Bonjour a tous !
Voici ci-dessous , l'explication de l'origine du temple d'Abou Simbel, du Sphinx et des colonnes de Memnon
Source : évangile de Jean (Tome 4 chapitre 202-207)
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DÉBUT :
Chapitre 202
De l'origine du temple d'Abou Simbel, du Sphinx et des colonnes de Memnon,
telle qu'elle est expliquée par les hiéroglyphes des deux premières perles
1. Mais les compagnons dirent : « Comment avez-vous pu faire quoi que ce soit avec le Seigneur, puisque vous n'avez pas échangé une seule parole avec Lui ? »
2. Le chef dit alors : « Là où Il séjourne, tout vient de Lui, et c'est pourquoi nous n'avons jamais affaire qu'à Lui, même lorsque nous parlons avec Ses disciples ! » — Cette réponse les satisfit, et ils se turent.
3. Cependant, quelques-uns dirent à l'ange : « Ô toi, jeune homme merveilleux, nous sommes cinq ici à avoir également caché dans nos huttes de très étranges trésors ; voudrais-tu bien nous les rapporter aussi ? »
4. L'ange dit : « Vous n'avez qu'à les prendre à vos pieds et à les poser sur la table, et nous verrons ce que c'est ! »
5. Là-dessus, cinq des Noirs assis à la table regardent dessous et, à leur très grand étonnement, aperçoivent les paquets assez volumineux qu'ils connaissent bien ; ils les posent sur la table, et dévoilent alors quatre nouveaux blocs d'or tout à fait respectables, pesant ensemble plus de cent livres ; mais du cinquième paquet sortent sept galets ronds d'assez belle taille, que Marc, qui se tient près de l'ange, croit parfaitement sans valeur.
6. Mais l’ange dit : « Attends un peu, et tu te rendras bientôt compte que ces sept pierres sont d'une valeur inestimable, d'un point de vue terrestre ! Mais apporte-nous un solide marteau d'airain, et nous les étudierons ! »
7. Marc, désormais plein de curiosité, se hâte vers sa réserve d'outils et reparaît bientôt, porteur d'un solide marteau d'airain qu'il remet à l'ange. Celui-ci prend l'une des pierres en main et lui donne quelques coups prudents, sur quoi la croûte blanchâtre qui lui donne l'apparence d'un galet tombe, laissant paraître une perle de la taille d'une tête humaine, qui provoque l'émerveillement de tous.
8. À la surface de cette perle miraculeuse étaient gravés des hiéroglyphes et d'autres signes. Il y avait aussi, entre autres, une très belle représentation du temple de IA BU SIM BEL à l'époque de sa construction, ou plus précisément celle où les quatre statues géantes furent achevées après cent soixante-dix années de travail, de sueur et de sacrifices, tandis que l'on travaillait encore activement aux frises, sculptant des lettres gigantesques et d'autres signes sur les grandes surfaces planes, et que l'on commençait aussi à tailler la porte centrale entre les deux groupes de deux statues géantes. Qui pouvait déchiffrer ces signes et ces inscriptions parfaitement nets avait devant lui l'origine de ce temple et la raison pour laquelle il avait été édifié par les anciens Egyptiens, juste au bord du Nil.
9. Cette perle avait donc une valeur inestimable, non seulement en tant que géante de son espèce, mais aussi historiquement. De plus, elle était née à une période de la terre où il s'en fallait encore de nombreux millénaires que le premier homme de chair ne foulât son sol.
10. À l'époque où de tels coquillages géants occupaient les mers, les flots du grand océan terrestre submergeaient la plus grande partie des terres basses de l'Afrique. Les premiers Egyptiens trouvèrent la coquille mère en creusant les
fondations de la première pyramide, et lorsqu'ils ouvrirent la coquille, ils y trouvèrent les sept perles dont l'ange venait de libérer la première de sa gangue.
11. Naturellement, l'ange était à présent assailli de questions, et il expliqua ce qu'il en était exactement, selon ce qui vient d'être résumé ici.
12. Quand Raphaël en eut terminé avec cette explication, bien sûr uniquement superficielle, sur la première perle dévoilée, il dit : « Je vous ai dit brièvement et de façon aussi compréhensible que possible ce qu'il vous faut savoir pour l'instant; à présent, passons au dévoilement de la deuxième perle, qui sera un peu plus petite que la première. »
13. Là-dessus, l'ange prit la deuxième perle et la débarrassa de sa gangue de la même manière. Elle était elle aussi couverte de signes et d'inscriptions. Il y avait là, fort bien gravé sur une surface particulièrement lisse, le petit temple de IA BU SIM BEL, et à son côté une tête semblable à celle du grand Sphinx. L'ange fut derechef pressé d'expliquer tous ces signes et ces inscriptions.
14. Il dit alors : « Amis, à moins que l'esprit ne soit pleinement éveillé en son âme, nul homme actuellement vivant n'est capable de démêler la signification de tout ce qui est écrit et dessiné sur cette perle !
15. Bien que cette perle soit aussi ancienne que la première et la plus grosse, elle fut pourtant gravée cent ans plus tard, à l'époque où fut achevé le petit temple des rochers, alors que, cependant, l'intérieur du grand temple n'était pas complètement terminé. Aussi est-ce le petit temple qui est représenté ici totalement achevé.
