Citation
Si c'était pas chimique, moi je signerais tout de suite, non pas pour ne pas avoir de gosses, il y a d'autres moyens pour ça, mais pour arrêter ces monstrueux saignements qui me laissent complètement épuisée, incapable de bouger et qui me privent de ce précieux fer mécéssaire à mon existence!!!
coucou Cassiopée
je ne ressens pas du tout mes règles comme toi.
tu parles de ces femmes d'amazonie qui connaissent les plantes qui peuvent les aider ; j'ai lu des articles sur elles (enfin je pense que c'est d'elle que tu parles) il y a quelques temps, alors que je cherchais comment virer un oeuf de mon utérus sans passer par une ivg.
Je neme souviens pas avoir lu qu'elles utilisaient leur connaissances des plantes pour virer leurs mentruations, ça m'interesse si t'as un lien.
Je n'ai pas de jugement à porter sur ta relation avec tes regles, mais je peux te raconter ce que j'ai vécu et comment je l'ai integré : depuis que je suis reglée, je n'ai jamais ressenti la moindre douleur lors de mes regles. Alors que ma mère, ma grand-mère, me racontent qu'elles souffraient comme des tordues, moi j'ai jamais rien senti, alors que j'ai depuis toujours, et encore plus depuis que je suis mère, des règles ultra-abondantes.
Or, pendant presque un an après avoir avorté, j'ai vécu mes règles comme des moments de véritables souffrance : mal au bide comme jamais, plus lessivage complet au sortir. Un mal de chien que dans un premier temps j'ai imputé à la méthode chimique d'avortement, jusqu'à ce que je me penche plus en profondeur sur la blessure que cela m'avait fait.
...
Lorsque j'ai guerri cette blessure (enfin, je peux pas affirmer que ce soit le cas, disons que j'ai cerner le probleme et que j'ai commencer le processus de guerison

), je n'ai plus eu mal. Vraiment plus rien. Et mes menstruations sont redevenues des copines.
Je suis contente parce qu'avant cet épisode, j'avais vraiment le sentiment que d'être réglée était une chance, une exprimation de ma féminité, le coté visible de mon être cyclique, enfin, ce genre de truc... et que j'ai vraiment mal vécu psychologiquement qu'elles deviennent une gêne physiquement.
Tu vois, je comprends tout à fait que si elles te font souffrir, tu souhaites t'en passer , et d'ailleurs je te souhaite de trouver une solution car être malade comme ça tous les mois c'est franchement handicapant [d'ailleurs, rassures-toi, ce ne sont pas les quelques décilitres de sang que tu perds chaque mois qui vont te priver de ton précieux fer, même si tu as des regles très abondantes. Si vraiment t'as la trouille d'être anémiée tous les 28jours, passe la semaine de tes regles à bouffer des moules (pardon pour la référence qui, j'en suis sûre, va en faire marrer deux trois

) ; il parait que c'est l'aliment qui contient le plus de fer.], par contre je ne suis pas du tout d'accord lorsque tu sous-entends que vouloir/pouvoir s'en passer serait une liberté.
Je tiens à préciser que la véritable liberté pour moi est de pouvoir faire comme on veut, càd prendre cette pillule magique si on veut ou ne pas la prendre si on veut pas, sans avoir à craindre d'être jugée.
Mais instinctivement, et profondément, cela me fait de la peine de voir que des femmes souhaiteraient faire disparaitre ce truc qui est en nous, depuis toujours, qui est l'expression de notre pouvoir de création/destruction/création..etc..
Je ne crois pas que ce soit normal ou irrésoluble d'en souffrir, de mal les vivre, et à chaque fois que je dis ça à une copine qui elle, les vis très mal, je passe pour une chanceuse, comme l'exeption à la douleur "normale"..
Je crois que cette souffrance est le moyen qu'à notre être féminin de nous dire que nous avons un problème.
Et pour moi, ce probleme, c'est que dans notre societé, la femme ne se trouve pas, ne trouve pas sa place, et que les hommes ne font rien pour l'aider à la trouver (oserais-je dire qu'ils sont même plutot du genre à tout faire pour qu'elle ne la trouve pas ? ... genre, au point de faire disparaitre toute trace physique de son appartenance à son sexe ? (enfin, quand je dis toute trace physique, comprennez, toute trace physique qui n'est pas susceptible d'apporter de plaisir : les gros seins et les levres pulpeuses, ça on n'y touche pas évidement

))
Je nous souhaite à toutes de trouver le moyen de renouer avec notre nature féminine, quitte à aller à l'encontre de certaines facettes de notre societé, renouer avec ce qui fait que nous ne sommes pas des hommes, je nous souhaite d'entendre et de devenir potesses avec ce truc-là qui fait ce que nous sommes, l'accepter, le vivre pleinement... créatrices, destructices, vivantes quoi....
Enfin voilà, c'est ma reflexion de ce soir...
Je pense que derrière le simple problème, comme dit salamandre, d'aller à l'encontre de la nature, il y a aussi, et surtout, le probleme énorme de la féminité et de sa place au sein de l'humanité.