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Petition RESF et soutien aux enfants menaçés


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26 réponses dans ce topic

#1 Humain

Humain

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Posté 30 mai 2007 à 11:48

Les expulsions d'enfants et de familles integréés et sans problème se poursuivent et s'intensifient dans une quasi indifférence génerale, ce texte qui a près d'un an est plus que jamais d'actualité:

Citation

Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne
marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le
commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que
M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers
scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues
parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les
expulsions reprendront.
Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants
joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant
les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un
uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école,
leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de
leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide :
l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de
garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre
semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité
assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne
connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la
langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et
attachés à leurs sièges.
A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de
logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en
trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que
la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons
pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs
tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des
pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache
derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction
par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans
l’indigence et parfois achevées sous la torture !
Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces
adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de
nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d’étudier dans ce
pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des
soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils décident
(ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à une
expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé
Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux.
Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S’ils
demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.
Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous
avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos
enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre
injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des
persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne
pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les
périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955
pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se
soumettre au prétexte que ces lois avaient été
« démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis
aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française en
Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une
démocratie ?
Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom

Pour signer la petition (et la faire signer par le plus grand nombre)
http://www.education..._article=24#sig

Que vous dit votre conscience?

#2 San

San

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Posté 30 mai 2007 à 12:04

Bonjour Humain !  :D

Merci de mettre cette pétition a disposition .  :bravooo:

C'est terrible cette cruelle réalité !  :puni:

A vrai dire , comme je ne lis pas les journaux et que je n'ai pas la télé  , je n'étais pas consciente a quel point c'etait déja organisé .  :hum:

Y'a bien mon amie sans papier avec son poussin qui m'as parlé de sa frayeur a l'idée de retourner dans sa poubelle d'origine ,
betement j'essayai de la calmer en lui disant que ce n'était surement pas encore une réalté pour demain .

Bein mince alors !  :tss:

Allons-y les braves , les lâches s'en viennent !  :guerrier:

Bise a toi
:calin:

#3 aubaphi

aubaphi

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Posté 30 mai 2007 à 14:31

Humain, j'admire ta ténacité et ta volonté,

Merci d'avoir mis en ligne la pétition de RESF.

J'ai en souvenir l'arrestation de Karim Sy à Agen, en juin l'année dernière et la mobilisation de tous les lycéens et des parents d'élèves. Grâce à cette mobilisation générale, Karim a pu revenir chez sa soeur en attente d'une adoption par elle. Karim est un jeune sans histoire, bien intégré dans notre ville.

Je ne comprends toujours pas cette façon de traiter les gens qui ne font pas de problème. Je suis attérée de voir ce qui se passe en France.

Lors des manifestations pour Karim, j'ai vu l'attitude des policiers et j'ai été effarée de voir que cela pouvait se passer en France.

Amicalement
Rester toujours vigilant et toujours éveillé.

#4 Humain

Humain

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Posté 31 mai 2007 à 09:06

Chaque jour ça continue et ça s'intensifie....Réagissons et restons vigilants....essayons de relater ici le plus possible ce qui se passe chaque jour. Soutenons sur le terrain.....

Merci pour votre aide

Citation

Publié le 30 Mai 2007  (vu 918 fois)

Actualisé le 30 Mai 2007 à 08:33         

IMMIGRATION. SANS PAPIERS, DEUX D'ENTRE ELLES ONT ÉTÉ PLACÉES HIER EN RÉTENTION À CORNEBARRIEU ET MARSEILLE. 

Trois familles étrangères raflées au petit matin

L'indignation était grande, hier à 17 heures, devant l'école Ferdinand de Lesseps. A l'aube, et avant même la fin de l'année scolaire, la préfecture a donné l'ordre d'interpeller la petite Nelli, élève de CE1 à Lesseps, et ses parents azéris. Ils ont été immédiatement emmenés au centre de rétention de Marseille. Deux autres familles, congolaises - un couple avec un enfant de trois ans et un deuxième avec deux gamins de deux et trois ans - ont également été raflées et enfermées au centre de Cornebarrieu.

« Ce qu'on pouvait craindre après les élections est en train de se produire. Ça se durcit. Nous voyons avec quelle humanité le nouveau gouvernement traite les familles étrangères sans papiers », commentait Jean-François Mignard, président de la Ligue des Droits de l'homme de Haute-Garonne et membre du Réseau éducation sans frontières (RESF). « Nous allons nous organiser pour réagir en conséquence. Dès demain, le RESF va aller à Marseille », ajoute-t-il.

NO COMMENT À LA PRÉFECTURE
« Indignés par un tel acte qui rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire », les élus du groupe communiste de Toulouse ont écrit au préfet de Haute-Garonne, André Viau. « Nous sommes d'autant plus choqués que les services sociaux qui dépendent de votre responsabilité avaient promis des relogements en appartement » à ces familles, s'émeuvent-ils. « Au lieu de cela, ils ont eu droit à vos policiers venant les rafler au petit matin. »

Joint par téléphone dans l'après-midi, le préfet nous a compendieusement fait savoir qu'il ne pouvait « pas communiquer en période électorale ». Pratique.

À noter par ailleurs que Hassan, ce jeune homme originaire de Palestine - pays vers lequel on ne peut le reconduire - dont nous vous relations les multiples périodes d'incarcération et de rétention à Cornebarrieu dans notre édition d'hier, s'y trouve toujours. « Totalement anéanti », selon Lionel Claus, le coordinateur de la Cimade. Samedi, le juge des libertés et de la détention l'a maintenu en rétention pour quinze jours de plus.

http://www.ladepeche...ef=200705301870


Citation

Pétition de soutien à Amine menacé d’expulsion
Publié mercredi 30 mai 2007

Amine Boulahchiche, 21 ans, a reçu un arrêté de quitter le territoire le 22/05/07 suite à sa demande de régularisation auprès de la préfecture du Rhône (appuyée par son avocate).
Il a toujours pu faire renouveler ses titres de séjours étudiants, jusqu’à la nouvelle loi Sarkozy de juin dernier. En effet, il a déménagé de Paris à Lyon pour rejoindre sa copine et il ne pouvait donc pas demander un titre de séjour étudiant en juin étant donné qu’il ne pouvait s’inscrire qu’en septembre !

Amine doit obtenir la nationalité française de droit en novembre 2008, suite à l’adoption algérienne (kafala) faite par sa tante française lors de ses 17 ans. Il est actuellement scolarisé au BTP de Bron en Bac Pro Energies Climatiques et a le projet d’ouvrir son entreprise en France dans quelques années. Il vit en couple avec son amie qui étudie la Psychologie du Travail à l’ Université Lyon 2.

Il a été parrainé à la mairie du 8ème arrondissement de Lyon, par une élue et son mari. De nombreux élus le soutiennent et l’association RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES qui lui a permis de poursuivre sa scolarité le soutient également.

Nous n’avons que très peu de temps pour agir. L’avocate fait appel de la décision au Tribunal Administratif

MAIS IL FAUT SE MOBILISER POUR QUE CELA PESE SUR LA DECISION DU TRIBUNAL !!
SIGNEZ LA PETITION POUR QUE AMINE RESTE DANS LE PAYS QU’IL A CHOISI AUPRES DE SA COPINE !!!

www.urgencepetition.com
Parlez-en autour de vous, faites tourner la pétition car plus il y aura de monde qui signera, plus on aura de chances de gagner !!

Merci pour lui.

http://rebellyon.info/article3876.html
www.urgencepetition.com

Citation

Le jeune majeur Marcel Ekambi Nsangue a été emmené au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry. Ce jeune est arrivé en 2003 en France pour rejoindre à Bron son frère qui a la nationalité française. Marcel a été scolarisé au collège Paul Eluard, puis au Lycée Marcel Sembat à Vénissieux. Il s’apprête à passer son baccalauréat de génie mécanique dans quelques jours. Ce jeune et son frère ne s’attendaient pas du tout à cette situation.

