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L'Etat veut-il tuer Internet en France ?


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14 réponses dans ce topic

#1 billou

billou

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Posté 20 avril 2007 à 18:27

En pleine campagne présidentielle, le gouvernement fait voter des décrets

http://www.lemonde.f...1-886229,0.html

Citation

L'Etat veut-il tuer Internet en France ?, par Philippe Jannet
LE MONDE | 20.04.07 | 13h22  •  Mis à jour le 20.04.07 | 13h22

Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France". En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.


Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l'égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l'égard des acteurs français d'Internet, assassinant instantanément l'économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

Le décret en préparation exprime le fantasme "Big Brother" : tout savoir sur tout et tous, même l'impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.

A tant vouloir être exhaustif, le texte imposerait d'identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un "chat", ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s'est connecté à un site et constater sur Internet ce qu'il diffuse à un instant donné.

Mais en cherchant à conserver la trace de la publication d'un contenu qui aura, par la suite, été retiré, le texte impose de facto de mémoriser systématiquement tout ce qui est mis en ligne, modifié et supprimé sur "l'Internet français". De l'avis unanime des spécialistes, c'est économiquement et techniquement impossible. Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" post-11-Septembre n'ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l'opinion publique américaine d'aujourd'hui, mais s'opère sans bruit en France.

Le coût, aussi bien pénal qu'économique, d'un tel dispositif serait colossal pour la France. En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde : les fournisseurs d'accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d'amende et leurs dirigeants, d'un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, sans compter la fermeture de l'entreprise, l'interdiction d'exercer une activité commerciale, etc.

Lors d'une réunion organisée en catimini le 8 mars 2007 par les ministères de l'intérieur et des finances - le ministère de la justice jouait, une nouvelle fois, les absents -, certains professionnels ont fait valoir, notamment, que cette conservation leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains. De plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros par an de perte nette.

Pourtant, la plupart des sites Web, les Web radios, les blogs, la vidéo à la demande ou mobile, sont encore en quête d'un modèle économique pérenne. Déjà insécurisée par la complexité des enjeux de propriété intellectuelle, l'économie numérique de demain - celle du contenu et pas seulement de l'accès - serait encore fragilisée par une telle surenchère réglementaire franco-française.

En imposant aux entreprises françaises d'être des auxiliaires de justice ou des "indics", l'Etat fragilise tout un pan de l'économie de demain et de la démocratie d'aujourd'hui, en favorisant qui plus est, la domination déjà outrancière des grands acteurs internationaux de l'Internet, qui ne seront pas impactés à l'étranger. Jusqu'alors, seuls les fournisseurs français d'accès à l'Internet et hébergeurs étaient soumis à cette exigence et l'Etat, qui avait promis des compensations financières aux coûts induits par une surveillance des moindres faits et gestes de leurs clients, met tant de mauvaise grâce à s'acquitter des indemnités dues que certains d'entre eux ont renoncé à en réclamer le règlement, préférant envisager la délocalisation pure et simple de leurs activités...

Ces menaces proférées par quelques poids lourds de l'Internet en France font sourire Bercy, qui semble n'avoir pas encore compris qu'Internet est un réseau mondial dont de nombreux prestataires peuvent s'établir et payer leurs impôts presque où bon leur semble.

Il reste que la confusion des genres est totale. Toutes les données conservées seraient accessibles à la police administrative (RG, DST, etc.) comme à la police judiciaire, pendant un an. Les réquisitions administratives pour la "prévention du terrorisme" seraient également conservées un an dans des fichiers tenus par les ministères de l'intérieur et de la défense. Les réponses à ces mêmes réquisitions - nos traces, donc - seraient, pour leur part, conservées pendant trois ans supplémentaires et communicables à la police judiciaire.

Ainsi, des données récoltées sur la base de requêtes administratives initialement motivées par la prévention du terrorisme pourraient se retrouver dans le dossier d'un juge d'instruction en charge d'une affaire de droit à l'image, de diffamation ou de contrefaçon, par exemple, sans que les personnes mises en cause par des traces informatiques vieilles de 4 ans, puissent connaître - ni contester - l'origine ou la pertinence de ces données, ni le contexte dans lequel elles avaient été recueillies, en dehors de toute procédure judiciaire, sans magistrat ni contradictoire, quatre ans auparavant.

