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Un rêve français ?


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#1 scalp

scalp

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Posté 25 avril 2007 à 09:21

Après le rêve Américain, le rêve français ?

« Les Etats-Unis ont vu se creuser les inégalités entre les plus riches Américains et les autres : le revenu des 0.01% les plus riches (pour l’essentiel, des acteurs des marchés financiers) est passé de 50 fois le salaire moyen de l’ouvrier en 1975 à 250 fois ce même salaire trente ans plus tard ; la moitié de la richesse créée de 1990 à 2006 a bénéficié à 1% des ménages.

La concurrence des prêteurs est impitoyable ; alors qu’il y a vingt ans les banquiers renâclaient quand 30% du revenu d’un ménage étaient consacrés au remboursement de ses dettes, ils considèrent en 2006 qu’un niveau de 50% est parfaitement tolérable.

En 2006, en Californie même, où le salaire horaire minimum est pourtant en principe de 8 dollars, un enfant sur cinq vit au-dessous du seuil de pauvreté. 3,5 millions de sédentaires se retrouvent pendant au moins trois mois par an sans abri.  41 millions d’Américains ne sont pas du tout aidés, 31 millions sont dépourvus d’assurances de toute nature. » (source : Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali)

Dictée par les impératifs sans états d’âme du marché, la croissance, si elle enrichit le haut du panier, aggrave pourtant la misère de beaucoup. Les hommes ont inventé l’économie il y a fort longtemps, aujourd’hui ce monstre jamais rassasié impose sa loi sur toutes les décisions qui sont prises dans le monde. La survie des indices boursiers, de la spéculation, des taux d’intérêts passe avant la vie humaine puisque des guerres peuvent même éclater au nom d’une stratégie économique, sous couvert d’arguments plus « honorables ».

« Les sociétés modernes appréhendent la nature comme complètement extérieure à elles, comme un simple objet. Elles ont oublié que la nature était vivante. Les peuples issus des sociétés traditionnelles, contrairement à nous, cultivent la modération, tous leurs comportements visent à limiter leur production. Ils ne prennent dans la nature que ce dont ils on réellement besoin. C’est le surplus qui engendre les inégalités entre les hommes. » (Sabine Rabourdin, Les sociétés traditionnelles au secours des sociétés modernes)

Au sommet de la terre de Rio, les peuples indigènes sont venus témoigner : « Nous, peuples indigènes, pouvons vous aider sur la voie du développement durable. Mais il faut bien que vous compreniez au préalable que ce n’est pas le développement qui doit être durable, mais l’humanité et la nature »

Combien de temps allons-nous encore avancer dans la compétitivité, sans comprendre que notre survie dépend du bonheur d’autrui ?