Dans tout ce qui a été dit à propos du Dr Ryke Geerd Hamer et sa "Médecine Nouvelle", on trouve sur le net des contrevérités en masse, il m'a semblé juste, dans l'intérêt de la médecine au sens noble du terme, de rassembler dans un article (voir P.S.), et le plus objectivement possible, une synthèse (inachevée certes ou en tout cas perfectible) de ce qu'on peut actuellement dire sur lui et ses apports (article mis en ligne : texte complet avec liens internes sur Le Dr Ryke Hamer et la Médecine Nouvelle
et qui vous permettra d'avoir des explications plus complètes).
Je le soumets à votre critique.
Bien à vous,
Baudouin Labrique
P.S.
Le Dr Ryke Geerd Hamer et la Médecine Nouvelle.
Ne pas jeter l'enfant avec l'eau du bain ! Merci pour lui !
© Baudouin Labrique
Quand on entend les gens parler du Dr Hamer, ils croient encore (!) qu'il est en prison, alors qu'il a été libéré début 2006, "qu'on se le dise !". Beaucoup trop de média et de sources sur internet prétendent qu'il a été condamné pour "exercice illégal de la médecine", ce qui est STRICTEMENT faux (voir plus bas) ! Ensuite, c'est pour prétendre que c'est un charlatan et qu'il n'est pas médecin, alors que, d'une part, ses découvertes ont été scientifiquement vérifiées notamment par des Universités et, d'autre part, qu'il est docteur en médecine diplômé et diplômé en radiologie. Le Dr Hamer né en 1935, a obtenu son diplôme de médecine à 24 ans ; il était spécialiste des maladies internes en C H U (Centre Hospitalier Universitaire) . Il est également l’inventeur du scalpel électrique. Il est aussi licencié en théologie.
Il est faux de prétendre, comme on a pu le lire dans "Le Monde", par exemple, que le Dr Hamer a été radié de l'ordre des médecins, parce qu'en Allemagne, radier de l'ordre un médecin impliquerait de lui enlever le diplôme obtenu, ce qui n'y est pas possible. De plus, profitant de sa condamnation en justice pour complicité d'exercice illégal de la médecine (voir plus bas), beaucoup de médias ont injustement mis en cause la validité de ses découvertes (pourtant donc vérifiées scientifiquement) ; ils faisaient alors preuve d'un parti-pris révoltant et indigne de ce qu'on est en droit d'attendre de leur mission d'information objective : c'est dire le manque de rigueur journalistique et d'honnêteté qui est à la base de tels dénigrements (gratuits) ! En effet, le jugement ne portait absolument pas sur le bien fondé des découvertes du Dr Hamer, si même, cela aurait été certes intéressant de laisser témoigner d'éminents spécialistes. Le fond à retenir était bien et uniquement un délit de complicité d'exercice illégal de la médecine.
Avant son procès à Chambéry, le Dr Hamer avait été emprisonné à Köln, (Allemagne) pour refus de renier ses découvertes. Découvertes dont il demande depuis 17 ans la vérification par l’Université de Tübingen. Il a échappé à plusieurs tentatives d’internement psychiatrique. Des milliers de lettres de soutien de l’Europe et autres pays sont parvenus au tribunal de Köln. Après un an d’incarcération, le Dr HAMER sort de la prison de Köln.
Par contre, voici un témoignage qu'il serait difficile de remettre en question sur les qualités de thérapeute du Dr Hamer ainsi que sur la pertinence de son approche et qui transpire au travers de ce qu'avait consigné le Procureur du Ministère Public du Tribunal de Wiener Neustadt (Allemagne) : "plus de 90 % (6000) des patients traités par lui avaient survécu ajoutant que le taux habituel de survie de patients traités traditionnellement est seulement 2à 3%, selon le centre allemand de recherche sur le cancer à Heidelberg".
Il y a aussi l'amalgame fait entre "Biologie Totale", d'autres approches et la "Médecine Nouvelle" (« Germanique Nouvelle Médecine (GNM) » comme préfère maintenant l'appeler le Dr Hamer. J'ai déjà fustigé les dérives éhontées et dangereuses auxquelles se prêtent certains (trop nombreux) notamment "thérapeutes en décodage biologique" (cf. "Biologie Totale, oui mais !") et qui n'ont directement rien à voir avec Hamer, si ce n'est que l'initiateur le Dr Claude Sabbah de la "Biologie-Totale" a développé son enseignement à partir des découvertes du Dr Hamer. Jean-Jacques Crèvecoeur avait ensuite aussi fustigé de telles dérives (cf. "Les sentiers de la guérison").
