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§ Un autre regard sur les sectes §


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#1 ZasTaLa

ZasTaLa

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Posté 04 juin 2007 à 17:20

Martin Luther King : "Tout ce que nous voyons n'est qu'une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas."

Les événements tragiques à l'origine du mythe des "sectes" :

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Jonestown, Waco, Temple Solaire... trois tragédies imprimées de manière plus ou moins confuse dans la mémoire collective.

Elles ont déterminé cette orientation d'esprit négative de millions de personnes dans le monde sur la question des mouvements spirituels depuis plusieurs années, comme si quelque chose s'était figé à un moment donné, alors même que les enquêtes sur ces affaires ne sont pas terminées.

Ce que vous allez lire n'a jamais été présenté au grand public ou de telle manière que personne n'y a prêté attention. Ces textes ne prétendent pas être le mot final sur ces affaires, il se peut que certaines informations soient erronées, nous n'avons pas pu les vérifier, mais il s'y trouve matière à remettre en question l'information en générale et, surtout, ces empreintes profondément inscrites chez la plupart d'entre nous et à l'origine de jugements dramatiques que nous portons sur une question dont nous ignorons pratiquement tout.

C'est parce que nous ne souhaitons pas plus être soumis à un "lavage de cerveau" en provenance des médias qu'à celui qu'on impute aux sectes, qu'il est important d'être vigilant sur les certitudes que nous véhiculons tous aujourd'hui. Il y a des certitudes qui, lorsqu'elles deviennent collectives, sont meurtrières et risquent de conduire à un "suicide collectif" des valeurs humaines sous prétexte de vouloir les protéger.

Waco :Que s'est-il vraiment passé ?

Ce que l'Amérique sait déjà et que nous n'avons pas eu l'occasion d'entendre.

Aujourd'hui, par le biais de la télévision et d'une "information" devenue, de manière générale, de plus en plus superficielle et tendancieuse, de nombreuses personnes continuent de penser que David Koresh, le leader de la communauté des Davidiens, est responsable de la mort des 80 hommes, femmes et enfants, dont 74 décédés dans le terrifiant brasier de leur résidence le 19 avril 1993.

Cette accusation, comme d'autres qui l'ont suivie, est pour le moins extrêmement incomplète sinon tout à fait mensongère.

L'origine de l'assaut et du siège de 51 jours de la résidence du Mont Carmel près de Waco dans le Texas est une accusation de possession illégale d’armes par certains membres de la communauté. Ce prétexte était fallacieux. Les armes étaient détenues légalement (Il faut replacer cette réalité dans le contexte des Etats-Unis où des millions de citoyens possèdent des armes). Le shérif n’avait d’ailleurs relevé aucune illégalité après ses investigations et David Koresh avait lui-même officiellement proposé une nouvelle inspection des armes six mois avant le raid. Personne n'avait répondu à sa proposition.

Le 28 février 1993, premier jour du raid des ATF (Alcool, Tobacco and Firearms). David Koresh apparut à la porte d’entrée de la résidence, sans arme, afin de répondre à la demande de perquisition et au mandat d'arrêt à son nom. Et, devant les armes des agents pointées sur lui, il demanda : « Discutons ! Il y a des femmes et des enfants ici ! ».

Les agents des ATF, qui avaient été copieusement prévenus des "dangers de la secte", ont alors paniqués (à moins qu'ils n'aient eu des ordres ?). Ils tirèrent aussitôt, blessant David Koresh et blessant mortellement son beau père, également sans arme, qui se tenait derrière lui et qui mourut un peu plus tard dans la journée. (Plusieurs chiens appartenant à la communauté avaient été abattus quelques instants plus tôt parce qu'ils gênaient la visibilité des tireurs !).

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C'est ainsi que débute l’histoire de personnes sans histoire, qui n'avaient pas enfreint la loi, même si elles voyaient le monde un peu différemment du commun des mortels, et qui ont finalement été assassinées et brûlées vives par des agents sous autorité du gouvernement des Etats-Unis.

Un siège de 51 jours commença après cette tragique fusillade des ATF, du 28 février.

Le FBI et l’armée américaine prirent le relais des ATF après l’échec et la "panique" de ces derniers.

David Koresh refusant de sortir, ainsi qu'une centaine de membres de la communauté craignant pour leur vie (six d'entre eux avaient été abattus dans la fusillade, dont certains par des tirs d'hélicoptère à travers le toit de la résidence), les autorités utilisèrent toutes sortes de techniques psychologiques pour parvenir à leurs fins, comme le fait de priver de sommeil les occupants de la résidence par la diffusion ininterrompue de cris de lapins que l’on égorge, de bruits d’avion et de hurlements de bébé. Des projecteurs éclairaient le bâtiment 24h sur 24. Les chars faisaient mine de charger régulièrement, s’arrêtant brutalement à quelques mètres de la résidence pour reculer et recommencer plus tard. Des hélicoptères avec des mitrailleuses montées sur les flancs survolaient les lieux en permanence (Il fut révélé que les ATF avaient obtenus le soutien des hélicoptères en faisant une fausse déclaration. Ce genre d'équipement n'étant utilisé que dans les affaires de trafic de drogues).

