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de la notion d'éternité


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4 réponses dans ce topic

#1 plume.vagabonde

plume.vagabonde

    néophyte

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Posté 14 avril 2007 à 10:49

........je ressors un peu mes textes du fond de mes tiroirs............  mélange d'inspirations après méditations...... réflexions qui peuvent, je l'espère, en amener d'autres...........c'est un peu le but de la maneuvre.
C'est un peu long à lire.....


Les écrits sont des pensées figées dans le temps. Ils peuvent être stériles ou bien fertiles selon ce qu’en fait la conscience. Les mots ne sont que des mots. Ils reflètent la pensée d’un instant qui fût et qui n’est plu. Seule la conscience, étincelle de la supra conscience, évolue en son cheminement vers l’absolu.
De la notion d’éternité


Assis tout près du Château de Quéribus,(corbières dèpartement 66) les yeux rivés vers les étoiles, l’être dépose à ses côtés les choses de la vie, afin de s’identifier un instant aux profondeurs de l’infini, à l’écoute des pierres, du message des astres, et de cette saine émotion qui dans le cœur grandit. Combien d’êtres as-tu vu passer de ton piton rocheux ? Combien de maux, d’illusions, de discours sans fin ?
La chair se dissout dans le creuset du temps qui passe. La pensée, tout comme le pollen dans le vent printanier, s’éparpille en une genèse discontinue dans les consciences nouvelles et à venir. Fou est celui qui se croit seul parmi la multitude, à gémir sans cesse dans l’orbe de sa vie, à rejeter sur l’autre la cause de son mal  vivre, à ne juger le monde qu’à travers le “on dit”, l’écran de télévision, la fausse réalité de son vécu quotidien masqué par la turbulence, et l’agitation de son propre mental.
                                                        Petite planète bleue autour de son étoile, à la lisière de la voie lactée, qu’évoque pour toi le “je suis ? ” Rien ! Sinon un grain de poussière muni d’une embryonnaire particule d’intelligence, assemblée à d’autres particules, en route vers l’immuable et inconnaissable infini.
Dès sa naissance, Isis recouvrit d’un voile le visage de l’Homme afin qu’il ne vît point la beauté de ses yeux. Ainsi, toute sa vie, plongé dans l’ignorance, il devait errer dans le labyrinthe obscur de ses propres passions. Seul l’éveil progressif de son intelligence doit lui permettre, un jour, de saisir à pleines mains le fil d’Ariane de la liberté afin, qu’à la Lumière retrouvée, il puisse goûter le fruit mystérieux de l’Arbre de la connaissance situé en plein cœur de son Eden perdu.
La Dame du lieu, vêtue d’une longue robe blanche, apparaît parfois au promeneur solitaire venu se recueillir ici, un soir, lorsque la nuit est constellée d’étoiles.  Elle vient chuchoter, doucement à l’oreille, quelques mots, quelques phrases, audibles au cœur sensible uni un instant, dans l’instant d’éternité.
Qu’est ce qu’une seconde dans l’éternité de l’univers ? Un être s’efface, un autre vient. Est-il quelque chose de subtil qui fait vibrer la vie dans la fleur qui s’éveille, dans l’enfant qui cri au monde naissant ? Energie de vie, t’arrêtes-tu vraiment lorsque le dernier souffle venu, l’être s’endort pour dans le néant se fondre ?
Il est d’étranges soirs, disait le poète, où les fleurs ont une âme.
Il est d’étranges moments où, lorsque le mental s’estompe, le cœur chavire dans les profondeurs du silence intérieur.
Va ! Va mon âme, vers ces étendues mystérieuses que le mental, trop bavard, ne soupçonne même pas.
Ramène-moi, de ton voyage, ces quelques fragments de Lumière transmis depuis l’aube des temps, par la magie du symbole,  par le verbe de ceux qui ont osé gravir le difficile sentier de la connaissance et dont les mots, telle l’écume sur les écueils épars, se sont à jamais brisés en nos mortelles consciences.
                                             L’Homme, la Nature, et l’Univers, sont une image cristallisée, une émanation, une projection  de la Lumière de l’intelligence universelle. Le reflet va s’identifier à sa source, devenir ainsi lui-même la Lumière, et retourner à l’unité. Tout n’est que flux et reflux dans l’océan cosmique. Tout est continuité, commencement, fin, recommencement. Le monde de la forme, mû en un mouvement en spirale par l’énergie invisible de l’intelligence, ne peut concevoir son créateur sinon en ressentir l’essence derrière le souffle du vent, la fleur qui éclôt, la chenille devenant papillon, l’enfant qui tend la main pour quatre grains de riz, le vieillard, sur son banc, attendant le moment où il devra partir. Par l’abstraction de l’illusoire apparence, le cœur peut percevoir, à travers la multitude, cette force d’Amour dans laquelle il vient se fondre et où il n’est question ni de races, ni de religions, ni de couleurs. Elle est là, l’éternité, en cette force immobile, omniprésente, cause du mouvement et de la vie.  La spirale, symbole d’évolution, indique parfaitement sur un plan pratique que jamais, dans sa vie, l’Homme ne revient en arrière. Ce qui, du reste, serait en opposition avec les lois de l’Univers.
                                             Le corps se forme, se déforme, meurt et retourne dans le cycle de la nature. Il n’est que le support, le reflet dans le miroir de l’âme. L’esprit, attiré  par la matière,  apprend, évolue, puis s’en retourne vers de nouveaux rivages, vers de nouveaux visages, sur un chemin qui n’a ni fin ni commencement.
Dans l’incarnation, l’esprit est soumis à la fois à l’influence de la matière, de polarité négative, ou passive, et à l’influence  de l’intelligence universelle, de polarité positive, ou active. Le maintien de la vie dépend du rapport de force entre ces deux polarités dont le déséquilibre, dans un sens ou dans l’autre, conduit à la maladie physique ou mentale.
Enfermé dans son corps de chair, l’être se croit unique, seul parmi la multitude. Aussi est-il tenté par l’illusion de ses sens et par ce qu’il pense être la réalité. Nous commettons des erreurs de jugements dans nos paroles, dans nos actes, souvent par ignorance qu’il y a en nous autre chose que des atomes et des électrons, et que la seule chose qui diffère de nos semblables réside dans l’apparence extérieure. Derrière le masque se cache l’infini d’où nous venons et où nous reviendrons.
Telles les couleurs de l’arc-en-ciel se noyant  dans l’éclat du soleil, les êtres qui partent vers le pays de l’éternelle aurore se fondent  dans le tout de l’unique Lumière. Et, tout comme ces mêmes couleurs de l’arc-en-ciel qui semblent surgir de terre lorsque les rayons du soleil percent le rideau de pluie, de même par l’union des contraires le Un  devient multiple.

