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Ne pas avoir peur


5 réponses dans ce topic

#1 the Passenger

  • Invités

Posté 02 juin 2007 à 19:15

S@lut à tous,

Voici quelque un de mes état d'âme du moment.

Le bord de la piscine est dur et froid, mais l'eau est douce et suffisamment profonde.

Le chaos et la mort sont partie intégrante de la Vie.
Ce qui est mort pour l'un, devient source de nourriture pour un autre.
Le + beau cadeau qu'un être puisse faire, c'est donner sa vie et son corps, car c'est tous ce qu'il possède réellement.

Mais cette possession n'est que provisoire.
Attention, je ne parle ni de sacrifice, ni de suicide !
Donner sa "vie" peu durer ... toute une vie !

Pourquoi vouloir refuser de suivre Le Chemin, sinon pour "gagner" du temps ?
Seul le menteur propose le raccourci, le "gain" qui ne serai que pure illusion, mais rien de bien plus.

C'est Le Sentier du guerrier, car la Paix est impossible sans le But.
Mais ce dernier semble infini, dès lors, pas la peine de courir car il y a de la place pour tous.

L'obs-tacle n'a de raison que pour faire trébucher.
Parfois, il faut deux ou trois claques pour réveiller un asphyxié.

Les faibles se réunissent, forment des groupes pour asservir ce qu'ils considèrent étranger, inférieur à leurs cause.
Afin d'éliminer la source de leurs propres peurs.
Mais rien ne peut être éliminé, ainsi la peur devient source de nourriture.
Ils remplissent le gouffre de leur ignorance par une grande maîtrise de l'espace et du temps.
Ainsi ils s'illusionnent de pouvoir, soulageant leur terrible peur de tout perdre.

Une étoile brille, grossie et s'effondre sur ... elle-même.
Par son effondrement, elle ouvre la porte béante de son pire cauchemar.

Une autre va disparaître en un flash photo-actif, offrant sa matière, son corps à une nouvelle vie.

On dirait que l'Harmonie veille ... dans le chaos.

Le temps est incertain, les nuages noirs lancent un défi au soleil et la terre semble avoir des frissons.
Le temps atomique, si spatiale que le Présent est insaisissable.

Je n'ai pas peur, car j'ai déjà vécu tous cela.

Mes prédateurs vont avoir très faim, "car malgré moi", je ne peu que suivre mon chemin,

pas d'autre choix.

#2 Magnus

    Hein ?

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  • Localisation : Paris

Posté 02 juin 2007 à 19:41

Je vais citer Howard Bloom :

"Il existe un concept étrange dans la philosophie scientifique, appelé " entéléchie ". Une entéléchie est une forme complexe qui émerge lorsque l’on regroupe un grand nombre d’objets simples. Si vous examinez une molécule d’eau dans le vide, vous risquez de bâiller face à l’absence d’activité qui règnera dans votre tube à vide. Placez quelques molécules dans un verre et un nouveau phénomène apparaît : un cercle d’ondulations à la surface de l’eau. Si vous versez assez de verres d’eau dans un bassin suffisamment grand, vous obtiendrez tout autre chose : un océan. Prenez les vingt-six lettres de l’alphabet, étalez-les devant vous et vous aurez alors un ensemble de petits gribouillis, évoquant chacun un ou deux sons spécifiques. Rassemblez des millions de lettres dans l’ordre approprié et vous obtiendrez les œuvres complètes de Shakespeare.

Voici des entéléchies. Une ville, une culture, une religion, un ensemble de mythologies, un disque à succès, et une blague osée sont des résultats d’entéléchies. Prenez un être humain, isolez-le dans une pièce de sa naissance à sa mort et il sera incapable d’utiliser le langage, aura peu d’imagination, sera une véritable loque émotionnelle et physique. Mais mettez ce bébé au milieu de cinquante autres personnes, et vous obtiendrez quelque chose d’entièrement nouveau : une culture.

Les cultures ne peuvent être créées que lorsque le groupe est assez important. Elles constituent un phénomène qui balaye les foules comme une vague. Les phénomènes qui ont créé les Beatles, qui ont fabriqué Hitler, qui ont lancé une nouvelle philosophie telle que le Communisme ou le Fondamentalisme Chrétien, voici des entéléchies, des vagues roulant sur la surface de la société, incorporant les mouvements mineurs des individus dans une force massive, comme la houle venue de la mer orchestre d’infimes molécules d’eau en un mouvement irrésistible.

Le bouillonnement continu des vagues et des marées est provoqué par la gravité de la lune. Mais qu’est-ce qui pousse les marées culturelles d’êtres humains ? Qu’est-ce qui amène une horde de nomades barbares des terres désolées de la péninsule arabe à s’unir soudain derrière un homme et à renverser le monde connu, en bâtissant un empire ? Comment une idée invisible prêchée par un Ayatollah a-t-elle pu rassembler des individus isolés en des tornades de croyants prêts à mourir – ou à tuer – pour la " vérité " ? Pourquoi une secte dont l’idée initiale était de tendre l’autre joue inonde-t-elle le monde de guerriers qui marchent littéralement dans le sang ? Qu’est-ce qui fait qu’un pays comme l’Angleterre Victorienne a pu dominer la moitié de la planète avant de refluer, telle une vague, loin du pouvoir et de la prospérité ? Quel courant sous-marin est en train d’attirer l’Amérique dans la même voie aujourd’hui ?

