Une étudiante en stage dans un abattoir !
#1
Posté 10 avril 2007 à 22:38
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Même si c'est long, essayez de le lire jusqu'au bout, il faut que vous sachiez !
J’ai emporté une vieille veste; bien m’en a pris. Pour un début d’octobre, il fait un froid glacial. Ce n’est pourtant pas pour cette seule raison que je frissonne. J’enfonce les mains dans mes poches, m’efforce de montrer un visage avenant pour écouter le directeur de l’abattoir m’expliquer qu’on ne procède plus depuis longtemps à un examen complet de chaque bête, seulement à une inspection. Avec 700 cochons par jour, comment cela serait-il possible?
«Ici, il n’y a aucun animal malade. Si c’est le cas, nous le renvoyons tout de suite, avec une amende salée pour le livreur. S’il le fait une fois, il ne le fera pas une deuxième». Je baisse la tête comme pour m’excuser – tenir, simplement tenir, tu dois tenir ces six semaines – que deviennent les porcs malades?
«Il y a un abattoir tout à fait spécial». Je possède une certaine expérience concernant les règlements relatifs au transport et sais à quel niveau la protection des animaux est à présent reconnue. Ce mot, prononcé dans un tel endroit, a une résonance macabre. Dans l’intervalle, un gros camion d’où s’échappent des cris stridents et de lugubres grognements est venu se ranger face à la rampe. Dans la pénombre du matin, on distingue mal les détails; toute la scène revêt un aspect irréel et rappelle quelque sinistre reportage de guerre montrant des rangées de wagons gris et les visages blêmes et terrorisés d’une masse de gens humiliés, sur la rampe de chargement, embarqués par des hommes en armes. Tout d’un coup, je m’y trouve en plein cœur, et c’est comme quand on fait un cauchemar dont on se réveille couvert de sueurs froides: au milieu de ce brouillard, par un froid glacial, dans ce demi-jour sale du bâtiment immonde, bloc anonyme de béton, d’acier et de catelles blanches, tout derrière, à la lisière du bois recouvert d’une légère gelée; ici se passe l’indicible, ce dont personne ne veut rien savoir.
Les cris, c’est la première chose que j’entends chaque matin lorsque j’arrive pour obtenir mon certificat de stage de pratique. Un refus de ma part d’y participer aurait signifié pour moi cinq années d’études perdues et l’abandon de tous mes projets d’avenir. Mais tout en moi – chaque fibre, chaque pensée – n’est que refus, répulsion et effroi, et la conscience d’une insurmontable impuissance: devoir regarder, ne rien pouvoir faire, et ils vont te forcer à coopérer et te souiller de sang. De loin déjà, quand je descends du bus, les cris des cochons me transpercent comme un poignard. Pendant six semaines, des heures durant, sans répit, ces cris retentiront à mes oreilles. Tenir. Pour toi, cela aura une fin. Pour les animaux, jamais.
Une cour déserte, quelques camions frigorifiques, des moitiés de cadavres de cochons pendus à des crochets, aperçus à travers une porte, dans un éclairage aveuglant. Tout ici est d’une propreté méticuleuse. Cela, c’est la façade. Je cherche l’entrée; elle est située de côté. Deux bétaillères passent devant moi, ses phares jaunes allumés dans la brume matinale. La lumière blanche des fenêtres éclairées me montre le chemin. Après avoir monté quelques marches, je me retrouve à l’intérieur, où tout est carrelé en blanc. Pas d’âme humaine en vue. Ensuite un corridor, blanc lui aussi, et le vestiaire pour les dames. Il est bientôt 7 heures, et je me change: du blanc, du blanc, du blanc! Mon casque d’emprunt oscille d’une façon grotesque sur mes cheveux raides. Mes bottes sont trop grandes. Je retourne dans le corridor et me range du côté des vétérinaires. Aimables salutations. «Je suis la nouvelle stagiaire». Avant de continuer, les formalités. «Enfilez un vêtement chaud, allez chez le directeur et remettez-lui votre certificat de santé. Le Dr. XX vous dira alors où vous commencerez».
Le directeur est un homme jovial, qui me parle d’abord du bon vieux temps où l’abattoir n’était pas encore privatisé. Puis s’interrompant à regret, il décide de me faire visiter personnellement les lieux. C’est ainsi que j’arrive sur la rampe. A main droite des enclos de béton fermés par des barres en fer. Quelques-uns sont prêts, remplis de cochons. «Nous commençons ici à 5 heures du matin». On les voit se bousculant ici ou se traînant là; quelques groins curieux arrivent à passer à travers la grille; des petits yeux méfiants, d’autres fuyants ou en plein désarroi. Une grande truie se jette sur une autre; le directeur se saisit d’un bâton et la frappe plusieurs fois sur la tête. «Autrement, ils se mordent méchamment».
En bas de la rampe, le transporteur a abaissé le pont du camion, et les premiers cochons, apeurés par le bruit et la raideur de la pente, se poussent vers l’arrière; mais entre-temps un convoyeur est monté à l’arrière et distribue des coups de trique en caoutchouc. Je ne m’étonnerai pas, plus tard, de la présence de tant de meurtrissures rouges sur les moitiés de cochons. «Avec les cochons, il est interdit d’utiliser le bâton électrique» explique le directeur. Certains animaux tentent quelques pas hésitants, en trébuchant parfois. Puis les autres suivent. L’un d’entre eux glisse et sa patte se coince entre la rampe et le pont; il remonte et continue en boitant. Ils se retrouvent à nouveau entourés de barres de fer qui les mènent inévitablement à un enclos encore vide. Lorsque les cochons se trouvant à l’avant arrivent dans un coin, ils s’y entassent en bloc et s’y cramponnent avec fermeté, ce qui fait pousser à l’employé des jurons de colère et cravacher les cochons de l’arrière qui, pris de panique, essaient de grimper par-dessus leurs compagnons d’infortune. Le directeur hoche la tête: «Ecervelé, simplement écervelé. Combien de fois ai-je déjà dit qu’il ne servait à rien de frapper les cochons se trouvant à l’arrière!».
Pendant que j’assistais, pétrifiée, à cette scène – rien de tout cela n’est réel, tu rêves – le directeur se retourne pour saluer le convoyeur d’un autre transport, arrivé en même temps que le précédent et qui s’apprête à décharger. La raison pour laquelle tout est allé ici beaucoup plus vite, mais avec beaucoup plus de cris, je l’ai tout de suite vu: derrière les porcs qui trébuchent, un deuxième homme apparu dans l’aire de déchargement assène, pour accélérer l’opération, des chocs électriques. Je regarde l’homme, ensuite le directeur: «Vous savez pourtant que c’est interdit avec les porcs». L’homme regarde étonné, puis range l’instrument dans sa poche.
Par derrière, quelque chose se frotte à moi à la hauteur des genoux; je me tourne et j’aperçois deux yeux bleus vifs. Je connais de nombreux amis des animaux qui s’enthousiasment pour les yeux animés de sentiments si profonds des chats, pour le regard indéfectiblement fidèle des chiens. Mais qui parle de l’intelligence et de la curiosité perceptibles dans les yeux d’un cochon? Bientôt, j’apprendrai à les connaître, ces yeux, mais d’une autre manière: muets de peur, abattus de douleur, puis vidés, brisés, exorbités, roulant sur un sol maculé de sang.
Une pensée me traverse l’esprit comme un couteau acéré, et elle me reviendra des centaines de fois au cours des semaines suivantes: Manger de la viande est un crime – un crime …
Après un tour rapide de l’abattoir, je me retrouve dans la salle de pause. Une fenêtre qui s’ouvre sur la salle d’abattage laisse voir des cochons couverts de sang, suspendus, défilant dans une chaîne sans fin. Indifférents, deux employés prennent leur petit déjeuner. Du pain et du saucisson. Leurs tabliers blancs sont couverts de sang. Un lambeau de chair est accroché à la botte de l’un d’eux. Ici, le vacarme inhumain qui m’assourdira lorsque je serai conduite dans la salle d’abattage est atténué. Je reviens en arrière, car une moitié de cadavre de cochon a tourné le coin à vive allure et a heurté la moitié suivante. Elle m’a frôlée, chaude et molle. Ce n’est pas vrai – c’est absurde – impossible.