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La raison pour laquelle les Davidiens ne se sont pas rendus aux autorités peut sembler étrange mais elle est également très simple et compréhensible : Sachant que lui et tous les membres de la communauté pouvaient se faire tirer dessus à nouveau ou qu'ils seraient mis en prison (le mandat d'arrêt reposait sur des faits erronés et à longuement été critiqué par la suite), David Koresh, qui écrivait un commentaire sur la signification biblique des «septs sceaux» (à partir de la Bible) avait demandé la possibilité de terminer ce travail commencé quelques années auparavant. David Koresh a ainsi tenté de négocier pendant 51 jours, affirmant qu’il se rendrait aux autorités si elles lui laissaient le temps de finir son travail, qui, selon sa conviction, était l’œuvre de sa vie.

Il ne termina, en fait, jamais ce travail.

David Koresh avait fait parvenir une vidéo, filmée à l'intérieur de la résidence pendant l'assaut, et montrant que personne n'y était retenu contre sa volonté et que les enfants étaient très bien traités. Le FBI décida de ne pas montrer ces images au grand public, jugeant qu'elles "attireraient la sympathie du public et qu'ils seraient obligés d'interrompre l'assaut"...

L'existence de cette vidéo ne fut révélée que deux mois après la catastrophe qui allait avoir lieu (elle peut être téléchargée ici, ainsi qu'un reportage sur la tragédie ici, les deux vidéos sont en anglais et en noir et blanc).

Un drap pend à la fenêtre de la résidence des Davidiens, déclarant :

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"le FBI a sabordé les négociations, nous demandons les médias"

Malgré cette proposition, l’assaut final eut lieu à l’aube du 19 avril 1993, conduisant à la mort de 74 Davidiens et la destruction totale de leur résidence. Aux yeux des témoins, l'assaut ressemblait à une attaque au napalm comme celles que l’armée américaine avaient menées au Vietnam (Un des pilotes d'hélicoptère était un vétéran du Vietnam).

Les chars d’assauts percèrent des trous dans les bâtiments et, selon les propres mots du FBI: « injectèrent des quantités massives de gaz lacrymogène de type CS (très inflammable et fatal pour des enfants sans masque à gaz) ». Les tanks (dont plusieurs Bradley's et deux énormes M1 Abrams, utilisés en temps de guerre. La législation américaine interdit pourtant à l'armée de fournir du matériel ou d'intervenir dans une action policière) démolirent certaines parties du bâtiment pour créer des tunnels et permettre ainsi à des courants d’air de se former afin de faire circuler le gaz dans la résidence. Des parties entières du bâtiment furent renversées par les tanks écrasant plusieurs membres de la communauté, dont des enfants, dès les premières minutes de l'assaut.

Vers midi, ce même jour, personne n'était sorti et le feu se déclencha soudainement.

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Les chars avaient évidemment renversé les lampes à pétrole que la communauté utilisait nuit et jour depuis que l'électricité leur avait été coupée. Le gaz prit feu et les flammes se propagèrent à grande vitesse dans les lieux à cause des courants d’air.

Le brasier était terrifiant. 74 personnes y moururent carbonisées, incluant 12 enfants de moins de cinq ans, dont deux enfants de Koresh. Les forces de l'ordre et les pompiers sur place ne tentèrent à aucun moment de maîtriser l'incendie.

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A la fin du brasier, les ATF célébrèrent joyeusement leur succès en dressant leur drapeau sur les décombres.

Il semble que le FBI ait tout fait pour que les négociations n’aboutissent pas et pour empêcher les Davidiens de sortir de la résidence. Leur but était de détruire les lieux et tout ce qu’ils contenaient (après l’assaut, la résidence a été rasée entièrement le 12 mai 1993 par les ATF. Une action critiquée de tous bords mais qui a en tous cas permis d'effacer toute trace de leurs méfaits), même si cela impliquait le massacre de dizaines d’hommes, femmes et enfants.


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Selon Linda Thompson (extraits de The Big Lie, « Le grand mensonge »):

"Les médias étaient tenus à une distance de 5 kilomètres du lieu de l’assaut et ne pouvaient que régurgiter au grand public les informations données par le FBI sur place. Ils répandirent en particulier ces horribles mensonges au sujet des enfants battus, des plans pour un suicide collectif et des « Dérangés de Waco (whacos in Waco) ». Mais qu’importe, n’est-ce pas ? les événements sensationnels font vendre ! Ce ne serait pas une bonne histoire si la vérité était dite. Le FCC peut fermer une ou deux chaînes ou annuler un permis, on peut tuer 74 personnes, tout cela vaut mieux que d’exposer la dépravation des leaders de ce pays !"

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Voici la véritable histoire à l'origine de la catastrophe de Waco :

En 1992, Sheri Jewel et son ex-mari se battaient en justice pour la garde de leur fille, Keri. Sheri était membre de la communauté des Davidiens. Elle fut une des victimes de l’assaut du 19 avril 1993. Son ex-mari était un animateur à la radio. Sa femme, une personnalité de la télévision. Ils avaient beaucoup d’argent.

Un homme appelé, Mark Breault, australien et ancien Davidien, s’était un jour autoproclamé «prophète». Il avait de nombreuses fois tenté de prendre la direction des Davidiens au Mont Carmel mais avait fini par être expulsé par David Koresh.

Breault avait promis de se venger. Il appelait régulièrement les membres du Mont Carmel pour les harceler.