La Lumière, cristallisée dans la matière par l’intermédiaire de l’Amour, devient la Vie. La vie manifestée est la réflexion de l’Intelligence universelle, tout comme la lumière de la Lune est la réflexion de la lumière du Soleil. Ainsi, le centre de la cellule bat comme un cœur à l’image de notre propre cœur. De même les planètes possèdent une croûte de matière et un centre d’énergie, à l’inverse de l’étoile qui, elle, possède une enveloppe externe d’énergie et un noyau de matière plus compacte. Sur cette réflexion nous pouvons pleinement percevoir le principe de dualité dans l’univers visible. Le Un, la Lumière, l’intelligence, le Soleil, crée le Deux, l’intermédiaire, le principe féminin, la Lune, d’où jaillit le Trois, la création dans son ensemble. La Lune, en sa période de 28 jours, reflète peu à peu la lumière du Soleil jusqu’au point ultime appelé Pleine Lune, puis s’estompe peu à peu vers les ténèbres jusqu’à une prochaine circonvolution. Cette lumière n’est qu’apparente, trompeuse, instable, inspirante, sensuelle. Elle représente le principe féminin, maternel, la fécondité, l’inspiration du poète, le rêve, le monde sensible, et surtout le domaine émotif.
L’Etre, en ses balbutiements, va apprendre à maîtriser ses émotions, sa nature sensuelle, son inconstance, afin de se diriger tout doucement vers sa propre Lumière, vers l’éveil de la volonté, ce que l’on pourrait nommer l’état solaire. L’attachement à l’apparence conduit vers l’obscur, tout comme la vénération de l’image conduit au dogme, à la peur, à l’intégrisme, au culte de la personnalité qui, du reste, est une entrave sur le chemin. Il est certainement plus intéressant d’imiter la vie d’un saint homme, plutôt que de chérir les restes de sa tunique ou son tibia.  L’image, ou symbole, doit servir de repère, de borne de direction, et non de totem. Un proverbe chinois énonce: “  Lorsque le sage montre l’étoile, l’ignorant regarde le doigt.” Ici réside la différence entre le monde de l’illusion:  figé, fini et mortel, et le monde de l’infini, ce grand océan de l’éternité dans lequel, en fait, nous baignons. L’initiation est le passage progressif de la Lune au Soleil, des ténèbres à la connaissance, du fini à l’infini.
Le vice enchaîne l’âme à la matière, tout comme le développement de certaines tares tels l’égotisme, l’égoïsme, l’orgueil, l’avarice, la jalousie, la haine, qui entraînent l’être dans le trou noir de son étoile intérieure. Le Moi, étant exempt de tout rayonnement extérieur, à cause d’un amour excessif de lui-même, agit en sens inverse de l’évolution, et recroqueville la personnalité de l’être jusqu’en son effondrement total dans une permanente illusion. Ainsi, peu à peu, les centres d’énergie se ferment, diminuant de fait l’expression de l’intelligence universelle dont le but profond semble davantage lier l’individuel au collectif, et non le collectif à l’individuel.
Le manque de recherche spirituelle, dans notre monde moderne, enfonce l’Humanité dans les profondeurs de la bêtise et de l’abrutissement médiatique. Combien pensent, au lieu de juger les autres, à mieux se méfier de l’ennemi dont le miroir nous renvoi l’image, à savoir notre image ? Aussi, mieux vaut développer la simplicité de cœur et de pensée que de se perdre en ces conjonctures intellectuelles qui, en fait, ne font qu’amplifier les illusoires valeurs de l’ego, ne semant ça et là que des graines stériles dont se nourrissent certains en mal de pouvoir et de gloire. Mais est-il utopique de croire encore en un renouveau spirituel, alors que Maïa, la déesse de l’ illusion, couverte de la tête aux pieds d’or et de pierreries, entraîne l’Homme vers ces abîmes insondables où les seuls dieux sont la pub, l’argent, et l’apparence ? Non il n’est pas utopique de croire en un renouveau spirituel. Cependant le chemin demeure difficile. Non pas qu’il soit difficile physiquement, comme il le fût autrefois, mais, disons, psychiquement. Entouré d’une myriade de tentations diverses visant à détourner son attention, le chercheur se doit d’être plus que jamais sur ses gardes.  De nos jours, à l’aube de l’ère du verseau, si notre choix se porte sur l’évolution spirituelle, nous pouvons nous élever très vite, tout comme, à l’opposé, nous pouvons tomber tout aussi rapidement au moindre faux pas.