Tout me tombe dessus en une fois. Les cris perçants. Le grincement des machines. Le bruit métallique des instruments. La puanteur pénétrante des poils et des peaux brûlés. L’exhalaison de sang et d’eau chaude. Des éclats de rire, des appels insouciants des employés. Des couteaux étincelants passant au travers des tendons pour pendre aux crochets des moitiés d’animaux sans yeux dont les muscles sont encore palpitants. Des morceaux de chair et d’organes tombent dans un caniveau par où du sang s’écoule en abondance, et ce liquide écœurant m’éclabousse. On glisse sur des morceaux de graisse qui jonchent le sol. Des hommes en blanc, sur les tabliers desquels le sang dégouline, avec, sous leurs casques ou leurs képis, des visages comme on peut en voir partout: dans le métro ou au supermarché. Involontairement, on s’attend à voir des monstres, mais c’est le gentil grand-père du voisinage, le jeune homme désinvolte qui déambule dans la rue, le monsieur soigné qui sort d’une banque. On me salue aimablement. Le directeur me montre encore rapidement la halle d’abattage des bovins, vide aujourd’hui. «Les bovins sont là le mardi». Il me confie alors à une employée en déclarant qu’il a à faire. «Vous pouvez tranquillement visiter seule la halle d’abattage». Trois semaines s’écouleront avant que je trouve le courage d’y aller.
Le premier jour n’est encore pour moi qu’une sorte de quart d’heure de grâce. Je vais m’asseoir dans une petite pièce à côté de la salle de pause et heure après heure, je découpe en petits morceaux des chairs provenant d’un seau d’échantillons qu’une main tachée de sang remplit régulièrement dans la halle d’abattage. Chacun de ces petits morceaux – un animal. Le tout est alors haché et réparti en portions, auxquelles on ajoute de l’acide chlorhydrique et que l’on fait cuire, pour le test de trichine. L’employée qui m’accompagne me montre tout. On ne trouve jamais de trichine, mais le test est obligatoire.
Le jour suivant, je me rends donc seule dans une partie de la gigantesque machine à découper les morceaux. Une rapide instruction – «Ici, retirer le reste des os du collier de l’arrière-gorge et séparer les nœuds des glandes lymphatiques. Parfois, un sabot pend encore à un patte, il faut l’enlever». Alors, je découpe, il faut faire vite, la chaîne se déroule sans répit. Au-dessus de moi, d’autres morceaux du cadavre s’éloignent. Mon collègue travaille avec entrain, tandis que dans le caniveau tant de liquide sanguinolent s’accumule que j’en suis éclaboussée jusqu’au visage. J’essaye de me ranger de l’autre côté, mais là une énorme scie à eau coupe en deux les corps des cochons; impossible d’y rester, sans être trempée jusqu’aux os. En serrant les dents, je découpe encore, mais il faut que je me dépêche, pour pouvoir réfléchir à toute cette horreur, et par dessus le marché il faut que je fasse diablement attention de ne pas me couper les doigts. Le lendemain, j’emprunterai d’une collègue stagiaire qui a terminé son stage une paire de gants en métal. J’arrête de compter les cochons qui défilent devant moi, ruisselants de sang. Je n’emploierai plus de gants en caoutchouc. Il est vrai qu’il est répugnant de fouiller à mains nues dans des cadavres tièdes, mais si l’on se retrouve plein de sang jusqu’aux épaules, le mélange poisseux des liquides corporels pénètre de toute façon à l’intérieur des gants et rend ces derniers superflus. Pourquoi tourner des films d’horreur, quand tout cela se trouve ici?
Le couteau est bientôt émoussé. «Donnez-le moi, je vais vous l’aiguiser». Le brave grand-père, en réalité un ancien inspecteur des viandes, me lance un clin d’œil. Après m’avoir rapporté le couteau aiguisé, il se met à faire la causette ici et là, me raconte une blague puis se remet au travail. Il me prend désormais un peu sous son aile et me montre quelques trucs qui facilitent quelque peu le travail à la chaîne. «Ecoutez? Ici tout cela ne vous plaît pas. Je le vois bien. Mais cela doit se faire». Je ne peux pas le trouver antipathique. Il se donne beaucoup de mal pour me rassurer. La plupart des autres aussi s’efforcent de m’aider; ils s’amusent certainement à observer ces nombreux stagiaires, qui vont et viennent ici, qui sont d’abord choqués, puis qui poursuivent en serrant les dents leur période de stage. Toutefois, ils demeurent bienveillants. Il n’y a pas de chicaneries. Il me vient à penser que – à part quelques exceptions – les personnes qui travaillent ici ne réagissent pas de façon inhumaine; elles sont juste devenues indifférentes, comme moi aussi avec le temps. C’est de l’autoprotection. Non, les vrais inhumains sont ceux qui ordonnent quotidiennement ces meurtres de masse, et qui, à cause de leur voracité pour la viande condamnent les animaux à une vie misérable et à une lamentable fin, et forcent d’autres humains à accomplir un travail dégradant qui les transforme en êtres grossiers. Moi-même, je deviens progressivement un petit rouage de ce monstrueux automatisme de la mort. Au bout d’un certain temps, ces manipulations monotones commencent à devenir automatiques, mais elles restent aussi très pénibles. Menacée d’étouffement par le vacarme assourdissant et l’indescriptible horreur omniprésente, la compréhension reprend le dessus sur les sens hébétés et se remet à fonctionner. Faire la différence, remettre de l’ordre, essayer de discerner. Mais cela est impossible.
Lorsque pour la première fois – en fait, le deuxième ou troisième jour – j’ai pris conscience que le corps saigné, brûlé et scié de l’animal, palpitait encore et que sa petite queue remuait toujours, je n’étais plus en mesure de me mouvoir. «Ils … ils bougent encore …», dis-je, même si en tant que future vétérinaire j’avais appris que c’était les nerfs. J’entends marmonner: «Mince alors, il y en a un qui a fait une faute, il n’est pas tout à fait mort». Un frémissement spectral agite de partout les moitiés de bêtes. C’est un lieu d’horreur. Je suis glacée jusqu’à la moelle.
Rentrée à la maison, je me couche sur mon lit, les yeux au plafond. Passer les heures, les unes après les autres. Chaque jour. Mon entourage réagit avec irritation. «N’aie pas l’air si renfrognée; fais donc un sourire. Tu voulais absolument devenir vétérinaire». Vétérinaire, oui, mais pas tueuse d’animaux. Je ne peux pas me retenir. Ces commentaires. Cette indifférence. Cette évidence de meurtre. Je voudrais, je dois parler, dire ce que j’ai sur le cœur. J’en étouffe. Je voudrais raconter ce que j’ai vu sur le cochon qui ne pouvait plus marcher, progressant tant bien que mal sur son train arrière, jambes de côté; sur les cochons qui reçoivent des coups de trique et de pied jusqu’à ce qu’ils finissent par entrer dans le box d’abattage. Ce que j’ai vu en me retournant: comment l’animal est scié devant moi et accroché en oscillant: morceaux de muscles partagés en deux parties égales à partir de l’intérieur des cuisses. Nombre d’abattages par jour 530, jamais je ne pourrai oublier ce chiffre.
Je voudrais parler de l’abattage des bovins, de leurs doux yeux bruns, remplis de panique. De leurs tentatives d’évasion, de tous les coups et les jurons, jusqu’à ce que la misérable bête soit finalement prisonnière de l’enclos fermé par des barres de fer et une serrure à double tour, avec vue panoramique sur la halle où ses compagnons d’infortune sont dépouillés de leur peau et coupés en morceaux; puis l’avancée mortelle, et dans le moment qui suit la chaîne que l’on accroche à une patte arrière et dont l’animal tente vainement de se débarrasser en la projetant vers le haut, tandis que, déjà, par en-dessous, sa tête est tranchée. Des flots de sang qui giclent à profusion du corps sans tête, tandis que les pattes se recroquevillent … Raconter à propos des bruits atroces de la machine qui arrache la peau du corps, du geste du doigt, circulaire et automatisé, pour ôter le globe de l’œil de son orbite – artère sectionnée, saignante, coulant à flot à l’extérieur – et le jeter dans un trou à même le sol, où il disparaîtra parmi tous les «déchets». Le bruit provenant des envois sur le dévaloir en aluminium usé, des abats retirés du cadavre décapité et qui ensuite, sauf le foie, le cœur, les poumons et la langue – destinés à la consommation – sont aspirés dans une sorte de collecteur d’ordures.
