Voilà un moment que je n'ai pas écrit ici. J'espère que mon post ne fait pas doublon par ailleurs. Voici un article un peu généraliste sur cette éruption :
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SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) - "L'éruption du siècle" du Piton de la Fournaise à la Réunion s'est achevée mardi après dix jours d'une activité exceptionnelle qui n'a pas fait de victime, mais a donné lieu à des phénomènes jusqu'ici inconnus dans l'île.
L'activité a pris fin en début d'après-midi avec l'arrêt du trémor, la vibration qui indique la circulation de la lave dans le sous-sol. Des séismes continuaient toutefois à être enregistrés au sommet du Piton.
"Les observations sur le terrain ont montré qu'il n'y avait plus de fontaines de lave" a déclaré Fred Massin, géologue à l'Observatoire volcanologique de la Réunion.
Commencée en douceur dans la nuit du 30 au 31 mars, l'éruption a battu tous les records d'intensité en fin de semaine dernière avec l'implosion de l'immense cratère Dolomieu, situé au sommet du Piton à la Plaine des Cafres, à 2.632 mètres d'altitude. Le plateau qui se trouve à l'intérieur - de la taille de dix terrains de football - s'est affaissé de 300 mètres suite à un "effet de vidange": la lave sur laquelle il reposait s'est vidée d'un coup, ce qui a entraîné l'effondrement d'un volume de roches estimé à 500 millions de m3.
Des centaines de séismes par heure avaient été enregistrés par l'Observatoire volcanologique juste avant cet événement, à l'ampleur inégalée depuis un siècle.
L'activité du volcan s'est également traduite par des jets de lave s'élevant à plus de 200 mètres de hauteur et des coulées "fluide comme l'eau" qui ont déferlé des pentes du Grand Brûlé vers la mer à plus de 60 km, coupant la Route nationale entre les communes de Saint-Philippe et de Sainte-Rose (sud-est de l'île) sur plus d'un kilomètre.
La hauteur de ces coulées a atteint par endroits près de 10 m.
Vendredi, le village du Tremblet avait été évacué pendant deux heures avant que la population ne soit autorisée à rentrer. Un incendie provoqué dans la forêt par la projection de sable brûlant, issu de la rencontre de la lave et de l'océan, avait fait croire qu'une coulée se dirigeait vers le village. Une douzaine de familles ont toutefois préféré rester chez des proches ou dans un centre d'hébergement, par peur d'une nouvelle alerte. "Ce n'est pas un volcan, c'est un monstre", confiait un résident devant les torrents de lave, les explosions et le grondement du volcan.
30 hectares de culture (vanille, bananes, palmistes, fleurs) et 300 ha de forêt primaire ont été détruits par les coulées, selon Guy Rivière, élu de Saint-Philippe et agent de l'ONF.
Le déversement de millions de m3 de lave dans la mer a entraîné la formation d'un nuage de dioxyde de carbone qui s'est répandu au-dessus de l'île, sans danger toutefois pour la population. Une cinquantaine d'élèves de trois écoles de Saint-Joseph ont quand même été évacués.
L'éruption a entraîné la mort de centaines de poissons, venus des profondeurs abyssales, entre 500 et 1.000 m. Un phénomène jamais observé par les scientifiques.
Le volcan de la Réunion est un des plus actifs de la planète. Il entre en éruption plusieurs fois par an. L'événement attire à chaque fois des milliers de touristes et des Réunionnais qui peuvent s'approcher à quelques mètres des coulées et admirer un spectacle d'une "infernale beauté" selon un touriste belge en vacances.
L'activité a pris fin en début d'après-midi avec l'arrêt du trémor, la vibration qui indique la circulation de la lave dans le sous-sol. Des séismes continuaient toutefois à être enregistrés au sommet du Piton.
"Les observations sur le terrain ont montré qu'il n'y avait plus de fontaines de lave" a déclaré Fred Massin, géologue à l'Observatoire volcanologique de la Réunion.
Commencée en douceur dans la nuit du 30 au 31 mars, l'éruption a battu tous les records d'intensité en fin de semaine dernière avec l'implosion de l'immense cratère Dolomieu, situé au sommet du Piton à la Plaine des Cafres, à 2.632 mètres d'altitude. Le plateau qui se trouve à l'intérieur - de la taille de dix terrains de football - s'est affaissé de 300 mètres suite à un "effet de vidange": la lave sur laquelle il reposait s'est vidée d'un coup, ce qui a entraîné l'effondrement d'un volume de roches estimé à 500 millions de m3.
Des centaines de séismes par heure avaient été enregistrés par l'Observatoire volcanologique juste avant cet événement, à l'ampleur inégalée depuis un siècle.
L'activité du volcan s'est également traduite par des jets de lave s'élevant à plus de 200 mètres de hauteur et des coulées "fluide comme l'eau" qui ont déferlé des pentes du Grand Brûlé vers la mer à plus de 60 km, coupant la Route nationale entre les communes de Saint-Philippe et de Sainte-Rose (sud-est de l'île) sur plus d'un kilomètre.