Ce projet de décret constitue donc une véritable menace de mort. Il est inquiétant pour trois raisons essentielles. D'abord, le coût. A vouloir faire conserver et restituer par les entreprises, sous peine d'investissements à perte, de prison et d'amendes, des traces qu'elles n'ont pas de raisons ou de possibilité d'avoir, la France créerait une distorsion de concurrence au détriment de sa propre économie numérique, pourtant motrice de notre croissance. Un internaute choisira plus aisément un site non surveillé qu'un site français pour s'informer, même s'il n'a rien à craindre de sa recherche.


Ensuite, la confusion entre le renseignement d'Etat et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique. Enfin, le risque qu'un tel dispositif ferait peser sur la régularité des procédures judiciaires au regard de notre procédure pénale. C'est-à-dire le risque de priver une politique de sécurité de toute efficacité.

Certes, le gouvernement consultera la CNIL, brandie en épouvantail par les ministères. Mais l'avis de celle-ci, même défavorable, sera dépourvu du moindre effet juridique depuis la refonte de la loi informatique et libertés intervenue en 2004. Certes, l'équilibre entre sécurité, croissance, libertés et efficacité est complexe. Au demeurant, aucune de ces valeurs ne s'illustre dans ce projet de décret, dont la rédaction est aujourd'hui laissée à un consensus entre technocrates et techniciens qui, quels que soient les résultats des échéances électorales, seront encore là demain.

Ce qui pourrait n'être qu'un décret illisible de plus est aujourd'hui une menace de mort pour le développement du numérique en France et pour tous les acteurs concernés de près ou de loin par celui-ci, de la presse aux blogueurs, en passant par la grande distribution, les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs de logiciels, les fabricants d'ordinateurs, etc.

Sous prétexte de lutter contre la menace réelle du terrorisme, l'Etat français prend - comme aucun autre - le risque de tuer une part non négligeable de l'avenir du pays, sans aucun état d'âme et dans le silence assourdissant d'une campagne présidentielle omniprésente sur Internet, mais muette sur le développement de l'Internet.
Philippe Jannet est président du Groupement des éditeurs de sites en ligne (Geste).

Le Geste regroupe les principaux éditeurs de sites en ligne français, qu'il s'agisse de portails généralistes (Yahoo ! France, Google), d'organismes ou d'entreprises (INA, UFC Que choisir, Manpower, Comareg, France Télécom, Bouygues Télécom, etc.), ou encore de sites de chaînes de télévision (TF1, France télévision, M6, etc.), de radios (Radio France, Skyrock, RTL, RFI, etc.), d'agences (AFP), de journaux (Le Figaro, Les Echos, Libération, Le Monde, L'Equipe, Le Point, L'Express, Le Nouvel Observateur, Le Parisien et les journaux du groupe Hachette Filipacchi Multimedia, etc.).

http://www.lemonde.f...1-886229,0.html

Citation

La publication d'un décret d'application de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) pourrait, dans les prochains jours, venir préciser les obligations des acteurs de l'Internet en matière de rétention des données. La version de travail, que Le Monde a pu consulter, fédère contre elle les associations de défense des libertés et les industriels du secteur (fournisseurs d'accès et hébergeurs de contenus numériques).


Les prestataires techniques devront notamment conserver pendant un an les données permettant "l'identification de quiconque a contribué à la création (d'un) contenu". Le projet de texte va en réalité plus loin, dénoncent les associations de défense des libertés. Selon l'association Iris, il "prévoit la conservation de données qui vont bien au-delà de cet objectif, comme par exemple le mot de passe fourni lors de la souscription d'un contrat d'abonnement ou lors de la création d'un compte". De même, les données relatives au paiement (type de paiement, montant, date et heure de la transaction) d'un service devront être conservées un an par les prestataires techniques.

En l'état, le texte semble trop vague aux acteurs économiques du secteur, qui redoutent d'avoir à conserver l'intégralité des modifications apportées à un contenu. "Nous souhaitons une clarification sur la nature des données que les opérateurs devront conserver, au risque d'engager leur propre responsabilité sur le plan pénal, en cas de décision judiciaire concluant à la violation du principe du droit à la vie privée, dit Dahlia Kownator, déléguée générale de l'Association française des fournisseurs d'accès et de services Internet (AFA-France). Vu l'accumulation des textes réglementaires sur cette question, tant au niveau national que communautaire, en particulier s'agissant des fournisseurs d'accès, une harmonisation entre tous ces textes est absolument nécessaire, à commencer par l'emploi d'une terminologie commune."