C’est vrai que je voudrais raconter qu’il arrive toujours qu’au milieu de ces montagnes visqueuses et sanguinolentes se trouvera un utérus gravide, et que j’ai vu des petits veaux déjà tout formés, de toutes les tailles, fragiles et nus, les yeux clos, dans une enveloppe utérine qui n’est plus en mesure de les protéger – le plus petit aussi minuscule qu’un chat nouveau-né, et quand même une vache en miniature, le plus grand au poil tendre et soyeux, d’un blanc cassé, avec de longs cils autour des yeux, dont la naissance devait avoir lieu quelques semaines plus tard. «Est-ce que ce n’est pas un miracle, ce que la nature crée?» constate le vétérinaire de service cette semaine-là, en jetant l’utérus avec le fœtus ensemble dans le gargouillant moulin à déchets. J’ai maintenant la certitude qu’aucun dieu ne peut exister puisqu’aucun éclair ne vient du ciel pour punir tous ces forfaits commis ici-bas, et que ceux-ci se perpétuent interminablement. Ni pour soulager la vache maigre et pitoyable qui, à mon arrivée à 7 heures le matin, se traîne à bout de force, au prix d’efforts désespérés, dans le couloir glacé, plein de courants d’air, et s’allonge juste devant le box de la mort; pour elle, il n’existe aucun dieu, ni personne d’ailleurs, pour lui donner une petite tape pour l’aider. Avant tout, il faut traiter le reste des animaux prévus pour l’abattage. Quand je quitte à midi, la vache est encore couchée et tressaille; personne en dépit d’instructions répétées n’est venu la délivrer. J’ai alors desserré le licou qui lui tranchait impitoyablement la chair et lui ai caressé le front. Elle m’a regardé avec ses grands yeux, et j’ai alors appris en cet instant que les vaches pouvaient pleurer.
Mes mains, ma blouse, mon tablier et mes bottes sont barbouillés du sang de ses congénères: pendant des heures, je suis restée à la chaîne, en train de couper des cœurs, des poumons et des foies. J’ai déjà été prévenue: «Avec les bovins, on est toujours totalement immergé!». C’est cela que je voudrais communiquer, afin de ne pas porter seule le fardeau, mais dans le fond il n’y a personne qui veuille m’écouter. Ce n’est pas qu’au cours de cette période on ne m’ait pas souvent assez posé la question: «Et à l’abattoir, comment ça va? Moi, en tout cas, je ne pourrais pas le faire». Avec mes ongles enfoncés dans les paumes des mains je gratte les lunules jusqu’au sang pour ne pas frapper ces visages apitoyés, ou pour ne pas jeter le téléphone par la fenêtre; pleurer, voilà ce que je voudrais faire, mais depuis que j’ai vu ce spectacle quotidiennement, chaque cri s’est étouffé dans ma gorge. Personne ne m’a demandé si je pouvais tenir. Les réactions à des réponses si parcimonieuses trahissent le malaise à ce sujet. «Oui, cela est tout à fait terrible, aussi nous ne mangeons plus que rarement de la viande». Souvent je m’encourage: «Serre les dents, tu dois tenir, bientôt tout cela sera derrière toi». Pour moi, que le massacre continue jour après jour est l’une parmi les pires manifestations d’indifférence et d’ignorance. Je pense que personne n’a compris que ce ne sont pas ces six semaines à surmonter qui sont importantes, mais bien ce monstrueux meurtre de masse, qui se renouvelle des millions de fois, et dont sont responsables tous ceux d’entre nous qui mangent de la viande. En particulier, tous ceux qui se prétendent amis des animaux et mangent de la viande: ils ne sont pas dignes de confiance. «Arrête, ne me coupe pas l’appétit!». C’est aussi avec ce type de réaction que plus d’une fois je suis restée muette. Parfois le ton monte: «Mais tu es une terroriste, toute personne normale doit rire de toi». Comment s’en sortir seule dans de tels instants? Il m’arrive d’aller regarder le petit fœtus de veau que j’ai ramené à la maison et que j’ai mis dans du formol. ‘Memento mori’. Et laisser en rire les «gens normaux».
Les choses deviennent abstraites quand on est entouré de tant de morts violentes; la vie à titre individuel apparaît alors comme infiniment dénuée de sens. Quand je regarde les rangées anonymes de cochons transportés sous la même forme à travers la halle, je me demande: «Les choses seraient-elles différentes si à la place de cochons, il y avait des humains?». D’autant plus que l’anatomie de la partie arrière de l’animal, épaisse, parsemée de pustules et de taches rouges, rappelle étrangement ce que l'on peut voir sur les plages ensoleillées des vacances: des amas de graisse débordant des maillots de bain trop étroits. En outre, les cris qui retentissent interminablement dans la halle d’abattage quand les animaux sentent approcher la mort pourraient provenir de femmes et d’enfants. Ne plus faire la différence devient inévitable. Il y a des moments où je pense: Arrêter, cela doit s’arrête. Pourvu qu’il fasse vite avec la pince électrique, pour qu’enfin cela s’arrêter. «Beaucoup d’animaux ne crient pas» a dit une fois l’un des vétérinaires, «alors que d’autres se figent comme des statues en se mettant à crier sans aucune raison». Je me demande pour ma part comment ils peuvent rester immobiles et «crier sans aucune raison». Plus de la moitié du temps de stage est écoulé lorsque je pénètre enfin dans la halle d’abattage pour pouvoir dire: «j’ai vu». Ici se termine le chemin qui débute à la rampe de déchargement. Le lugubre corridor sur lequel débouchent tous les enclos se rétrécit jusqu’à une porte ouvrant sur un box d’attente ayant une capacité de 4 ou 5 cochons. Si je devais décrire en image le concept de «peur», je le ferais en dessinant des cochons blottis les uns contre les autres contre une porte fermée, et je dessinerais leurs yeux. Des yeux que plus jamais je ne pourrai oublier. Des yeux que chacun d’entre nous qui veut manger de la viande devrait avoir regardés.
Les cochons sont séparés à l’aide d’une trique en caoutchouc. L’un d’entre eux est poussé en direction d’un espace fermé de tous côtés. Il crie, et comme souvent le gardien a encore autre chose à faire, l’animal essaye de reculer et s’évader par l’arrière jusqu’à ce qu’enfin, à l’aide d’une clapet électrique, il puisse verrouiller l’issue. Par une pression sur un bouton, le sol de l’enclos est remplacé par une sorte de traîneau mobile sur lequel le cochon se retrouve à califourchon, ensuite une deuxième coulisse s’ouvre devant lui et le traîneau avec l’animal glisse vers l’avant dans un autre box. Là une brute de boucher chargé de l’abattage – je l’ai toujours appelé en moi-même Frankenstein – branche les électrodes. Une tenaille d’étourdissement à trois points, comme le directeur me l’a expliqué. On voit dans le box le cochon qui tente de se cabrer, puis le traîneau est brusquement retiré et la bête, palpitante, s’affaisse dans un flot de sang en agitant nerveusement les pattes. Ici l’attend une autre brute de boucher, qui sûr de sa cible, enfonce le couteau en-dessous de la patte avant droite du cochon; un flot de sang foncé gicle et le corps s’affaisse vers l’avant. Quelques secondes plus tard, une chaîne de fer se referme sur une des pattes arrière de l’animal qui est hissé vers le haut; la brute de boucher dépose alors son couteau, s’empare d’une bouteille de cola souillée, déposée à même le sol recouvert d’une couche de sang d’au moins un centimètre, et en boit une gorgée.