Les Jewel ont invité Mark Breault à témoigner au cours de leur action en justice pour la garde de Keri. A cette occasion, Breault déclara que les enfants étaient battus et que les membres du mouvement religieux qui l’avait expulsé étaient "tous très bizarres" (Mark Bréault, "témoin oculaire"... était aveugle ! Cela ne l'empêchait pas d'expliquer ce qu'il avait "vu" et même d'affirmer qu'il avait été une sentinelle de la résidence, avec des armes à feu) .. A la suite de ces affirmations, des sénateurs furent pourtant contactés pour une enquête ainsi que le CAN « Cult Awareness Network » (un équivalent de l’ADFI aux États-Unis ndw).

Les enquêtes menées à deux occasions sur deux ans par les services d’assistance sociale du Texas démontrèrent que ces allégations étaient mensongères. Il en fut de même au sujet de la détention d’armes. Toutes ces enquêtes furent menées paisiblement. Il n’y eut aucun problème pour personne. Mark Breault, cependant, continuait sa croisade contre les Davidiens. Et le CAN fit monter la pression. Les journaux commencèrent à appeler Breault « un détective privé qui surveillait les Davidiens depuis deux ans et demi ». La communauté vivait paisiblement depuis 1935 sans que quoi que ce soit puisse leur être reproché et voilà un «prophète» frustré qui a un compte à régler avec Koresh et les médias ne vérifient rien !

Tous ceux qui ont participé à cette horreur sont des meurtriers ! Les agents des ATF qui sont morts dans l’assaut ont été tués lors de l’assaut par des balles perdues venant de leur propres collègues (Il a été révélé que les ATF avaient cherché à "redorer leur blason" terni précédemment par des affaires de harcèlement sexuel en leur sein et qu'ils comptaient bien que cette affaire de secte leur redonne leur statut de héros de la nation) ! Et tout ce massacre alors que les voisins de la communauté parlaient des Davidiens comme de «bons samaritains», doux et aimables, qui participaient à la vie du village.

Appeler une religion une « secte » et décrire ses membres comme des bourreaux d’enfants ou des détenteurs d’armes illégales est une technique que les nazis ont utilisée contre les juifs afin de pouvoir les massacrer ensuite. Ce sont des pratiques issues de gouvernements totalitaires.

David Koresh disait avoir un message pour le monde. Il n’avait pas l’intention de commettre un suicide. Personne n’était pris en otage dans la résidence. Il voulait offrir ce qu’il croyait être "un cadeau pour le monde."

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L'autopsie révéla que David Koresh était décédé d'une balle à l'arrière du crâne.


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Extrait de «Le Massacre des Davidiens» par Carol Moore :

“ (…) Des films et des livres n’ont cessé d’être présentés au public, démontrant sans ambiguité que les agents des ATF firent feu en premier sur David Koresh quand il est sorti de la résidence et que des hélicoptères firent feu également, tuant par erreur quatre des leurs (ces décès furent imputés aux Davidiens). A partir de là, les Davidiens exigèrent que cela soit révélé avant de se rendre afin que les ATF soient traduits en justice et qu’ils puissent, eux, retrouver la liberté. Craignant cela et fous de rages à la mort de leurs quatre agents ; les membres des ATF tentèrent d’éliminer toute trace de leur assaut catastrophique. Ils firent en sorte que les négociations ne marchent pas et poussèrent à un assaut final qui devait, finalement, détruire toute autre preuve de ce qui s’était réellement passé (et cela d'autant plus qu'il fut démontré par la suite que les ATF s'étaient emparé de cette affaire pour redorer leur blason, récemment terni par des affaires de harcèlement sexuel dans leurs services, dévoilés à l'émission 60 minutes de CBS ndw) »

Selon Jacob Sullum, journaliste.: « C’est la propagande développée depuis le massacre de Guyana qui est à l’origine de la tragédie de Waco (…) »

James R. Lewis, un autre journaliste : « (…)l’échec d’un peuple habituellement large d’esprit à accepter la diversité religieuse a conduit à la chasse aux sorcières contemporaine contre les minorités spirituelles»

La documentation sur cette tragédie est énorme. Une bonne partie peut être trouvée sur le site serendipity.li. A la lumière de ces rapports, le résumé du président Clinton déclarant « ... des fanatiques religieux se sont donnés la mort !» est véritablement odieux.

Un film "Waco, a new revelation" peut être commandé à cette adresse [[getwaco.com|http://www.getwaco.com/orderform.html ]]


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Une photo prise dans les premières minutes de l'assaut et qui a permis de démontrer, par la présence des impacts de balles sur la résidence et l'absence d'impacts sur les voitures des ATF que ce sont bien ces derniers qui ont tiré et qu'il n'y a pas eu de tirs de la part de la communauté. Les agents blessés et tués à ce moment précis l'ont été par les tirs de leurs propres collègues (voir à ce sujet le film "Waco the Big Lie", disponible sur Google Video, qui démontre en image comment les agents tués pendant l'assaut ont été abattus par leurs propres collègues):

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Lire également le compte-rendu d'événements similaires en France, L'incroyable affaire de l'essentiel,L'assaut sur la communauté Horus et la page Assauts

source: http://www.sectes-infos.net/Waco.htm

Il ne s'agit pas de nier d'éventuelles violations de la loi ou certaines activités criminelles, mais de bannir l'amalgame tendancieux qui est fait, à dessein, entre minorités spirituelles et criminalité.