Petit appendice sur les arts divinatoires.

Les arts, dits divinatoires, sont des succédanés de l’ésotérisme véritable dont le but est de découvrir son propre libre arbitre par le travail sur soi-même. L’Homme a toujours éprouvé le besoin de connaître son avenir, mais bien peu ont cherché les moyens de maîtriser leur vie. La vie n’est point une fatalité, mais un terrain vierge sur lequel nous devons cultiver les graines de notre propre évolution. L’existence est une école au travers de laquelle, l’âme incarnée, apprend les leçons, parfois difficiles, qui lui permettront de gravir le sentier conduisant à la réalisation du Soi, ou fusion avec la supra conscience.  Quel est ce sentier ? La connaissance des antinomies, ou contraires, et leur harmonisation, non par la force, mais par une patiente alchimie mentale au travers de laquelle le métal vil sera transformé en l’or pur  d’une raison et d’une conscience clarifiés. Transmuer ses vices en vertus ! Tel est le premier devoir de l’Homme. Travailler, vouloir, savoir, oser, et surtout, se taire. Car la parole détruit l’acte et ne produit que des arbres sans fruits.
L’idéal, des arts divinatoires, est d’amener l’être à découvrir ses propres imperfections. Mais qui pourrait donc prétendre dévoiler les imperfections d’un autre, alors qu’à contrario nous sommes nous-mêmes imparfaits ? La déviation, souvent mercantile, de cet « ésotérisme de bas étage » amène, chez le consultant, et le consulté, un surcroît de karma dont l’un et l’autre auraient très bien pu se passer. Si l’astrologie, pour donner un exemple, peut être une aide à un moment donné afin de se mieux connaître, elle peut devenir à la longue une entrave à l’évolution spirituelle. Nul n’a le droit de soulever le voile d’Isis sans être passé tout d’abord par la petite porte, si basse, que seul un enfant pourrait s’y glisser. S’y soustraire peut conduire l’imprudent tout droit dans l’océan obscur menant à l’illusion et à la folie.
« connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et les dieux. », «  ce que tu fais, te fait ! », nous disent de vieux adages.
                                                        




