Au départ , l’idée paraissait intéressante .Aider les toxicomanes à décrocher tout en préservant une vie "normale"
Tout d’abord, il y a eu des résultats spectaculaires. En dix ans, les traitements de substitution à l’héroïne ont permis de faire chuter les overdoses de 80 %, d’aboutir à ce que la transmission du VIH soit, chez les usagers de drogue, la plus faible de toutes les populations à risque, et de stabiliser celle de l’hépatite C. Docteur William Lowenstein, addictologue
Mais des dérives sont vite apparues , en Janvier 2006 , Liberation publie un article ou le Dr Debré déclare :
« Est-il normal que le Subutex une véritable drogue soit devenu le deuxième médicament remboursé par la Sécurité sociale, tout en contribuant à hauteur de 30 % au trafic de rue », s’indigne ainsi le Dr Bernard Debré, député UMP, en décembre 2005.
Les motifs rapportés pour utiliser ce produit sont son faible prix, sa disponibilité facile, la mauvaise qualité et la cherté de l’héroïne de rue, sa pénurie qui conduit à utiliser la buprénorphine pour prévenir ou adoucir le manque et obtenir un petit effet euphorisant qui est accru avec la prise concomitante de benzodiazépines .
Dans un échantillon de 15-20 ans d’usagers de drogues en contact avec des institutions spécialisées, 39 % presque tous NON consommateurs d’héroïne avaient consommé et etait dependants de la buprénorphine associée souvent à du temazepam
.http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/36_subutex6.htm
Le livre de l’ancien directeur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, M.Claude Frémont :ADIEU SECU (éditions : le cherche midi) nous rapelles aussi que l’organisation de la distribution du SUBUTEX est une grande illusion pour ce qui concerne l’efficacité de la guérison des personnes dépendantes.
De 4000 personnes traitées en 1996,on passe à 50 000 en 1997, jusqu’au chiffre de 85 000 estimé aujourd’hui (octobre 2006). Un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2005 pour le laboratoire. Dans les douze médicaments les plus coûteux pour l’assurance maladie.
Les dérives n’ont pas tardé a apparaitre : Des doses supérieures de deux à trois fois aux doses maximales, qu’on se procure en s’adressant à 5 ou 6 médecins différents et autant de pharmaciens. Quand ça ne suffit pas, on fabrique de fausses prescriptions, sur des ordonnaces dérobées .
Cela malgré des contrôle conformes à des recommandations officielles posées dés l’origine , mais jamais appliquées
A cette epoque le directeur de la caisse primaire s’attire les foudres des médecins lorsqu’il dénonce cet état de fait
Et Jean-Luc Maxence , directeur du centre Didro , d’enfoncer le clou
Ainsi, contrairement à ce que veulent nous faire croire tous ceux qui ont des intérêts a faire passer ce dérivé de la morphine pour la pilule-miracle pouvant résoudre toute héroïnomanie, le Subutex peut devenir un danger public pour les usagers de drogue... C’est pourquoi, en dépit des « tests » et des « enquêtes épidémiologiques » « globalement positifs », tous paradoxalement sponsorisés par le laboratoire , qui est en quelque sorte juge et parti, il nous a semblé urgent de dénoncer le Subutex au nom d’une pratique quotidienne de l’accueil de jeunes toxicomanes, pratique remontant à plus de quinze ans, au nom surtout d’observations impartiales nées du souci obstiné de refuser de constater sans protester que le soin aux toxicomanes tombe en désuétude progressive « dans une économie qui transforme rapidement la science en source de profits » comme l’écrit justement Daniel S. Greenberg dans le fameux Washington Post.
L’impasse est donc faite sur les risques du aux détournement de l’usage du subutex :
Injections , Abcés , Amputations , Risques pulmonaires , Association dangereuse avec des benzodiazépines , Desocialisation , Nervosité , Periodes d’agitation suivie de léthargies , Atteintes hepatiques , fragilisation des dents , etc ...
Sans compter les 20 à 65 decés que l'on hesite encore à attribuer au subutex http://www.drogue-da...cle2=substituts
Ainsi le très sérieux JAMA (Journal of the American Medical Association) , publiant une étude sociologique au sujet de l’attitude des chercheurs sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, n’a pas hésité à affirmer que les résultats montrent que la sponsorisation d’analyses économiques de médicaments par les firmes pharmaceutiques « entraîne une moindre probabilité de voir des résultats défavorables être signalés ».
Actuellement seulement 5 % des usagers arrivent à se sortir du Subutex
Il n’est pas rare de voir des personnes sous traitements depuis 10 ans et plus , sans aucun espoir de sortie
Nous en sommes déja à 90 000 personnes sous Subutex et le chiffre ne cesse de monter
Alors que la methadone qui elle ,distribuée sous controlée , n'est prescrite qu'a 11 000 usagers
Que va devenir cette situation ubuesque . Quand paradoxalement , l'Afssap interdit l'iboga , qui a des effets prometteurs concernant l'addiction
Ces drogues de substitutions font actuellement des ravages sans que personne ne s’en offusque
Des fortunes sont faites par des blouses blanches qui du moment que leur helico fonctionne bien , se foutent pas mal des degats que vont faire ses substituts sur le long terme
Peut on acheter la paix sociale au detriment d'une jeunesse à la derive devenant , de ce fait , un enorme vecteur de benefices
Commencerait on déja à pratiquer la "selection naturelle" a nos frais ???
Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes parlait de distribution de drogues de bien etre à la population . Il serait surement surpris de voir que nous y sommes deja , et ce n'est qu'un debut