Si tout citoyen, indépendamment de ses croyances, doit respecter les lois en vigueur, il est aussi en droit, pour le moins, de bénéficier de la présomption d'innocence. Ce qui n'est plus appliqué actuellement à l'égard des minorités spirituelles qui sont, en vrac, condamnées "à priori" (voir la fameuse liste des 172 "sectes" du rapport parlementaire de 1995) et pour lesquelles nous assistons à une incitation à la haine bien orchestrée et qui a déjà porté ses fruits amers (alors même que les délits au sein des minorités spirituelles sont évidemment, de par la grande rigueur et les aspirations de la grande majorité de leurs membres, en proportion infime par rapport à ce qui se produit partout ailleurs).

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. » « La Terre a de quoi satisfaire les besoins de Tous mais pas l'avidité de chacun » Mahatma GANDHI
« Les malentendus sont des problèmes qu'il vaut mieux résoudre » ZasTaLa « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie. » William Shakespeare

#2 ZasTaLa

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Posté 06 juin 2007 à 18:04

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Guyana : Le faux suicide collectif

Le 18 novembre 1978, 914 personnes sont retrouvées mortes à Jonestown au Guyana (ancienne Guyanne Britannique, près du Vénézuela).

On parle d'empoisonnement, de suicide collectif, de massacre.

Cet événement constitue le premier traumatisme collectif qui servira de fondation à la campagne antisectes mondiale qui se mit en branle à cette époque.

La lumière n'a jamais été faite publiquement sur cette affaire. Les documents dévoilés en 1997 ont pourtant fait l'effet d'une bombe, pour ceux qui ont pu les lire...

par Thomas G. Whittle et Jan Thorpe


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En mars 1997, le FBI annonça qu’il rendait publique, pour la première fois, sous couvert du « Freedom of information act » (décret pour la liberté de l’information), les 39 000 pages encore inconnues qui concernaient Jonestown, le temple du peuple et toutes affaires associées.

Ces documents publiés, les révélations au sujet du massacre de Jonestown en 1978 et l’assassinat du député Leo Ryan firent l'effet d'une bombe.

Le FBI avait été contraint de diffuser les documents à cause d’une requête FOIA de 1993 du magazine Freedom.

Contrairement à ce qui est généralement rapporté par les médias, les documents du FBI désignent le “temple du peuple” comme une congrégation religieuse d’importance. Des citations de personnalités politiques comme les sénateurs Walter Mondale, Hubert Humphrey, Henry Jackson, Sam Ervin Jr., Warren Magnuson, Mike Gravel, le député Philip Burton, Ron Dellurns, Don Edwards, Bella Abszug et Patsy mink démontrent qu’il existait un soutien massif pour cette organisation.

Jane Fonda écrivait à Jim Jones, le leader : « Je suis une participante active de votre congrégation, non seulement pour moi-même mais pour mes deux enfants avec lesquels j’aimerais partager cette expérience ». Les documents

présentent également Jim Jones, comme un pasteur respecté des « disciples du Christ », l’église protestante de l’ancien président Lyndon Johnson et de millions d’américains à l’époque. Ils montrent également que la congrégation subit une longue période de harcèlement, de surveillance et d’infiltrations pour les besoins de la CIA, allant en s'intensifiant quand les bureaux de la congrégation, à l’origine basée en Indiana, se déplacèrent à Guyana.

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En 1977 et 1978, des menaces anonymes furent adressées au temple du Peuple, accompagnées d’actes de violence occasionnels contre ses membres. C’est à la fin de 1977, que le député Leo Ryan subit des pressions pour aller visiter Jonestown, pressions qui s’accentuèrent jusqu’à ce qu’il accepte d’y aller. Parmi ceux qui le poussèrent à agir contre les « sectes », il y avait la psychologue Margaret Singer ainsi que Tim Stoen, un ancien assistant de Jim Jones qui avait des liens avec la CIA.

Le 31 juillet 1980, plus de 20 mois après que Leo Ryan ait été tué, ses cinq enfants préparèrent une action en justice à la suite d’une importante enquête sur les causes de la mort de leur père. On pouvait lire dans l’accusation qu’il y avait eu une « infiltration de la communauté de Jonestown par des agents de la CIA » et que « ces agents travaillaient dans le cadre du programme MK-Ultra (Des documents de la CIA ont confirmé que des expériences avaient été conduites sur des prisonniers à Vacaville pour le programme MK-Ultra. Le but de ces tests était de découvrir les effets de la drogue et du stress afin de déterminer à quel stade ces individus seraient brisés et aptes à suivre des ordres aveuglément. Selon le Dr Lawrence T. Clanon, directeur de Vacaville, la CIA voulait savoir si ces drogues pouvaient être utilisées dans les interrogatoires et pour gagner la coopération des gens). La communauté de Jonestown avait donc été "utilisée" à cet effet et «des quantités massives de drogues utilisées par ce programme ont été découvertes à Jonestown après la tragédie du 18 novembre 1978 »

De nombreuses personnes perdirent la vie le 18 novembre 1978 et le Dr C Leslie Mootoo (alors responsable médical à Guyana), affirma que, dans la majorité des cas, il s’agissait bien de meurtres et pas de suicides. Le Dr Mootoo, le premier médecin à être arrivé sur les lieux, et le meilleur de la région, dit au magazine Freedom qu’ils étaient morts par injection de cyanure. Après 32 heures de travail sans pause dans la chaleur et les corps en décomposition, Le Dr Mootoo dut abandonner. 187 corps avaient alors été diagnostiqués par ses soins et son équipe comme morts par injection. La plupart avaient reçu l’injection dans des parties du corps qu’elles n’auraient pas pu atteindre d’elles-mêmes, entre les épaules ou au dos d’un bras. « Ceux qui ont fait les injections savaient ce qu’ils faisaient ! » déclara le docteur. De nombreux autres avaient reçu une balle dans la tête.