Lorsque à l’horizon l’astre roi se lève, badigeonnant la nature de ses rayons dorés, la muraille du château s’éclaire et l’esprit semble s’envoler. Une douce mélodie raisonne à mes oreilles, tel un message issu de l’infini. Un jour, une seconde, un instant d’éternité,  tout là-bas, dans la lumière, un ange souriait en me montrant l’arcane.

Ce message a été modifié par plume.vagabonde - 14 avril 2007 à 10:52.


#2 Tichen

Tichen

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Posté 16 avril 2007 à 13:41

Bonjour Plume.

L'Ouroboros ne représent-il pas un peu l'éternité ?
Il illustre la ronde des cycles, les éternels recommencements : ce qui est au départ est pareil quà la fin. Mais entre les deux, alors là, surprise de l'Instant.

Effleurer le sommet d'une haute et solide montagne de plus de 4000 mètres avec un mouchoir de soie, et attendre grâce à ce procédé que la montagne tombe en poussière représente, en Inde, la notion d'infinie, d'éternité : c'est quand la fin.... ?

Un peu comme le contenant et le contenu.....
Dieu est une personne que personne n'a pu voir, a part à l'époque du Christ (Un candidat au bac)

#3 Lunesoleil

Lunesoleil

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Posté 16 avril 2007 à 22:08

plume.vagabonde, le Samedi 14 Avril 2007 10h49, dit :

........je ressors un peu mes textes du fond de mes tiroirs............  mélange d'inspirations après méditations...... réflexions qui peuvent, je l'espère, en amener d'autres...........c'est un peu le but de la maneuvre.
C'est un peu long à lire..... 
  
Que voici de belles inspiration d'une plume.vagabonde par les sentier d'onnouscachetout nous émouvoir par tant de vérités :aureole7: . Pour la longueur un peu long à lire , c'est peut-être le  prix qu'il faut donner pour en reçevoir tous les bénéfices de l'art de divulguer une connaissance qui éveille l'âme sans vouloir la contredire . Que de secret dévoilé , de méditation survolés dans la mémoire du silence qui peut faire ressortir des trésors de ce que la pensée cultive à l'ombre de l'agitation du monde assailli par ces préoccupations quotidienne en oubliant que la solution réside souvent au plus profond de sa conscience éclairée lorsque l'interupteur est allumé .... :sun2:
Passionnée d'astrologie toujours et encore ...

#4 L'Archange

L'Archange

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Posté 16 avril 2007 à 22:59

L'éternité c'est long...surtout vers la fin....(Coluche je crois)
Ce n'est pas parce qu'ils sont plus nombreux à avoir tort qu'ils ont forcément raison (Coluche)

#5 Chercheur aussi

Chercheur aussi

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Posté 29 juin 2010 à 17:15

Bonjour,

Cà fait drôle de trouver un sujet comme celui-ci abandonné . Combien n'on pas osé le reprendre ?
Juste un truc : c'est peut-être , comme vous le dites que parler c'est bien beau mais se tenir à une pratique au jour le jour c'est ça qui est vraiment dur et qui fait renoncer aux chemins les plus sérieux .

Je vous encourage à aller voir Ekhart Tollé sur " nouvelle terre " dailymotion .J'ai crû comprendre que seul un contact répété avec l'instant présent puisse être une porte de sortie aux chimères engendrées par notre mental .

Notre vie n'est pas vécue , elle est rêvée ... l'ancrage dans "l'ici et maintenant" semble être l'éternité qui ôte au temps le pouvoir de nous volatiliser soit dans un " passé " soit dans un " futur " qui tous les deux n'existent pas . Tout ce que l'on aura jamais c'est du présent .

Dire c'est bien , comprendre et faire de tout son être c'est quasi impossible ( trop distraits je suis O.K. )

J'ajoute que l'on semble devoir vivre EN SENSATION l'instant présent le plus souvent possible sinon il y a REVE...