"UN MOYEN SCÉLÉRAT"

Autre point de discorde, la prise en charge des coûts engendrés par la rétention de ces données. "Pour l'heure, l'Etat propose une indemnisation forfaitaire, ce qui ne correspond malheureusement pas, et de très loin, à la réalité des frais qui devront être engagés", ajoute Mme Kownator.

Le décret encadre également les conditions de transmission de ces données aux services de police et de gendarmerie, de même que les conditions de leur conservation par ces services. "Les données fournies (...) sont enregistrées et conservées pendant une durée maximale de trois ans", dans des fichiers "mis en oeuvre par les ministères de l'intérieur et de la défense". L'association Iris rappelle que ces données peuvent être demandées dans le cadre "d'enquêtes administratives et non judiciaires" - c'est-à-dire menées hors du contrôle d'un magistrat. "Ce projet de décret constitue en réalité un moyen scélérat d'étendre la durée de rétention de données au-delà de ce que permettent les législations française et européenne, déjà bien trop étendues", ajoute l'association.

Interrogés jeudi 19 avril, les services de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) disaient ne pas avoir encore été formellement saisis pour avis.


#2 Nataniel

Nataniel

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Posté 20 avril 2007 à 18:50

Nous sommes dans un monde électronique, qui laisse place à toutes les dérives. Je doute que le but soit de tuer l'internet, ce serait suicidaire. Je pense plutôt que le but de ces lois qui arrivent en douce est de tout mettre sous contrôle.

Nous allons bientôt vivre dans un monde ultra-surveillé, ultra-sécurisé, sous prétexte de sécurité. Après les caméras de surveillance dans les magasins, on les a sorties dans les rues, dans le métro, maintenant nos appels téléphoniques sont listés, nos mails sont enregistrés par le FAI, nos connexions internet sont également loggés. Nous avons laissé le système actuel passer d'une forme de communication et de libération, à un Big Brother, une prison qui nous enferme peu à peu...

Thomas Jefferson disait : "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre."...

Ce n'est pas pour rien que des réseaux anonymes comme Freenet, I2P ou Tor se créent. Les gens ressentent l'arrivée de nombreuses dérives liberticides...

#3 John Connor

John Connor

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Posté 20 avril 2007 à 19:16

Vous noterez l'identité de la personne à l'origine de cet article, enfin le monde professionel sors de ses gonds.
Le but réel n'est pas de tuer internet ... mais de criminaliser les professionnels de l'internet en france. Alors soit ils se rebiffent soit ils délocalisent tous leur activité. Qu'en pense Eclip' ?

Ce message a été modifié par John Connor - 20 avril 2007 à 19:17.


#4 shima108

shima108

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Posté 21 avril 2007 à 08:31

[quote name='billou' date='Vendredi 20 Avril 2007 18h27'] En pleine campagne présidentielle, le gouvernement fait voter des décrets

[url="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-899116@51-886229,0.html"]http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-886229,0.html[/url]

[QUOTE]
L'Etat veut-il tuer Internet en France ?, par Philippe Jannet
LE MONDE | 20.04.07 | 13h22  •  Mis à jour le 20.04.07 | 13h22

[/quote]
T'es super rapide billou, l'article m'avais interpelle et je voulais le mettre sur le blog.

Certainement  le futur president ne souhaiterait certainement
pas qu' internet fasse de l'information qui n'est pas autorise officiellement.
Il suffit tout les serveurs d'internet.

Et le tour est joue

Combient cela peut valoir ?

Je serais pret a parier que certains doivent y penser serieusement.


Shima 108

#5 lembal

lembal

    "franchit d'autre(s) monde(s)"

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Posté 21 avril 2007 à 09:58

Alors il vous reste encore du temps pour vous adapter à une autre forme d'informatique, l'informatique paranoïaque :

- Remplacer Windows par GNU/Linux et par là même arrêter d'utiliser les logiciels MS (Office, IE, Outlook...) en passant à OOo, Firefox, Thunderbird
- Ne pas utiliser le protocole MSN ou le chat en général
- Envoyer vos e-mail en GPG
- Ne pas utiliser Google mais Scroogle (http://www.scroogle....bin/scraper.htm)
- Dissimuler votre adresse IP en passant par des proxies (http://www.merletn.org/anonymizer) ou des réseaux anonymant (tor/torpark)
- Effacer toutes vos traces après navigation (option de Firefox) : cookies, historiques, fichiers temporaires...
- Si vous faites du P2P, ne pas utiliser les ports (TCP/UDP) standards attribués par le logiciel
- Utilisez une adresses "poubelle" pour vous inscrire sur les sites, forums, achats en lignes... etc en évitant les coordonnées personelles