16. La tête représente celui qui était alors déjà le dix-septième roi-pasteur, et qui prit le nom de SHIVINZ (ou, de façon erronée, SPHINX), c'est-à-dire l'actif, celui qui entreprend. Il atteignit un âge de près de trois cents ans, et une représentation tout à fait colossale de sa tête, que l'on peut encore voir aujourd'hui assez bien conservée, fut ciselée dans un énorme roc de granit.
17. Ce SHIVINZ avait introduit de grandes améliorations dans les écoles, ainsi que dans l'élevage et l'agriculture, aussi son peuple lui vouait-il une adoration quasi divine. Ainsi, ces signes et ces inscriptions rapportent tous les bienfaits et toutes les améliorations que son esprit particulièrement actif apporta à ce pays.
18. Ce n'était pas lui qui avait entrepris de creuser le grand temple, car cela avait été fait par deux de ses ancêtres, très dévoués à l'invisible esprit de Dieu; en signe de respect, il en fit ciseler dans la pierre, dans une belle plaine non loin du grand temple, des statues colossales en position assise qu'il fit placer près du Nil en souvenir éternel. Et comme ces deux rois n'avaient pas de nom et, par pure modestie, ne voulaient d'ailleurs en porter aucun, il les nomma lui-même "les Sans-Nom" (ME MAINE ONI, plus tard faussement retranscrit en MEMNON), dont les deux colonnes illustrées sont encore visibles à ce jour, parfaitement conservées. »
19. Le chef dit : « Oui, oui, nous avons vu tout cela et l'avons beaucoup admiré ! Mais quel âge peuvent avoir à présent ces objets extraordinaires ? »
20. L'ange dit : « Près de trois mille ans, et les trois mille ans à venir n'en effaceront pas complètement les traces ! — Mais attendez un peu, nous allons maintenant dévoiler la troisième perle ; à sa surface, vous verrez gravés, à côté
des deux ancêtres du SHIVINZ déjà statufiés, une autre grande merveille qui vous donnera beaucoup à réfléchir ! »
Chapitre 203
Le secret de la troisième perle : les sept géants et les sarcophages
1. Là-dessus, Raphaël se saisit de la troisième perle et la libéra de sa gangue.
2. Lorsqu'elle fut mise à nu, Raphaël fit aussitôt remarquer aux assistants, qui brûlaient littéralement de curiosité, les statues fort bien gravées de Memnon, et il dit : « Regardez, les voici, ces deux Sans-Nom ! Mais au-dessus d'eux, comme les précédant, vous voyez sept figures géantes d'apparence humaine et vêtues, entourées d'une foule de minuscules figures humaines ! Qu'a donc voulu signifier ainsi le sage SHIVINZ, qui a lui-même gravé de sa main toutes les perles ?
3. Écoutez ! À cette époque, quelque cent sept ans avant le premier des deux précurseurs sans nom, le Seigneur a permis qu'un très gros globe terrestre, dans le lointain espace de la Création, fût détruit et réduit en morceaux nombreux. Il était habité par un grand nombre d'hommes d'une taille gigantesque.
4. Lors de cette destruction soudaine et que personne n'avait prévue, bien qu'elle eût été annoncée à ces hommes à plusieurs reprises, il arriva que sept hommes dudit globe terrestre tombèrent en plusieurs lieux déserts de la Haute-Egypte et, par leur lourde chute, causèrent un violent tremblement de terre.
5. Cette pluie humaine dura plus de dix jours, entre la première chute et la dernière. Les habitants du pays en conçurent une grande peur et une grande épouvante ; car ils craignaient, surtout la nuit, qu'un de ces géants ne tombât sur eux, les écrasant tous cruellement. C'est pourquoi ils scrutaient sans cesse le ciel avec angoisse, de peur qu'un autre de ces hôtes indésirables ne vînt leur faire des nuages une visite fort indésirable.
6. Pendant dix bonnes années, on maintint en permanence une garde qui surveillait si quelque autre de ces terrifiants voyageurs n'arrivait pas du ciel ; mais comme, après les dix jours en question, il ne s'en manifesta plus aucun signe, les esprits se calmèrent peu à peu, et les gens s'aventurèrent même auprès des cadavres tout desséchés des géants, qui gisaient dispersés, parfois à un quart de journée les uns des autres.
7. Les plus sages parmi ces premiers habitants de l'Egypte pensèrent qu'il pouvait s'agir de géants d'un grand pays très lointain qui auraient été punis par l'Esprit divin parce qu'ils auraient péché contre Dieu, et Dieu les aurait alors, dans Sa juste colère, fait soulever de terre par Ses puissants esprits et jeter là ensuite, afin de montrer aux Egyptiens qu'il n'épargnait pas même les plus puissants géants, lorsqu'ils agissaient contre Sa volonté. Bref, on alla finalement jusqu'à brûler par morceaux ces géants morts, et, au bout de cinquante années, il n'en restait plus trace nulle part.
8. Pourtant, les Egyptiens avaient conservé quelque chose de ces géants humains dont ils gardaient malgré tout un vif souvenir, à savoir que cela leur avait inspiré en toute chose le sens du colossal, ce dont leurs premières sculptures sont un témoignage plus que tangible.
