'ingestion de sucres complexes. Ces bactéries vont donc périr et permettre à l'intestin de cicatriser. L'avantage de cette méthode est sa douceur pour la flore.
Pour en savoir plus sur ce processus, je conseille fortement la lecture de "
Breaking the vivious cycle, Intestinal health through diet" par Elaine Gottschall, qui a mis au point un régime adapté à l'élimination des sucres complexes. Le site
RegimeGS est un complément (en français) indispensable pour savoir quels sont les aliments autorisés.
Pour résumer, les sucres sont composés des familles suivantes :
- Les sucres simples (mono-saccarides) qui ne requièrent pas de découpe et peuvent être transportés par le sang directement. Il s'agit du glucose, du fructose et du galactose. Les deux premiers se retrouvent dans le miel, les fruits et certains légumes. Le galactose se retrouve dans le yaourt.
- Les sucres doubles (di-saccarides) demandent à être découpés par les enzymes des cellules intestinales. Il en existe 4 types :
- Le lactose, se retrouve dans le lait, la poudre de lait, les yaourts commerciaux et maison qui n'ont pas fermenté au moins 24h, les fromages industriels, le fromage frais, les crèmes,les glaces, le petit lait et un certain nombre de médicament et de suppléments vitaminiques / minéraux.
- Le sucrose, qui est le sucre de table que l'on trouve dans tous les desserts, ketchup, céréales, les préparations industrielles, le miel industriel.
- Le maltose et l'isomaltose dans les sucreries, le lait malté, le sirop de maïs.
- Les sucres complexes (poly-saccarides) existent sous deux formes, l'amylose (longues chaines de glucose) et l'amylopectine (chaines multiramifiées) La première est facilement dissociée par la salive en glucose, l'autre pose problème. ainsi, les céréales sont interdites à cause du gluten notamment. Il en est de même avec le riz, les pommes de terre (amidon). En revanche, les légumes et fruits sont autorisés de manière générale.
Personnellement, j'ai stoppé une poussée très rapidement en m'interdisant tous les sucres non simples totalement pendant un moment, puis en rajoutant petit à petit ces sucres. Cela veut dire : interdire toutes les céréales (farines), tous les produits laitiers, sucres autres que le miel. J'ai également introduit un yaourt maison spécial, qui a fermenté au moins 24h, afin de transformer en totalité le lactose qu'il contient. Le yaourt ainsi fait est très bénéfique pour l'équilibre de la flore intestinale. Ce qui est choquant est que ce régime est quasiment l'opposé exact des préconisations des médecins (aucun légumes et fruits, privilégier pâtes, riz, biscottes...). Le matin par exemple, je mangeais pommes + bananes cuites à la vapeur avec des amandes et un filet d'huile de lin, et un grand bol de yaourt spécial maison. Le midi, beaucoup de légumes, préférentiellement cuits à la vapeur avec du poisson par exemple.
J'ai ensuite réintroduit les sucres, une fois la poussée finie depuis pas mal de temps. Je garantis que ce régime fait se sentir très bien dans son corps.
Pour ce qui est des pistes permettant de comprendre l'origine de la maladie, j'en vois trois. La première est la nutrition, la seconde concerne la pollution du corps, la troisième est psychologique.
La nutrition est vraiment très importante, on est ce que l'on mange, et malheureusement les préconisations françaises sont mauvaises. Voici quelques références que ma compagne et moi recommandons à notre entourage :
- "
Cette bouffe qui nous tue" du Dr L. De Brouwer (éditions Oser Dire)
- "
Le nouveau guide des vitamines" de Thierry Souccar (éditions du Seuil)
- "
Minéraux et oligo-éléments colloïdaux" de Marie-France Muller (éditions Jouvence)
- "
Sauvez votre corps !" du Dr Catherine Kousmine (éditions Déjà Lu)
Le corps est pollué, notamment à cause de la nutrition, mais également à cause de tous les médicaments qu'on nous force à prendre (métaux lourds, destruction de la flore intestinale par les anti-inflammatoires...). Un excellente référence sur le sujet est "
Vaccination, l'overdose" de Sylvie Simon (éditions Déjà). Il faut savoir qu'un certain nombre de RCH ont pour origine un vaccin.
Enfin, un certain nombre de maladies auto-immunes ont pour origine des affections psychologiques. C'est une piste que je commence à investiguer, et dont j'ai pris conscience grâce à l'excellent livre "
Bien voir sans lunettes" de Janet Goodrich (éditions Terre Vivante). Je vais enchainer avec le non moins excellent "
Psychologie de la peur" de Christophe André (éditions Odile Jacob).
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