Bref devenez un petit Mulder ou un petit Tom Veil en puissance !
L’obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand)

#6 nng nng

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Posté 21 avril 2007 à 10:12

Ubuntu 7.04 est dispo, en passant.
« Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ;
Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. »
Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî

#7 billou

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Posté 21 avril 2007 à 10:46

nng nng, le Samedi 21 Avril 2007 11h12, dit :

Ubuntu 7.04 est dispo, en passant.
J'y suis dessus :)

Sinon j'utilise aussi Cookie Safe pour bloquer les cookies qui enregistrent des informations visant à profiler.

Pour les mails en GPG, je vais voir avec ma carte d'identité électronique qui contient un cerficat pour signer et crypté en GPG

#8 itself

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Posté 21 avril 2007 à 11:06

petite question : comment passer sous Linux avec un Mac? je crois qu'on m'avait dit que c'était plus facile que sur un PC, mais je ne connais pas la procédure...

et surtout j'y connais rien  :neutre:

#9 billou

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Posté 21 avril 2007 à 15:36

Y a moyen avec certaines distributions. Yellow Dog est réservée aux Mac et il faut tester d'autres distributions comme Ubuntu, Mandriva qui doivent avoir une version PowerPC.

#10 AnatomicJC

AnatomicJC

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Posté 26 avril 2007 à 20:45

Citation

Pour les mails en GPG, je vais voir avec ma carte d'identité électronique qui contient un cerficat pour signer et crypté en GPG
C'est possible ça ?? Quel pays ??

Cependant je ne pense pas que ce soit la même chose dont parle Lembal. Je crypte mes mails avec gpg et en aucun cas je n'utilise une carte électronique. Le tuto dispo sur ce site => http://gpglinux.free.fr/

Sinon + 1 pour lembal et son informatique paranoïaque.

#11 specialstar

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Posté 26 avril 2007 à 21:55

salut

voici un article sur le sujet sur reopen911.info

http://www.reopen911...?p=268#more-268

trouvé sur conspiration.cc

#12 Libertie

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Posté 27 avril 2007 à 09:39

Autre article de Philippe Jeannet paru dans métro international.

Citation

Publié le 26-04-2007
Philippe Jannet : "Un décret qui risque de ruiner l'Internet français"Le président du Geste (Groupement des Editeurs de Sites en Ligne) dénonce un décret du gouvernement qui s'apparente, selon lui, à une sorte de Big Brother.  Philippe Jannet, président du Geste. Photo: DR Vous dénoncez un décret que le gouvernement s’apprêterait à publier et qui serait susceptible, selon vous, de "tuer l’Internet français". De quoi s’agit-il ?
C’est un décret d’application de la Loi de confiance dans l’économie numérique. Ce qui est tout de même un comble, puisqu’il s’agit de tout sauf de faire confiance en l’économie numérique ! En fait, si ce décret est appliqué, tous les éditeurs de site devront conserver les coordonnées, mais aussi tous les agissements, les commentaires, le numéro de la carte bleue, etc.

Concrètement, que pourra-t-il se passer ?
Jusqu’à aujourd’hui, la justice pouvait demander aux fournisseurs d’accès à Internet et aux hébergeurs des logs de connexion. Cette fois, cela va plus loin puisque cela concerne tous les éditeurs de site : médias, e-commerce, blogs… Et ce n’est plus seulement la justice qui peut intervenir, mais n’importe quel service de police.

Quelles pourraient être selon vous les conséquences d’un tel décret ?
D’abord quelque chose de très choquant pour notre profession. On ne peut pas demander à la presse d’être l’indic de la police. On s’est battus pour la protection des sources, là c’est clairement un retour en arrière. Ensuite, d’un point de vue économique, c’est un non-sens. Cela va coûter extrêmement cher en espace de sauvegarde. Il faudra des dizaines et des dizaines de tera-octets, sans compter les personnes qui devront assurer la surveillance. Cela risque bien de ruiner l’Internet français et une partie de la presse. Enfin, c’est une absurdité car Internet n’a pas de frontière. En délocalisant, certains pourraient échapper à la loi, avec toutes les conséquences économiques que l’on peut imaginer.