Je décide de suivre les cadavres qui, balancés à leur crochet, et saignant abondamment, sont dirigés vers l’ «enfer». C’est ainsi que j’ai dénommé la pièce suivante. Celle-ci est haute et noire, pleine de suie, de puanteur, de fumée. Au terme de plusieurs virages au cours desquels le sang se déverse encore à flots, la rangée de cochons arrive à une sorte d’immense four. C’est là que la soie du porc est éliminée. Les corps des animaux tombent par une sorte d’entonnoir à l’intérieur de la machine. On peut y voir à l’intérieur. Les flammes jaillissent et, pendant quelques secondes, les corps sont secoués de tous côtés, et semblent accomplir une danse grotesque et trépidante. Ils sont ensuite largués de l’autre côté sur une grande table où ils sont immédiatement attrapés par deux grosses brutes de bouchers qui commencent par enlever les parties de la soie qui n’ont pas été éliminées, puis grattent les orbites oculaires et séparent les sabots des pattes. Tout cela se déroule très rapidement, le travail s’effectue en plein accord. Pendues aux crochets par le tendon des pattes postérieures, les bêtes mortes sont alors dirigées vers un châssis métallique contenant une sorte de lance-flammes. Dans un bruit assourdissant, le corps de l’animal est soumis à un jet de flammes qui l’espace de quelques secondes l’enveloppe tout entier. La chaîne mobile se met alors à nouveau en mouvement et emporte les corps dans la halle suivante, celle-là même où je me suis trouvée durant les trois premières semaines. Là les organes sont retirés et apprêtés sur la bande mobile supérieure. La langue est palpée, les amygdales et l’œsophage détachés et jetés, les ganglions lymphatiques coupés, les poumons mis aux déchets, la trachée-artère et le cœur ouverts et les échantillons pour l’examen de trichine prélevés, la vésicule biliaire extirpée, et le foie examiné à cause de la présence possible de poches de vers. Beaucoup de porcs ont des vers et si leur foie en est rempli, il doit être jeté. Tous les autres organes, comme l’estomac, les intestins, l’appareil génital, sont envoyés au rebut. Sur la bande mobile inférieure, le reste du corps est apprêté: divisé en morceaux; les articulations coupées; l’anus, les reins et les parties graisseuses entourant les reins enlevés; le cerveau et la moelle épinière retirés, etc., et ensuite une marque est imprimée sur l’épaule. Le cou, le bas du dos, l’abdomen et les cuisses sont préparés pour la pesée, puis dirigés vers la chambre froide. Les animaux jugés impropres à la consommation sont «provisoirement écartés». Pour le marquage, qui est une opération effectuée dans la sueur sur des cadavres tièdes et visqueux qui pendent très haut en fin de bande, il faut faire très vite quand on n’a pas l’habitude: on risque de se faire assommer par les moitiés de bêtes qui arrivent en force devant la balance et s’entassent les unes sur les autres avec violence.
Je ne dirai pas le nombre de fois que j’ai laissé mon regard errer sur l’horloge murale de la salle de pause! Mais ce qui est sûr, c’est qu’en aucun autre endroit au monde le temps ne passe plus lentement qu’ici. Un temps de pause est octroyé au milieu de la matinée, et c’est essoufflée que je me précipite aux toilettes, et que tant bien que mal je me nettoie du sang et des lambeaux de chair; c’est comme si cette souillure et cette odeur allaient s’accrocher à moi pour toujours. Sortir, seulement sortir d’ici. Je n’ai jamais pu avaler quoique ce soit comme nourriture dans ce bâtiment. Soit je passe mon temps de pause, aussi froid qu’il puisse faire dehors, à courir jusqu’à la clôture en fils de fer barbelés et regarde au loin les champs et l’orée du bois, et j’observe les corneilles. Ou alors je traverse la rue et me rends au centre commercial où je peux me réchauffer en buvant un café dans une petite boulangerie. Vingt minutes après, on est de nouveau à la chaîne. Manger de la viande est un crime. Jamais plus ceux qui mangent de la viande ne pourront être mes amis à nouveau. Jamais, jamais plus. Je pense que tous ceux qui mangent de la viande devraient être envoyés ici, et voir ce qui s’y passe, du début à la fin.
Je ne suis pas restée ici parce que je veux devenir vétérinaire, mais parce que les gens veulent manger de la viande. Et pas seulement cela: mais parce qu’en plus ce sont des poltrons. Leur escalope blanchie, stérile, achetée au supermarché, n’a plus les yeux qui déversent des flots de larmes de frayeur devant la mort, pas plus qu’elle ne hurle quand le couteau va frapper. Vous tous qui vous nourrissez des cadavres de la honte, cela vous est soigneusement épargné, vous qui dites: «Non, moi, cela je ne pourrais pas le faire».
Un jour, un paysan est venu, accompagné de son fils, âgé de 10 ou 11 ans, pour faire analyser un échantillon de viande pour la trichine. En voyant l’enfant aplatir son nez contre la vitre, j’ai pensé que si les enfants pouvaient voir toute cette horreur, tous ces animaux tués, il y aurait peut-être un espoir de changement. Mais j’entends encore l’enfant crier à son père: «Papa, regarde là, quelle énorme scie!..»
Le soir, à la télévision, on annonce aux informations: «mystère non encore résolu» à propos du meurtre perpétré sur une jeune fille, assassinée et coupée en morceaux et je me rappelle la frayeur générale et le dégoût de la population devant cette atrocité. Je dis: «Des atrocités semblables, j’en ai vues 3700 rien qu’en une semaine». Maintenant, je ne suis plus seulement une terroriste, mais encore je suis malade, là-haut, dans ma tête. Car je ressens non seulement de l’effroi et de la répugnance envers le meurtre commis sur un être humain, mais aussi envers ceux commis sur des animaux des milliers de fois en une seule semaine et dans un seul abattoir. Etre un humain, cela ne signifie-t-il pas dire non et refuser d’être le commanditaire d’un meurtre à grande échelle – pour un morceau de viande? Etrange nouveau monde. Il est possible que les tout petits veaux trouvés dans l’utérus déchiré de leur mère, et qui sont morts avant même d’être nés, ont encore connu le moins mauvais sort d’entre nous tous.
D’une manière ou d’une autre, le dernier de ces interminables jours est enfin arrivé et j’ai reçu mon certificat de stage, un chiffon de papier, cher payé si tant est que j’ai jamais payé cher quelque chose. La porte se referme; un timide soleil de novembre m’accompagne depuis la cour de l’abattoir jusqu’à l’arrêt du bus. Les cris des animaux et le bruit des machines s’estompent. Je traverse la rue alors qu’un gros camion à remorque amenant du bétail prend le virage pour entrer dans l’abattoir. Il est rempli sur deux étages de cochons, serrés les uns sur les autres.
Je pars sans un regard en arrière car j’ai porté témoignage et, à présent, je veux essayer d’oublier et de continuer de vivre. A d’autres de lutter maintenant; moi, ce sont ma force, ma volonté et ma joie de vivre qui m’ont été pris et remplacés par un sentiment de culpabilité et de tristesse paralysante. L’enfer est parmi nous, des milliers et des milliers de fois, jour après jour.
Une chose nous reste pourtant, et pour toujours, à chacun: Dire Non. Non, non et encore non!
#2
Posté 10 avril 2007 à 22:54
R e S p E c T....
ce que tu as endurer c'est pas cooool du tout !!!!!!
go forth and thrash !!!
Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.
#3
Posté 11 avril 2007 à 00:59
Ce message a été modifié par NumberX - 11 avril 2007 à 01:00.
#4
Posté 11 avril 2007 à 02:40
Citation
Non, puisque de trés nombreux humains sont torturés sans qu'aucune réaction de masse ne se produise.