Soutenons Marcel en envoyant fax et courriels à la préfecture pour qu’il ne soit pas expulsé :
Fax : 04 78 60 15 46
jean-pierre.lacroix@rhone.pref.gouv.fr


#5 Humain

Humain

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Posté 31 mai 2007 à 15:59

Citation

samedi 02/06 14:00 - 19:00

Nîmes (30) Manifeste contre l’ouverture du C.R.A. de Nîmes
Cet été 2007, le Ministère de l’Intérieur va ouvrir un Centre de Rétention Administrative de 126 places à Nîmes. Ce Centre fait partie d’un vaste plan de création de grosses structures destinées à détenir pendant plusieurs mois des familles, avec femmes et enfants. Le C.R.A. de Nîmes regrouperait des familles issues d’Afrique Noire. Il montre qu’une politique d’expulsion de grande ampleur, de rafle de familles d’enfants scolarisés, s’organise sur le territoire de notre République. Ses objectifs nous scandalisent.

Nous appelons à une mobilisation exceptionnelle, le Samedi 2 Juin 2007, à partir de 14 heures, à Nîmes, pour des actions d’information et de dénonciation.

voir l'article :
Manifeste contre l’ouverture du C.R.A. de Nîmes (Gard)



Citation

Communiqué / 28 mai 2007 : L’HUMANITÉ DANS LES MOTS, LA BRUTALITÉ DANS LES FAITS

Les suites de la tentative d’expulsion violente de samedi sur le Paris-Bamako

Communiqué
du RESF
Le Malien dont l’expulsion a été empêchée le 26 mai par l’intervention de passagers indignés des violences qu’il subissait sur le vol Air France Paris-Bamako est libre.

En effet, bien que la police l’ait particulièrement chargé en portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d’éloignement », « refus d’embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin. Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l’avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant
....

Je comprends pas...je comprend pas pourquoi une personne visitant ce post ne signe pas la petition, ne la diffuse pas au plus grand nombre...je ne comprends pas...mais bon y a tellement de choses que je ne comprends pas...

Si il faut je remtterais le lien chaque jour!! Ca prend 2 sec pour la signer....diffusez là...bougez vous, merde!! 9a se passe en bas de chez vous..

http://www.education..._article=24#sig

#6 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

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Posté 31 mai 2007 à 19:25

J'ai signé et j'ai fait passer. Il ne faut pas oublier que nos dirigeants, dont notre président a été dans le cas de ces gamins avant d'en arriver là où il en est. La terre appartient à tous le monde. Il n'y a que les "vieux" qui ont voulu mettre des barrières entre les pays en créant des lois et aussi en s'appropriant des terres et des richesses !
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

Mon lien

#7 Humain

Humain

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Posté 01 juin 2007 à 08:47

Citation

LYON, 31 mai 2007 (AFP) - 19h35
Un Camerounais sans papiers, majeur depuis peu, arrêté peu avant son CAP

Un jeune Camerounais sans papiers qui vit depuis quatre ans en France et qui a fêté ses 18 ans le 20 mai, a été arrêté mardi et conduit au centre de rétention de l'aéroport Lyon Saint-Exupéry alors qu'il devait passer son CAP vendredi matin, a-t-on appris jeudi auprès de RESF. Arrêté mardi lors d'un contrôle d'identité, François Kong est arrivé en France à l'âge de 14 ans avec son petit frère pour rejoindre sa mère et ses autres frères et soeurs, selon le réseau Education sans frontières. "Son avocat, Me Laurent Sabatier, a introduit une demande de titre avant sa majorité sur laquelle la préfecture ne s'est toujours pas prononcée", a expliqué RESF dans son communiqué. "Il a toujours été scolarisé. Il est titulaire d'un BEP en plomberie. Actuellement il est en train de passer son CAP en charcuterie traiteur en apprentissage. Il devrait débuter son examen vendredi matin à 7h45", a ajouté l'association. Une audience devant la juge des libertés et de la détention (JLD) doit avoir lieu vendredi, mais elle ne lui permettra pas de passer l'épreuve. Par ailleurs, une étudiante en droit malgache, Narindra Rabenasy, 21 ans, arrêtée mardi à son domicile à Dijon, se trouve également au centre de rétention de Lyon, alors que ses partiels sont prévus début juin, a annoncé le Réseau université sans frontières (RUSF). Jeudi, le tribunal administratif de Dijon a validé l'obligation de quitter le territoire français délivrée le 7 mars à son encontre, ce qui permettra éventuellement son expulsion dès vendredi, date prévue pour son passage devant le JLD, selon RUSF. Enfin, un Camerounais, âgé de 21 ans, qui prépare un BAC en génie mécanique à Vénissieux (Rhône) a été arrêté dimanche, à quelques jours de l'examen. Placé dans un premier temps au centre de rétention de Saint-Exupéry, il a ensuite été assigné à résidence et ne devrait pas être expulsé avant le 4 juillet, selon RESF Lyon. Pour la suite, le jeune homme, qui vit en France depuis 2003, attend une décision du tribunal administratif de Lyon sur sa demande de rejet d'arrêté de reconduction à la frontière.

ACTUALITE=
Petitions pour des cas précis dans le rhone:
http://www.education...org/?rubrique31

Petitions pour des cas précis sur Paris:
http://www.education...rg/?rubrique284*

Petition RESF:
http://www.education..._article=24#sig

C'est en signant ces  petitions pour des cas précis en bombardant les préfectures de mails et de courriels que des expulsions sont stoppés...Ca sert à ça de les signer, d'envoyer des fax ou des courriels, c'est du concret, c'est pas du vent....


Citation

François Kong, 18 ans et 10 jours, en rétention à Lyon - LIBERE !

Jeudi 31/05 au soir : Il pourra donc se présenter à son CAP demain ... On lui souhaite bonne chance.
La préfecture vient de nous annoncer que François était libéré. Et on vient de l’avoir au téléphone pour confirmation ! Merci à toutes ceux et toutes celles qui ont faxé ou écrit ou mailé. C’est la première chose que la secrétaire du préfet m’a dit "ah oui ce sont tous les mails qu’on reçoit !" Il pourra donc se présenter à son CAP demain ... On lui souhaite bonne chance

[COLOR=yellow]Si chaque personne signe mais surtout fais signer 10, 20 , 30 ou même 100 personnes qui elles même feront de même ect..ect...
C'est par l'action individuelle que l'action devient collective...




Je demande solennement à la modération de ONCT de mettre un lien sur son site visible, sans equivoque pour cette petition comme plus de 2000 sites ou blog l'on déjà fait...

Il y a beaucoup de combats et de causes à défendre, d'injustices à combattre mais là ça se passe chez nous...Impliquons nous...

ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE

#8 Humain

Humain

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Posté 01 juin 2007 à 08:50

Allez maintenant une mise en situation par un cas pratique...

Citation

Christiane France, n’est plus en classe mais au centre de rétention de Lyon

Christiane France, scolarisée en CE2 l’école primaire BERTHELOT à Lyon , est arrivée au centre de rétention de Lyon le 30/05 ;

Elle est avec son père Mr Kweleng de nationalité camérounaise ;

En fait suite à l’arrestation de François Kong –voir appel urgent présédent- qui est l’oncle de Christiane France, la police est venue chez lui et a ramassé tout le monde ! Mr Kweleng et sa fille ont donc été arrêté chez eux.

Le père a un APRF délivré lors de l’arrestation. L’APRF a bein sur été contesté. Le prèe est venu en France avec sa fille pour des problèmes de santé. Des demandes de titre santé ont été faites pour les deux .... Mais refusées. En attendant monsieur a une contr indication de prendre l’avion.

le père est par ailleurs depuis peu père d’enfant français, mais la mère n’est pas là pour l’instant, et le père n’a pas l’acte de naissance. La maman revient normalement le 21/06.

La place de Christiane France est à l’école, dans sa classe de CE2, pas au centre de rétention !