Il y a un précédent aux Etats-Unis, avec le Patriot Act…
Même le Patriot Act de George W. Bush va moins loin. Rien n’est précisé sur les cas dans lesquels ce décret pourrait s’appliquer. On peut donc tout imaginer.

Avez-vous été consultés dans la préparation de ce décret ?
Oui, nous avons rencontré à plusieurs reprises les représentants de différents ministères. Mais on ne se sentait pas écoutés. Ils nous ont annoncé ce décret et quand nous avons fait part de notre indignation, nous n’avons reçu aucune réponse. C’est pour quoi nous tentons aujourd’hui d’alerter sur ce phénomène, d’autant que le décret a été préparé très discrètement, en pleine campagne.

Et depuis que vous avez médiatisé l’affaire ?
On en parle beaucoup sur Internet, on a reçu de nombreux soutiens. Mais aucune réaction officielle. Les politiques vont désormais devoir s’emparer du problème.


J'ai lu dernièrement à ce sujet un article du nouvel obs, qui relatait les recherches faites par les employeurs sur une personne. Ils auraient ainsi accés aux données informatiques , juste en tapant notre nom et notre prénom sur les différents moteurs de recherche.. Même sous linux..
Ils lisent ainsi les blogs, les différentes interventions dans les forums, regardent les achats...De nombreuses personnes seraient ainsi recalées car leurs convictions ne correspondraient pas à l'image du recruteur. Dans le même esprit,certains internautes n'hésitent pas d'ailleurs à mettre en place des blogs dynamiques dont ils donnent l'adresse aux recruteurs pour montrer leur profil..
Bref, Internet à la fois un outil de censure et de liberté.. Mais que va t'il advenir avec toutes ces lois liberticides?

Ce message a été modifié par Libertie - 27 avril 2007 à 09:47.

"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.

#13 psyduck

psyduck

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Posté 29 avril 2007 à 17:55

bien sur que le système d'occupation  financiere culturelle et mentale regrette l'existence d'internet...

ca a permis de faire du fric au debut, mais petit a petit c'est devenu un moyen d'echange de connaissances, d'informations, de sciences de techniques, libre et non controlé.

et ca le système ne le veut a aucun prix !

2 exemples: sans inetrnet a part quelques milliers de personnes personne ne serait au courant des dangers de vaccins .

sans internet, AUCUNE des infos remettant en cause la verité officielle sur le 11 septembre n'aurait étée connue du grand public !!!

le système d'occupation doit controler fortement internet, c'est pour lui une question de vie ou de mort !


il y a quelques années des officiels francais avaient dit que les autoritées francaises devaient d'inspirer des techniques de filtrage mises au point par la chine communiste, afin de lutter contre "le revisionisme et le terrorisme" _ la formule magique qui permet de faire accepter par le grand public touts les reculs de libertés individuelles _ autrefois le pretexte c'était les sorcieres.  :ptdrasrpt2:


en tout cas c'est amusant de voir nos bons bourgeois prendre exemple sur les methodes d'état policier du communisme asiatique...  :biglol:





c'est etrange que les siocialistes n'utilisent pas cette info contre nicolas sartrotsky ...

a moins que eux aussi soutiennent ce genre de mesures ?  
(leur compultion collectiviste les y predispose) et qu'ils ne tiennent pas tant que ca a virer le petit tibor szamuely bis et que la politique française ne soit qu'un vaste theatre de marionettes,  les vrais accords étant déjà passsés bien avant ?  :biglol:
(comme quand la droite a laissé arriver miterrand au pouvoir alors qu'ils pouvaient utiliser contre lui l'affaire de sa decoration de la franscique par petain ce qui l'aurait grillé dés le premier tour...)