#5
Posté 11 avril 2007 à 07:24
nous n'avons pas besoin de regarder les astres pour savoir que notre fin est proche ,
quand je lis un tel témoignage je sais que nous avons dépassé le seuil limite depuis longtemps
comment pouvons nous rester de marbre devant de telles souffrances ,de telles atrocités?
comment pouvons nous dans ces conditions continuer à manger de la viande , car ne nous leurrons pas ,tous les animaux que nous mangeons actuellement subissent ce traitement (voir pire si tant est que ça puisse être concevable)
l'homme est malade ,trés malable ,en fait il est irrécupérable ,il regresse dangereusement
est ce une consolation de savoir qu'il s'inflige les mêmes tortures? bien sûr que non c'est encore plus effrayant
tout compte fait ceux qui se sentent concernés et consternés doivent bien être des extra-terrestres au vu de la reaction du reste de "l'humanité"
je suis en colére , je suis dégoûtée , j'ai la nausée de ma propre nature , j'ai honte ,je suis infiniment triste que nous transformions cette planéte en un magma gargouillant de chairs et de sang torturés et que nous nous en régalions impunement tous les jours
cette planéte me fatigue ,il n'y a plus rien à en retirer ,qu'on en finisse vite avant que des millions d'autres êtres soient broyés
#6
Posté 11 avril 2007 à 08:38
Et oui, j'espère que maintenant, certains qui me trouvaient "fou" d'associer élevage à camps de concentration reviendront sur leur jugement. Et aussi pour viande = meurtre.
Mais il ne faut pas croire que ça s'arrête là, ça se passe comme ça aussi pour tout ce qui est issue de l'élevage (oeuf, lait, ...)
Pourrait-on avoir le lien svp ?
Merci pour ce témoignage que de nombreux ignorants devraient lire.
#7
Posté 11 avril 2007 à 10:54
Pourquoi?
Pour plusieurs raisons:
1) Le lien ne mène à rien .
2) Ce texte est déja venu sur ce site (ou en tout cas un texte qui y ressemble drolement).
http://www.onnouscachetout.com/forum/index...wtopic=2736&hl=
3) Il y a toujours ces passages sur les pauvres Foetus arrachés des Utérus toujours pas crédibles, choses que je dénonçais déja à l'époque. (voir le topic d' il y a 5 ans).
Donc sans retirer du morbide de la chose, ce texte ressemble furieusement à de la désinformation (même si je le répète je suis contre ce qui se passe dans les abattoirs).
Ce message a été modifié par le témoin - 11 avril 2007 à 10:55.
#8
Posté 11 avril 2007 à 11:19
mais d un autre cote c est encore plus dur pour les abatteurs si ils y mettent des sentiments , j ai travailler pour des eleveurs , je les aimais bien les bêtes , c était comme mes amis ( j exagère , mais j avais un sentiment comme avec des animaux de compagnie , comme un chien ou un chat , c est super dur de voir l individualité de chaque vaches , leurs caractères , en gros et sans anthropomorphisme leurs personnalités et de ce dire qu elles vont aller a l abattoir ... alors j étais gentil avec elles , mais c est dur quant le camion part , vraiment dur . a force on essaye de ne plus mettre de sentiment pour ne pas souffrir de leur pertes . ce qui donne pour les atrophies du bulbe ; des brutes , des malades mentaux sans respect , qui les traites comme des merdes , même pas comme des objets , peut être cette violence est le palliatif a la propre souffrance de s attacher , mais c est clair que ce n est pas une raison .).
moi , je n ai pas pus faire éleveur a cause de trois choses : l argent , l attachement aux bêtes (j aurai surment fait faillite ) et la peinture ...
je mange quant même de la viande , j en mange quant mon corp m en réclame mais je crois que je préférerais les tuer moi même les bêtes , sans haine et sans indifférence .
a oui pour les foetus ça doit arriver , mais alors pas souvent , un veau ça rapporte pas mal , et on insémine jamais les vaches a viande , juste les vaches laitières (pour avoir du lait , après on nourris le veau vraiment avec de la merde , et on le tue ...)
si ça arrive c est que le troupeau étais sur une super exploitation en semi-liberté avec un taureau et je le répète des foetus dans un abattoir ça doit être super rare .
a oui aussi (edit) j aimerai bien avoir un témoignage d un abatteur "assermenté" cachere , peut être que les juifs et les musulmans ont une manière de tuer les bêtes traditionnel qui inclus le respect de l animal , ça m intéresserai de savoir ...
Ce message a été modifié par météore interne - 11 avril 2007 à 11:32.
#9
Posté 11 avril 2007 à 11:31
#10
Posté 11 avril 2007 à 11:39
Ce texte, horrifiant au demeurant, est très bien construit et joue habilement avec les sentiments des lecteurs...
Je sais que dans les abattoirs, ce n'est pas rose et que notre civilisation occidentale est carnivore....
Mais bon comme le dit le témoin, même si, je le répète, c'est terrible et certainement en partie véridique, il y a des choses qui clochent dans ce texte quand même....
C'est facile de faire un copié-coller d'un texte dénoncant les méfaits des abattoirs mais où sont les sources??
J'aimerais pouvoir savoir qui véritablement à écrit ce texte et dans quelles circonstances...
Donc, je suis tout à fait d'accord avec le témoin, mais je demande en plus à ceux qui ont posé ce texte leurs sources (en 2003 et aujourd'hui). pour pouvoir se faire une opinion objective...
Attention, je reste aussi bien sûr contre ce qui se passe dans les abattoirs.
Amicalement,
#11
Posté 11 avril 2007 à 11:52
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.
#12
Posté 11 avril 2007 à 12:23
j ai voulu travailler un temps comme dessosseur a la tache.j ai passé que une journée dans un abatoir.tout ce qui es dit dans le post plus haut est veridique.j ai vu la meme chose.peut etre pas les foetus,mais les animaux arrivent la en sachant tres bien ou ils sont,ils savent ce qui les attend.l odeur du sang et de la mort y es presente,c est pas pour rien qu ils ne veulent pas descendre des camions.
que dire de plus,les transports d animaux sont les premieres epreuves qu ils endurent.
des fois les animaux sont pas toute a fait mort,ils sont quand meme decoupées.
on peut se nourir de viande,a condition de laisser les animaux vivre une existence correct et en les abatant proprement.
j ai vu dans le sud de l espagne les meme atrocitées, en plus les animaux ont passées plusieurs jours dans des camions,entassées un sur l autres sous un soleil de plomb(plus de 40°)
c est vrai que les enfants devraient etre invitées a voir ce spectacle,c est tout petit que le respect de la nature s apprend.et peut etre qu une société plus humaine serait crée.
quelle monde allont nous laisser a nos enfants...l horreur est humaine.
#13
Posté 11 avril 2007 à 12:40
En lisant ce témoignage , je songeais à d'autres témoignages que j'avais entendu ou bien lu concernant la mise à mort du cochon dans les fermes. Cela se passe toujours à l'aube. Il y règne une ambiance terrible. Tout le monde le sent. Ceux qui vont tuer l'animal sont aussi ceux qui l'ont élevé. Chacun sait que l'exécution va avoir lieu, l'animal y compris et le maitre sait que l'animal le sait. Cela ne se passe pas dans un un camp d'extermination de masse. Cà a lieu dans la cour de la ferme. Et quand le cochon est égorgé, il hurle...
La différence entre les deux méthodes est que l'une fait face à la réalité et que l'autre s'en lave les mains, c'est tout. Il est préférable d'avoir le courage de ses actes et c'est bien le message que nous délivre ce témoignage. A bon entendeur...
#14
Posté 11 avril 2007 à 13:28
Perso, je n'aurai jamais travaillé dans un abattoir.
Il faudrait que les gens s'efforcent de travailler ailleurs.
Qu'il n'y ait plus de main d'oeuvre.
Il y a bien d'autres postes de travail possible.
En ce moment, je ramasse des asperges... c'est fatigant mais on se sent bien au grand air.
Et c'est tenable pas comme les citrouilles...
perso, je suis végétarien, j'estime que lorsqu'on mange de la viande, on devrait tuer l'animal avant soi-même sinon c'est du meurtre par procuration... on ferme les yeux. (je sais, les enfants en seraient incapables)
Pour finir voici mon pladoyer pour le végétarisme où vous retrouverez des propos similaires à ceux de naturelle même si tout ce que j'en ai vu est seulement passé à la télévision...mais autre chose aussi une conscience d'être
Citation
Depuis que j'ai vingt ans(j'en ai 40 aujourd'hui), je me suis voué au végétarisme , peut-être jugerez-vous que j’en suis un résultat malheureux ? Je me moque bien de votre avis, c’est mon Mars en maison II qui en est la cause. Mes névroses n’ont pas cette origine. Même si j’ai bien moins réussi que vous autres, que j’ai conscience d’être un être très imparfait, tourmenté sexuellement, destructuré familialement, que je ne prie pas le Seigneur Dieu de mon être comme je le devrais, que je ne me donne pas toute mon énergie et mon temps à la recherche d’un emploi, que je ne vis pas l’amour avec Antéa comme je l’aurais souhaité, j’accepte de me regarder dans la glace et crois me voir tel que je suis en toute objectivité !