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Charles Huff, un béret vert des forces spéciales au Panama, faisait partie des premiers militaires sur les lieux après le massacre. Il dit « Nous avons vu de nombreuses blessures par balles et par flèches ». Huff ajouta que ceux qui avaient été tués par balles ou par flèches semblaient courir vers la jungle qui entourait Jonestown. Corroborant les informations du dr Mootoo, Huff déclara que ceux qui n’avaient pas été abattus par balles ou par flèches, avaient reçu des injections entre les épaules. Les tueurs avaient fuit avant l’arrivée de Huff et de ses troupes.

Le colonel Prouty dit qu’il y a des preuves de l’implication de forces plus importantes sur le lieu de l’opération. « Le chef du personnel (JCS) avait préparé des centaines de « body bags », alors qu’on n’en garde jamais autant en un seul endroit. Il n’y avait aucune raison d’agir ainsi à moins d’avoir connaissance de qui allait se passer. Cela démontre que tout était prémédité ».

20 ans après la mort du député Leo Ryan, l’Amérique attend toujours l’explication définitive sur les questions non résolues au sujet de cette tragédie. Tous les documents et enregistrements de toutes les administrations devraient être publiées entièrement.

Seulement alors, toute la vérité pourra-t-elle être révélée à tout le monde.

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Par la suite, d’autres personnes présentes sur les lieux ont révélé que tous les corps étaient allongés sur le ventre (les photos diffusées en sont d’ailleurs la preuve, voir ci-dessus), parfois en rang et qu’ils n’indiquaient pas la position de personnes ayant agonisé à cause d’une prise de poison.

D’autre part, comme dans le cas d'autres prétendus suicides collectifs, ils ont retrouvé dans certaines maisons, des préparatifs d’anniversaire pour le soir qui indiquaient qu’il n’y avait pas de projet de suicides dans ces familles.

http://www.sectes-infos.net/Jones.htm
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#3 ZasTaLa

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Posté 08 juin 2007 à 03:27

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L'Ordre du Temple Solaire (OTS)

TFI déclarait en 2001 : "Les divers massacres liés à l'OTS, survenant à la même période que divers drames au fort retentissement international également liés à des mouvements sectaires, ont fortement contribué à durcir en France la lutte contre les sectes. Mais il reste beaucoup à faire"

On peut constater aujourd'hui, comme avec l'attentat du World Trade Center, comment ces tragédies fortement médiatisées conduisent à l'affolement, à la précipitation dans les jugements et à la haine. Le public est très peu informé sur les zones d'ombre de toutes ces affaires.

Le Temple Solaire, ou OTS, est devenu tristement célèbre avec cinq tueries ;

Le 30 septembre 1994, 5 membres de l'OTS meurent dans l'incendie d'une maison à Morin Heights, au Québec. Le 5 octobre 1994, 48 corps carbonisés sont retrouvés en Suisse, 23 à Cheiry et 25 aux Granges-sur-Salvan, dont les deux maîtres de l'OTS, Luc Jouret et Joseph Di Mambro. Le 15 décembre 1995, 16 personnes brûlées dans une clairière du Vercors, dont 3 enfants, ainsi que la femme et le fils de Jean Vuarnet. Le 22 mars 1997, 5 adeptes du Temple solaire, dont 3 Français, sont retrouvés carbonisés à Saint-Casimir, au Québec.

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L'enquête, ses zones d'ombre et la contre-enquête

Le verdict du 25 Juin 2001 avait retenu l'hypothèse de suicides collectifs dans lesquels tous les membres impliqués auraient péri, une contre-enquête parallèle, menée par un proche de trois victimes et par quelques journalistes, présente une version très différente des faits.

I - LA THESE OFFICIELLE :

Rappel des faits

Dans cette affaire qui s'étale d' Octobre 1994 à Décembre 1995, on dénombre 5 massacres dont deux au Québec (Morin-Height et St Casimir), deux en Suisse (Cheiry et Salvan), et le dernier en France (St Chérenne près d'Autrans). Les victimes des quatre premiers, tous survenus en Octobre 1994, ont été retrouvées dans des chalets en feu, et celles du dernier (Décembre 1995) en plein air. La plupart des victimes ont été tuées par balle (sauf trois à l'arme blanche, visiblement non consentantes), ayant presque toutes absorbé de fortes doses de neuroleptiques. Le plus souvent, un sac de plastique avait été placé sur la tête après le décès, mais avant le déclenchement de l'incendie. Dans chaque cas, les corps étaient carbonisés. A Servan cependant, où le chef Di Membro est décédé, il n’y avait pas d’impacts de balles sauf sur deux victimes.

Selon une mise en scène constante, les corps étaient toujours disposés en cercle, dans certains cas vêtus de cape (une des victimes étant curieusement nue sous sa cape). Plusieurs enfants faisaient partie des victimes.

L'enquête officielle tente de démontrer d'une part que la doctrine professée par l'OTS pouvait comporter une notion de passage et de sacrifice, voire même une notion de cataclysme imminent, surtout dans les derniers écrits des maîtres à penser du mouvement, et que certains membres pouvaient adhérer en partie à cette vision, bien que le côté apocalyptique soit apparemment apparu peu de temps avant les drames.

