Réagissez au témoignage d'un Officier de la Police Judiciaire, qui nous parle de ce que les policiers n'ont pas le droit de dire publiquement.
Sans casque ni bouclier
Commencé par
EcliptuX
, 13 avr 2007 à 11:01
8 réponses dans ce topic
#1
Posté 13 avril 2007 à 11:01
#2
Posté 13 avril 2007 à 11:44
J'avais dejà vu cette vidéo.
Que dire si ce n'est constater la triste réalité.
Manipulation à tout les étages : Police, ANPE, Média, Politique,.....
Que dire si ce n'est constater la triste réalité.
Manipulation à tout les étages : Police, ANPE, Média, Politique,.....
#3
Posté 13 avril 2007 à 14:27
J'avais également vu cette vidéo. Et dire que le père Sarko n'a rien compris à l'humain !
Et dire qu'il y a des êtres qui sont haineux vis à vis de la P.J. ou de la gendarmerie...
Il est vrai qu'ils sont comme tout le monde parce qu'ils ont choisi un métier : obligés d'obeir et ne rien dire ! Alors qu'au fond d'eux même (et le témoignage le montre) ce sont des humains, qui comprennent ce que vivent les autres humains.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.
Mon lien
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#4
Posté 13 avril 2007 à 14:58
Alors qu'au fond d'eux même (et le témoignage le montre) ce sont des humains, qui comprennent ce que vivent les autres humains.................mais alors pourquoi ne font-ils pas comme celui qui s'est barré car il est un humain alors que ceux qui restent et sont au dessus du citoyen comme il l'a expliqué ne sont déjà plus des humains mais des robots serviles qui tireront sur la foule quand l'ordre sera venu d'exéuter ceux qu'ils verront comme en dessous de leurs prérogatives et de leurs petits avantages de "sous-hommes" qu'ils troquent en échange de l'ordre de tuer si besoin est car besoin sera de tuer et d'exterminer puisqu'ils ne sont plus au service du citoyen mais de leur maitre qui ordonnera de tuer pour la cause nouvelle de quelques vampires qui font dans l'ombre des gouvernements la loi à tous les niveaux.
Cete vidéo devrait être diffusée au haut-parleur devant les bureaux de vote et les écoles en cette période électorale afin que les endormis prennent conscience de ce qui les attend si Sac dOs Nazi monte sur le trône du SI MAIS......
Mais Si(x), si(x), si(x) il va chuter avant d'arriver sur la dernière marche et si il la gravit, lors des législatives il sera seul sur le trône et impuissant face à la derfélante à moins qu'il ait légiféré pour empêcher toute co-habitation.
Espérons que l'ex Maitre-chien s'étrange avec son os le 6 Mai peu avant 20H.
...............Yfsee..............
Cete vidéo devrait être diffusée au haut-parleur devant les bureaux de vote et les écoles en cette période électorale afin que les endormis prennent conscience de ce qui les attend si Sac dOs Nazi monte sur le trône du SI MAIS......
Mais Si(x), si(x), si(x) il va chuter avant d'arriver sur la dernière marche et si il la gravit, lors des législatives il sera seul sur le trône et impuissant face à la derfélante à moins qu'il ait légiféré pour empêcher toute co-habitation.
Espérons que l'ex Maitre-chien s'étrange avec son os le 6 Mai peu avant 20H.