JLD (Juge des libertés et de la détention) : vendredi 1er juin à 9h au tribunal, 67 rue Servient à Lyon.

Venez nombreux, c’est de la mobilisation que dépend le sort de ce papa et de sa fille. Il faut réagir vite et fort.

Téléphonez, faxez, mailez au préfet et au secrétaire général dès que possible.

Il faut inonder la préfecture de fax (ou / et de mèls) - quand on peut choisir, les fax c’est mieux !

préfet du Rhône Jean Pierre Lacroix Fax 04 78 60 49 38 jean-pierre.lacroix@rhone.pref.gouv.fr

Secrétaire général Monsieur Bay FAX 04 72 61 60 86 - tel 04 72 61 65 00 christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr

Stéphane Beroud (service des étrangers) stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr

et quand on n’a pas de fax :

Fax gratuit : http://www.alliancem...faxgratuit.html


Mireille Peloux RESF Rhone


#9 Humain

Humain

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Posté 01 juin 2007 à 12:03

GRACE A LA FORTE MOBILISATION la petite Nelli, 8 ans est sorti du CRA de Marseille après 2 nuits en rétention! Je rappelle qu'elle a été arretée à Toulouse avec sa famille suite à une DENONCIATION ANONYME TRES PRECISE et transferée à Marseille pour couper des soutiens..

Le problème c'est que tellement sont arretés chaque jour, en conséquence  tout les cas ne peuvent être soutenus...Ultime recours les passagers qui s'interposent (comme cette semaine sur le Paris Bamako)


Ce qui se passe aujourd'hui: Des rafles chaque jour...

Citation

Les habitants du quartier protestaient en début d'après-midi contre une rafle de sans-papiers organisée par la police entre la Chapelle et Stalingrad.
Suite à la rafle de sans-papiers dans le quartier de la Chapelle, Myriam, étudiante à l'université Paris 8, a été placée en garde-à-vue vers 14H00 au poste de police de la gare du Nord (179 rue du Faubourg-Saint-Denis, TEL 01 44 89 64 70). Elle est accusée d'outrage et rébellion. le jeudi 31 mai 2007 à 16h21



DES TEMOIGNAGES (source indy media)

Citation

Un petit aperçu de la france d'après.

Dites moi, qui se sentirait en sécurité quand soudain...

Quand soudain... une dizaine de policier font irruption dans le bar où vous êtes tranquillement installé avec vos amis. Quand quatre d'entre eux bloquent les sorties pendant que les autres demandent les papiers de toute la clientèle, du barman. Mais que se passe-t-il ? Ils recherchent quelqu'un ? Le patron a fait quelque chose d'illégal ?

Avant de sortir nos papiers, on s'acharne à demander des explications. Réponse évasive. Ils finissent par nous lâcher un mot clef, compliqué : réquisition ou oclusion. Un mot en "ion" quoi ! Pas suffisant pour convaincre. Alors une petite explication de plus : C'est une opération de vérification d'identité commandée par le préfet.

Une jeune femme a oublié ses papiers. Bon, légère panique, mais pas trop d'inquiétude. Elle est blanche, sans accent : un vieux ticket de train à son nom suffira. Plus grave, un black à l'accent marqué n'a que son permis à montrer. Vérification de son identité par un coup de téléphone au commissariat. Finalement les flics s'en vont comme ils sont venus, seuls.

Quand on demande des renseignements au patron, il est bien embêté. Il nous annonce qu'il y a déjà eu deux descentes avant les élections. Il espérait que ça s'arrêterait une fois le bonhomme élu. Mais non. Il est vraiment embêté. Lors de la descente précédente, des clients ont été embarqués. C'est mauvais, pour la clientèle et pour lui.

Mais je me demande, c'est normal ces descentes ? ça existe depuis lontemps ? Il va falloir faire avec, où c'est juste la période des élections qui veut ça ?

Mais dites moi, qui se sentirait en sécurité quand soudain... Les électeurs sarkozistes peut-être ? Même pas sûr.

le jeudi 31 mai 2007 à 16h33 

Citation

avec une trentaine de flics bien speed. 6 ou 7 personnes pour tenter de les en empêcher... Autant dire que le rapport de force n'y est pas ! Quelques sans paps embarqués. Ainsi que la copine après une petite bousculade où dix keufs lui sont tombés dessus...

Ordre de "réquisition" sur le périmètre La Chapelle - Marx Dormoy - Riquet - Stalingrad jusqu'à 16h (d'après ce qui a pu être lu sur le papier...)

Avant hier, Mairie des Lilas,
Hier, Stalingrad,
Aujourd'hui, La Chapelle...
Sabotons la machine à expulser !


le 31/05/2007 à 17h25


CONTINUEZ A SIGNER ET SURTOUT A FAIRE SIGNER, A DIFFUSER AU MAXIMUM OU IMPLIQUEZ VOUS SUR LE TERRAIN ....

http://www.education..._article=24#sig

Il existe un PDF imprimeable pour récolter 10 signatures (par papiers): Pratique quand on est dans la rue, à la plage, ou ailleurs....en plus pour les timides celibataires c'est une bonne technique d'approche! :biglol:
http://www.education.../PETITION10.pdf

#10 kyrsun

kyrsun

    j'ai arreté d'avoir un titre

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Posté 01 juin 2007 à 21:09

Image IPB

#11 aubaphi

aubaphi

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Posté 02 juin 2007 à 12:52

Salut !

Super ton image, Kyrsun ! Elle résume tout ce que je pense de ces arrestations !

J'ai envoyé des mails de protestations pour toutes ces familles et je fais remonter le topic pour que beaucoup le lisent.

Tant pis pour un éventuel PNI.

Amicalement
Rester toujours vigilant et toujours éveillé.

#12 Humain

Humain

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Posté 04 juin 2007 à 14:30

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Sarkozy reconduit à la frontière au nom de l’immigration choisie
Publié lundi 4 juin 2007

Mercredi 30 mai 11h 30. La grande salle du tribunal administratif de Lyon est pleine à craquer. Les élèves du lycée Marcel Sembat à Vénissieux sont venus en nombre soutenir l’un d’entre eux Marcel N. placé en rétention, à quelques jours du bac, en raison d‘un arrêté de reconduite à la frontière.

Maître I., son avocat, rappelle qu’après avoir obtenu un passeport de l’ambassade du Cameroun le jeune homme a rejoint son frère installé depuis près de 20 ans en France et depuis naturalisé. Il expose les diverses démarches entreprises par son jeune client pour obtenir un titre de séjour régulier puis c’est au tour du jeune homme d’expliquer les raisons qui l’ont poussé à rejoindre son frère et à s’inscrire au collège, dès la rentrée de septembre 2003, poursuivant depuis quatre ans une scolarité sans problèmes particuliers et sans jamais redoubler.

À ce moment intervient le représentant de la préfecture qui expose la régularité de l’interpellation, précise qu’il pourra toujours accomplir dans son pays les formalités lui permettant de poursuivre ses études en France et se plaît à ajouter que malgré quelques encouragements, voire quelques félicitations, les résultats scolaires de ce garçon sont cependant, selon lui, moyens ce qui, à ses yeux, compromet une éventuelle possibilité de retour.

Le public, resté jusqu’alors très attentif, devient agité et quand on lui demande de quitter la salle d’audience l’émotion est palpable. Une trentaine de personnes discute encore dans le hall lorsque le représentant de la préfecture quitte à son tour la salle du tribunal. Un militant de RESF l’interpelle alors en lui signifiant, qu’à son avis, il dépasse le cadre de ses attributions en se permettant de porter un jugement sur la qualité du travail d’un élève et que si le chef de l’état avait dû être apprécié, en son temps, de la même façon il serait aujourd’hui en Hongrie. Un autre ajoute que la médiocrité de ses notes ne l’a toutefois pas empêché de devenir avocat.