9. Dans chacune des trois sections du temple de IA BU SIM BIL, sept géants sont représentés, ou plus précisément taillés dans la pierre, comme s'ils portaient le toit de quelque manière, et dans le costume des voyageurs géants lorsqu'ils sont arrivés du ciel ; et les Egyptiens, qui jusque-là allaient presque nus, commencèrent alors à se vêtir de la même manière — raison pour laquelle, d'ailleurs, on trouve jusqu'à ce jour toutes les anciennes dépouilles également vêtues ainsi, et leurs momies et leurs sarcophages sont ornés de même. »
10. Le chef demande ce que les anciens Egyptiens voulaient signifier exactement par les sarcophages, et pourquoi leurs massifs cercueils, grands ou petits, étaient ainsi nommés.
11. Raphaël dit : « Vous allez le comprendre aussitôt et très complètement ! Vous savez que l'enterrement des cadavres dans ce pays n'est la plupart du temps guère possible, parce que la sécheresse du sol fait que le corps entre difficilement en décomposition et ne peut être détruit de la sorte. On ne voulait pas davantage enterrer les morts dans les parages plus humides du Nil, pour la raison fort sage qu'il ne fallait pas souiller les eaux du fleuve. Abandonner les cadavres ou même les jeter en pâture aux bêtes fauves, les anciens Egyptiens, particulièrement, étaient bien trop humains et respectaient trop les dépouilles de leurs frères morts pour leur laisser subir un tel déshonneur. Mais que pouvaient-ils faire d'autre ?
12. Voyez-vous, ils eurent une idée fort astucieuse ! Ils taillèrent dans la pierre des cercueils souvent très grands, mais par la suite également de plus petits, dans lesquels un, deux, voire trois corps pouvaient aisément loger. Chaque cercueil était muni d'un couvercle relativement grand et lourd. Lorsqu'un ou plusieurs corps avaient été mis dans un tel cercueil après avoir été enduits de MUM (MUMA, également MOMIE = résine ou baume de terre), le couvercle était alors chauffé au rouge et le cercueil en quelque sorte scellé pour l'éternité avec ce couvercle brûlant. Les cadavres contenus dans le cercueil étaient ainsi complètement desséchés, parfois aussi, lorsque les grands couvercles étaient très brûlants, complètement carbonisés, voire réduits en cendres.
13. Dans les bourgs et les communautés importantes, il y avait aussi des cercueils communs que l'on ouvrait tous les sept ans. On les remplissait alors peu à peu de nouveaux cadavres et, après les avoir recouverts, on faisait un grand feu sur le couvercle, ce qui, naturellement, réduisait en cendres les corps contenus dans le cercueil. Lorsqu'un tel cercueil était rempli de cendre, on ne l'ouvrait plus, et il devenait un monument vénéré rappelant la fragilité des choses terrestres.
14. Avec le temps, on construisit aussi des caveaux souterrains et des pyramides, et c'est pourquoi l'on trouve aujourd'hui encore, dans les parages des pyramides, une quantité de ces cercueils dans des caveaux(*) (KAITU COMBA, c'est-à-dire "chambre cachée") tantôt très étroits, tantôt plus vastes. Ces cercueils qui viennent de vous être décrits étaient nommés "sarcophages" parce que, dans la langue originelle des Egyptiens, SARKO signifie "brûlant" et VAGA (vasha) désigne un
(*) Lorber emploie ici le terme Gewölbe, même si l'on peut penser que KAITU COMBA ressemble fort à « catacombes » (en allemand Katakornben). (N.d.T.) 381
"lourd couvercle".
15. Voici pour tes sarcophages ; mais passons maintenant à l'ouverture de la quatrième perle, et voyons ce qu'elle nous dévoilera ! »
Chapitre 204
Raphaël explique les constellations sur la quatrième perle
1. L'ange prend la perle très précautionneusement dans sa main et en ôte la croûte.
2. Le chef lui demande alors : « Ô merveilleux jeune homme dont le doigt est au service du Très-Haut, ne sois pas fâché si je t'interromps par une question importune ! Car je suis un peu tracassé par ce marteau, connaissant la force miraculeuse dont tu disposes ! T'est-il vraiment indispensable, ou bien ne t'en sers-tu que pour nous apparaître sous un aspect plus naturel, afin que nous puissions te regarder et t'entendre avec moins de crainte et plus de tranquillité?»
3. L'ange dit : « Ni l'un, ni l'autre ! Je ne fais cela que pour vous montrer comment vous devez procéder en pareil cas pour mettre à nu ces pierres, s'il vous arrivait d'en trouver d'autres ! Car, particulièrement en Haute et en Moyenne-Egypte, il existe une grande quantité de ces pierres recouvertes d'une croûte, dispersées dans les déserts ; bien sûr, il ne se trouvera plus guère de perles comme celles-ci. Mais les autres pierres sont elles aussi couvertes de toutes sortes de signes, d'inscriptions et d'illustrations ; car les anciens Egyptiens étaient encore loin de connaître le papier. Ils utilisèrent donc la surface des pierres pour graver, avec des styles d'ivoire tout au début, et d'airain par la suite, tout ce qu'il fallait conserver.
