jean-yves, le Lundi 04 Juin 2007 13h56, dit :
Regbar, le Lundi 04 Juin 2007 12h13, dit :
Tout ce que l'on fait, chacun, dans notre vie n'est dirigé que dans une seule et unique direction : pour l'homme transmettre ses gênes, pour la femme enfanter. Et c'est là que le problème du viol est délicat : l'homme et la femme, toute sa vie, est dirigé par ses gênes, ses chromosomes, sa raison de vivre, sa nature : transmettre ses gênes, et ce, que la partenaire soit ou non consentante.
Bonjour Regbar,
Ton raisonnement est interessant mais je trouve que ce que tu dis ici est très restrictif.
Si tout, dans notre vie, était orienté vers la reproduction, cela voudrait dire que l'ensemble de la vie n'est là que pour assurer la continuité. Il est probable que la présence de l'être humain a sa raison d'être indépendement de ces mécanismes de survie; a sa raison d'être pour la terre elle même et l'ensemble du monde.
De la même façon que dans la nature, la présence de la proie est liée à celle du prédateur. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre mais peut-être n'ai-je pa saisi ce que tu voulauis dire.

[...]
Bonjour Jean Yves. A mon avis, la discipline qui peut trancher la question, c'est la psychanalyse, dont il est vrai que le statut scientifique est très contesté. Si je ne m'abuse, Sigmund Freud soutenait bien que que tout ce que nous faisons est déterminé par le sexe, c'est-à-dire que toutes les activités humaines sont en liaison avec le sexe : faire du fric, la politique, la religion, l'art, le théâtre, la musique, la littérature, la mode vestimentaire, le maquillage, la musculation, tout est sexe. Le principal, quand on a va au cinéma, au resto, etc., c'est que l'on peut y trouver des femmes et des hommes. Voilà le centre de gravité de toutes ces activités. Je suis
a priori très freudien (
a priori, car je ne l'ai pas lu, mais il me semble que c'est ce qu'il disait).
Et je n'ai pas lu Dawkins, mais la manière dont Nexus l'évoque, c'est la même idée, non ?
Nous vivons certes dans une culture, une morale, qui contraint l'Homme à refreiner sa nature, c'est-à-dire refreiner, et au besoin condamner toute représentation du sexe. Mais à mon avis, cette morale n'a rien de divine, elle est crée par l'Homme. Et la nature, même refoulée par la culture, veille !
NumberX, le Lundi 04 Juin 2007 13h56, dit :
Regbar, le Lundi 04 Juin 2007 13h13, dit :
Il suffit de lire "Le gène égoïste" de Dawkins pour comprendre que nous ne sommes que des machines à reproduire nos gènes... avec ou sans l'accord de nos partenaires.
C'est intéressant ce que tu dis sur Dawkins, et c'est bien ce que je pensais. Je devrais me pencher sur cet auteur. Je pense que les Hommes ne sont sur Terre que dans un seul et unique but : perpétuer l'espèce.
Tout ce que l'on fait, chacun, dans notre vie n'est dirigé que dans une seule et unique direction : pour l'homme transmettre ses gênes, pour la femme enfanter. Et c'est là que le problème du viol est délicat : l'homme et la femme, toute sa vie, est dirigé par ses gênes, ses chromosomes, sa raison de vivre, sa nature : transmettre ses gênes, et ce, que la partenaire soit ou non consentante.
Le viol est un crime. Est ce que le crime est une pulsion naturelle ? C'est la définition du terme "nature" qui se pose derrière cela. On peut admettre que tout ce qui existe fait partie de l'ordre de la nature, du meilleur au pire. La pédophile est naturelle. La torture, l''extermination de masse, la bombe atomique, les OGM, etc. Tout cela fait bien partie de la réalité, de la nature des choses, avant d'être classifié comme pathologique ou pas, contre nature ou non, pro survie ou contre survie, etc.
Très intéressant. Je ne suis pas un grand connaisseur, mais je m'étais déjà fait cette réflexion au sujet de la nature. Le fait une personne devienne violente, voire meurtriere, parce qu'elle a grandi dans un environnement hostile (maltraitance, et plus largement, humiliations, etc.), le fait qu'une personne devienne un violeur s'il a subi des castrations psychologiques quand il était jeune, ou qu'il devienne pédophile en raison d'un contexte particulier dans lequel il a grandi, etc., pourrait démontrer que la violence, le meurtre, la pédophilie, etc., sont au fond des comportements naturels.
Car après tout, ce n'est pas un hasard si des personnes ayant eu un passé tres difficile, deviennent des personnes violentes, criminelles, etc., et non pas de gentils petits gens tout calmes. C'est ce que c'est bien dans la nature. Mais à ce compte là, la définition du terme
nature n'a pas plus grand sens.
NumberX, le Lundi 04 Juin 2007 13h56, dit :
Est ce que le viol sert la survie de l'espèce ? Je crois que fondamentalement, il la corrompt, comme tout crime. L'accouplement est un rituel qui réclame le respect de certaines règles sacrées. Si on s'en écarte, quelles qu'en soient les raisons, il y a un prix à payer. Le crime ne sert jamais l'évolution. C'est un traumatisme qui se perpétue à travers les générations par les voies de l'inconscient.
Effectivement, la biologie démontre qu'une femme violée a de fortes chances de faire une fausse couche. Car étant dans un état traumatique suite à son agression, particulièrement si elle tombe enceinte, elle est susceptible d'entrainer involontairement une fausse couche.
Mais moi, je ne parle pas du viol, je parle de la pulsion de viol, c'est-à-dire que si cette pulsion n'existait pas, un Homme pourrait-il bander, et procréer ? Vous ne vous êtes jamais posé la question ? Je pense qu'il est possible (nous sommes quand même sur onnouscachetout.com !

) de lancer le débat sans tabous, c'est-à-dire en mettant la morale de côté, d’autant plus que je suis certain que des études en psychanalyse ou en sociobiologie ont été réalisées sur le sujet, mais vu au combien la question est sulfureuse…
Dans le même ordre d’idées, sexe et violence ne sont-ils pas étroitement liés et nécessaire à la vie ? Ca fait mal pour certains de le concevoir, ne serait-ce que par hypothese, mais il est probable, je le pense, que l'acte sexuel est quelque chose de belliqueux par essence et inséparable de la violence. Il est probable qu'un homme bon par nature ne pourrait pas bander, ne pourrait pas procréer. Le sexe n’est-il pas belliqueux, avec quelque douceur, et amour qu'il puisse, par ailleurs, être pratiqué ?
Cette idée exigerait une véritable contre-culture sociale, pour être simplement admis comme une possible réalité.
Parce que la vie serait difficile pour beaucoup si l'on y posait un regard aussi lucide.
feduloji, le Lundi 04 Juin 2007 14h08, dit :
[...] Le problème du viol n'est pas délicat, il est très grave ! et cette pratique dépasse d'ailleurs complètement mon entendement ....de femme.... qui a déjà enfanté...qui ne souhaite plus avoir d'enfants...et qui a quand-même encore beaucoup de raisons de vivre .

[...]
Bien sûr que tout ne se résume pas à la reproduction : on peut très bien vivre sans se reproduire, c'est bien évident, mais moi, je parle de pulsions, c'est différent. Ce sont les thèses de Sigmund Freud, d'ailleurs, non ?
A bientôt,
Regbar.
Ce message a été modifié par Regbar - 04 juin 2007 à 14:25.