D'autre part, en décryptant les faits et gestes de certains membres, elle fait ressortir tous les faits pouvant accréditer la thèse du suicide avec préméditation, sans l'aide de personnes extérieures, concluant que les exécutants du massacre avaient tous péri dans les différents drames. Elle ne nie pas cependant que certains membres ont été exécutés sans leur consentement, certaines victimes s'étant manifestement défendues avant de mourir et portant des traces de coups.

Le verdict du 25 Juin 2001 :

Dans ce procès, Michel Tabachnik, l'un des maîtres à penser du groupe, était le seul accusé. Il est relaxé dans les termes suivants :

" Le fait qu'il (Michel Tabachnik) ait accepté en la circonstance d'être le porte-parole des maîtres de la secte et d'engager ainsi son crédit peut s'expliquer autant comme la manifestation, en conscience du but criminel poursuivi, d'une volonté de sa part d'apporter un concours actif destiné à attribuer aux crimes à venir la portée symbolique recherchée que comme l'expression d'un souhait d'apporter son concours à une évolution du mouvement répondant aux conceptions personnelles qu'il avait exposées dans le texte 'Epiphanie 91'.

L'information et les débats n'ont pas permis de mettre en évidence d'éléments suffisamment probants, dépourvus de tout aspect hypothétique, pour pouvoir opter entre les deux termes de cette alternative.

Ce doute bénéficie au prévenu... Le tribunal...déclare Michel TABACHNIK non coupable des faits qui lui sont reprochés et le renvoie des fins de la poursuite."

II -SIX QUESTIONS AUXQUELLES LE PREMIER PROCES N'A PAS REPONDU :

Empreintes digitales

Alors que la plupart des faits matériels et l'état des corps sont examinés avec le plus grand détail, et qu'un certain nombre d'armes et d'outils ayant servi de façon conclusive à donner la mort aux victimes, avec ou contre leur gré, ont été retrouvées (batte de base-ball, couteaux, divers revolvers, bouteilles de gaz, boîtes de médicaments), le verdict ne comporte aucune mention d'empreintes digitales sur celles-ci, sauf sur un sac en plastique blanc, seule mention de toute l’enquête ! Donc soit :

1/ Il n'y avait aucune empreinte, ce qui indique que des précautions ont été prises pendant ou après les massacres pour ne pas pouvoir identifier les auteurs des assassinats.

2/ Il y en avait, mais qui appartenaient à des personnes non " suicidées " et consécutivement passées sous silence.

3/ Les enquêteurs ont systématiquement oublié de relever les empreintes digitales (!).

Idem pour les relevés de cheveux et matériaux génétiques, etc., qui sont systématiquement exploités de nos jours dans toutes les enquêtes criminelles et dont il n'est fait aucune mention.

Pourquoi une omission aussi généralisée de ces indices dans toute l'enquête, alors que les conclusions ne font état que d'hypothèses plausibles et non de certitudes absolues en ce qui concerne les auteurs présumés des assassinats proprement dits ? Vu que les corps étaient particulièrement carbonisés, est-on certain, par analyse d'ADN, de l'identité des victimes, en particulier de la présence en leur sein de leur chef Jo Di Membro ?

Les substances psychotropes.

L'une des premières questions que l'on se pose :

Les quantités très importantes de sédatifs, absorbées par pratiquement toutes les victimes, ont-elles été ingérées - ou injectées - avec le consentement desdites victimes ?

A aucun moment, l'enquête ne répond à cette question pourtant clé.

Les sacs en plastique sur la tête des victimes.

Le verdict se borne à constater la présence de ces sacs en plastique sur la tête de plupart des victimes, sans se demander s'ils avaient pour but d'étouffer les victimes ou une autre signification symbolique, ou pour empêcher les victimes de respirer des substances qui auraient pu indiquer qu'elles avaient été tuées sur un autre lieu ?. Il est constaté cependant que, dans la plupart des cas, ces sacs ont été placés sur les victimes déjà décédées par balles (souvent nombreuses sur une même personne).

Quelle était la finalité des sacs en plastique ?

Pourquoi un nombre excessif de balles tirées dans la plupart des cas (jusqu'à 7 ou 8 dans la tête, de même que 50 coups de couteau sur une victime ?)

Des assassins suspects

Dans le dernier massacre du Vercors, les deux personnes présentées comme les exécuteurs se seraient suicidés en dernier. Outre qu’ils sont tombé par coïncidence dans une position cohérente avec la mise en scène des corps, l’enquête conclut qu’ils sont morts avant le déclenchement de l’incendie du bûcher qui est censé avoir carbonisé les corps.

Qui a donc déclenché l’incendie dans ce dernier massacre ?

La présence de personnes notoirement non consentantes présentes lors du rite de passage supposé.

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Dans toutes les traditions spirituelles, les personnes accomplissant des rites ou actes de culte évitent la présence de personnes sceptiques ou non consentantes, en raison du climat résultant qui perturberait la cérémonie, et/ou à cause de la signification même de l'acte qui serait de ce fait entachée ou nullifiée. Des personnes sur le point de consentir à un sacrifice suprême ne prendraient pas le " risque " de dégrader par ces présences la valeur d'un acte extrêmement exigeant, et capital selon eux pour l'avenir de l'humanité.