4. Les toutes premières inscriptions ne racontent certes pas grand-chose en dehors des événements concernant les troupeaux ; mais celles qui sont plus tardives contiennent déjà, comme ces perles, des événements importants, non seulement pour ce grand pays et ce grand peuple, mais aussi pour toute la terre. Car le Seigneur a voulu que ce pays fût une très bonne école pour préparer Sa venue ici-bas, raison pour laquelle Il a envoyé Son peuple élu entre tous, les Hébreux, séjourner pour longtemps dans cette école de l'Egypte. Et Moïse, le grand prophète du Seigneur, est passé par toutes les écoles, dans la corne de KAHI (Le Caire), à Thèbes (THEBAI ou THEBSAI, maison des fous, bien sûr devenue par la suite une grande ville très peuplée), à KAR NAG près de KORAK, et dans les villes les plus anciennes, Memphis, Diathira (DIA DAIRA, lieu de la corvée) et Élé-phantine (EL EI FANTI, les descendants des enfants de Dieu), et ce n'est qu'a cinquante-sept ans que, fuyant un pharaon cruel, il fut conduit par l'Esprit divin dans le pays de Madian en passant par Suez, après quoi vous pouvez lire son histoire dans l'Écriture.
5. Bref, l'Egypte fut donc destinée par Dieu à être sa première école, et les habitants de ce pays le plus anciennement peuplé de la terre furent dès la nuit des temps pourvus d'une grande sagesse, et également en relation avec la plupart des meilleurs peuples de la terre. Vous comprenez donc à présent pourquoi ce que l'on trouve dans ce pays a souvent une signification très profonde.
6. Mais voyons notre quatrième perle !
7. Nous y apercevons plusieurs images de chasseurs avec des carquois, des arcs et des flèches, et un grand troupeau encerclé par des lions. Cela représente le grand combat des Egyptiens contre les lions, qui attaquaient parfois en grand nombre les riches troupeaux d'Egypte.
8. Et regardez, à droite de cette scène, vous apercevez les pâturages désormais entourés de murs, et sur ces murs sont posées des têtes de taureau, les cornes tournées tantôt vers le haut, tantôt vers le bas, tantôt de côté, ce qui indique que les troupeaux sans défense étaient encore en grand péril avant la construction des puissantes enceintes clôturant les grands pâturages. À chaque angle des murs, vous voyez aussi un grand chien semblant prêt au combat, tantôt debout, tantôt couché ; le nom donné par les anciens Egyptiens à ces vigilantes bêtes est PAS ou PASTSHIER (gardien de la prairie).
9. Ici, encore plus à droite, vous voyez de nouveau le roi-pasteur SHIVINZ (Sphinx), à son côté un chien gigantesque et, devant le chien, plusieurs morceaux d'un lion. Plus à droite encore et au-dessus, nous voyons ce même chien et, en dessous de lui, l'image du soleil et de la lune. Que veut dire cela ?
10. Écoutez bien ! Notre Shivinz, en tant que roi des bergers, possédait véri-tablement l'un des plus grands chiens qui fussent, devant lequel ni lion ni panthère n'était sûr de sa vie. Ce chien garda longtemps les troupeaux de Shivinz. Mais lorsque, avec le temps, il mourut de vieillesse, Shivinz décida, par respect et en souvenir, de symboliser éternellement cet animal par une constellation(*) équatoriale du ciel. Il nomma cette constellation du nom du grand chien qui avait fidèlement gardé pendant des années les troupeaux royaux. On voit que le roi a mis son chien parmi les étoiles au fait que le soleil et la lune apparaissent sous le ventre du chien. Tout objet sous lequel apparaissent le soleil et la lune fait symboliquement partie des étoiles et commémore un fait important et significatif.
11. On n'accordera certes pas, de nos jours — surtout dans ce pays, où il y a très peu de bêtes féroces —, une place si spéciale à un chien très grand et très vigilant ; mais dans l'ancienne Egypte, où il y avait des hordes entières de bêtes féroces dont une partie existent encore aujourd'hui, un grand chien fort et courageux était particulièrement nécessaire. Tout d'abord, ce chien était le plus fidèle gardien des troupeaux. Il était très facile à entretenir, car cette race de grands chiens se nourrit ordinairement des innombrables souris dont ce pays n'a encore jamais manqué ; ils mangeaient également en un seul jour des milliers de grosses sauterelles. Une seule fois par jour, on leur donnait un peu de lait, ce qui garantissait leur fidélité au troupeau.
12. En plus de ces grands chiens, une espèce de chiens plus petits était également appréciée des anciens Egyptiens ; on les appelait MAL PAS (petit chien), et aussi POROSHIT, qui, dans l'ancienne langue, veut dire "signes" ou "tapageurs". Sitôt
(*) Ou plutôt une étoile : l'étoile du Chien, point de départ du calendrier de l'ancienne Egypte, se levait dans le ciel vers le 19 juillet du calendrier actuel et marquait le début de la saison agricole appelée Inondation. À noter que, comme on le verra au chapitre suivant, ce calendrier (qui est resté la base de tous les calendriers solaires) ne comportait que 365 jours an lieu de 365 jours 1/4. d'où des problèmes de décalage avec les saisons par la suite... (N.d.T.) 383
qu'une présence étrangère se manifestait à proximité d'une maison ou d'un troupeau, ces petits chiens se mettaient à aboyer ; cela éveillait l'attention des grands, et ceux-ci, par leurs puissants aboiements, tenaient en respect les bêtes sauvages, qui abandonnaient alors les parages.