La hauteur de ces coulées a atteint par endroits près de 10 m.
Vendredi, le village du Tremblet avait été évacué pendant deux heures avant que la population ne soit autorisée à rentrer. Un incendie provoqué dans la forêt par la projection de sable brûlant, issu de la rencontre de la lave et de l'océan, avait fait croire qu'une coulée se dirigeait vers le village. Une douzaine de familles ont toutefois préféré rester chez des proches ou dans un centre d'hébergement, par peur d'une nouvelle alerte. "Ce n'est pas un volcan, c'est un monstre", confiait un résident devant les torrents de lave, les explosions et le grondement du volcan.
30 hectares de culture (vanille, bananes, palmistes, fleurs) et 300 ha de forêt primaire ont été détruits par les coulées, selon Guy Rivière, élu de Saint-Philippe et agent de l'ONF.
Le déversement de millions de m3 de lave dans la mer a entraîné la formation d'un nuage de dioxyde de carbone qui s'est répandu au-dessus de l'île, sans danger toutefois pour la population. Une cinquantaine d'élèves de trois écoles de Saint-Joseph ont quand même été évacués.
L'éruption a entraîné la mort de centaines de poissons, venus des profondeurs abyssales, entre 500 et 1.000 m. Un phénomène jamais observé par les scientifiques.
Le volcan de la Réunion est un des plus actifs de la planète. Il entre en éruption plusieurs fois par an. L'événement attire à chaque fois des milliers de touristes et des Réunionnais qui peuvent s'approcher à quelques mètres des coulées et admirer un spectacle d'une "infernale beauté" selon un touriste belge en vacances.
et cet article qui soulève des interrogations :
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Sous la lave du Piton, les «mystères» de la Réunion
Des scientifiques devant des poissons inconnus, morts suite à l'élévation de température de la mer. AFP
Des poissons morts inconnus jusqu'à présent, de l'eau coulant sur la lave... l'éruption du volcan réunionnais excite la curiosité des scientifiques et des habitants de l'île.
Par AFP
LIBERATION.FR : lundi 9 avril 2007
30 réactions
Poissons aux formes bizarres flottant par centaines à la surface de l’océan, paysage d’«apocalypse», eau coulant au-dessus de la lave brûlante: l’éruption du Piton de la Fournaise à la Réunion révèle d’étranges phénomènes jamais observés sur l’île.
Selon l’Observatoire volcanologique de la Réunion, l’éruption volcanique commencée fin mars a maintenu une activité «par bouffées» lundi. Des projections de lave étaient toujours observées, mais à intervalles très espacés. «La situation ne devrait pas évoluer brutalement dans les jours à venir», a déclaré à l’AFP Alexandre Nercessian, sismologue à l’Institut de physique du globe, venu en renfort à l’Observatoire. «Il faut rester vigilant» a-t-il toutefois ajouté, des séismes étant toujours enregistrés sous le Dolomieu, cône sommital du volcan qui s’est effondré la semaine dernière pour former un gouffre de 300 mètres de profondeur.
Une expédition de scientifiques a pu se rendre sur place pour la première fois dimanche. Elle a rapporté des images d’«apocalypse», selon le cinéaste Alain Mussard, spécialiste du volcan et membre du Centre de documentation et de diffusion sur le volcanisme. «Des effondrements continuaient à se produire à 30-40 mètres du cratère. Les flancs du volcan étaient recouverts d’une couche de 5 à 7 cm de cendres.» Ce qui témoigne d’une profonde transformation de ce site qui, avant l’éruption, était un lieu de randonnées très prisé.
En mer, sur la côte sud-est où des millions de mètres cubes de lave ont marié l’eau et le feu, une autre équipe de scientifiques a découvert des centaines de poissons morts, d’espèces inconnues sur l’île, flottant sur l’océan. «Jamais on n’avait vu ça lors des précédentes éruptions», a commenté Alain Barrère, conseiller scientifique à la Maison du volcan. Accompagné de deux scientifiques de l’Aquarium de la Réunion, il a rapporté de nombreux specimens à des fins d’examen, pour savoir «d’où ils viennent et comment ils sont morts». De petite taille et de couleur pâle, les yeux gonflés, le corps recourbé et la tête prolongé parfois d’un long bec, ces poissons vivraient dans les profondeurs de l’océan, à environ 500 m, selon la mission.