Devant l’attroupement qui se forme intervient à ce moment une personne qui se présente comme le président du tribunal administratif et qui estime que Mr G. a rempli normalement sa mission, qu’il s’agit-là de terrorisme intellectuel et que lui-même n’apprécie guère de travailler sous la pression. Une miltante lui fait remarquer que l’audience est publique et lui demande s’il entend maintenant siéger à huis-clos, une autre précise que s’ils n’ont pas, eux, ni l’intention ni les moyens de faire pression sur les décisions ce n’est pas le cas, par contre, du pouvoir puisqu’à l’occasion du procès de la famille RABA et devant une salle remplie de journalistes, le juge avait commis l’imprudence d’évoquer la conversation qu’il avait eu avec le représentant de l’état avant que l‘audience n’ait lieu. L’avocat de la famille avait d’ailleurs, devant ce procédé, envisagé l’annulation de la procédure.

Le président du tribunal administratif considère qu’il s’agit-là d’un regard militant, ce à quoi ses interlocuteurs répondent qu’ils ne sont présents qu’en tant qu’observateurs de la façon dont on rend en leur nom la justice, que leurs propos sont aussi partisans que les siens sont connotés, et que si on les qualifie de militants ils ne le sont devenus qu’en raison de décisions de tribunaux obéissant eux-mêmes à des directives politiques.
Deux regards …deux mondes …une France rassemblée !?

Pour éviter que la discussion ne s’envenime les participants à cette réunion improvisée décident alors de quitter le palais de justice non sans faire remarquer, au passage, que l’immigration choisie vient de faire son entrée dans les tribunaux à travers une nouvelle prérogative…l’appréciation judiciaire des résultats scolaires !

source rebellyon

Ce message a été modifié par Humain - 04 juin 2007 à 14:31.


#13 Humain

Humain

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Posté 04 juin 2007 à 14:36

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Identité nationale et immigration, un intitulé qui ne passe pas
Par Julien Martin (Rue89)    16H12    02/06/2007

La fronde de plusieurs historiens contre le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement se poursuit. "Compte tenu de l’impact de [leur] démission" de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), ils ont tenu vendredi une réunion publique à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) pour décider "des modalités d’action à engager".

Point central de leur engagement: le lancement du site Upolin (Usages politiques de l’identité nationale). Un site qui va retracer l’histoire de cette notion et rappeler son appréciation à l’étranger. Une pétition nationale devrait aussi être initiée. L’objectif recherché est la suppression de l’intitulé de ce ministère de la mention "identité nationale" qui "adossée au terme "immigration" semble très dangereuse", selon l’historien Patrick Weil.

L’actualité du jour a confirmé leur malaise. D’après les décrets d’attribution des compétences publiés vendredi, la CNHI aura comme principale tutelle le ministère décrié. Et ce n’est pas le seul point qui les inquiète. "Fait très grave, le ministère des Affaires étrangères abandonne l’asile au profit du ministère de l’Immigration, détaille Patrick Weil. L’Ofpra [Office français de protection des réfugiés et des apatrides] passe donc sous son égide. On n’a jamais vu ça." Les chercheurs notent que l’unique antériorité d’un tel ministère est le secrétariat d’Etat aux Questions juives, institué sous Vichy.

Sur Upolin, une place de choix sera également consacrée à la sémantique. Le ministre Brice Hortefeux étant accusé d’avancer à peu feutrés, de rester volontairement vague sur le contenu qu’il entend donner à la notion d’"identité nationale". "Comme cet énoncé repose sur des discours implicites, il est difficile de le combattre", notent les historiens. Avant qu’un anthropologue présent à la réunion rappelle: "On nous accuse d’être alarmiste, mais en Côte-d’Ivoire l’introduction de la notion d’ivoirité a abouti cinq ans plus tard à la guerre civile."

Le site UPOLIN :
http://www.upolin.org/
pour info et pour les soutenir

#14 Humain

Humain

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Posté 04 juin 2007 à 14:38

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Brice Hortefeux relance les aides au retour
Par Maria Mancilla (Rue89)    14H18    04/06/2007

La politique de codéveloppement de Brice Hortefeux se concrétise peu à peu. Et la première mesure est l’aide au retour volontaire, qui sera généralisée à tous les étrangers en situation irrégulière ayant été invités à quitter le territoire.

Retour volontaire???

http://rue89.com/200...aides-au-retour

Ce message a été modifié par Humain - 04 juin 2007 à 14:40.


#15 San

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Posté 05 juin 2007 à 11:22

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Si il faut je remtterais le lien chaque jour!! Ca prend 2 sec pour la signer....


Salut Humain !  :D

Tu ne nous laisse que 2 secondes pour signer 1 pétition   :o
(y'en a pas que une , plutot une vingtaine en ligne , alors ca prends déjà plus de temps)

Avons-nous le droit de signer ET de lire les articles ?!  
Combien de temps tu nous laisse par article ?  :wink:


Allez , bise ! :calin:

#16 Humain

Humain

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Posté 05 juin 2007 à 11:44

Tout le temps que tu veux San! et bien entendu avant de signer il faut lire pour quoi on signe!

Mais je voulais dire qu' on met 2 sec pour signer 1 petition!

En fait il y a deux petitions principales si j 'ai bien compris (celles de ma signature):

La première que je vous ai demandé de lire et de signer c'est "nous les prenons sous notre protection" Celà dit en clair que nous sommes prêts à les aider , à les recevoir, à les cacher...Pour dire clairement que nous avons choisi notre camp pas celui du "laisser faire"

Et la deuxième "laisser les grandir en paix" pour donner aux enfants des papiers...

Je ne comprends pas pourquoi ils en ont fait deux principales et pas une seule..j 'aimerai les contacter pour leur dire que celà manque de visibilité...une seule petition suffit, et celà doit etre plus visible (c'est mon avis en tout cas).

Toutes les autres petitions sont pour des cas précis et d'actualité. Et elles sont très importantes pour faire pression sur les décisions rendues.
Vous trouverez d'autres cas sur le site RESF..

Par ailleurs, je voulais vous faire part de celà:

Citation


APEIS : Kadidja risque la prison pour s’être opposée à une expulsion ! (Pétition)

Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis, risque jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende !

Son crime ? Le délit de solidarité ! Elle est accusée d’entrave à la circulation d’un aéronef, pour s’être opposée à une expulsion.

Les faits.

Le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend un avion pour Bamako au Mali pour retrouver sa famille paternelle. Alertée par des jeunes du syndicat Sud Etudiant à l’enregistrement de l’expulsion imminente d’un jeune sans papiers, elle prend l’initiative de s’interposer à cette expulsion : récupère un paquet de tracts, et part discuter lors de l’enregistrement avec les autres passagers pour demander à parler avec le commandant de bord et lui signifier le refus de voyager avec un expulsé.

Une fois dans l’avion, les choses se précisent : un sans papiers est présent entouré par des policiers. Le commandant ne se manifestant pas, Kadidja appelle les autres passagers à ne pas attacher les ceintures, un nombre important de passagers soutient cette action de solidarité. La police intervient et menace de 3 mois de prison l’homme, qui finalement accepte sous cette pression de partir. La police relève l’identité de la militante.

A son retour du Mali, le 24 décembre, la police des frontières interpelle Kadidja et se voit accusée d’avoir « entravé volontairement la circulation d’un aéronef.

Son jugement devrait avoir lieu en avril.

Ne pas accepter l’inacceptable !
L’action de Kadidja est un acte juste, comme la défense du droit universel de libre circulation et du droit de liberté d’opinion et d’expression.


Nous ne laisserons pas un acte de solidarité être puni !

Nous exigeons la relaxe de Kadidja et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme considérés comme des délinquants par une frange politique et une certaine justice.

Nous signons la pétition de soutien : http://www.apeis.org/article.php3?i...

Nous laissons un message de solidarité à Kadidja : http://www.apeis.org/article.php3?i...