13. Les petits chiens servaient souvent aussi à garder les poules et les couvées, ce pour quoi on les dressait spécialement. Tout cela avait été découvert par SHIVINZ, qui avait été le premier à faire de ces oiseaux des animaux domestiques utiles et à montrer aux Egyptiens que leur chair était bonne à manger et plus encore leurs oeufs grillés ou bouillis. C'est ainsi qu'il fit connaître aux habitants déjà fort nombreux de ce grand pays de nouveaux aliments et de nouveaux animaux d'élevage, dont la viande et les oeufs ne furent que trop appréciés — sans quoi il n'y aurait pas eu par la suite une véritable guerre des poules dont l'historien grec Hérodote lui-même a parlé sous une forme mythique.
14. SHIVINZ, qui avait porté au ciel le grand chien, fit aussi une place au petit parmi les étoiles, lui donnant le nom de PORISHION (PROZION). On trouve à proximité l'ancienne KOKLA (poule couveuse), constellation qui prit plus tard le nom de PELEADA (également PELEADZA) et qui, selon la mauvaise prononciation des Grecs, a gardé le nom de Pléiades.
15. Ici, tout en haut de la perle, vous voyez cela fort bien dessiné et pouvez reconnaître la clairvoyance de notre SHIVINZ. Par ces constellations facilement identifiables, il ne cherchait pas tant à rappeler constamment à ses disciples le souvenir de ses chiens et de ses poules qu'à leur enseigner la marche du temps selon les étoiles.
16. Ce fut également SHIVINZ qui édifia à DIADAIRA (Diathira(*)) le premier zodiaque (SA DIAZC = pour les travailleurs), qui le découvrit le premier au firmament et nomma les constellations selon les événements concomitants et les travaux des champs, comme nous allons le voir tout de suite en dévoilant la cinquième perle. »
Chapitre 205
La cinquième perle et les divisions du temps
1. (Raphaël :) « À présent, faites bien attention ; voici la cinquième perle. Je vous ai déjà montré comment il fallait procéder lorsqu'on découvrait cette sorte d'antique relique, c'est-à-dire comment la mettre à nu, aussi dévoilerai-je les trois perles restantes par la seule force de ma volonté ; et voyez — la cinquième perle est maintenant devant nous !
2. Regardez, ce dessin sur la plus grande et la plus belle surface de cette perle est un zodiaque de Diathira ! Il y a là un temple colossal, où trois cent soixante-cinq colonnes des plus massives supportent une voûte tout aussi massive faite de pierres de granit rouge, édifiée selon l'art le plus consommé et d'une extrême
(*) Il pourrait s'agir de Dendérah, très ancienne cité de Haute-Egypte, dont il subsiste en particulier un célèbre zodiaque d'époque gréco-romaine (aujourd'hui au Louvre). (N.d.T.) 384
solidité. Dans sa plus grande ouverture, la voûte atteint soixante-six hauteurs d'homme au-dessus du sol. L'ensemble de la voûte possède exactement trois cent soixante-cinq ouvertures, pratiquées précisément de telle sorte que pendant la durée du passage du soleil sous un signe céleste, sa lumière devait tomber, à midi juste, exactement au milieu de l'une des colonnes s'élevant au centre du temple. La lumière qui passait par les autres ouvertures tombait certes également sur l'autel aux différentes heures du jour, cependant sans jamais passer par le point central, mais seulement à un ou plusieurs degrés d'écart.
3. Cette voûte construite d'une manière particulièrement ingénieuse subsiste encore de nos jours, bien que quelque peu rongée par la dent du temps, et elle demeurera encore longtemps pour guider ceux qui étudient les étoiles.
4. Vous vous demandez à quelle fin précise le grand SHIVINZ a fait édifier cette voûte, sans doute avec toutes les peines du monde ? — Avant cela, il n'existait aucune graduation exacte du temps. On remarquait à peine que le jour avait une durée plus ou moins longue. La lune était encore le moyen le plus sûr de diviser le temps. À Diathira, qui était la ville des travaux forcés disciplinaires, on avait besoin de jour comme de nuit d'une division précise du temps, et c'est donc à cet effet, et pour le bon ordre des choses, que notre SHIVINZ avait fait construire cette voûte, à laquelle cent mille ouvriers durent travailler pendant dix années complètes.
5. La voûte était bien sûr très large, et toutes les trente ou trente et une ouvertures y était peint l'un des douze symboles célestes, et au-dessus de cette peinture, ordinairement rouge, le groupe d'étoiles était très fidèlement représenté en blanc. Vous voyez ici l'intérieur de la voûte, fort bien dessiné sur cette perle par des traits fins sur lesquels on a passé ensuite une couleur rouge foncé, et vous pouvez concevoir à présent quel esprit éclairé était ce SHIVINZ, et quel respect sans bornes lui vouaient les peuples d'Egypte ! Aussi suffisait-il d'un signe de lui pour que des centaines de milliers d'hommes missent en action toute leur énergie et qu'une oeuvre grandiose jaillît du sol comme par magie !