#5
Posté 13 avril 2007 à 19:40
Garde à vue. Dans le tunnel d’absurdité
Un homme roule à 30km/h sur sa moto 125 cm3 avenue des Gobelins à Paris, à la limite du couloir de bus , un jour de semaine en début d’après-midi. Il s’apprête à tourner quand deux policiers garés juste là lui font signe de s’arrêter. Il s’exécute, vos papiers, veuillez retirer votre casque, vous avez une drôle d’haleine, mais j’ai juste bu trois verres de bière à table et encore dans des verres à vin, c’est cela, suivez nous. On ne lui laisse pas le temps de poser l’antivol sur sa moto ni même la possibilité de retirer la clé de contact. Embarqué au commissariat pour y être testé à l’éthylomètre. Résultat : 0,7grammes. Le plafond est à 0,4grammes. Je peux téléphoner, ma mère arrive de province, je dois aller la chercher. En lieu et place du téléphone, ce sera déshabillage complet, inspection du trou du cul, projet avorté de découper l’alliance bien vissée dans le doigt puis mise à l’ombre dans une cellule crasseuse au sous-sol. Pas d’explication, pas de contact avec l’extérieur, c’est comme ça. Puis on le sort, on lui menotte les mains dans le dos et on le planque cette fois dans une cellule de dégrisement avant de le ramener dans sa cellule de garde à vue. L’interrogatoire reprend, nom, prénom, études, normale sup ça se passe avant ou après le bac, ah bon après, ça ne vous embête pas si je corrige les fautes d’orthographe avant de signer, faites je vous en prie, comme c’est la première fois vous n’aurez qu’un retrait de permis de cinq ou six mois estimez-vous heureux. Notez qu’ils le voussoient, c’est la règle. Sauf que “les “non monsieur” dépourvus d’âme, le voussoiement mécanique, à peu près aussi naturel qu’un “bonne journée” de caissière de supermarché, les non-réponses aux questions qu’on pose sur le déroulement de la procédure, l’impression d’être devenu, en quelque heures, un objet, un insecte, qu’on sort puis qu’on replace dans une boîte, sont pires que tous les tutoiements”. Une fois libéré, l’homme retourne là où son cauchemar éveillé avait commencé. Il retrouve sa moto sans antivol avec les clés sur le contact. Un peu sonné, il hèle un taxi qui l’engueule, l’insulte et le fout dehors à peine a-t-il posé un pied à l’intérieur au motif qu’il a risqué d’érafler sa portière en l’ouvrant si près du trottoir. C’était la violence ordinaire d’une journée ordinaire dans la capitale ordinaire d’un pays qui se veut exceptionnel en février dernier.
Ce “tunnel d’absurdité”, dont Kafka a fait une oeuvre, Christophe Mercier en a fait une plaquette de circonstance comme on dirait un texte de combat sous le titre Garde à vue (30 pages, 3 euros, Phébus). Sauf que celui-ci est couché d’une écriture blanche, sèche, neutre. Ce n’est pas Le Proçès mais le PV. 30 petites pages pour 19 très longues heures. Du concentré de vécu. Un témoignage qui est vraiment bienvenu justement parce qu’il n’a rien d’extraordinaire. Pas de torture, pas de coups, pas d’insultes. Juste le grand jeu du petit personnel de la répression. Ca fait réfléchir. Aujourd’hui c’est lui, demain nous. Des histoires comme celle-là, les Français en vivent tous les jours par centaines, et les Français basanés plus radicalement encore et sur un mode nettement plus humiliant. Il ne l’a pas écrit pour se plaindre d’une horreur sans nom mais pour dénoncer des comportements hors de proportion avec le délit. Il l’a fait parce que d’autres ne peuvent pas le faire.
Christophe Mercier est un indépendant de la plume. Critique littéraire (notamment au Point), essayiste, romancier, c’est un admirateur de Jean Anouilh et il fut un proche de Jacques Laurent. Il n’a pas l’air très gauchiste. C’est là le petit hic. Car quelle image subliminale conserve-t-on de cette lecture ? Que Sarko effraie. Loin de moi l’envie de le défendre ! Au contraire même, et pour preuve de vous renvoie au blog de Michel Onfray, qui n’est pas ma tasse de thé lui non plus, mais dont le récit de l’entretien hystérique à lui accordé par Sarko vaut vraiment le détour. Mais enfin quand on lit dans cette plaquette “Je savais que Nicolas Sarkozy était un ministre de l’Intérieur dangereux. J’en ai eu, au-delà de toutes mes craintes, la confirmation” on se demande comment l’auteur fait pour continuer à collaborer à un hebdomadaire qui détient le record de France des couvertures à lui consacrées -et pas pour le traîner dans la boue ! On se souvient aussi que ce type de comportement policier ne date pas d’hier, hélas. Enfin, on se frotte les yeux en lisant à la fin de la plaquette la lettre que la mère de Christophe Mercier, médecin-à-la-retraite-corrézienne-de-souche-ancienne-militante-RPR, a adressée au ministre. Pour dénoncer dans cette histoire vécue “des méthodes dignes de la Stasi ou de la Gestapo”, demander à Sarkozy si il se rend compte qu’il reproduit en France “les méthodes de régimes totalitaires que votre famille a fuis” et lui dire qu’elle sait maintenant pourquoi il fait peur. Rien de moins !