Végétarien par amour et par respect pour mes frères les animaux. A chacun sa famille, me répondrez-vous ! J’aimerais éprouver un élan d’amour aussi grand quand je rencontre un être humain que lorsque je croise un chien, que je surprends un animal sauvage, que je caresse une herbe sauvage, que je m’adosse contre un arbre ou contre un roc, que je contemple un paysage, que je ressens la douceur d’une brise, que je me douche sous le torrent, que je reçois un grain de sable dans les yeux.
N’est-il pas merveilleux de ne pas exister dans le néant, d’avoir des choses et des êtres à contempler, des aliments à goûter, des parfums à sentir, des bruits à entendre, des formes à toucher ? Rendons grâce à l’existence ! Dans cet élan d’amour, je voudrais élargir ma passion pour l'être aimé, à chaque homme et chaque femme, aux animaux de la terre, de la mer et des airs, aux photons comme aux grands arbres, au moindre brin d’herbe, du caillou au grain de sable, du vent qui souffle en rafale au soleil qui me darde de ses rayons, au « gluon » de l’ascenseur, de la machine à laver !
Prenant la transmigration ascendante des âmes pour véridique, je me surprends parfois lorsque j’écrase une tique, une blatte ou un puceron à souhaiter à l’âme délicieuse de cette pauvre bestiole de monter les étages d’incarnation !
Je voudrais prendre le temps de préparer et de consommer ma nourriture dans une grande ferveur et conscience, en rendant grâce à l’eau, à la terre, au vent et au soleil. Le rapport entre la longueur de nos intestins et notre taille correspond-t-il davantage aux animaux ayant un régime frugivore qu’à ceux qui ont un régime varié ? D’après la Bible, Dieu avait donné à Adam seulement le droit de manger à tous les fruits des arbres sauf un avant d’élargir les aliments consommables aux animaux. Selon Le livre d’Urantia, le prince planétaire et les cent étaient végétaliens . Adam et Eve et leurs enfants de la première génération suivaient le même régime ! Leurs petits enfants auraient mêlé du lait à leur nourriture. Dans les générations suivantes, ils seraient devenus omnivores. Quant à la célèbre discorde entre Abel et Caïn, toujours selon Le livre d’Urantia, Abel se moquait de Caïn. Ce dernier tenait à rester fidèle au régime végétalien d’Adam mais les prêtres étaient déjà revenus aux sacrifices rituels d’animaux. C’est pourquoi ils approuvaient les sacrifices d’Abel et négligeaient les offrandes de fruits de Caïn.
De m’imaginer dans le corps d’un animal qui se prépare à être égorgé, me dissuade de manger de sa chair ! J’imagine attendre mon tour dans l’atmosphère chargée de sang de l’abattoir. Qu’ai-je fait de mal pour finir en chair à pâté avant même d’avoir vécu ? Ceux qui abattent les animaux ne font que des meurtres par procuration pour ceux qui les mangent. Ceux-là même devraient se sentir capable d'envoyer la décharge électrique fatale à l'animal pour avoir le droit d’en manger.
Il semblerait que les plantes ressentent la mort d’une de leurs semblables et même l’agonie d’un oeuf dans l’eau bouillante, d’après les études de Lyall Watson. Quand à cueillir un fruit ou un légume, en général, on ne tue pas la plante mis à part les cas où l’on mange la racine ou le tubercule. Viendra-t-il le jour où l’on pourra se nourrir seulement d’eau et de lumière tel L’homme vert ?
La série V où des envahisseurs de nature reptilienne se nourrissaient de chair humaine voulait-elle nous faire prendre conscience de tout cela, fallait-il encore chercher au delà de l’idée de résistance à l’envahisseur ! Le livre d’Emmanuel soutient que lorsque l’oiseau se donne au chat, c’est un acte d’amour. Il n’y a que les Indiens d’Amérique pour demander pardon au bison ou à l’arbre avant de l’abattre, tandis qu’en occident, on n’a pas le temps de faire de sentiment, économie et rendement obligent. Toute cette déforestation pour écrire des livres stupides qui ne font référence qu’à l’homme, aux rencontres éphémères, à la civilisation ou à la politique !
Autre chose abominable, les batteries d'élevage. Je me suis imaginé truie dans un endroit si restreint que si je tentais de me déplacer, j’écraserais de mon poids l’un de mes petits. Je me suis imaginé poule, engrangée dans un immense hangar où trop rarement, je respirais l’air naturel du dehors à seule fin de réduire les coûts de production. Si la truie ou la poule ne peuvent pas se mouvoir, elles engraissent plus vite, ce qui donne un rendement meilleur et augmente la marge bénéficiaire. Il est à lire De l’immortalité des animaux d’Eugen Drewermann qui prend leur défense avec courage contre la société de consommation. Je ne sais si les animaux ont conscience d’exister, s’ils ne vivent qu’au jour le jour, si la conscience du temps qui passe est propre à l’homme ?
Faut-il promouvoir les êtres d’Amour qui élèvent des poulardes en plein air ? Cela tient-il de la responsabilité personnelle ? Surtout que les oeufs ne seront peut-être pas foncièrement différents de ceux issus de volailles élevées en batteries. Mais les poules auront eu un plus grand plaisir à vivre.
Il me semble vrai que le régime végétarien allié à une discipline du coeur et de l’esprit mène à une philosophie de non-violence tel que le soutenait le Mahatma Gandhi . Par contre, cela ne préserve pas des fantasmes et du délire sexuel. D’ailleurs, j’ai relevé dans Préceptes du Mahatma Gandhi : « Chacun doit se rappeler que ses pensées les plus secrètes ont une influence sur lui-même et sur les autres. Il doit donc pratiquer le contrôle de soi, afin d’éliminer toutes les mauvaises pensées de son esprit et de n’y laisser place que pour les grandes et nobles pensées. ». Mais je ne peux espérer dans ce monde d’images passer au travers des tentations. Faut-il bénir les périodes de tentations comme les saints l’ont fait avant moi ?! Se peut-il qu’on y parvienne par la prière ou la méditation, sans doute le découvrirais-je trop tard, quand la faux viendra trancher ma ligne de vie. Mais doit-on lutter farouchement contre l’énergie sexuelle lorsqu’on est libre des carcans religieux ? Et pourquoi aurait-on été conçus dans un corps de pécheur ! Mon Mars en Scorpion, c’est lui le responsable !
Le problème que ça pose plus sérieusement, c’est l’absence d’agressivité qui caractérise les végétariens et les empêche de postuler à des emplois de commerciaux, de vendeurs, de golden boys ou à des professions de foi telles que la politique, la haute administration et la guerre... On nous reproche d’être trop conciliants, trop gentils, trop serviables, trop inutiles, trop nonchalant en un mot trop bêtes ! Mais il vaut mieux être des larves physiquement inoffensives (modestes et humbles) que des gens violents, tricheurs et manipulateurs à des fins bassement mercantiles. Malheureusement, tant qu’il restera un être violent ou irresponsable sur cette planète, il faudra bien s’en protéger ! D’après les messagers divins qui nous ont transmis le livre d’Urantia, La Terre à d’ailleurs été mise en quarantaine !? Pauvre de nous, humanité abandonnée, laissée pour compte.
Je crains également qu’un tel régime nous empêche de vivre en société, d’être invité par des amis parce qu’il faudrait dans ces moments-là oublier nos voeux, accepter de manger ce qui est dans nos assiettes. C’est pourquoi j’ai tendance à refuser les invitations pour ne pas que la maîtresse de maison se donne la peine de me préparer un plat spécial. Quant à raconter qu’un tel régime nous sauvegarde de maladies telle que le cancer, gardez toujours à l’esprit que Linda Mac Cartney (fervente du végétarisme) a succombé à un cancer du sein.
Soyez conscient !!!!!
Ce message a été modifié par Gémani - 11 avril 2007 à 13:29.