Apeis Coordination Nationale
8, rue de Verdun
94800 Villejuif
http://www.apeis.org

edit: apparement les liens pour la petition et le soutien mènent nul part

Ce message a été modifié par Humain - 05 juin 2007 à 11:51.


#17 Humain

Humain

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Posté 05 juin 2007 à 11:49

Au fait petite parenthèse:

Bien sur il n 'y a aucune pression de ma part mais si parmi vous certains sont touchés par ce qui se passe, je sais qu'il s'investiront au maximum pour diffuser ces deux petitions principales tout en étant attentif à ce qui se passe.

Une suggestion pour ceux là: Je pense que vous pouvez aussi dans vos signatures mettre le lien vers ces petitions :piout:
La diffusion se fera ainsi un maximum sur tout le site d' ONCT.

#18 Humain

Humain

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Posté 05 juin 2007 à 21:05

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mardi 05/06 21:32 - 22:32

13h30 au square Jussieu, Lyon
Christiane, malgré la demande du papa pour qu’elle soit confiée à un cousin, n’a pu sortir du centre de rétention aujourd’hui, comme on l’espérait ...

Elle dormira donc ce soir derrière des barreaux pour la 7ème nuit

Citation

Il faut continuer à faxer, mèler, téléphoner ... à la préfecture. Incitez vos amis et relations à écrire.

préfet du Rhône Jean Pierre Lacroix Fax 04 78 60 49 38 - jean-pierre.lacroix@rhone.pref.gouv.fr
Secrétaire général Monsieur Bay FAX 04 72 61 60 86 - tel 04 72 61 65 00 christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr

et quand on n’a pas de fax : Fax gratuit : http://www.alliancem...faxgratuit.html

Image IPB

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#19 Humain

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Posté 07 juin 2007 à 09:11

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Mercredi 6 juin : expulsion de Christiane France et Samuel Kweleng, son papa

Christiane n’aura pu dire au revoir à personne ! Ni à ses copains de classes, ni à son instit, ni à sa grand-mère (qui n’a pu aller la voir au centre de rétention faute de papier) Christiane ne pourra pas participer demain jeudi 7 à la fête de son école... elle en parlait pourtant au téléphone.

Christiane France et son papa ont été expulsés aujourd’hui mercredi 6 juin !!

Ce matin à 5 h, ils étaient emmenés du centre de rétention.
On ne l’a appris qu’en début de matinée pour certains et au rassemblement de 13h30 pour d’autres.
Une fois de plus la famille n’avait aucune information à l’avance sur la date de départ et le numéro de vol. La cimade non plus ! Nous n’avions plus qu’à faire des suppositions, en fonction des vols, mais en sachant aussi que la pratique du vol particulier, privé ... ne les dérange pas quand la mobilisation est là  !
Les enseignants, parents et autres citoyens informés dans la matinée ou lors du rassemblement sont consternés par la manière de faire.
Certains parents et enfants, prévoyant malheureusement un départ dans les jours à venir, avaient prévu d’aller ce mercredi après-midi rendre visite à Christiane pour lui porter des affaires ...

Un enfant n’est pas sans papier !
Jusqu’à maintenant, les préfectures et la police ont toujours justifié la rétention et l’expulsion des enfants en disant que c’était la volonté des parents de garder les enfants avec eux et donc l’intérêt supérieur des enfants de rester avec leurs parents....
Or dans ce cas, le père a exprimé sa volonté de laisser l’enfant en France, et l’enfant sa volonté de ne pas partir avec le père.
Le 5 juin faisait un courrier demandant que la garde de sa fille soit confiée à une personne de sa famille, en situation régulière, vivant à Lyon. Il déclarait aussi vouloir que sa fille sorte du centre de rétention.
Christiane France n’aurait pas dû être expulsée !


L’avocat, Maître Sabatier, a déposé une 2ème requête en référé, pas encore jugée, demandant le retour de Christiane France aux frais de l’Etat français. Il a essuyé un rejet pour sa première requête sur la rétention de Christiane sans l’accord de ses parents. Il envisage de plus d’aller en Cassation au Conseil d’Etat. Le fondement de l’illégalité réside dans le fait qu’un enfant mineur ne peut être ni retenu ni reconduit à la frontière selon la loi en vigueur.

Jusque vers 17h nous n’avions aucune nouvelles directes ! nous ne savions pas s’ils étaient vraiment partis ou en attente quelque part ...
En début d’après-midi , après verifications, nous avons confirmation que Christiane France et son père sont bien attendus par les autorités camerounaises à l’aéroport de Douala en fin d’après-midi ce mercredi. Ces mêmes autorités ont été informées du caractère illégal de l’expulsion de la petite.
Normalement quelques personnes devaient être présentes à l’aéroport pour “accueillir” le père et sa fille.

à 21h28 : Samuel Kweleng le papa m’a laissé un message téléphonique confirmant que ce matin on était venu les chercher tôt et qu’ils n’avaient rien pu faire. Il m’informe aussi qu’ils sont “bien” arrivés, et remercie tout le monde.

Si la prefecture a réussi son expulsion, elle a aussi réussi à mobiliser de nouvelles personnes, qui découvrent avec horreur les pratiques “humaines” face aux sans papier.
Vous pouvez envoyer vos félicitations au préfet du rhône !
préfet du Rhône Jean Pierre Lacroix Fax 04 78 60 49 38 (s’il y a un prb, essayer le  : 04 78 60 15 46)
jean-pierre.lacroix@rhone.pref.gouv.fr

Jeudi 7 juin : la fête de l’école Berthelot aura une tonalité très particulière !!



Communiqué FCPE ( parentsd d'eleves):

Aux parents et familles de l’école Berthelot
Christiane France et son père, Samuel Kweleng,
ont été expulsés, mercredi 6 juin à 5 heures du matin

Mardi 5 juin, M. Kweleng, suite au jugement du tribunal administratif confirmant l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière avait pris la décision difficile de confier sa fille, Christiane France, à un membre de sa famille, résidant et travaillant à Lyon. Il espérait ainsi lui assurer un meilleur avenir.

Depuis le 5 juin, l’avocat avait entamé les démarches pour que la personne désignée par M. Kweleng devienne le tuteur légal. Ces démarches auraient dû permettre à Christiane de sortir du centre de rétention.


Cette expulsion au petit matin est un scandale humain.


Christiane ne pourra pas participer au spectacle de l’école, ce soir. Elle ne pourra pas non plus finir l’année scolaire parmi nous comme elle le souhaitait tant. Elle l’avait courageusement dit au juge. Ses camarades, très touchés par la rétention, ne la verront plus cette année.


C’est aussi une procédure juridiquement contestable.


Depuis le placement en rétention, parents, instituteurs, membres du réseau Education sans Frontières, s’étaient relayés au centre de rétention pour soutenir M. Kweleng et sa fille. Mardi soir encore, à 21 heures, des parents étaient présents au centre et rien ne laissait présager une expulsion.

L’avocat de M. Kweleng confirme que Christiane France n’aurait pas dû être expulsée sans la décision du juge concernant le placement. Une autre avocate, spécialiste des droits de l’enfant assure même qu’une simple lettre du père – détenteur de l’autorité parentale -, suffisait à faire sortir Christiane du centre de rétention.

L’avocat de M. Kweleng poursuit les démarches pour permettre le retour de Christiane en France.


Nous restons mobilisés et prêts à intervenir. Nous vous tiendrons informés.


Vous pouvez aussi nous laisser une adresse mail dans la boîte aux lettres FCPE (au 19).

Vous pouvez aussi consulter le site du réseau Education sans frontières (RESF) : www.educationsansfrontières.org

RESF organise un pique-nique multiculturel le 16 juin au parc de la Tête-d’or en soutien à l’ensemble des familles sans papiers dont les enfants sont scolarisés en France.



Restons mobilisés !

Image IPB


Christiane France, 8 ans, enfant scolarisé en CE 2 à Lyon avec des problèmes de santé expulsée ce matin après 8 nuits derrière les barreaux malgré une petition de près de 2000 signatures et une forte mobilisation....

