Citation
Il y a un effet d'accumulation chez le fumeur : s'il fume compulsivement, par exemple s'il se rue sur une cigarette pour calmer un stress et il fragilise progressivement ses poumons ; lorsqu'un conflit très important par rapport à la symbolique spécifique des poumons survient, le terrain particulier d'un tel fumeur se reflète dans l'état physiologique des poumons qui sont déjà nettement moins performants que c'est quelqu'un qui ne fume pas.
Dans ce programme biologique particulier de survie qui entraîne donc un cancer des poumons, une multiplication des alvéoles s'opère pour augmenter la capacité thoracique mais se fait proportionnellement inversement à la capacité d'assimiler de l'air du sujet ; autrement dit , moins bien le sujet arrive à respirer (encombrement des poumons par les composants du tabac), plus se développera donc le nombre des alvéoles et plus le cancer sera donc "grave".
Exemple de ce qu'apporte la nicotine dans un tel contexte : c'est une des drogues contenues dans le tabac et qui est de loin en tête de liste de ce qui entretient la dépendance au tabac ; une bouffée de fumée inhalée conduit la nicotine en moins de 10 secondes au cerveau. Elle est la substance la plus «ambiguë» du tabac, car à côté d'effets très toxiques incontestables (à comparer avec l’héroïne !) elle a quelques effets stimulants agréables créant un état d'alerte, comparable à celui noté en cas de stress ou de prise d'amphétamines. Puis apparaît, à plus fortes doses, l'effet décontractant, anxiolytique et euphorisant. Cette sensation d'amélioration de la productivité,
L'apparition de ce sentiment de bien-être est éminemment appréciée par le fumeur et ne peut que contribuer à l'installation de la dépendance à la nicotine.
La nicotine est un poison puissant qui est aussi utilisé comme insecticide.
Elle a un effet antidépresseur et il faut sans doute là trouver l' "utilité" de sa dépendance face à des stress mal gérés dont elle offre une solution temporaire au cerveau dans sa tentative de supprimer le stress trop dangereux.
Ce qu'il faut bien avoir à l'esprit c'est que toute somatisation provoquée par le cerveau dans un programme de survie (échapper au surstress en le biologisant dans une partie du corps) constitue donc une solution temporaire, mais une solution tout de même ! Elle a en plus la vertu de faire occulter ce qui a généré le stress et par voie de conséquence, la teneur du conflit qui est responsable précisément de ce surstress !
Il est donc tout à fait normal que tu ne te souviennes pas du tout pourquoi tu fumes !
Il ne m'est pas possible ici de développer, car l'écrit est trop réducteur pour y arriver correctement) les outils très concrets que je livre en séance pour y arriver. Mais, quelque soit la dépendance, je peux t'assurer qu'on arrive relativement rapidement à identifier les causes réelles.
Ce message a été modifié par Baudouin Labrique - 23 avril 2007 à 07:03.