6. Des plus sages de ses sujets, il faisait des professeurs et des prêtres, et il édifia partout des écoles pour toutes les spécialités utiles possibles de l'activité humaine. Mais on ne pouvait acquérir la plus haute science divine qu'à KAR NAG près de KORAK et enfin à IA BU SIM BIL, dans le secret et en traversant de nombreuses et dures épreuves. »
7. À ce moment-là, le vieil hôte Marc interrompit l'ange dans son explication pour lui demander : « Très noble et gracieux ami, pendant que tu en es à nous dévoiler le sens de ces perles, ne pourrais-tu aussi nous expliquer ce qu'il en est de ce très étrange Sphinx, mi-femme, mi-bête, qui posait sous peine de mort cette fameuse énigme : quel est l'animal qui marche le matin sur quatre pattes, à midi sur deux pattes et le soir sur trois pattes ? Celui qui n'était pas capable de résoudre l'énigme était tué par le Sphinx ; mais celui qui aurait résolu l'énigme aurait eu le droit de tuer le Sphinx ! — Y a-t-il quelque chose de vrai là-dedans ? »
Chapitre 206
L'énigme de la sixième perle : description des pyramides, des obélisques et du Sphinx
1. Raphaël dit : « Regarde, la sixième perle va répondre à ta question ! La voici dévoilée ; qu'y vois-tu au premier regard ? »
2. Marc dit : « J'y vois encore une fois l'image colossale de SHIVINZ et plusieurs pyramides ; devant la plus haute se dressent deux colonnes pointues, nommées OUBELISKE, et à côté de la grande pyramide, dans la réalité à deux cents pas peut-être, mais on peut difficilement le déterminer sur l'image, on aperçoit une nouvelle statue assez colossale. Celle-ci a une tête et des mains de femme, et une forte poitrine féminine. Là où finit la poitrine, à l'emplacement du ventre, commence un corps de bête tout à fait indéfinissable. Derrière cette étrange statue s'étend une vaste enceinte circulaire qui enclôt un grand pâturage. Tout cela semble constituer un ensemble cohérent. — Mais qu'est-ce que cela veut dire ? »
3. Raphaël dit : « Le buste colossal est celui de SHIVINZ lui-même, que le peuple, afin d'honorer son grand bienfaiteur, avait fait édifier de sa propre initiative et à grands frais par les meilleurs tailleurs de pierre et les meilleurs maçons. La grande pyramide aux deux obélisques était une école de connaissance de soi. Il y avait à l'intérieur de vastes salles et des couloirs qui s'en allaient très loin dans toutes les directions, et où se trouvaient toutes sortes de dispositifs étranges pour apprendre à se connaître soi-même, et de là connaître l'esprit supérieur de Dieu. Ces dispositifs avaient parfois une apparence tout à fait barbare ; mais ils ne manquaient que très exceptionnellement leur but. Les autres pyramides ne sont là pour la plupart que pour indiquer les lieux où sont enfouis sous terre de nombreux sarcophages, murés, comme cela a déjà été expliqué.
4. Il y a aussi à notre époque, dans la large et très longue vallée du Nil, une quantité d'autres pyramides et toutes sortes de temples, édifiés bien plus tard, sous les pharaons, aux temps d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; il n'est pas question ici de ceux-là, mais seulement de ceux construits sous le règne de SHIVINZ.
5. Le vrai nom originel était PIRAMIDAI, ce qui signifiait à peu près : "Donne-moi la sagesse", et les deux colonnes pointues portaient le nom d'OUBELOISKA : "Le pur recherche ce qui est noble, beau et pur." BELO signifiait précisément "blanc" ; mais, la couleur blanche étant chez les anciens Egyptiens le symbole de ce qui était pur, noble et beau, on désignait également par ce terme ce qui était noble, pur et beau.
6. La bonne influence de ces écoles fut vite connue au loin, et les étrangers arrivèrent bientôt en si grand nombre pour y entrer qu'il était impossible de les loger et de s'en occuper. Notre SHIVINZ, qui était dans les dernières années de son règne, imagina alors un moyen quelque peu sinistre pour tenir à l'écart ces étrangers et les empêcher d'affluer en trop grand nombre dans ces écoles instituées par lui. En quoi consistait donc ce moyen ?
7. Vous voyez sur cette perle la statue mi-humaine, mi-animale. Cette statue était creuse, et, à l'intérieur, un homme pouvait accéder à la tête par un escalier tournant et parler d'une voix très forte et distincte par la bouche de la statue, qui était évidée en forme d'entonnoir vers l'extérieur, et, à cause de la force de cette voix, on avait l'impression que c'était véritablement la colossale statue qui parlait.
8. Ainsi, lorsque les étrangers venaient et demandaient à être admis à l'école, un serviteur leur expliquait qu'ils devraient se mettre l'un après l'autre à une certaine place devant cette haute statue, qui paraissait morte extérieurement, mais était vivante à l'intérieur. Chacun de ceux qui voulaient devenir disciples des pyramides recevrait alors du digne SHIVINZ une énigme qui était une question de vie ou de mort. Si l'interrogé résolvait l'énigme, il serait accepté, ce qui lui donnerait le droit de poser à son tour une question à la statue et, au cas où la statue n'aurait pas été capable de lui donner une réponse satisfaisante, le droit de la détruire, donc en quelque sorte de la tuer.
9. Cependant, cette question était révélée aux candidats trois jours à l'avance afin qu'ils y réfléchissent ; mais le troisième jour, quand la question devait leur être posée au risque de leur vie par la statue elle-même, aucun ne tentait sa chance, et tous se retiraient modestement, payaient la taxe exigée pour la question préalable et repartaient pour leur patrie souvent fort lointaine.