#20 Humain

Humain

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Posté 07 juin 2007 à 11:14

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L’Humanité / RESF mobilise contre le délit de solidarité


Article paru dans l’édition du 5 juin 2007.


Société


RESF mobilise contre le délit de solidarité


Immigration. Les conditions des expulsions de sans-papiers sur les vols d’Air France continuent de soulever l’indignation. Témoignages.


La tentative d’expulsion très musclée, samedi 26 mai, de Salif Kamaté (lire ci-dessous), vers Bamako, à bord d’un vol d’Air France au départ de Roissy, continue de susciter des réactions d’indignation qui dépassent celles des passagers de l’appareil et de l’équipe du cinéaste Laurent Cantet. L’affaire a même permis au Réseau éducation sans frontières, qui donnait, hier, une conférence de presse, d’apprendre qu’une Française, Marie-Françoise Durupt, passagère du Paris-Bamako du 28 avril, passera, elle, en jugement le 3 juillet, pour avoir incité « directement MM. Ibbrahima Diakité et Samba Fofona, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ».


Un avion, pas une prison


Marie-Françoise Durupt, dans son témoignage envoyé de Bamako, n’apparaît pourtant pas comme une meneuse incitant à la violence : elle a soixante ans, vient de perdre son père, ne pensait, à son arrivée dans l’avion, qu’à dormir. Mais elle a été indignée de voir étouffer des cris avec des coussins et refuse de payer un billet d’avion « pour un vol régulier qui sert de prison ». Elle décide donc d’agir, avec un autre passager Malien. Les boucs émissaires sont tout trouvés. Il paraît, en effet, encore difficile de mettre en examen pour rébellion tous les passagers d’un vol commercial.


Laurent Cantet, le cinéaste qui était à bord du Paris-Bamako du samedi 26 mai, confirme que les réactions de protestations étaient unanimes chez les passagers proches du siège de Salif Kamaté. « Je n’avais jamais vu de faits aussi violents dans ma vie, raconte-t-il. Le pire, ce fut quand nous nous sommes rendu compte, lors de l’évanouissement, que la police commençait à être débordée. D’autant que des passagers disaient :"Il est mort, il est mort." J’ai été écoeuré par cette réaction policière qui a tenté de justifier ses actes en expliquant qu’ils avaient affaire à un multirécidiviste. Il n’y a aucune situation qui puisse justifier ces méthodes. » (edit: entierement faut : personne sans casier et sans problème)

Sujette à caution aussi l’attitude du commandant de bord : « Il s’est tourné vers nous, vers les passagers, pour nous appeler au calme, alors que les violences étaient dans notre dos et qu’elles venaient de la police », tient à expliciter Michel Dubois, l’assistant de Laurent Cantet, passager le plus proche de Salif, débarqué et mis en garde à vue. Laurent Cantet s’interroge sur la revendication de certains des syndicats d’Air France et de RESF pour que la compagnie cesse de se faire la complice du ministre de l’Intérieur. « Le regard des passagers d’un vol commercial est une garantie que n’auront jamais les passagers d’un charter... » En attendant, effectivement, les syndicats demandent que soit respectée la sécurité des passagers que perturbent ces personnes escortées de policiers au fond de la carlingue. RESF, de son côté, réclame qu’Air France prenne ses responsabilités, cette politique étant détestable pour l’image même de la compagnie.


Atteinte au délit d’opinion


François Auguste, mis en examen pour entrave à la circulation d’un aéronef, le 2 décembre 2006, remarque que toutes les mesures prises contre les passagers concernent des personnes qui n’ont fait que « parler », « exprimer une opinion ». « Il n’y a pas que la solidarité, la citoyenneté, qui sont devenues un délit. Cela atteint le délit d’expression, le délit d’opinion, le délit de désaccord, le délit de donner un avis. Dans quelle République sommes-nous ? »


Une manifestation est d’ores et déjà prévue par RESF sur la question


Je ne crois pas que tout le monde saisi ce qui est en train de se passer et au combien s'est important de se mobiliser ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE...

Pensée à Christiane France...

Ce message a été modifié par Humain - 07 juin 2007 à 11:17.


#21 Humain

Humain

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Posté 07 juin 2007 à 11:19

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LILLE, 5 juin 2007 (AFP) - 18h27
Des enseignants lillois mobilisés pour des enfants de sans papiers SDF

Des enseignants d'une école primaire et maternelle de Lille ont indiqué mardi avoir décidé de créer une association pour obtenir des pouvoirs publics un toit à leurs élèves, enfants de sans-papiers, qui sont parfois contraints de dormir dans la rue. L'association, qui doit voir le jour sous le nom de "Sans toit, à la belle étoile", a pour but d'obtenir "un numéro de téléphone où les directeurs d'école pourraient appeler" afin qu'on trouve un hébergement à des familles "qui n'ont pas de logement pour le soir", a expliqué à l'AFP une enseignante de l'école Saint-Exupéry, Ingrid Jilquien. "Ce que l'on veut, c'est que plus aucun enfant ne dorme dehors", a-t-elle ajouté, en soulignant qu'elle s'exprimait "en tant que citoyenne". Selon elle, cinq à sept familles de l'école se retrouvent régulièrement dans cette situation, n'ayant pas trouvé de place via le 115, une situation qui s'est dégradée depuis la fermeture des places ouvertes en hiver. "Le lendemain matin, les enfants arrivent pas lavés, avec rien dans le ventre, des cernes pas croyables, et il faut leur apprendre à lire, écrire, compter... C'est très dur, car on sait ce qu'ils ont vécu", a précisé Mme Jilquien. La mairie, par la voix de l'adjointe aux écoles, Ariane Capon, a précisé qu'une quarantaine d'enfants (Angolais, Palestiniens, Européens de l'Est...) étaient concernés à Lille, une situation "stupéfiante", selon elle. La mairie a précisé que seul l'Etat était responsable de la question de l'hébergement et a souligné avoir régulièrement interpellé la préfecture à ce sujet. Interrogée par l'AFP, la préfecture n'a pas souhaité s'exprimer. Mme Capon a souligné que la mairie offrait notamment à ces enfants la cantine, des places en halte garderie pour les plus jeunes et un accès aux centres de loisirs pendant les vacances. Alors que les enfants étaient surtout réunis à l'école Saint-Exupéry, du fait de la proximité du centre de la Croix-Rouge, ils sont répartis depuis mars dans quatre groupes scolaires. Cinq enseignants spécialisés tournent notamment dans ces écoles.


#22 Humain

Humain

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Posté 07 juin 2007 à 15:22

200 SANS PAPIERS OCCUPENT DE NOUVEAU LA FAC DE DROIT DE LILLE !

http://resf89.over-b...e-10755256.html

Ce message a été modifié par Humain - 07 juin 2007 à 15:26.


#23 Humain

Humain

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Posté 07 juin 2007 à 15:23

«Bon appétit, monsieur le juge…»

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Mardi 5 juin, 11 heures. Tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne).
Une salle à l’ancienne, parquet et bancs de bois qui craquent et empêchent d’entendre. Dans la salle, des gendarmes encadrent des sans-papiers africains et turcs, jeunes pour la plupart, sortis du centre de rétention du Mesnil-Amelot. Leur vie se joue ici : ils ont attaqué l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière devant le juge administratif. Si leur requête est acceptée, ils sont libres (jusqu’à une prochaine interpellation). Si elle est rejetée, l’expulsion a de bonnes chances de se produire.

Au moment où j’arrive, le juge, jeune lui aussi, en civil, un faux air de Van Ruymbecke fait pleuvoir les décisions d’une première session. En duo avec la greffière qui lit les références de l’affaire, il égrene ses décisions, rarement  favorables aux retenus. Parmi les déboutés, un grand Africain, la mine fatiguée, sa petite fille dans les bras. Elle s’accroche et ne veut pas le laisser partir. Un parent ou un ami l’arrache des bras de son père. Je regarde le gendarme qui regarde ses chaussures.