Citation

ca fait peur...
faudra se tenir au courant de l'evolution de ce projet...dont on entendra pas parler si il est adopté....

c'est encore nous qui allons devoir faire le boulot d'information et de sensibilisation des media

ce genre de loi est toujours votée par une vingtaine de deputés qui se donnent rendez-vous a 2 heures du matin: pas de journalistes pas d'opposition et la majorité absolue, comme quand ils ont fait voter cette loi qui punit de lourdes peines de prisons fermes le fait de ne pas declarer la naissance d'un enfant ou de ne pas le faire vacciner ou scolariser...

ou cette loi excrementielle qui garanti a un député non réélu de continuer a toucher son salaire pendant 5 "pour qu'il ne soit pas precarisé comme n'importe qui qui perd son travail " !!  putain mais de quel droit ?!  et pourquoi pas la même chose pour les contrats précaires de caissier chez carrefour quand ils ne sont pas renouvelés ?

ces deputés qui se donnent rendez vous la nuit pour voter leurs lois tordues et  liberticides on dirait des voleurs de poules qui vienent se servir dans le poulailler pendant que le fermier dort.

a bas le bolchevisme policier et le controle social ! :guerrier:


je suis un gars gentil avec un seuil de tolererance plutôt élevé mais des fois ce genre de truc me fait peter une grosse colere façon offensive des ardennes sous crack. :tresfache:

Ce message a été modifié par psyduck - 29 avril 2007 à 18:41.


#14 psyduck

psyduck

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Posté 29 avril 2007 à 20:20

Citation

“Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifies, il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement aujourd’hui, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DE LA DÉMOCRATIE, DE LA "LIBERTÉ", DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES. Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...

Lorsque j'ai parlé de cela pour la première fois, c'était pour demain. Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI. Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard "

elle a raison. :chamaille:

Ce message a été modifié par psyduck - 29 avril 2007 à 20:22.


#15 Boboutlaw

Boboutlaw

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Posté 13 août 2010 à 17:37

Bientôt une carte d'identité numérique pour s'identifier en ligne ?


Alors que la proposition du sénateur UMP Jean-Louis Masson d'interdire aux Français de bloguer sans révéler leur identité est toujours à l'étude, son confrère Jean-René Lecerf propose d'ajouter à la carte nationale d'identité une puce qui contiendrait le moyen de s'identifier sur Internet.


Le sénateur Jean-René Lecerf (UMP) a déposé sur le bureau du Sénat une proposition de loi relative "à la protection de l'identité", qui vise à lutter contre l'usurpation d'identité dont seraient victimes selon lui 200 000 personnes chaque année en France. L'élu du Nord-Pas-de-Calais propose pour ce faire "d'équiper les cartes nationales d'identité de puces électroniques sécurisées qui non seulement contiendront des données biométriques numérisées mais pourront également offrir à leurs titulaires de nouveaux services tel que l'authentification à distance et la signature électronique".

Le projet vise essentiellement à stocker sur les cartes nationales d'identité les mêmes informations biométriques que celles qui figurent déjà dans les passeports biométriques délivrés depuis juin 2009. Il propose ainsi d'ajouter à la carte d'identité une puce électronique contenant les informations classiques (nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, domicile,...), ainsi que les empreintes digitales et la photographie de la personne.

Fidèle à une idée ancienne qui fait depuis longtemps polémique, le projet de loi du sénateur Lecerf propose par ailleurs que la carte puisse contenir "en outre des données, conservées séparément, lui permettant de s'identifier sur les réseaux de communications électroniques et de mettre en oeuvre sa signature électronique".

Prudent, le texte précise que ces informations, matérialisées dans une deuxième puce, seront uniquement stockées "si son titulaire le souhaite". Mais l'on sait ce qu'il en est des propositions facultatives. La carte nationale d'identité est elle-même facultative, et pourtant beaucoup de Français la croient obligatoire.

"La carte devient donc un instrument d'authentification lors de démarches administratives ou de transactions commerciales sur internet. La sécurité de ces démarches et transactions s'en trouve améliorée", explique le sénateur. Il ajoute, très flou, que "cette possibilité d'identification ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives de simplifications administratives".

L'idée d'une carte d'identité numérique faisait partie des mesures critiquées dans le rapport sur l'éthique du numérique porté par une partie des députés UMP en juin dernier. Elle pourrait aussi s'articuler avec le label IdéNum porté par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui propose de stocker sur support matériel une signature électronique permettant de vérifier l'identité des internautes français lorsqu'ils se connectent à différents services, publics ou privés.

Le timing de la proposition de loi de M. Lecerf tombe cependant mal. Son texte a été enregistré fin juillet par le Sénat, quelques jours avant qu'un hacker démontre qu'il est possible de pirater les cartes d'identité numériques de Grande-Bretagne.

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Ce message a été modifié par Boboutlaw - 13 août 2010 à 17:38.