10. À une époque plus tardive, un mythe raconte qu'un Grec serait parvenu à résoudre la vieille énigme ; mais, comme cent mille autres, ce mythe n'est qu'une fable dépourvue de toute vérité ! Car Moïse avait résolu cette fameuse énigme, sans pour autant détruire la statue, puisque cette statue, bien que quelque peu rongée par la dent du temps, est encore visible aujourd'hui.
11. Bien sûr, on ne peut plus y retrouver l'aménagement intérieur, qui s'est complètement ensablé et envasé ; car le Nil connaît tous les cent ou parfois seu-lement deux cents ans une crue extraordinaire, si bien que, dans les passages les plus étroits, ses flots montent à plus de trente coudées au-dessus de leur niveau habituel. Cela cause beaucoup de dommages et de pertes, parce qu'une quantité de cailloux, de sable et de vase se dépose alors sur les terres jusque-là les plus belles.
12. Depuis l'époque de SHIVINZ, il y eut deux crues du Nil où les flots montèrent bien au-dessus du sommet des pyramides. Une crue semblable eut également lieu il y a huit cent soixante-dix ans, qui ensabla et envasa presque jusqu'à mi-hauteur le temple de IA BU SIM BIL, et depuis ce temps-là, on n'est plus parvenu à le dégager complètement du sable et de la vase, de même que bien d'autres monuments. Tel est donc également le sort actuel de cette énigmatique statue ; son intérieur est rempli de vase et de sable durcis, que l'on ne pourra sans doute plus jamais en retirer ! Voici, mon cher Marc, ce qu'il en est réellement de l'énigmatique Sphinx ! — Cela est-il clair pour toi à présent ? »
13. Marc dit : « Est-il possible qu'en près de mille ans, nul brave n'ait osé entendre cette énigme de la bouche du Sphinx au risque de sa vie ? Et s'il l'avait fait, que lui serait-il arrivé si, comme il eût été naturel, il n'avait pu résoudre l'énigme ? »
14. Raphaël dit : « À l'endroit où l'interrogé devait se tenir était pratiquée une trappe par laquelle il serait aussitôt tombé dans un bassin ; et lorsqu'il aurait été en bas, plusieurs serviteurs se seraient saisis de lui et, même s'il n'avait pas correctement résolu l'énigme, à cause de son courage, ils l'auraient conduit par des couloirs souterrains jusqu'à l'école, d'où il ne serait pas ressorti avant d'être devenu un homme parfaitement accompli. Mais cela n'est jamais arrivé ; et à l'époque où l'énigme a été résolue, cet antique établissement était déjà si bien envasé et ensablé qu'il était parfaitement inutilisable ; les premiers rois-pasteurs et leur peuple avaient été depuis longtemps pour ainsi dire vaincus par un peuple phénicien, et, au temps d'Abraham, les pharaons eux-mêmes étaient déjà des Phéniciens.
15. Tu en sais maintenant un peu plus là-dessus, aussi allons-nous passer au dévoilement de la septième et dernière perle ! »
Chapitre 207
Les constellations de la septième perle.
La chute de la civilisation égyptienne.
Histoire des sept perles
1. (Raphaël :) « Regardez, la voici ! Qu'y voyez-vous ? — Vous voyez sans doute quelque chose, mais vous ne le reconnaissez pas ; car sur cette très belle perle sont représentées, gravées, puis frottées d'une couleur brun-rouge, toutes les constellations, préservées par la gangue jusqu'à ce jour.
2. Cette perle ne nous apprend par ailleurs pas grand-chose de très extraordinaire ; mais elle nous fait comprendre en tout cas que notre SHIVINZ connaissait fort bien le ciel étoilé, et il fut à coup sûr le premier à faire entrer les constellations dans un système. Les noms qu'il a donnés aux constellations sont ceux qu'on leur donne encore à cette heure !
3. Avant son règne, les connaissances étaient encore assez pauvres chez les anciens Egyptiens, tant en ce qui concerne le dessin et l'écriture qui en est issue que la vraie connaissance de soi, et plus encore celle de Dieu. Mais, par un labeur incroyable, notre SHIVINZ a mis de l'ordre dans tout cela et fait de ce peuple nomade encore barbare un des peuples les plus civilisés et les plus savants de toute la terre, ce qui bien sûr, à la longue, fit beaucoup d'envieux. Car les étrangers prirent bien vite un trop grand intérêt à une culture si sublime ; tout ce qu'il voyaient leur semblait parfaitement divin et merveilleux, et, une fois là, ils ne voulaient plus repartir.
4. Plus il en venait en pèlerinage, plus ils étaient nombreux à s'installer, et, avec le temps, c'est ainsi que se produisit le premier asservissement des populations d'origine et de leurs souverains, d'une manière essentiellement pacifique.
5. Les descendants de SHIVINZ furent des hommes de plus en plus faibles et posaient sur la réputation de leur ancêtre et se préoccupaient fort peu des affaires du gouvernement. La conséquence en fut que les étrangers installés dans le pays, qui, eux, n'avaient pas froid aux yeux, furent bientôt élus et installés à leur tête par les natifs eux-mêmes, tout cela sans recours aux armes.