Dans la salle, la sœur et les beaux-frères d’Idriss Aykut et ses deux enfants aînés, Sinann 10 ans et Ozlem 8 ans. Il a été jugé plus prudent de ne pas faire venir leur mère, sans papiers elle aussi. Une douzaine de personnes, une adjointe au maire, quelques militantes du collectif de Bagneux, une institutrice, des parents d’élèves des écoles des enfants ont fait le déplacement depuis Bagneux.

L’audience reprend. L’avocat évoque la vie d’Idriss et Hediy Aykut. Du tragiquement banal en ces lieux. Turcs, victimes de persécutions parce que Kurdes, Idriss a été plusieurs fois arrêté et torturé. En 2001, avec leurs deux enfants (4 ans et 2 ans à l’époque) ils rejoignent la famille réfugiée en France. Demande d’asile à l’OFPRA qui les déboute, «faute de preuves» comme dans 9 dossiers sur 10. Appel, même sanction. En 2003, ils sont sans papiers, aidés par leur famille. Comme tous les sans-papiers, Idriss travaille, les enfants sont scolarisés.
La vie modeste et discrète d’un jeune couple qui s’efforce de donner à ses enfants une sécurité et une éducation qu’il n'a pas eue. Les années passent, la famille s’enracine. Un troisième enfant, Gernas, naît en 2004.

La circulaire du 13 juin 2006 est un fol espoir : deux ans de présence, des enfants scolarisés, ils entrent en plein dans les conditions. Ils déposent leur dossier en juin 2006. Le 5 juin 2007, ils n’ont eu aucune réponse. Par contre, le 29 mai, Idriss Aykut est interpellé à la station RER de Bagneux. En quelques secondes sa vie bascule. Garde à vue, APRF arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, Mesnil-Amelot et donc le 5 juin, tribunal administratif de Melun.
La plaidoirie de l’avocat est efficace, solide sur le plan technique, et émouvante dans son rappel de ce qu’est la vie de cette famille, la solidarité de l’école et de la ville dont elle est l’objet.

Délibéré. Long, très long. Les enfants ne lâchent pas leur père, Sinann, le garçon, le tient par le cou, lui parle, l’interroge. Idriss s’efforce de faire bonne contenance. Dehors, les autres sans papiers ont été remontés dans le fourgon cellulaire. Il fait chaud, les gendarmes font tourner le moteur pour que la climatisation fonctionne dans les minuscules compartiments. Une situation inhumaine qu'on essaie d'adoucir.

La greffière revient, annonçant le juge. On se lève, on s’assoit, suspendus à ses lèvres. La greffière donne les références de chaque dossier. «La requête de M. Aykut est rejetée», lâche le juge en se dressant et en fuyant à grandes enjambées.

La salle est atterrée. Les enfants ont cherché dans le regard des adultes le sens de ces quelques mots. Ils ont compris que c’était le couperet et s’effondrent en larmes. Tout le monde pleure, l’institutrice, l’adjointe, le frère. On s’efforce de rassurer Idriss et les enfants. «On ne lâche pas», «on va se battre jusqu’au bout», on l’embrasse, on lui tape dans le dos. Semblant consternés, les gendarmes ne savent plus où se mettre.

Rapide conseil de guerre dans le hall du tribunal : réunion ce soir, information des écoles, manifestation vendredi, mobilisation générale. Un peu à l’écart, les enfants inconsolables. La rage me prend. Je vais voir l’hôtesse d’accueil et lui demande que le juge vienne expliquer sa décision aux enfants. Elle est interloquée, regarde les gosses, comprend. «Il ne le fera pas mais je vais le lui demander», dit-elle du ton de celle qui ne se dégonfle pas mais qui, par ce geste, marque sa désapprobation. Elle revient : «C’est non.»

Il est bientôt 13 heures, le juge sort d’un bureau visiblement pour aller déjeuner, en compagnie de deux personnes, tous trois ont la tête à avoir des enfants de l’âge de Sinann et Ozlem. Je l’interpelle et lui montrant les gamins en larmes : «Monsieur le Président, les enfants…» Il a un raidissement de tout le corps. Les yeux qui papillotent et se défilent. «Je sais», marmonne-t-il, muré, et fendant notre groupe. Je lui lance :«Bon appétit, monsieur le juge».

• Richard Moyon •


Manifestation à Bagneux ce soir vendredi 8 juin, à 18 heures.
Départ de l’école des enfants (Ecole Maurice-Thorez, rue Albert-Petit) jusqu'à la station RER Bagneux où Idriss Aykut a été raflé.
On ne laisse tomber personne, ni les parents, ni les enfants.


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07 juin 2007
Alerte expulsion d'un père de famille de Grigny vers Dakar

M. Dia  est passé au TA de Cergy ce matin. Il a été conduit à l'aéroport, menottes aux poignets, immédiatement après l'audience !!! Il va être expulsé dans l'après-midi.

M. Dia repart au Sénégal, sans avoir pu revoir sa famille, sans avoir pu embrasser ses enfants
une dernière fois, sans avoir pu se laver (il était en garde à vue depuis mardi soir), avec les vêtements qu'il portait mardi, sans aucune affaire personnelle et sans argent.

Bravo au pays des droits de l'Homme !

Rendez-vous à 14h30 au Terminal C, Aérogare CDG2 pour alerter les passagers des vols AIR FRANCE AF718 et  DELTA AIR LINES  DL8410, départ prévu à 16h30


M. DIA Moussa, habitant de Grigny, est arrivé en France en 1998, il est père de deux jeunes enfants. L'été dernier, il avait déposé un dossier dans le cadre de la circulaire et n'a jamais reçu de réponse


#24 aubaphi

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Posté 07 juin 2007 à 21:12

C'est effarant, effarant !

Allez sur les sites donnés par Humain, signez les pétitions. Dès la deuxième, vous n'avez plus à confirmer car vous êtes enregistrés. De plus, personne ne voit votre adresse e-mail, vous êtes protégés.

Cela coûte combien de temps et d'énergie de signer ces pétitions ? Rien dans vos vies, énormément dans la leur ! Tout se joue en une fraction de seconde pour eux ! Tout se perd aussi !

Que risquent-ils ? Le retour illico dans un pays qui les torturera et où ils n'ont plus rien alors que nous, nous avons tout.

Bonne soirée à tous.
Rester toujours vigilant et toujours éveillé.

#25 Humain

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Posté 08 juin 2007 à 11:02

Merci Aubaphi pour ton implication...Merci à ceux qui signent, qui se bougent et informent parents, enfants, familles, amis, collegues....

(Pour la petite christiane vous pouvez envoyer "vos felicitations" au préfet du rhône, ça lui fera plaisir)

Citation

De plus, personne ne voit votre adresse e-mail, vous êtes protégés.
Oui. Mais pour ma part j 'assume entièrement et pleinement, je ne cherche pas à me cacher et je n' ai rien à me reprocher, je ne  masque pas volontairement mon surf sur le net conscient que les citoyens sont surveillés...J'ai la Raison et la Conscience de mon coté et je ne les crains pas, Messieurs: je n 'ai et n 'aurais jamais PEUR de vous....


VOUS AVEZ CI DESSOUS DES SITUATIONS STUPIDES ET INJUSTES, AVEC LES CONTACTS PERMETTANT DE LES SOUTENIR.....A LIRE MEME SI C 'EST LONG (long car il y a à dire en ce moment...)


http://resf89.over-b...e-10770407.html

ne pensez pas que ça ne changera rien...Faites votre choix, car rien faire c'est un choix et c'est laisser faire, c'est accepter que vous le vouliez ou non....c'est vrai qu'il y a beaucoup de causes à défendre et ce fait pousse les gens à ne s'impliquer pour aucune. je le repete: c'est par l'action individuelle que l'action devient collective


DOIS JE LE PRECISER "education sans frontières" est APOLITIQUE

Ce message a été modifié par Humain - 08 juin 2007 à 11:03.