Les successeurs de Hamer ont développé et affiné le travail du Dr Hamer. Mais, bousculant ses pairs, c'est le Dr Hamer qui le paierait lourdement, non sans une certaine responsabilité (voir dans le paragraphe suivant). Les rapports de la psychologie avec le corps avaient déjà été démontrés au travers de la psychobiologie, sans utiliser ce terme, de Georges Groddeck ("Conférences psychanalytiques" éditées à partir de 1978), du Dr Hans Selye ("The Stress of life", 1956 et "Stress without Distress", 1974 et son idée du concept de stress et du syndrome général d'adaptation ou S.G.A., qu'il avait déjà eue en 1925 et qu'il a ensuite démontré scientifiquement, "Du Rêve à la découverte"), sans oublier les expérimentations du Pr Henri Laborit ("L'Inhibition de l'action" 1980).
Tout cela n'aurait pas continué de se développer sans les découvertes essentielles du Dr Hamer. Sans lui, ni Claude Sabbah ni aucun des autres n'existeraient sans doute. Il est à remarquer que le Dr Hamer se défend de cautionner de telles approches qui s'inspirent ou pourraient s'inspirer de ses découvertes. Mais une fondation américaine "Heal Breast Cancer Foundation" a lancé récemment un programme de recherche sur l’imagerie cérébrale, qui vise à démontrer pourtant ce que déjà le Dr Hamer a mis à jour, à savoir : que tous les organes du corps ont un relais spécifique dans une aire cérébrale spécifique et que la cause des cancers est un conflit et l’émotion qu’il produit. Ce qui est regrettable c'est qu'elle fait référence uniquement au nouveau mouvement de la "Meta-médecine" d'outre-Atlantique, qui lui-même ne fait aucunement référence aux découvertes notamment du Dr Hamer, ce qui est scandaleusement malhonnête, sur le plan intellectuel et scientifique. Il fait toujours l’objet d’un black out des médias ou de critiques déformant ses affirmations.
Ca, c'est pour "l'enfant" qu'on jette donc trop souvent avec l'eau du bain.
Pour ce qui est de l'eau du bain : je tiens d'un médecin, élève direct du Dr Hamer (ce qui m'a été confirmé par différentes sources), que celui-ci a fortement vilipendé ses pairs en Allemagne en les traitant de "noms d'oiseaux", entre autres ; cela lui a valu, "juste retour des choses", son interdiction d'exercer la médecine en Allemagne, lui enlevant toute crédibilité de la part du monde scientifique en place. Il aurait voulu se faire exclure de la communauté scientifique allemande, qu'il n'aurait pas agi autrement ! On ne construit rien sur du neuf et il aurait mieux valu que le Dr Hamer, tout comme l'avaient fait le Pr Laborit et bien d'autres, reconnaisse en toute humilité, en les intégrant, les apports de "l'ancien" par rapport au "moderne" qu'il présentait. tout en permettant à la médecine de faire des avancées remarquables sachant alors qu'elles pouvaient déranger les dogmes scientifiques en vogue (cf. "Le langage de la guérison").
Sa répugnance pour tout ce qui venait alors de la médecine conventionnelle allait jusqu'à l'illégale et très dangereuse dérive de pousser ses patients à ne plus prendre aucun médicament ni à suivre aucun traitement provenant de la médecine conventionnelle ! Les seuls remèdes qu'il autorisait étaient : la cortisone, les glaçons sur la tête et les vitamines ! Choc en retour, agissant ainsi, la part belle était alors laissée à ses détracteurs, comme ceux du monde médical en place, de rejeter tout ce qui venait de lui et en bloc. Sur le Net, on peut alors trouver la relation de cas qui illustre cette pratique plus que contestable (cf. par exemple, le cas de cette femme relaté sur le forum d'Atoute).