Autre phénomène «bizarre», constaté cette fois par le directeur de l’Observatoire Thomas Staudache: de l’eau flottant sur les coulées de lave, sans s’évaporer. Inédit sur l’île, ce phénomène n’aurait toutefois rien d’anormal, selon Alexandre Nercessian. En tombant sur les coulées très chaudes, la pluie a provoqué la formation d’un «coussin de vapeur» qui a maintenu l’eau en suspension au-dessus de la lave. «Aux Antilles, on a vu des blocs de rochers gros comme des maisons tourner sur eux mêmes en mer et ne pas couler à cause de ces coussins de vapeur», a raconté le sismologue. Lundi, touristes et Réunionnais ont continué à se rendre par centaines sur le site, même si le spectacle devait être apprécié de loin. Pour des raisons de sécurité, le public a été maintenu à plus de 3 km des coulées, alors qu’il avait pu s’en approcher à quelques mètres la semaine dernière. L’absence de fontaines de lave, à certains moments, a même fait croire à certains que l’éruption était terminée.
Au Tremblet, la population a été autorisée à regagner son domicile, mais le «système d’alerte reste activé 24h sur 24», selon la préfecture.
Des scientifiques devant des poissons inconnus, morts suite à l'élévation de température de la mer. AFP
Des poissons morts inconnus jusqu'à présent, de l'eau coulant sur la lave... l'éruption du volcan réunionnais excite la curiosité des scientifiques et des habitants de l'île.
Par AFP
LIBERATION.FR : lundi 9 avril 2007
30 réactions
Poissons aux formes bizarres flottant par centaines à la surface de l’océan, paysage d’«apocalypse», eau coulant au-dessus de la lave brûlante: l’éruption du Piton de la Fournaise à la Réunion révèle d’étranges phénomènes jamais observés sur l’île.
Selon l’Observatoire volcanologique de la Réunion, l’éruption volcanique commencée fin mars a maintenu une activité «par bouffées» lundi. Des projections de lave étaient toujours observées, mais à intervalles très espacés. «La situation ne devrait pas évoluer brutalement dans les jours à venir», a déclaré à l’AFP Alexandre Nercessian, sismologue à l’Institut de physique du globe, venu en renfort à l’Observatoire. «Il faut rester vigilant» a-t-il toutefois ajouté, des séismes étant toujours enregistrés sous le Dolomieu, cône sommital du volcan qui s’est effondré la semaine dernière pour former un gouffre de 300 mètres de profondeur.
Une expédition de scientifiques a pu se rendre sur place pour la première fois dimanche. Elle a rapporté des images d’«apocalypse», selon le cinéaste Alain Mussard, spécialiste du volcan et membre du Centre de documentation et de diffusion sur le volcanisme. «Des effondrements continuaient à se produire à 30-40 mètres du cratère. Les flancs du volcan étaient recouverts d’une couche de 5 à 7 cm de cendres.» Ce qui témoigne d’une profonde transformation de ce site qui, avant l’éruption, était un lieu de randonnées très prisé.
En mer, sur la côte sud-est où des millions de mètres cubes de lave ont marié l’eau et le feu, une autre équipe de scientifiques a découvert des centaines de poissons morts, d’espèces inconnues sur l’île, flottant sur l’océan. «Jamais on n’avait vu ça lors des précédentes éruptions», a commenté Alain Barrère, conseiller scientifique à la Maison du volcan. Accompagné de deux scientifiques de l’Aquarium de la Réunion, il a rapporté de nombreux specimens à des fins d’examen, pour savoir «d’où ils viennent et comment ils sont morts». De petite taille et de couleur pâle, les yeux gonflés, le corps recourbé et la tête prolongé parfois d’un long bec, ces poissons vivraient dans les profondeurs de l’océan, à environ 500 m, selon la mission.
Autre phénomène «bizarre», constaté cette fois par le directeur de l’Observatoire Thomas Staudache: de l’eau flottant sur les coulées de lave, sans s’évaporer. Inédit sur l’île, ce phénomène n’aurait toutefois rien d’anormal, selon Alexandre Nercessian. En tombant sur les coulées très chaudes, la pluie a provoqué la formation d’un «coussin de vapeur» qui a maintenu l’eau en suspension au-dessus de la lave. «Aux Antilles, on a vu des blocs de rochers gros comme des maisons tourner sur eux mêmes en mer et ne pas couler à cause de ces coussins de vapeur», a raconté le sismologue. Lundi, touristes et Réunionnais ont continué à se rendre par centaines sur le site, même si le spectacle devait être apprécié de loin. Pour des raisons de sécurité, le public a été maintenu à plus de 3 km des coulées, alors qu’il avait pu s’en approcher à quelques mètres la semaine dernière. L’absence de fontaines de lave, à certains moments, a même fait croire à certains que l’éruption était terminée.
Au Tremblet, la population a été autorisée à regagner son domicile, mais le «système d’alerte reste activé 24h sur 24», selon la préfecture.
C'est par hasard que j'ai eu connaissance de cette éruption. Comme le phénomène est récent, il est encore trop tôt pour connaitre cette joyeuse nouvelle population de poissons (bouillis malheureusement) et ce phénomène d'eau qui ne s'évapore pas au contact de la lave. N'étant pas vulcanologue moi même, peut être un féru dans la matière pourrait-il expliquer ce phénomène défiant la loi de la physique plus en détail?
Au plaisir de vous lire