6. En un sens, c'était juste et bien, mais les premiers habitants n'avaient pourtant guère gagné au change. Car les protecteurs étrangers (VARION, mal re-transcrit en PHARAON) constituèrent bientôt une force armée et devinrent de véritables tyrans et oppresseurs du peuple. Les écoles ne furent plus accessibles qu'à un petit nombre, et il y avait un monde entre ce qu'on y enseignait encore et l'ancien enseignement, raison pour laquelle, sur une vérité auparavant très pure, s'échafauda bientôt l'idolâtrie la plus absurde associée à la plus noire superstition, et il devint presque impossible, même aux plus sages, de retrouver derrière tout cela la culture originelle de ce pays.
7. Ces sept perles ont donc une valeur inestimable, parce qu'elles proviennent de l'époque où l'Egypte était encore à son apogée spirituelle, et c'est pourquoi elles ne sauraient être trop préservées ! »
8. L'un des Noirs demande en quelle circonstance ces perles ont pu parvenir dans les sables du Nil et s'y perdre.
9. Raphaël dit : « Ne vous ai-je pas expliqué que le Nil, à certaines époques, grossissait comme sous l'effet d'un nouveau Déluge ? Quelque cinq cent soixante-sept ans après SHIVINX, notre Nil atteignit des hauteurs inimaginables ; dans les endroits resserrés, il monta à plus de cent soixante coudées au-dessus de son niveau ordinaire. En cinq semaines, toutes les villes situées dans les vallées furent complètement balayées, et c'est à cette occasion que les perles, avec les maisons qui les abritaient, furent emportées par la violence sable, tout comme les blocs de pierre sur lesquels les bâtiments étaient construits.
10. C'est également pendant les quelque trois mille ans où elles restèrent enfouies que s'est constituée la croûte dans laquelle vous les avez trouvées, et de laquelle je les ai extraites devant vous, d'abord d'une manière toute naturelle, ensuite de la manière merveilleuse qui m'est possible.
11. Vous savez cela aussi à présent, et vous avez en ces sept perles sept livres qui peuvent vous donner et vous donneront, maintenant et pour toujours, de très bons enseignements sur le pays dans lequel vous vivez vous aussi en partie. Aussi, gardez-les bien ; car chacune de ces perles vaut plus qu'un royaume !
12. Pour le moment, c'est Oubratouvishar, visiblement le plus sage d'entre vous, qui devra les garder ; et lorsqu'un jour il quittera cette terre, il devra décider qui sera digne de prendre en garde à sa suite ce trésor incommensurable. Et malheur à l'indigne qui, par cupidité, voudrait s'en emparer !
13. En tant que messager et exécuteur de la volonté de Celui qui siège là-bas, je crois avoir désormais accompli suffisamment de merveilles pour éveiller votre foi ; si cela ne vous suffisait pas encore, il ne servirait à rien d'en faire davantage ! Croyez-vous maintenant que cet homme assis là-bas est Celui pour qui le grand SHIVINZ et ses deux ancêtres ont édifié le grand temple des rochers de IA BU SIM BIL ? »
14. Tous disent : « Oui, oui, ô toi messager merveilleusement puissant du Sei-gneur, nous te le confirmons pleinement et du plus profond de notre vie ! »
15. Là-dessus, l'ange les quitta, et Cyrénius Me demanda si cette description en vérité purement historique de l'Egypte était vraiment elle aussi une part nécessaire de l'Évangile annoncé par Ma bouche.
16. Et Je lui dis : « C'est l'une des plus nécessaires ! Car il viendra dans plusieurs siècles des chercheurs de toute sorte qui étudieront en détail ce pays, et ils trouveront encore beaucoup des choses dont Raphaël vient de parler. Ils en seront très déconcertés, tout comme vous-mêmes et vos proches descendants pourriez déjà l'être ; mais cette révélation parfaitement vraie vous remettra dans le droit chemin à ce propos également. Plus tard, J'éveillerai encore des hommes qui dévoileront à nouveau ces vieux mystères à ceux qui cherchent. — Mais pour l'heure, allons nous-mêmes vers eux pour leur donner le véritable Évangile des cieux. »
17. Nous nous levâmes et allâmes vers les Noirs qui nous attendaient.
FIN
Bises
Sandra
Temple d'Abou Simbel , Sphinx , colonnes de Memnon
Commencé par
San
, 03 mai 2007 à 10:53
2 réponses dans ce topic
#1
Posté 03 mai 2007 à 10:53
#2 Didier
Posté 03 mai 2007 à 14:46
Le sphynx représenterait le 17ème roi-pasteur ? Pas un hyksos quand même, ce doit être plus ancien... Super entrée sur le forum.
#3 Salamandre
Posté 03 mai 2007 à 22:13
Jacob Lorber est un homme pieux qui a reçu des textes, au XIXème siècle; il entendait directement le texte et le couchait sur le papier. C'est vraiment intéressant et sérieux. Il a prédit beaucoup d'événements du XXème siècle, c'est presqu'incroyable quand on lit ses prophéties.
Il a prédit aussi un grand cataclysme qui devait ravager le monde à la fin du XXème siècle.
Il a prédit aussi un grand cataclysme qui devait ravager le monde à la fin du XXème siècle.