#26 Humain

Humain

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Posté 08 juin 2007 à 18:57

08 juin 2007
Témoignage après "délit de solidarité":

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Comme annoncé hier, voici le témoignage de Mme DURUPT, placée en garde à vue après avoir manifesté sa désapprobation quant aux conditions d'expulsion de deux passagers d'un vol à destination du Mali , le 28 avril dernier.







J'ai été victime des agissements de la police de Roissy un samedi le 28 Avril sur le  vol de Air France PARIS BAMAKO, lors d'une expulsion de deux Maliens.

Sur ce vol, après un embarquement sans problème avec simplement 1/2 h de retard, nous sommes acheminés en bus au fond de l'aéroport. Une voiture de police à l'arrière de l'avion éveille mon attention, je m'installe et constate la présence de deux personnes noires entourées de 4 à 6 personnes en civil. Je suppose que ce sont des policiers encadrant des Maliens expulsés, mais je ne dis rien et je ne pose pas de questions.  Je suis fatiguée, je viens d'enterrer la veille mon  père et  faire plusieurs de train, je ne pense qu'à dormir.


Le commandant de bord annonce le départ de l'avion dans quelques minutes. A ce moment les deux maliens se mettent à crier qu'ils ne veulent pas partir, les personnes qui les encadrent les ceinturent violemment et leur mettent des coussins sur la bouche pour les empêcher de crier!Aussitôt des voyageurs Maliens  qui sont en majorité se lèvent , manifestent leur mécontentement et nous demandent de nous lever également pour empêcher  l'expulsion de ces deux personnes.


Evidemment je me suis levée , j'étais placée quelques rangs devant eux et j'ai exprimé mon désaccord sur les méthodes, la présence policière dans l'avion et que je n'avais pas payé un billet Air France pour participer aux expulsions honteuses. Le commandant de bord intervient rapidement et décide de ne pas partir  tant que les Maliens et la police sont à bord. Il est applaudi et nous attendons dans le calme la descente des personnes, ils sont descendus.


Tout se calme on s'apprête à partir mais 5 minutes après ils sont remontés à l'arrière avec brutalité et réinstallés à leur place et accompagnés par de nombreux policier en uniforme. Cette fois  ci, des voyageurs sont déplacés en particulier une famille et des enfants pour les mettre plus en avant pour les protéger des bousculades  et qu'ils ne soient pas témoins des agissements de la police!!


Enervement de nouveau et attroupement autour des jeunes Maliens mais toujours sans violence, uniquement en paroles. Certains prennent des photos. Enervement de la police qui confisque des appareils et qui attend, soit disant, un grand chef !! Celui-ci arrive et décide de descendre les Maliens à condition qu'on dénonce les personnes qui ont initié l'émeute!!! Ils ne peuvent pas descendre la moitié des passagers donc il décide de descendre deux personnes un Malien de 45 ans et moi-même  âgée de 60 ans!!  ( D’ailleurs plus tard un policier me dira plus tard que c’était pour montrer « qu'on n'est pas raciste »!!)


Devant le nombre de policiers  et la menace d'être descendu plus personne ne dit rien. Je demande à voir le commandant mais les policiers sont menaçants et me disent que de toute façon  que chaque minute perdue aggrave ma situation et que de toute façon je serai descendue par la force! Je ne peux plus rien faire et je suis descendue avec mes bagages et mise en garde à vue avec mon homologue Malien...

Marquer comme non lu


IL est entre 18h et 18h30 lorsque nous arrivons au poste de police Roissy. A partir de ce moment le temps ne nous appartient plus, ils vous baladent en permanence, ils commencent par une fouille de vos affaires vous retirent tout ce qui peut être soit disant dangereux, lunettes, montre, soutien gorge, bas, lacets, vous n'avez plus  rien , vous n'êtes plus rien, plus aucun repère, vous n'avez le droit de ne rien dire. Ils préviennent mon employeur, et j'ai le droit de voir un médecin, qui constate une tension très élevée.


Au bout d'un certain temps ils me demandent de passer dans leur bureau et me dise que si je reconnais que je suis l'instigatrice de l'émeute tout ira plus vite, ce que je refuse en disant que je ne suis pas à l'origine de "l'émeute" mais que j'ai participé à cette manifestation de mécontentement au même titre que les autres voyageurs et que je n'ai bougé de ma place!!


Mon homologue Malien a la même position, donc on nous renvoie dans la salle d'attente, avec les deux Maliens qui devaient être expulsés, je suis reconvoquée  pour faire ma déposition,  je réitère mes propos, ma honte de participer malgré moi à cette pratique de la police Française et mon désaccord de payer un billet pour un vol régulier  qui sert de  prison.


On  m'annonce que je suis donc en  garde à vue pour minimum 24h sinon plus avec peut être une comparution immédiate que je vais être conduite menottée au dépôt pour passer la nuit! J'attends encore un certain temps puis je suis menottée et accompagnée de 3 policiers à travers les couloirs de l'aéroport,puis en voiture conduite à toute allure sans attacher les ceintures, la police est au dessus des lois, mais je ne dis rien!!


Je me retrouve donc en cellule bien sale vers 24h après avoir subi encore l'inventaire de toutes mes affaires , sur une planche sans couverture et lumière bien braquée sur vous pour vous empêcher de dormir. Heureusement j'étais une femme et j'étais donc toute seule dans la cellule,


mais le monsieur malien s'est retrouvé avec un jeune alcoolique donc dans l'impossibilité de s'allonger ! Les conditions sanitaires lamentables et même pas d'eau pour se laver au minimum les mains!

Le lendemain matin évidemment pas de petit déjeuner juste un jus d'orange et nous passons tous les deux aux prises de photos et empruntes multiples pour être fiché. Je policier pense que nous devrions être libérés vers 12h. Mais les heures passent et nous n'avons aucune information, je m'inquiète de l'heure pour pouvoir prendre l'avion de 16h40 mais apparemment les policiers ne semblent pas avoir d'information. Je commence à craindre de passer une autre journée de garde à vue.


Vers 17h, un brigadier de police vient nous avertir que nous sommes libres mais convoqués le 3 juillet à 9h au tribunal de Bobigny pour être jugée des faits suivants: d'avoir à Roissy le 28/04/07en tout cas sur le territoire national et depuis temps n'emportant pas prescription( je ne comprends pas ces termes!) provoqué directement Mr DIAKITE Ibbrahima et Monsieur FOFONA Samba, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol Air France.......à la rébellion par des cris et discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l'autorité publique......etc faits prévus par l'ART 433-10 al1 du code pénal et réprimés par le même article.


Voilà ou j'en suis à 17 h. L'avion est parti et nous devons rester une nuit de plus sur Roissy. Heureusement nous avons trouvé à Air France une hôtesse qui, vu les circonstances, ne nous a fait payer que le changement de billet soit 80 euros . L'information qui avait été donnée au personnel c'est qu'on était descendu  de notre plein gré, ne voulant pas cautionner cette expulsion !!!


Voilà je crois que ce genre de pratique doit se répéter régulièrement et en particulier le samedi car il y a moins de passagers! Je suis donc à votre disposition pour de plus amples informations afin de faire connaître au  public les agissements et les méthodes inhumaines de notre police

 


Marie-Françoise Durupt

sans commentaires....

#27 Humain

Humain

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Posté 10 juin 2007 à 22:04

Interdiction de visite au CRA de Lyon  pour un livre jugé "subversif".
http://sanspapiers.b...ecture_pou.html

Famille georgienne de 4 enfants  menaçé d'expulsion dans un pays en guerre civile

http://www.truc.abri...EN-VUE-A-FIGEAC


Famille Pelou Bosala de Toulouse transférée au CRA de Lyon

http://www.education...rg/?article6556

A Rouen, mobilisation gagnante pour une famille chinoise
http://www.rue89.com...stent_en_france

...

Ce message a été modifié par Humain - 10 juin 2007 à 22:05.