La condamnation du Dr Hamer pour complicité d'exercice illégal de la médecine (et donc pas pour exercice illégal de la médecine) : le Dr Hamer a été jugé, non pas sur la question de la validité de ses découvertes (à laquelle je souscris à presque 100 % mais certes pas du tout sur le "mode d'emploi"), mais sur la présomption de complicité d'exercice illégal de la médecine. Selon les éléments du dossier et suivant ce que la loi française dicte en matière de pratique légale de la médecine, il y a malheureusement des éléments matériellement incontestables qui le démontrent (voir les minutes du procès).
En effet, le Dr Hamer a la grande responsabilité d'avoir laissé appeler l'endroit où siégeait l'association "Stop au Cancer" (ASAC) de Mme Sixt, "Centre de médecine du Docteur Hamer" (!) ; cela induisait que le Dr Hamer pouvait (légalement) y exercer l'Art de guérir (ce qui n'est pas le cas, ni en France ni ailleurs), mais aussi qu'on y proposait de bénéficier de soins médicaux, alors qu'aucun autre médecin n'était attaché à ce centre.
De plus, il a été avéré qu'il avait aidé Mme Sixt à lire des scanners ; la lecture des scanners est un acte médical réservé (strictement et légalement) à ceux qui ont l'autorisation d'exercer l'Art de guérir : cela n'était plus le cas du Dr Hamer puisqu'il n'était pas inscrit à quelque ordre des médecins en France et pas le cas pour ce qui concernait Mme Sixt (également condamnée). Le Dr Hamer a prétendu qu'il l'avait fait par téléphone, ce qui ne change rien dans le délit de complicité. Lors des stages que j'ai suivi à Paris, début des années 1990, j'ai appris la lecture des scanners suivant la méthode préconisée par le Dr Hamer (sans jamais la pratiquer, puisque cela constitue donc un diagnostic médical qui est strictement et légalement réservé au corps médical). Je peux vous assurer qu'il me paraît, sinon impossible, du moins très difficile, de pouvoir aider à quelqu'un à lire des scanners pour y déceler les foyers de Hamer (taches visibles dans le cerveau en relation avec un organe-cible) par le seul truchement d'une conversation téléphonique ! Je doute donc que le Dr Hamer ait pu le faire uniquement de cette façon qui, quand bien même, n'enlèverait rien au caractère illégal d'un tel accompagnement.
Quoi que le Dr Hamer ait pu faire de "bien" dans le cadre de sa participation à cette association et ses incontestables qualités de thérapeute alliées à la pertinence de son approche, comme déjà démontré, il le faisait tout à fait illégalement ; personne n'est au-dessus des lois, fût-il détenteur d'un prix Nobel et s'appellerait-il Einstein ! Sur le plan strictement légal "dura lex sed lex", c'est donc une attitude aussi fautive que celle des guérisseurs qui ont été condamnés pour l'exercice illégal de la médecine et ce, malgré le fait qu'ils avaient pu faire témoigner, le cas échéant, une kyrielle de patients à décharge. La fin ne justifiera jamais les moyens, même si à l’un des procès de Mességué, un avocat déclara : "On reproche aux guérisseurs de ne pas être médecins, moi je reproche aux médecins de ne pas être guérisseurs !" et que cela constitue une réflexion que nous devrions certes méditer, au vu de l'impasse actuelle de la science médicale en place et de son incapacité à remédier aux maladies graves (cf. "Le langage de la guérison").
Dernière critique que je ferai au Dr Hamer ; il fait une "allergie" à la psychologie et un rejet systématique de la prise en compte du psychisme dans la survenance des maladies ; le Dr Hamer parle notamment de "biologie" et jamais de "psychobiologie" comme en témoignent ses concepts de "choc conflictuel biologique", de "conflit biologique" ! Or, il n'existe sensu stricto aucun conflit "biologique", puisque, ne me référant qu'aux seules lois biologiques démontrées par lui, les somatisations sont ordonnées et orchestrées par le cerveau et ne constituent en rien un conflit ! Elles ne sont que des traductions de programmes de survie tout ce qu'il y a de biologiques. Je le trouve regrettable d'autant que tout le travail de libération des programmes psychobiologiques (entraînant des somatisations), ne peuvent s'annuler en profondeur que par le truchement d'une approche authentiquement psychothérapeutique ; en effet; la maladie est la projection dans la biologie d'un conflit exclusivement psychologique qui s'est, certes, «biologisé».