Ce qui me fait peur à moi, c’est que les gens en fassent toujours trop, que le vrai fascisme soit banalisé et que les mots soient ainsi vidés de leur sens. Ca, ce n’est pas une menace mais une réalité. Ordinaire elle aussi. Que Nicolas Sarkozy soit un type dangereux n’étonne pas ceux qui ont eu à le connaître. Ne fut-ce que pour son absence de maîtrise, de contrôle, de sang-froid. Pour ne rien dire de ses idées les plus récentes, même s’il n’a pas (encore) placé le goût de la bière, entre le suicide et la pédophilie, au rang des fatalités génétiques. Mais même s’il l’y a encouragé, la Police ne l’a pas attendu pour déraper, se laisser glisser vers certains de ses penchants naturels ou se perdre dans ses excès.
Un homme roule à 30km/h sur sa moto 125 cm3 avenue des Gobelins à Paris, à la limite du couloir de bus , un jour de semaine en début d’après-midi. Il s’apprête à tourner quand deux policiers garés juste là lui font signe de s’arrêter. Il s’exécute, vos papiers, veuillez retirer votre casque, vous avez une drôle d’haleine, mais j’ai juste bu trois verres de bière à table et encore dans des verres à vin, c’est cela, suivez nous. On ne lui laisse pas le temps de poser l’antivol sur sa moto ni même la possibilité de retirer la clé de contact. Embarqué au commissariat pour y être testé à l’éthylomètre. Résultat : 0,7grammes. Le plafond est à 0,4grammes. Je peux téléphoner, ma mère arrive de province, je dois aller la chercher. En lieu et place du téléphone, ce sera déshabillage complet, inspection du trou du cul, projet avorté de découper l’alliance bien vissée dans le doigt puis mise à l’ombre dans une cellule crasseuse au sous-sol. Pas d’explication, pas de contact avec l’extérieur, c’est comme ça. Puis on le sort, on lui menotte les mains dans le dos et on le planque cette fois dans une cellule de dégrisement avant de le ramener dans sa cellule de garde à vue. L’interrogatoire reprend, nom, prénom, études, normale sup ça se passe avant ou après le bac, ah bon après, ça ne vous embête pas si je corrige les fautes d’orthographe avant de signer, faites je vous en prie, comme c’est la première fois vous n’aurez qu’un retrait de permis de cinq ou six mois estimez-vous heureux. Notez qu’ils le voussoient, c’est la règle. Sauf que “les “non monsieur” dépourvus d’âme, le voussoiement mécanique, à peu près aussi naturel qu’un “bonne journée” de caissière de supermarché, les non-réponses aux questions qu’on pose sur le déroulement de la procédure, l’impression d’être devenu, en quelque heures, un objet, un insecte, qu’on sort puis qu’on replace dans une boîte, sont pires que tous les tutoiements”. Une fois libéré, l’homme retourne là où son cauchemar éveillé avait commencé. Il retrouve sa moto sans antivol avec les clés sur le contact. Un peu sonné, il hèle un taxi qui l’engueule, l’insulte et le fout dehors à peine a-t-il posé un pied à l’intérieur au motif qu’il a risqué d’érafler sa portière en l’ouvrant si près du trottoir. C’était la violence ordinaire d’une journée ordinaire dans la capitale ordinaire d’un pays qui se veut exceptionnel en février dernier.
Ce “tunnel d’absurdité”, dont Kafka a fait une oeuvre, Christophe Mercier en a fait une plaquette de circonstance comme on dirait un texte de combat sous le titre Garde à vue (30 pages, 3 euros, Phébus). Sauf que celui-ci est couché d’une écriture blanche, sèche, neutre. Ce n’est pas Le Proçès mais le PV. 30 petites pages pour 19 très longues heures. Du concentré de vécu. Un témoignage qui est vraiment bienvenu justement parce qu’il n’a rien d’extraordinaire. Pas de torture, pas de coups, pas d’insultes. Juste le grand jeu du petit personnel de la répression. Ca fait réfléchir. Aujourd’hui c’est lui, demain nous. Des histoires comme celle-là, les Français en vivent tous les jours par centaines, et les Français basanés plus radicalement encore et sur un mode nettement plus humiliant. Il ne l’a pas écrit pour se plaindre d’une horreur sans nom mais pour dénoncer des comportements hors de proportion avec le délit. Il l’a fait parce que d’autres ne peuvent pas le faire.
