Caroline est une jolie infirmière d'une quarantaine d'années. Mariée, deux enfants. Son mari est souvent absent à cause de son travail. Elle présente des signes qui confirment ce qu'elle dit, c'est à dire qu'elle a depuis quelques mois une libido très intense, quasi-permanente et inassouvie qui la trouble et la déstabilise. Elle avoue : j'aimerais faire l'amour de façon continue, sans arrêt, sans limites.
Cette nuit, elle a fait un rêve bizarre. Une "présence" masculine est venue la visiter dans son sommeil. Elle dit que c'était très agréable et reste troublée par ce qu'elle a ressenti car au matin elle croit avoir trouvé dans son sexe les traces d'une visite réelle pourtant elle est sûre d'avoir dormi avec la porte de son appartement bien fermée. Elle s'est réveillée trempée de sueur et ses draps étaient inondés par ses sécrétions ou un autre liquide qu'elle aurait émis dans son sommeil. Elle dit que ce qu'elle a ressenti dans son rêve était très, très fort.
Me fiant à mon intuition, je l'interroge sur son passé et lui demande si elle a déjà fait des sorties astrales. Elle me demande ce que c'est et je réponds "sorties du corps". Elle me répond que oui.
Je demande le lieu et l'époque. Elle répond que c'était du temps où elle était en formation comme future jeune infirmière. C'était à Paris, dans un hôpital privé fameux. Elle venait d'assister à la mort dans des circonstances particulièrement traumatisantes d'un nouveau-né et se sentait dans un état second et accablée par une grande fatigue, elle avait rejoint les quartiers de repos des infirmières pour y dormir un moment.
Ce qu'elle avait vu c'est une grande lumière au dessus d'elle. Elle avait eu l'impression de sortir de son corps.
Je demande comment elle s'est réveillée. elle répond qu'elle a entendu un fracas métallique. Je pense à une porte qui claque mais je n'en dis rien.
Elle m'avoue alors spontanément que c'est ce jour là qu'elle avait, pour la première fois eu un orgasme lors de son sommeil au point que ses draps en étaient trempés.
Quelque chose dans ses réponses m'a fait penser qu'elle croyait avoir été abusée.
Je lui demande alors si elle n'avait pas ressenti avoir été l'objet du désir d'un homme assez important dans l'hôpital et plus âgé qu'elle. Elle me donne un nom qui me paraît être à consonance étrangère, ashkénaze pour être plus précis ( là, je dois dire que je peux me tromper car c'est seulement une impression).
Je demande alors qui dans son école d'infirmières l'a dirigée vers l'hôpital où elle a fait son stage. Elle demeure vague en disant "la direction". J'insiste pour avoir un nom. Elle me donne un autre nom de la même origine ethnique que le premier et ajoute que son fils a été condamné récemment pour pédophilie mais qu'aujourd'hui cet homme (le père) est retourné à Paris diriger une clinique.
Le passé de cette femme est très douloureux car c'était une enfant adoptée dans des circonstances plus que troubles. Son père adoptif qui l'aime passionément mais lui refuse la vérité sur ses origines, semble avoir falsifié, car il en avait le pouvoir il y a 40 ans, tous les documents relatifs à sa naissance (fait vérifié par un avocat) et semble être peu à peu détruit par des remords relatifs à des actes qu'il aurait commis dans le passé, non vis à vis d'elle mais semble-t-il vis à vis de ses parents biologiques étrangers et en situation administrative précaire dont elle semble croire qu'ils ont été forcés à se séparer d'elle. Sa mère adoptive, stérile et décédée aujourd'hui semble l'avoir détestée toute sa vie.
Ce cas est réel et récent. Si je me base sur la rumeur populaire qui attribue à de nombreuses infirmières une vie sexuelle débridée et souvent malheureuse, je reste très troublé face aux conclusions que je tire de ce témoignage.
A quoi est-ce que tout cela vous fait penser ?
Accessoirement, avez-vous des indices pouvant montrer qu'il existe à l'intérieur du milieu médical et hospitalier des réseaux d'abuseurs ?
Ce message a été modifié par Daman - 06 juin 2007 à 15:39.