#15
Posté 11 avril 2007 à 17:27
Message de la chienne Kéops à l'humanité
Je me souviens d'un autre sujet sur le même site où il était dit que les poules ou les vaches ou les cochons allaient disparaître suite à des épidémies. Que c'étaient les animaux qui souhaitaient ne plus s'incarner sur la planète.... je n'ai pas retrouvé le sujet...
Aussi que pendant une époque sur la planète, on nous a autorisé a mangé de la chair animale... mais après il aurait fallu s'en abstenir... les poules nous ont été offertes pour qu'on mange les oeufs seulement, pas leur chair... pas retrouvé le doc sur Ere nouvelle.
#16
Posté 11 avril 2007 à 17:37
Citation
Aussi que pendant une époque sur la planète, on nous a autorisé a mangé de la chair animale... mais après il aurait fallu s'en abstenir... les poules nous ont été offertes pour qu'on mange les oeufs seulement, pas leur chair... pas retrouvé le doc sur Ere nouvelle
les animaux domestiques sont de pures inventions de l'humain, motivées par la gourmandise, l'argent et le plaisir... d'après mes calculs ils vont retourner d'où ils sont venus dès que nous ne pourrons plus assumer... non pas par épidémies, mais par syncope du système lorsque nous manquerons de sources d'énergie.
Pour les poules, ne manger que les oeufs et non la chair çà ne marche tout simplement pas : sauf si l'on fait des maisons de retraite rapidement surpeuplées de vieilles poules qui ne pondent plus, et de coqs (cloisonnés individuellement car ils se battent) sachant qu'un poussin sur deux qui naît est un coq.
Citation
çà c'est dans le temps, ou aujourd'hui si on sait pas faire ou qu'on n'a pas envie de faire. J'ai vu un reportage chez un paysan bio : le cochon se précipite sur sa gamelle garnie de nourriture et il tombe le nez dedans en recevant un coup de révolver d'abattage sur le front. Il n'a rien dit et ne s'est rendu compte de rien du tout parce qu'il est chez lui avec les personnes qu'il connaît et qui s'en occupent quotidiennement.
Ce message a été modifié par geispe - 11 avril 2007 à 17:51.
#17
Posté 11 avril 2007 à 17:51
Citation
Si nous savions apprécier et remercier ce que les animaux nous offre (là l'oeuf, par exemple), et ne pas en vouloir dans l'excès, le problème ne se poserait pas..
#18
Posté 11 avril 2007 à 17:53
Il y en a bien qui s'occupe de chevaux âgés pour qu'ils ne finissent pas en boucherie (quand ils ne sont plus rentables sur les champs de course)
Et puis, il y a bien des maisons de retraite pour les humains. Ha bien sûr nous sommes les êtres supérieurs qui avons réduit à l'esclavage nos frères les animaux... En tant qu'espèce supérieure, on peut user comme bon nous semble de certains animaux appelés animaux de boucherie !!!!
Bien sûr vous allez me demander comment on trouve des fonds pour les maisons de retraite pour vieux coqs et poulettes de basse-cour... on augmente le prix des oeufs... ha vous n'êtes pas d'accord... sûrement certains d'entre vous continuent d'acheter des oeufs par 30 (prix réduit) poules qui ne touchent jamais le sol ou qui ne vont jamais dehors...
C'est dommage qu'on ne soit pas envahi par des reptiliens qui nous mangeraient comme amuse-gueule...peut-être comprendriez-vous l'horreur si vous aviez le rôle de l'aliment !?
Citation
Ce message a été modifié par Gémani - 11 avril 2007 à 17:54.
#19
Posté 11 avril 2007 à 17:57
Mon pére et ca remonte a pas mal de temps avait accompagné mon grand pere à l 'abbatoire une fois pour des moutons et je vous jure que mon pere n'y a jamais remis les pieds car meme sans avoir vu le carnage ce qui l'avait fortement choqué a l'epoque c'etait les cris atroces des betes qui savaient a l'avance ou elles allaient finir !!!! l'odeur de la mort surement.
regardez un chat ou un chien qui petit va pour la premiere fois chez le veto et ben je sais pas vous mais le miens maintenant il connait par coeur et des qu'il arrive la bas je peux vous garantir qu'il a vite fait de comprendre ou il est.
pour en finir je voudrais juste dire que lhomme a de tout temps etait un carnivore comme tant de pretateurs sur terre et forcvement il doit se nourrir alors l'industrie du fric a concu l'elevage industriel a grande echelle et le camps de concentration pour bovins pour satisfaire la societé de consommation que nous sommes.
la pompe a fric fait une nouvelle fois des ravages !!! mais que pouvons nous bien y faire nous rats des villes ....
#20
Posté 11 avril 2007 à 17:59
Citation
non çà ne marche pas mathématiquement, même sans excès : pour chaque poule qui pond un oeuf pendant six mois de l'année et durant la moitié de sa vie seulement, il faut que tu nourrisses parallèlement un coq (puisque un poussin sur deux est un coq). Pendant dix ans il faudrait que tu l'élèves dans une cage individuelle car il se bat s'il est avec un autre coq. Et ensuite tu nourris la poule pendant plusieurs années quand elle est vieille et qu'elle ne pond plus. Et pendant ce temps si tu veux des oeufs il faut que parallèlement tu recommences l'opération : à la fin tu fais de la surpopulation de coqs dont tu ne sais que faire et que tu dois enfermer, et de poules qui ne pondent plus...
Il faut demander les végétariens qui élèvent des poules : une fois vieilles ils ne savent pas quoi en faire et les coqs ils essayent de les caser par ci par là dans leur entourage... mais qui a envie d'élever un coq pour des prunes en assurant de ne pas le tuer ?
#21
Posté 11 avril 2007 à 18:10
lapislazuli33, le Mercredi 11 Avril 2007 17h57, dit :
....
regardez un chat ou un chien qui petit va pour la premiere fois chez le veto et ben je sais pas vous mais le miens maintenant il connait par coeur et des qu'il arrive la bas je peux vous garantir qu'il a vite fait de comprendre ou il est.
....
pour en finir je voudrais juste dire que lhomme a de tout temps etait un carnivore comme tant de pretateurs sur terre et forcvement il doit se nourrir alors l'industrie du fric a concu l'elevage industriel a grande echelle et le camps de concentration pour bovins pour satisfaire la societé de consommation que nous sommes.
Pour le veto effectivement : lorsque mon chien s'est mis à trembler comme une feuille sur le pas de la porte j'ai décidé définitivement de ne plus le torturer et l'emmener chez le veto et il était bien content.
Enfin pour l'homme prédateur : non il peut vivre sans petre un prédateur. Point besoin de viande pour vivre : c'est plutôt une gourmandise...
Bon je donne juste mon avis perso, là...
(ma femme est végétalienne, elle ne mange que ce qu'elle produit car si vous achetez un poireau votre argent sert certainement quelque part à acheter un steak, donc vous soutenez le système)
Ce message a été modifié par geispe - 11 avril 2007 à 18:13.
#22
Posté 11 avril 2007 à 18:34
Citation
Il faut demander les végétariens qui élèvent des poules : une fois vieilles ils ne savent pas quoi en faire et les coqs ils essayent de les caser par ci par là dans leur entourage... mais qui a envie d'élever un coq pour des prunes en assurant de ne pas le tuer ?
On pourrait peut-être faire voyager les coqs d'exploitation en exploitation (mais pas entassés les uns sur les autres) mais c'est vrai que ça exigerait une sélection à la naissance pour que très peu de coqs naissent. Mais peut-être que ça nuirait... au niveau de la génétique, peu de diversification...
J'avais entendu parler que certaines tribus pouvaient choisir le sexe de leur enfant selon la consommation d'aliments ( sel ou sucre, je crois) qu'ils faisaient... mais je ne sais pas s'il y a eu vérification scientifique...
Y a certains poissons ou reptiles, les crocodiles ou les tortues selon le dégré d'enfouissement, ce sont des femelles ou des mâles... pas eu le courage de faire les recherches nécessaires...