C'est la raison pour laquelle le terme de "psychobiologie" ou psychosomatique" sont les seuls convenables ; d'où les errances et dérives que cela entraîne dans une pratique thérapeutique qui ne se réfère uniquement qu'aux enseignements du Dr Hamer et/ou de Sabbah, son émule, faisant l'impasse sur l'approche incontournable de nature authentiquement psychothérapeutique. Cela explique donc les nombreux échecs d'une prise en compte thérapeutiquement parcellaire. On vous dira alors que la méthode Hamer, Sabbah ..., "cela ne marche pas" et pour cause, alors que, bien menée, en alliant des vrais "savoir", savoir-être" et "savoir-faire", cela fonctionne très bien. En effet, quand on cherche à aider quelqu'un à trouver et à résoudre un conflit qui s'est donc somatisé, on ne fait en rien de la "biologie" mais de la "psychologie", mieux de la "psychobiologie" : on ne saurait rien injecter de psychothérapeutique avec une seringue dans le corps (biologique) du sujet ; en fait, c'est avant tout un question de compétence ( "savoir-faire") qui n'a pas grand chose à voir avec ce qui est livresque ("savoir") et auquel pratiquement se limitent les stages dispensés ci et là notamment en "Biologie-Totale". On devrait plutôt veiller dans ces stages à donner des outils concrets pour aider efficacement le patient à découvrir et comprendre les causes (émotionnelles, psychologiques, transgénérationnelles ...) des conflits qui ont déterminé ses comportements, sans oublier de l'aider à les résoudre, sinon la somatisation ne s'arrêtera pas. Mais il est vrai que le "savoir-faire" efficace sous-entend des qualités humaines très élevées (humilité, écoute empathique, capacité de respecter une déontologie stricte ...).
CONCLUSION : au travers de tout ce qui est à mettre du côté "ombre" dans les comportements du Dr Hamer passés et présents (voir son site), je regrette donc vivement qu'il se soit ainsi commis et persiste encore à le faire, ce qui l'isole encore d'autant plus. car, ce faisant, il continue à donner des arguments à ses détracteurs et a malheureusement fait reculer de beaucoup la diffusion de la Médecine Nouvelle, appelée par lui à tort, selon moi, "Nouvelle médecine germanique", ce qui restreint ipso facto sa portée universelle. "Rendre à César ce qui est à César", c'est aussi reconnaître tout cela, ce qui n'enlève rien à la grandeur et à la pertinence élevée de ses découvertes. Une saine remise complète en question critique de toute cette "affaire" ne peut que servir les fondements incontestables et nobles de ses découvertes, mais en dehors toute radicalisation tout en veillant à s'abstenir de faire du Dr Hamer un martyr, car, victime, il a été lui-même, du moins en partie, son propre bourreau !
© Baudouin Labrique, psychothérapeute.
N.B. de Baudouin Labrique : ayant fait cette expérience décevante sur des forums et sites que je pensais objectifs, il est très difficile de diffuser sur Internet un message critique aussi objectif que possible sur le Dr Hamer et sa Nouvelle Médecine ; j'ai pourtant essayé d'être le plus objectif possible ! Une vision dichotomique des choses est malheureusement encore de mise : soit il faut être "pour" à 100 % soit "contre" à 100 % ; ce n'est dans ces conditions, que, suivant la pensée en vigueur sur certains forums et sites, cela passera ou pas, censures et expériences à l'appui ! J'ai pris soin ici de faire une analyse forcément incomplète et qui ne se voulait pas exhaustive (mais le pourrait-ton ?). Toutefois, je suis prêt à "revoir ma copie" le cas échéant.
Je n'ai trouvé sur le net, sur le Dr. Hamer, aucun texte critique complet (donnant tous les aspects de la "question", qu'ils soient "positifs" ou "négatifs"), ce qui est très étonnant. J'ai voulu ici tenter de sortir d'une diabolisation du débat, pour le plus grand bien de la santé et même d'une médecine digne de ce nom. Ne tirez donc pas trop sur le "pianiste" !
Mais ne pas hésiter donc à m'écrire.
Ce message a été modifié par Baudouin Labrique - 19 avril 2007 à 05:36.