Or, dans la plupart des massacres, certaines victimes n'étaient pas consentantes, leurs réticences ou divergences étant même connues des autres membres préalablement aux massacres. D'autres, ayant pris des distances de façon similaire avec les enseignements, ont déjoué une invitation ce jour-là, réchappant ainsi au massacre.

L'hypothèse qu'il s'agissait d'une punition pour ces dissidents potentiels ne colle pas avec l'exigence de " pureté " que s'attribuent certains membres dans des textes retrouvés, et du fait que les suicidés devaient se retrouver ensemble après la mort.

Pourquoi s'encombrer de dissidents pendant ces rites et dans cette nouvelle vie à venir ?

Pourquoi aucune allusion n'est faite au rôle joué par JM Abgrall ?

Alors que l'enquête du juge tente de répondre avec diverses précisions aux remarques et contestations de la partie civile, elle est muette sur le point concernant l'expert Jean-Marie Abgrall, qui aurait été présent sur les lieux du massacre de St Chérenne avant la police, sur la proximité surprenante d'une de ses résidences secondaires avec le lieu du drame et ses liens possibles avec des organisations templières concurrentes.

Le choix de Jean-Marie Abgrall comme expert dans ce procès est-il judicieux ?

La partialité et les opinions personnelles du juge exprimées dans le verdict

1/ Le juge qualifie la doctrine de l'OTS de " perspective illusoire d'atteindre par le moyen du sacrifice un état de surhumanité et de perfection " (bien que nous retrouvions là l'enseignement sur le sacrifice de Jésus-Christ, qui a été revécu et revendiqué des milliers de fois par d'autres chrétiens dans l'histoire, et en l'occurrence explicitement par certains membres de l'OTS ! ! !) croyances qui, selon le juge " n'ont pu être obtenues que par conditionnement ". Le juge traduit par là - sortant de sa fonction de façon inappropriée - ses opinions personnelles sur les croyances religieuses en général, proches des thèses des groupes anti-sectes.

2/ Bien que concluant à un suicide, il qualifie le groupe de fondamentalement criminel de par sa doctrine et ses croyances, ses simples membres ayant selon lui participé à une véritable association de malfaiteurs de par leur vision du monde, et non pas en raison de liens avec de vrais réseaux criminels.

3/ Plus loin, décrivant le fonctionnement d'une communauté de vie d'une trentaine de personnes de l'ordre, comportant un certain nombre de règles de vie similaires aux ordres de religieux chrétiens ou bouddhistes, avec probablement une moindre rigueur, le juge les qualifie de " pratiques totalitaires ", toujours en accord avec certaines thèses du rapport parlementaire, de la MILS ou de groupements anti-sectes qui disqualifient certaines pratiques suivies par les ordres religieux classiques, dès lors qu'elles sont adoptées par des religions ou spiritualités non majoritaires.

Constatant qu'un certain nombre de conclusions résultent de la plus grande probabilité d'une hypothèse sur une autre, et que toutes les hypothèses avancées n'ont manifestement pas été menées jusqu'au bout, les opinions et croyances du juge, qui transparaissent dans le verdict, ont-elles pu influencer sa conviction intime ?

Incohérence de la sentence concernant Michel Tabachnik

Si l'OTS est qualifié par le juge d'association de malfaiteurs, à visées criminelles, comment Michel Tabachnik, auteur de certains textes, co-célébrant de rituels avec le grand maître réel Jo Di Membro et avouant de surcroît qu'il était conscient de certains mensonges visant à manipuler les membres, peut-il ne pas être considéré comme complice ?

Pourquoi le fait que le pharmacien qui a vendu les médicaments et certains instruments de plusieurs massacres était membre de l'OTS est-il passé sous silence ?


III - LA CONTRE-ENQUÊTE

Développée par un proche de trois victimes, par quelques journalistes et par certains journaux tels VSD, une contre-enquête s'est poursuivie en marge du procès officiel, apportant de nombreux arguments et éléments supplémentaires qui contredisent les conclusions du procès de 2001.

Quelques faits troublants

L'origine des médicaments utilisés

Le même pharmacien qui a vendu les produits ayant servi à plusieurs massacres selon l'enquête serait membre de l'OTS, mais il était " excusé " le jour du procès et a fait l'objet d'un non-lieu. Ceci est contradictoire avec la qualification de l'OTS d' "association de malfaiteurs " par le juge.

Toutes les douilles ayant servi à exécuter les victimes du Vercors n'ont pas été retrouvées.

Ceci tendrait à prouver que les victimes ont été exécutées en un autre lieu. Trois cadavres auraient eu des membres fracturés dans le transport.

La piste financière n'a pas été suivie

Les comptes australiens liés à l'Ordre n'auraient pas été inspectés.

La piste du foulard

Le foulard de l'une des victimes a été retrouvé sur un chemin que les victimes n'avaient pas emprunté. L'enquête imagine donc sans aucune preuve qu'elle avait du venir dans les parages " un autre jour ".

Des preuves auraient disparu avant même que l'enquête ne commence

La résidence de trois victimes auraient été " visitée " par des gens possédant les clés et se présentant comme des policiers, quelques jours avant que les corps des victimes du Vercors ne soient signalés, et auraient emporté des sacs de preuves, notamment concernant le policier " exécuteur ". Ceci démonterait que des personnes extérieures étaient au courant du massacre bien avant sa découverte officielle, sept jours plus tard.