#23
Posté 11 avril 2007 à 19:01
Pour ma part j'ai déjà vu des reportages sur les abattoirs ou les quelques images que j'ai aperçu parlais bien plus que ce témoignage.J'ai déjà vu la frayeur des animaux dans leur yeux et ressenti moi même l'odeur de la mort si l'on peu dire.C'est quasiment indescriptible , c'est quelques chose qui se ressent et que l'on garde à vie.Ce que je n'aime pas dans ce témoignage c'est cette volonté de culpabilisé les consommateur de viande, j'estime qu'il existe d'autre moyen de faire prendre conscience de la barbarie du monde moderne qui dépasse largement les portes des abattoirs.
Manger de la viande n'est pas un crime, c'est comment on le fait qui en un.Ceux qui tue une bête dans le respect de celle ci ne peut être amalgamé avec ce qui se passe dans les abattoirs, faut pas pousser le bouchon.Mais bon il y aura toujours des extrémistes végétarien, on ne peut rien y faire.
Au faite numberx, pour avoir moi même été témoin oculaire de l'abattage d'un cochon dans une ferme , je tenais à préciser quelques chose.En faite le cochon ne hurle pas ce qui me parait être largement exagéré mais il ralle avec des spasmes en se vidant de son sang par la carotide qui à été trancher jusqu'à ne plus être très audible au bout de 5 mn moment ou il s'endort doucement dans la mort. Quand il crie c'est au moment ou il est extirpé de la porcherie car je pense qu'il sent que quelques chose de pas ordinaire se passe et c'est la peur qui le fait se débattre mais de la à dire qu'il est conscient qu'il vas mourir je ne m'avancerais pas.
Plutôt que de prôner l'extrémisme végétarien il serait mieux d'encourager ceux qui mange de la viande à trouver un moyen plus respectueux de se procurer de la viande notamment avec la possibilité et en accord sur quelques termes avec un bon éleveur avec qui il est possible d'acheter directement une bête qui sera élevée dans de bonne condition et qui sera abattu avec respect et douceur par une personne qualifié. Avec ce système il n'y a que des avantages pour tous et la consommation diminuerais beaucoup.
#24
Posté 11 avril 2007 à 19:27
C'est un plaisir ?
Si on baisse la demande, il y aura moins d'offre.
Il n'y pas une petite voix en vous qui vous dit que cette situation est anormale.
La plupart d'entre-vous s'expriment contre les abattoirs mais vous y souscrivez en continuant d'acheter de la viande... que faut-il donc faire... me traiter d'extrémiste végétarien pour conserver votre mode de vie... vos repas de chair... c'est facile pour s'en passer ... à chaque fois que vous avez de la charcuterie ou un bifteak dans l'assiette... pensez d'où cela provient... ayez l'image de l'abattoir, de ces pauvres créatures avec leurs yeux interrogateurs ou remplis de peur ....qu'on ne veut pas laisser vivre...
Vous qui vous dites sensibles aux channelings... vous prenez ce qui vous plaît et repoussez le reste...
Un peu comme qd on veut oublié un partenaire qu'on a aimé, on l'imagine sur le trône entrain de couler un bel étron.....
A l'opposée, je n'ai rien à dire aux tribus qui chassent pour seulement se nourrir... encore qu'on leur interdit même de chasser maintenant.
Ce message a été modifié par Gémani - 11 avril 2007 à 19:40.
#25
Posté 11 avril 2007 à 19:29
Je n'interviendrais pas dans ce débat. Juste une chose qui me choque :
Citation
Relis bien ce que tu dis...
Sinon, merci Gémani, tu as parfaitement raison et je suis entièrement d'accord avec toi mais fait gaffe, tu vas te faire taper sur les doigts, crois-moi.
Bon sinon, ce témoignage existe depuis un moment, certains l'on déjà vu autre part, j'attends que Naturelle nous donne le lien.
Ce message a été modifié par Typhoon - 11 avril 2007 à 19:31.
#27
Posté 11 avril 2007 à 21:02
Cependant, je ne dois pas me voiler la face, je mange de la viande et quand je lis ce témoignage, j'ai honte
J'avais déjà décidé depuis quelques années de ne pas manger de "petits" d'animaux (agneau, veau, poussin, etc...) mais la lecture de ce texte m'a fait prendre conscience d'une chose, on peut vivre et même très bien sans viande, nous ne sommes pas des carnassiers mais des omnivores et les protéines on peut les trouver ailleurs alors pourquoi donner l'opportunité à ces industries de destruction massive et cruelle d'encore fonctionner.
C'est vrai que la souffrance des animaux commence dés la première seconde du voyage vers leur fin tragique. J'ai vu dans le regard de chevaux destinés à l'abattoir la compréhension de leur sort même quelques jours avant leur "voyage" et ça fait mal.
L'humain a tellement bonne conscience quand il n'entend pas les cris de peur et de douleur des animaux qu'il mange...
Merci naturelle pour ce témoignage qui m'a définitivement ouvrir les yeux sur le calvaire de ces êtres qui méritent autant la vie que nous et peut être plus...
#28
Posté 11 avril 2007 à 21:26
Dioradouze, le Mercredi 11 Avril 2007 21h02, dit :
Donc pour moi ceci n'est pas un vrai témoignage, mais un copier-coller de quelque chose qui n'as pas été vécu par la personne qui posté le texte.
Vous allez me dire "et alors", puisque la cause est bonne !
Ben oui mais voila peut-on mentir pour défendre la bonne cause (question philosophique). Aprés tout on est sur onnouscachetout.com, un site sensé lutter contre la désinformation.
#29
Posté 11 avril 2007 à 21:54
naturelle, le Mardi 10 Avril 2007 22h38, dit :
Une chose nous reste pourtant, et pour toujours, à chacun: Dire Non. Non, non et encore non!
Bonjour Naturelle,
ton post est très bien écrit...
Les chats et les chiens que tu soigneras sont des mangeurs de viande et donc (ce n'est pas de leur faute) participent de manière indirecte a ce massacre.
j'ai connu un médecin végétarien qui donnait de la nourriture végétarienne à son chat... qu'en penses-tu ?
Parce que les végétariens qui ont des animaux carnivores finalement participent aussi de manière indirecte à cela même s'ils ne mangent pas de viande eux même...
Bon ce n'est pas de la provoc ni un jugement, juste une réflexion...
d'ailleurs sais tu ce qu'on met dans les canigous ? sont-ce tous ces déchets qui sont broyés ? les os, les carcasses, les viscères ? plus des vitamines chimiques... Les vétérinaires vendent ce genre de produits, très cher même et conseillent leurs clients d'acheter telle marque parce qu'ils la vendent...
Donc la solution : arrêter de prendre des animaux de compagnie carnivores ? ou leur donner une autre nourriture ?
bon voilà...
...Cyane...
Ce message a été modifié par cyane - 11 avril 2007 à 21:56.
#30
Posté 11 avril 2007 à 22:08
Typhoon, le Mercredi 11 Avril 2007 19h29, dit :
Je n'interviendrais pas dans ce débat. Juste une chose qui me choque :
Citation
Relis bien ce que tu dis...
Sinon, merci Gémani, tu as parfaitement raison et je suis entièrement d'accord avec toi mais fait gaffe, tu vas te faire taper sur les doigts, crois-moi.
Bon sinon, ce témoignage existe depuis un moment, certains l'on déjà vu autre part, j'attends que Naturelle nous donne le lien.
Pour le channeling ne met pas tout le monde dans le même sac , j'ai mon opinion la dessus et sûrement plus éclairer que celle de certain petit boutonneux sentimentaliste.
De toute façon je suis aussi daccord avec letemoin , ce document ressemble fortement à une fabrication de toute pièce et peut être assimilé à de la désinformation.
Ce qui ne veut pas dire que j'adhère à ce qui se passe réellement dans les abattoirs mais ne nous prenez pas pour des moutons qui ne comprennent pas ce qui se passe vraiment.Vous ne regardez qu'à ce qui vous touche directement alors qu'il y a aussi tant de chose qui le font indirectement et tout aussi grave et que beaucoup ne soupçonne même pas.
Je dirais aussi que dans le fil du témoignage les animaux au moins se rendent conte qu'on les mènent aux abattoirs alors que des millions d'humains chantent en y allant tout droit.











