J'ai récemment lu un article de l'association Que Choisir qu'il m'a semblé intéressant de vous transmettre :
Citation
"Obésité
Aussi une affaire de gènes
Des scientifiques britanniques ont mis en évidence une mutation génétique qui augmenterait considérablement les risques d'obésité chez les personnes qui en sont porteuses. Un Européen sur six pourrait être concerné.
Si elle peut s'expliquer par une alimentation trop riche ou le manque d'exercice, l'obésité, qui touche plus de 5 millions de personnes en France, serait pourtant bel et bien aussi affaire de gènes. La recherche médicale avait déjà mis en évidence quelques prédispositions génétiques, mais avec un impact qui restait modeste. Cette fois, les chercheurs viennent d'identifier une mutation génétique qui joue un rôle clé dans l'apparition de l'obésité. Les personnes qui portent cette mutation ont en effet 67 % de risques de développer une obésité. Et elles pèsent, tous âges confondus, en moyenne 3 kg de plus que les autres. C'est la conclusion des travaux du Pr Andrew Hattesley, de l'université de la Peninsula Medical School, à Exeter (Royaume-Uni) et de son équipe, publiés en avril dans la revue « Science ». Et cette mutation, observée sur un gène particulièrement long du chromosome 16, serait courante. Elle touche 16 % des 40 000 personnes recrutées pour l'étude, soit potentiellement un Européen sur six. La responsabilité de cette mutation génétique dans l'apparition de l'obésité a été aussi formellement identifiée par une équipe de recherche concurrente dirigée par le Pr Philippe Froguel, de l'Imperial College de Londres et de l'Institut Pasteur de Lille. Cette équipe, qui doit publier prochainement ses résultats (1) dans la revue « Nature Genetics », a annoncé dans un communiqué que cette caractéristique génétique expliquerait à elle seule « près de 20 % des cas d'obésité ». Cette découverte fait entrevoir la possibilité d'un traitement pour les personnes concernées : une molécule qui serait capable de corriger les dysfonctionnements provoqués par cette mutation. Encore faudra-t-il arriver à comprendre ce qui se passe exactement. Les chercheurs pensent que le gène concerné, qui est fortement présent dans le cerveau et le tissu graisseux, servirait à moduler le stockage des graisses en réponse aux ordres du système nerveux. On peut aussi envisager un test de dépistage de l'obésité. Connaître ce risque dès le plus jeune âge pourrait permettre de prévenir la prise de poids par des mesures adéquates comme le régime ou l'activité sportive régulière. Mais il faudra s'assurer que le test ne serve pas à stigmatiser les personnes à risque. Toutefois, la découverte de ce gène ne règle pas tout. En effet, à supposer que 16 % de la population en soit effectivement porteuse, cela n'explique pas le fait que 30 % des Américains soient obèses et quelque 35 % en surpoids."
Source : http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=R...3&catcss=ALI000
Aussi une affaire de gènes
Des scientifiques britanniques ont mis en évidence une mutation génétique qui augmenterait considérablement les risques d'obésité chez les personnes qui en sont porteuses. Un Européen sur six pourrait être concerné.
Si elle peut s'expliquer par une alimentation trop riche ou le manque d'exercice, l'obésité, qui touche plus de 5 millions de personnes en France, serait pourtant bel et bien aussi affaire de gènes. La recherche médicale avait déjà mis en évidence quelques prédispositions génétiques, mais avec un impact qui restait modeste. Cette fois, les chercheurs viennent d'identifier une mutation génétique qui joue un rôle clé dans l'apparition de l'obésité. Les personnes qui portent cette mutation ont en effet 67 % de risques de développer une obésité. Et elles pèsent, tous âges confondus, en moyenne 3 kg de plus que les autres. C'est la conclusion des travaux du Pr Andrew Hattesley, de l'université de la Peninsula Medical School, à Exeter (Royaume-Uni) et de son équipe, publiés en avril dans la revue « Science ». Et cette mutation, observée sur un gène particulièrement long du chromosome 16, serait courante. Elle touche 16 % des 40 000 personnes recrutées pour l'étude, soit potentiellement un Européen sur six. La responsabilité de cette mutation génétique dans l'apparition de l'obésité a été aussi formellement identifiée par une équipe de recherche concurrente dirigée par le Pr Philippe Froguel, de l'Imperial College de Londres et de l'Institut Pasteur de Lille. Cette équipe, qui doit publier prochainement ses résultats (1) dans la revue « Nature Genetics », a annoncé dans un communiqué que cette caractéristique génétique expliquerait à elle seule « près de 20 % des cas d'obésité ». Cette découverte fait entrevoir la possibilité d'un traitement pour les personnes concernées : une molécule qui serait capable de corriger les dysfonctionnements provoqués par cette mutation. Encore faudra-t-il arriver à comprendre ce qui se passe exactement. Les chercheurs pensent que le gène concerné, qui est fortement présent dans le cerveau et le tissu graisseux, servirait à moduler le stockage des graisses en réponse aux ordres du système nerveux. On peut aussi envisager un test de dépistage de l'obésité. Connaître ce risque dès le plus jeune âge pourrait permettre de prévenir la prise de poids par des mesures adéquates comme le régime ou l'activité sportive régulière. Mais il faudra s'assurer que le test ne serve pas à stigmatiser les personnes à risque. Toutefois, la découverte de ce gène ne règle pas tout. En effet, à supposer que 16 % de la population en soit effectivement porteuse, cela n'explique pas le fait que 30 % des Américains soient obèses et quelque 35 % en surpoids."
Source : http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=R...3&catcss=ALI000
Comment ne pas faire le lien entre notre type d'agriculture et cette découverte ? Et pour répondre à la question finale de l'article, je ne dirai qu'un seul mot : OGM !
Amicalement,
Toficus











