Je n'ai toujours pas accés au différentes fonctionnalités de la barre de police..
Aussi voici un article que je viens de lire dans le journal international de médecine:
Exclusif : la première victime de la grippe A (H1N1) pourrait être la vaccination en général
Publié le 04/03/2010
Paris, le jeudi 4 mars 2010 –La campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) a été l’objet de toutes les critiques des français. Ils l’ont jugée mal organisée en raison de l’exclusion des cabinets des médecins généralistes, excessive face à une pathologie qui s’est révélée moins sévère qu’on ne le craignait et ont même souvent multiplié les soupçons vis-à-vis d’un vaccin mis au point, selon eux, trop rapidement et recommandé par les responsables de santé publique avec une ardeur qu’ils ont parfois pu considérer comme suspecte. Pourtant, légitimes ou pas, ces différents sentiments, dirigés contre une opération extraordinaire, ne devraient pas influer sur leur vision générale du principe même de la vaccination.
Les professionnels de santé, fin connaisseur de l’âme humaine et plus encore de leurs patients, semblent cependant estimer qu’il est vain d’espérer que les polémiques qui ont accompagné la gestion de l’épidémie de grippe A (H1N1) ne jettent pas troubles et confusions dans les esprits. Ainsi, interrogés sur notre site sur l’impact de cette crise, ils ont été 49 % à affirmer que ces polémiques auraient de façon durable un effet négatif sur les vaccinations en général. Si l’on associe à ces professionnels si pessimistes, le fait que 34 % de nos lecteurs juge qu’un impact à court terme doit être attendu, on constate que pour 83 % des professionnels de santé les débats autour de la grippe A ont jeté un discrédit significatif sur l’avancée sanitaire majeure des 150 dernières années. Seuls 16 % des visiteurs du JIM veulent croire que les agitations autour de la grippe A (H1/N1) n’auront pas assez de poids pour affecter la perception de la vaccination et signe d’une position très tranchée, nos lecteurs n’ont été que 1 % à estimer difficile de se prononcer sur ce point.
Le professeur Gentilini le prédit lui aussi
Les résultats de ce sondage apportent un peu plus de poids à la sombre prophétie du professeur Marc Gentilini, membre de l’Académie de médecine dont on aurait pu croire que les propos n’étaient qu’à mettre au compte de son hostilité à l’égard des décisions prises par les pouvoirs publics. Le regard sévère sur l’action gouvernementale porté par l’ancien président de la Croix Rouge n’apparaît pas uniquement en cause : il semble en effet loin d’être seul à redouter que « les erreurs graves de la campagne contre la grippe H1N1 ne portent préjudice au concept de vaccination », comme il l’avait annoncé au début du mois dernier. Notre sondage met en tout état de cause en évidence une situation inquiétante qui semble appeler une action rapide des pouvoirs publics afin que la confiance des Français à l’égard de la vaccination soit pleinement rétablie.
Les séquelles très durables du scandale de l’hépatite B
D’autres proposeront peut-être une interprétation un peu différente de ce phénomène et des résultats de notre enquête. Plus que l’effet délétère des polémiques autour de la grippe A, le sondage pourrait en effet confirmer que l’adhésion des Français et peut-être même des professionnels de santé au principe de vaccination n’est pas totalement acquise et combien elle reste facilement fragilisée par le moindre soupçon ou des contestations de détail. Plusieurs autres études avaient témoigné de la persistance d’une défiance ou d’une remise en cause plus ou moins profonde de la vaccination. Ainsi, en octobre 2007, l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (OPEPS) rendait public un rapport mettant en évidence certaines failles, telle une mauvaise appréhension du rapport bénéfice risque ou encore le fait que certaines maladies n’inquiètent plus vraiment. Par ailleurs, le rapport signalait les effets très durables de la crise survenue autour de la vaccination contre l’hépatite B. Il apparaissait ainsi qu’entre 2000 et 2005 la part des Français défavorable à ce vaccin était passée de 23,6 % à 33 %.
Cercle vicieux
Le rapport du Sénat pointait également du doigt les réticences des professionnels de santé, dont on pourrait également retrouver la trace à travers les résultats de notre sondage. Leurs travaux soulignaient ainsi comment la proportion de médecins se déclarant très favorables aux vaccins avait chuté de plus de 10 points entre 1994 à 2003, passant de 85,2 % à 75,5 %. Ils soulignaient par ailleurs que le respect scrupuleux du calendrier vaccinal n’était observé que chez 81 % des praticiens, contre une moyenne de 93 % chez nos voisins européens. Ainsi semble-t-il nécessaire d’engager une profonde réflexion sur ce qui conduit les Français et les professionnels de santé à observer avec défiance la vaccination et à renier l’héritage de Pasteur. Ce travail permettra peut-être plus que les commissions d’enquête en tous genres d’assurer un plus grand succès aux futures campagnes de vaccinations (anti-grippales ou autres) et de mettre fin à un cercle vicieux.
On ne peut qu’espérer qu’au-delà des quelques 300 morts directement imputables au virus, celui-ci ne tue pas indirectement des milliers de français qui se détourneraient des vaccinations.
Sondage réalisé auprès de 480 professionnels de santé internautes:
Pensez-vous que les polémiques autour de la grippe A (H1N1) auront un effet négatif sur les vaccinations en général ?
Oui, de façon durable 49%
Oui, à court terme 34%
Non 16%
NSP 1%
Aurélie Haroche
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Ce message a été modifié par Libertie - 04 mars 2010 à 17:01.
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.