Cinq concepts simples permettent d’expliquer ces courants humains. Chaque section de ce livre est centrée sur l’une de ces idées et sur ses implications parfois saisissantes. L’ensemble de ces concepts est le fondement du Principe de Lucifer.

Concept numéro un : le principe des systèmes auto-organisateurs (des réplicateurs : des morceaux de structure qui fonctionnent comme des mini-usines, assemblant des matières premières puis produisant à la chaîne des produits complexes). Ces chaînes de montage naturelles (dont les gènes sont un exemple) produisent leurs objets à si bas prix que les résultats sont des produits jetables. Vous et moi faisons partie de ces produits jetables.

Concept numéro deux : le superorganisme. Nous ne sommes pas les individus robustes que nous aimerions être. Nous sommes, au contraire, les pièces de remplacement d’un être beaucoup plus important que nous.

Concept numéro trois : le mème, un noyau d’idées auto-réplicant. Grâce à quelques astuces biologiques, ces points de vue deviennent le ciment qui rassemble les civilisations, donnant à chaque culture sa forme distinctive, créant des êtres intolérants face à la différence d’opinion, et d’autres ouverts à la diversité. Ce sont les clés avec lesquelles nous déverrouillons les forces de la Nature. Nos visions offrent un rêve de paix mais font également de nous des tueurs.

Concept numéro quatre : le réseau neuronal, l’esprit de groupe dont le mode de fonctionnement excentrique manipule nos émotions et nous transforme en composants d’une immense machine à apprendre.

Concept numéro cinq : l’ordre de préséance. Le naturaliste qui a découvert cette hiérarchie de dominance l’a qualifiée de clé du despotisme. Les ordres de préséance existent chez les hommes, les singes, les abeilles et même entre les nations. Elles permettent d’expliquer pourquoi les barbares représentent un réel danger et pourquoi les principes de nos politiques étrangères sont souvent faux.

Cinq idées simples mais qui permettent de comprendre un grand nombre de choses. Elles révèlent pourquoi les médecins ne sont pas toujours aussi puissants qu’ils en ont l’air, et pourquoi nous sommes forcés de croire en eux malgré tout. Elles expliquent comment l’Hindouisme, religion de la paix suprême, a pu naître d’une tribu de tueurs assoiffés de sang, et pourquoi la Nature se débarrasse des hommes plus facilement que des femmes. Elles apportent un éclairage sur le déclin de l’Occident et sur les dangers qui nous guettent.

Par-dessus tout, elles éclairent un mystère qui a de tout temps échappé à l’homme : les racines du mal qui hante nos vies. Car dans ces cinq petites idées que nous suivrons, se tapit la force qui nous gouverne."
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#3 the Passenger

  • Invités

Posté 02 juin 2007 à 20:29

S@lut à toi Magnus,

je n'ai pas lu ce livre mais j'aurrai souhaité que tu me donne plutot TON avis sur son contenu.
Après lecture de cet extrait, le début semble bien partir, mais la conclusion parait bien réductrice sur le destin de l'humanité.

On peu inventer le mot "entéléchie" mais ce qu'il sous-entend à toujours été.

Globalement, ce texte est une autre tentative d'explication de comportements.

Ce qui me frappe, c'est qu'il souligne justement les programes parasites que je soupçonne.

C'est intéressant d'un point de vu, mais incomplet d'un autre.

@mitié

#4 météore interne

    chercheur du sol

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Posté 03 juin 2007 à 15:31

la conclusion du texte c est la peur , c est un peu le sujet de ton topic the passager ...
par exemple la , en donnant la reponse j ai peur de passer pour un con , mais je brave cette peur ...

#5 the Passenger

  • Invités

Posté 04 juin 2007 à 21:28

Merci météore interne de me rappeler que le sujet de mon topic c'est la non-peur.

Je vois que tu est courageux de venir briller quelques secondes pour faire part de tes doutes,
puis de disparaître tel ... un météore.......

La politesse est elle aussi en voie d'extinction ?

Les limites ont été bien défini, les pions sont en place déjà, nous voyons maintenant les figures s'avancer.

A quand la venue du Couple Royal ?

#6 MBD

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Posté 14 mai 2010 à 22:19

Voir le messagemétéore interne, le 03 juin 2007 à 15:31, dit :

la conclusion du texte c est la peur , c est un peu le sujet de ton topic the passager ...
par exemple la , en donnant la reponse j ai peur de passer pour un con , mais je brave cette peur ...

Bravo de braver la peur, car chacun est esclave de ce qui le domine. Alors si tu veux être libre, ne te laisse pas dominer par quoi que ce soit et qui que ce soit ici-bas.