Christophe Mercier est un indépendant de la plume. Critique littéraire (notamment au Point), essayiste, romancier, c’est un admirateur de Jean Anouilh et il fut un proche de Jacques Laurent. Il n’a pas l’air très gauchiste. C’est là le petit hic. Car quelle image subliminale conserve-t-on de cette lecture ? Que Sarko effraie. Loin de moi l’envie de le défendre ! Au contraire même, et pour preuve de vous renvoie au blog de Michel Onfray, qui n’est pas ma tasse de thé lui non plus, mais dont le récit de l’entretien hystérique à lui accordé par Sarko vaut vraiment le détour. Mais enfin quand on lit dans cette plaquette “Je savais que Nicolas Sarkozy était un ministre de l’Intérieur dangereux. J’en ai eu, au-delà de toutes mes craintes, la confirmation” on se demande comment l’auteur fait pour continuer à collaborer à un hebdomadaire qui détient le record de France des couvertures à lui consacrées -et pas pour le traîner dans la boue ! On se souvient aussi que ce type de comportement policier ne date pas d’hier, hélas. Enfin, on se frotte les yeux en lisant à la fin de la plaquette la lettre que la mère de Christophe Mercier, médecin-à-la-retraite-corrézienne-de-souche-ancienne-militante-RPR, a adressée au ministre. Pour dénoncer dans cette histoire vécue “des méthodes dignes de la Stasi ou de la Gestapo”, demander à Sarkozy si il se rend compte qu’il reproduit en France “les méthodes de régimes totalitaires que votre famille a fuis” et lui dire qu’elle sait maintenant pourquoi il fait peur. Rien de moins !
Ce qui me fait peur à moi, c’est que les gens en fassent toujours trop, que le vrai fascisme soit banalisé et que les mots soient ainsi vidés de leur sens. Ca, ce n’est pas une menace mais une réalité. Ordinaire elle aussi. Que Nicolas Sarkozy soit un type dangereux n’étonne pas ceux qui ont eu à le connaître. Ne fut-ce que pour son absence de maîtrise, de contrôle, de sang-froid. Pour ne rien dire de ses idées les plus récentes, même s’il n’a pas (encore) placé le goût de la bière, entre le suicide et la pédophilie, au rang des fatalités génétiques. Mais même s’il l’y a encouragé, la Police ne l’a pas attendu pour déraper, se laisser glisser vers certains de ses penchants naturels ou se perdre dans ses excès.
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé
#6
Posté 13 avril 2007 à 19:55
désolé mauvais copier coller voici le lien Christophe Mercier
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé
#7
Posté 13 avril 2007 à 22:29
Troublantes ces vidéos même si elles ne sont pas vraiment surprenantes ! ce qui m'inquiète c'est ce qui va arriver si le Sarkosmith prend le pouvoir ! Quand comprendront-ils que tout ne peut être soumis à la concurrence et aux résultats chiffrés. Tout devient mécanique et c'est sûr que dès qu'ils en auront la possibilité ils vont remplacer les hommes par des robocops et là bonjour les bavures ! A travers ce témoignage c'est le triste constat de ce que devient notre société, une société froide où le moindre écart ne sera plus permis pour la populace quand les dirigeants pourront se permettre tout ! C'est quoi ce système superficiel qui ne va jamais au fond des choses, ne fait qu'accumuler les problèmes à force de ne pas les régler ! Ce système qui agit toujours en aval et provoque des dommages collatéraux à tout bout de champ ! on ne doit pas si tromper, ça et l'invasion de l'Iraq dans le fond c'est la même chose, et les esprits éveillés l'auront compris !
#8
Posté 22 mai 2007 à 20:20
Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau sujet
http://regardeavue.c...es-de-policiers
Je voulais mettre cette vidéo sur un autre topic que j'alimente ces temps ci mais là je crois que ce temoignage se doit d'avoir un topic à part....inutile de dire que Jamel Boussetta, le CRS qui temoigne a été "remercié" comme il se doit...
Une triste réalité qui malheuresement ne m'etonne plus....
A VOIR ABSOLUMENT ET EN ENTIER....
Citation
Après Sans Casque ni Bouclier, deux nouveaux témoignages sur la police d'aujourd'hui. Les réalités d'un métier qui, de plus en plus, s'éloigne d'un service public pour devenir un outil de répression, soumis à des règles de rentabilité absurdes et inefficaces.
Je voulais mettre cette vidéo sur un autre topic que j'alimente ces temps ci mais là je crois que ce temoignage se doit d'avoir un topic à part....inutile de dire que Jamel Boussetta, le CRS qui temoigne a été "remercié" comme il se doit...
Une triste réalité qui malheuresement ne m'etonne plus....
A VOIR ABSOLUMENT ET EN ENTIER....