D'autres observateurs affirment que des tracts appelant à des stages de l'OTS en face d'une caserne militaire de l'île du Levant auraient disparu de l'un des chalets ayant servi au massacre, pour dissimuler les liens entre l'OTS et certaines institutions militaires.

Une controverse sur des traces de phosphore

La thèse de la justice est que le phosphore présent dans le sol du Vercors, à l'endroit du massacre, pourrait provenir de la décomposition des corps, alors qu'une contre-expertise l'attribue à l'emploi possibles de lance-flammes de type militaires, arguant que la quantité de bois brûlée ne justifie pas la forte combustion des corps des 16 victimes.

Les victimes auraient été exécutées par les éléments ayant des liens avec des services secrets

VSD, le 4 Septembre 2003, fait remarquer que la hiérarchie du policier LARDANCHET, témoin entendu après les premiers massacres et désigné comme exécuteur des victimes par l'enquête dans le dernier massacre du Vercors, ne lui a pas retiré son arme malgré son lien avéré avec l'OTS. Des témoins seraient en mesure d'affirmer que ce même policier avait eu plusieurs entrevues au Ministère de l'Intérieur dans les semaines qui ont précédé le massacre .

L'OTS aurait été utilisé, ainsi que d'autres organisations similaires,pour transporter de l'argent sale.

Le meurtre des dirigeants de l'OTS aurait été organisé en représailles à des violations des " règles du jeu " des trafics d'argent sale. Des réseaux occultes d'acteurs politiques, membres de diverses sociétés ésotériques, elles-mêmes très directement impliquées dans l'appareil étatique français (Parlement, Gouvernement, Justice) feraient donc tout ce qui est en leur pouvoir depuis 4 ans pour étouffer cette affaire et empêcher que la vérité soit mise à jour. La justice française aurait alors mis en oeuvre une gestion de ce dossier aboutissant à une clôture récente et à la mise en examen de deux personnes en réalité assez peu concernées, aux fins de protéger des personnages beaucoup plus importants.

Demande d'enquête Européenne, indépendante des institutions françaises

Les associations POLITIQUE DE VIE et OMNIUM DES LIBERTÉS ont demandé à la Cour Européenne des Droits de l'Homme de nommer dans les meilleurs délais une commission d'enquête internationale strictement indépendante des institutions étatiques françaises (législatives, exécutives et judiciaires) et des réseaux des sociétés ésotériques, notamment maçonniques, tant françaises qu'européennes, pour écarter toute interférence d'intérêts liés à des sociétés secrètes françaises lors de la procédure d'enquête.

Les enjeux du procès

L'enjeu de ce procès est donc particulièrement important pour la liberté de conscience menacée en France, sachant que des démarches ont déjà été entreprises à l'échelon de la justice européenne pour lancer une enquête indépendante des milieux politiques et ésotériques français, pour le cas où la nouvelle enquête française ferait preuve d'une opacité suspecte.

IV - LES PRECEDENTS

La presse s'est faite l'écho de deux précédents similaires où la présentation publique de " suicides collectifs " masquait en fait des opération militaires de forces spéciales:

Waco : il s'agit de l'assaut d'agents fédéraux américains sur le ranch de Waco, siège de la communauté des Davidiens. Tout au long de cette affaire, des documents du ministère des finances, montrent que les agents ont menti dans leurs rapports, et que, en lançant 350 bombes à gaz par les fenêtres, en défonçant les murs de la maison avec des chars, en tirant - toutes choses qu'ils n'ont fini par avouer que très tard - et (peut-être) en lançant des grenades sur les fuyards, ils ont délibérément mis en danger la vie des occupants, qui comprenait de nombreux enfants, d'où l'hécatombe. Une " enquête parallèle " a permis de dévoiler ces implications petit à petit.

Guyana : D'après les 39 000 pages de documents que le FBI a été obligé de publier à la suite d'une demande légale, le " temple du peuple " était en fait une branche respectée du protestantisme et fréquentée par des artistes et hommes politiques connus. Vers les années 78, il ressort qu'elle fut infiltrée par la CIA qui, dans le centre retiré de Guyana, faisait des recherches de contrôle mental avec les drogues, dans le cadre du programme MK-Ultra, utilisant la communauté de Jonestown à cet effet. Le député Ryan, un ennemi juré de la CIA, fut attiré dans un piège et périt avec l'ensemble de la communauté. Suivant le médecin qui a procédé à l'autopsie des corps, la plupart sont morts par injection de cyanide, d'une balle dans la tête ou par flèche dans des positions et le meurtre ne faisait aucun doute.

Texte extrait du site coordiap.com

Lire également :

www.cicns-news.net/affaires-judiciaires-01.htm

cicns-news.net

16 décembre 2005 - Une interview de Michel Tabachnik : "J'ai été déclaré non coupable en première instance"

Voir le documentaire d'Yves Boisset de 2005, 70 minutes, "les mystères sanglants de l'OTS".

Livres :

En quête de vérité, Ordre du Temple Solaire ( R. Jaton )

Lettre à ceux qui ont tué ma femme et mon fils ( Jean Vuarnet )

Affaires non classées, tome 2 ( Christian English, Frédéric Thibaud )

Les mythes du temple solaire ( Jean-François Mayer )

source: http://www.sectes-infos.net/Temple.htm

Voir aussi : un documentaire sur France 2 d'Yves Boisset ( Les mystères sanglants de l'OTS)

http://www.onnouscac...showtopic=11086

Ce message a été modifié par ZasTaLa - 08 juin 2007 à 03:38.

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